Bon, je pense que le recueil va réellement bientôt être fini. Encore quelques chapitres et voilà. :)
La plume de cristal : Ah je comprends aussi la douleur de la douche froide… mais bon, une petite vengeance comme celle-ci sera la dernière. Il ne voudrait pas que Erza tombe malade !
Alisha Horiraito : Des pratiques sado-maso sous la douche ? Hum… je sens que Gerald se casserait plus d'un bras dans cette histoire...
Elisha : Ne t'en fais pas, j'ai moi-même un peu de mal avec ce personnage. Peut-être à cause de ce qu'il est ? Je devrai réfléchir là-dessus...
Lilo : J'ai essayé de faire le bonus que tu souhaitais, le tout en gardant le thème de la douche. J'espère avoir réussi.
Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.
Rating : T
PRÉSENTATIONS
L'arrivée à Rosemary s'était faite sous une tempête de neige. Erza avait oublié à quel point les températures étaient bien plus rudes dans sa ville natale. Donc le fait était qu'elle n'avait pas spécialement prévu des vêtements plus chauds que d'habitude mais son colocataire et actuel invité, si. Était-ce une raison amplement suffisante pour qu'elle s'infiltre dans la salle de bain pour prendre son sweat-shirt ? Évidemment. Et puis, ce n'était pas comme si elle ne l'avait jamais fait.
Tout se faisait en quelques étapes très simples.
Tourner la poignet, entendre le léger grincement de la porte qui menaçait de griller sa discrétion, soupirer de soulagement parce que l'eau de la douche faisait plus de bruit puis se faufiler dans la pièce, le tout avec un sourire victorieux. Attraper le vêtement voulu, se retenir d'ouvrir le rideau de la douche sous une envie soudaine et glousser sous la réussite.
L'objectif était atteint. Il ne restait plus qu'à partir et feindre l'innocence.
Erza se retourna avec le sweat-shirt dans les mains. Elle s'avança sans regarder devant elle – pas besoin de faire attention, personne n'allait foutre en l'air sa mission presque finie. Du moins, c'était ce qu'elle pensait. Elle s'était heurtée contre quelque chose de dur et ferme, un peu trop confortable pour être un mur. Elle regardait encore ses pieds quand la voix intriguée de Gerald résonna dans ses oreilles.
Hein ?
N'était-il pas censé être dans la douche ?
Le visage rouge sous la gêne, elle s'écarta du corps de jeune homme. Un corps presque nu. Un corps qu'elle fixait depuis trop longtemps maintenant. Elle fit courir ses yeux jusqu'au visage masculin. Elle rencontra des prunelles brûlantes qui lui intimait d'avouer son crime.
Sauf que c'était hors de question.
« C'est à moi, non ? » se renseigna Gerald en indiquant le haut qu'elle serrait contre elle.
Pour éviter d'être démunie, la demoiselle préféra fixer le mur, sa tête un peu tournée sur la gauche.
« Tu gâches de l'eau en la laissant couler inutilement.
- Tu essaies de changer de sujet ? Parce que ça ne va pas fonctionner. »
Sale homme têtu.
« Ma mère m'attend dans la cuisine. »
Hop, elle glissa derrière son colocataire pour enfin quitter la salle de bain. Une main à la poigne ferme saisit son avant-bras.
« Ta mère est partie en vitesse chercher ta sœur à la gare. »
Et elle avait laissé un petit mot sur le comptoir. Pourquoi fallait-il que Gerald possède une bonne mémoire ?
« Alors ? Je peux savoir pourquoi tu t'es infiltrée pour voler mes affaires ?
- Je ne vole pas tes affaires ! » s'offusqua-t-elle.
Il haussa un sourcil et ne lâcha pas encore la prise qu'il avait sur elle.
« Je… je les emprunte pour une durée indéterminée. »
Ça commençait à devenir gênant d'être ainsi dans le couloir avec lui.
« Et bien l'emprunt est terminé. Je peux le récupérer ? »
Certainement pas !
D'un geste visant à s'écarter, elle fit un pas en arrière et rejeta son bras valide en arrière, de façon à ce que le sweat-shirt soit hors de sa portée.
« Hé ! » protesta-t-il en tentant de le reprendre.
Le sol était dur sous ses fesses et le corps musclé de son colocataire était loin d'être léger. Le sang lui monta aux joues à une vitesse fulgurante lorsqu'il se redressa, son visage près du sien et son bassin un peu trop pressé entre ses jambes. Elle bougea légèrement et posa ses mains contre son torse, avec l'objectif de le pousser. Sauf que sa famille avait choisi ce moment pour ouvrir la porte.
« Ma chérie ! Je suis- »
En trois secondes, Erza avait échangé sa position contre celle de son ami, s'installant sur son ventre – et elle avait compris peu de temps après que ça aussi, ce n'était pas le meilleur aspect pour dire bonjour –.
« H-Hey ! Je vous présente euh… Gerald. »
Tout ça pour un maudit sweat-shirt !
