Hey ! Comment ça va mes pandas ? :)
Je reviens en cette heure tardive pour vous poster la suite de cette fiction qui, certes, est plus axée sur les personnages d'Alice et Mélanie pour le moment mais rassurez-vous... Mathieu aura aussi une part importante dans l'histoire (no stress ;) ).
En attendant, je vous laisse sur ça et j'espère que cela vous plaira toujours autant.
Enjoy !
.
.
.
.
.
.
(PDV Mélanie)
.
Ça faisait depuis plus de 10 minutes que Mathieu se démenait pour la réanimer mais sans réel succès.
Il s'avérait que plus le temps passait, plus je commençais à perdre espoir de la voir revenir parmi nous.
Je n'imaginais pas que tout cela soit fini… Que tous ces moments de délires entre amies, ces discussions interminables sur Skype, ces soirées entre filles et j'en passe appartiennent au passé.
En y repensant, je ne pus m'empêcher de pleurer en la suppliant de se réveiller mais… seul le silence me répondit…
Ce n'est que 20 minutes après l'incident que Mathieu et moi vîmes les secouristes accompagnés de la police et de l'armée arriver.
Ces derniers évacuèrent d'abord ceux qui étaient restés dans les salles du palais des expositions, où se déroulait la convention Made In Asia, pouvant encore marcher.
Quant à nous, nous nous trouvâmes dans le hangar où avait lieu les dédicaces jusqu'à ce qu'un terroriste fou débarque et commence à tirer en direction de tout ce qui bouge, c'est-à-dire les invités, les membres du personnel ainsi, mais surtout, les visiteurs.
Le premier ayant été visé, car étant le plus proche de ce taré, était Mathieu mais aussi et notamment, ses fans.
Cependant, les événements furent différents de ce qui avait été prévu par ce malade mental.
En effet, Alice qui était dans la file d'attente l'avait aperçu et avait décidé d'agir et ce, malgré le danger encouru.
Elle m'avait envoyé un message m'ordonnant de me réfugier dans les toilettes et de n'en sortir sous aucun prétexte. Sur l'instant, je n'avais pas compris pourquoi elle me disait ça mais lorsque j'entendis des explosions non loin, suivies de tirs à la mitraillette, cela me parut évident.
J'en sortis tout de même, ne prétend guère attention à la mise en garde de mon amie que je me devais retrouver au plus vite.
Évidemment, je n'eus pas besoin de chercher longtemps car je la vis se jeter sur le kamikaze qu'elle frappa de toutes ses forces après avoir crié…
.
Alice - "Planquez-vous ! Nous sommes attaqués par un terroriste !"
.
Celui-ci tomba au sol alors que les personnes présentes, paniquant, du moins celles qui étaient toujours debout, se ruèrent vers les sorties afin de sauver leur peau.
En ce qui me concerne, je m'abritai d'eux pour ne pas me faire piétiner comme certains qui eurent moins de chance.
J'essayai tant bien que mal d'observer ce qui se passait dans l'autre pièce quand j'entendis, subitement, un coup de feu résonné de l'autre côté.
Un deuxième fut tiré, puis encore deux autres d'affilée, en quelques secondes.
À la fois inquiète et morte de peur pour Alice, je fonçai dans et contre la foule et accourus dans sa direction.
En entrant dans la pièce, je constatai qu'elle était debout, lâchant le fusil, et faisait plusieurs pas en arrière.
.
Alice – "Vous pouvez sortir ! Il… Il est... mort…"
.
Tout en disant cela, elle chuta face contre terre, près du cadavre de cette merde qu'elle venait d'abattre.
Je la rejoignis et vis jeune homme s'approcher de nous.
Sur la défensive et ne le connaissant pas, je lui demandai qu'il était et celui-ci me répondit…
.
Mathieu - "Mon nom est Mathieu Sommet… C'est moi que ton amie vient de sauver"
Mélanie - "Je vois… Excusez-moi..."
.
Je me sentais mal d'avoir réagi ainsi mais essayez de me comprendre et mettez-vous à ma place… Vous auriez réagi comment d'ailleurs ?
Je la positionnai sur son dos et dévisageai un peu l'étendue des dégâts pendant que lui appelait les secours.
La suite ?… Vous la connaissez… jusqu'à ce qu'ils arrivent et s'occupent d'elle.
Ils reprirent le flambeau et se battaient pour la ramener à la vie en ayant débuté par le massage cardiaque pour finalement, avoir recours au défibrillateur.
Plusieurs longues minutes s'écoulèrent, semblant être une éternité pour moi, avant que l'un d'entre eux vienne nous voir et nous dise…
.
Ambulancier - "Je suis désolée, mademoiselle, mais votre amie a succombé à ses blessures"
Mathieu - "Vous… vous êtes sérieux ?"
Ambulancier - "Je crains que oui, malheureusement…"
Mathieu - "On… On peut la voir ?"
Ambulancier - "Bien sûr !..."
.
Il ordonna à ses collègues de s'écarter et de nous laisser seuls avec elle.
J'avançai péniblement, marchant d'un pas lourd et sans vie, vers elle avant de me laisser tomber à genoux à ses côtés.
Je la pris, la serrai dans mes bras et contînt avant de verser, quelques secondes plus tard, toutes les larmes que mon corps pouvait contenir et trempant ses vêtements en même temps.
.
Mélanie - "Alice !... Alice !... Tu… Tu n'as pas le droit de me laisser !... Pas après ce que tu m'as dit !... Alice… Nan !... Nan !, nan !, nan !... NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !..."
Mathieu - "..."
Mélanie - "Pourquoi ?... Pourquoi ?, Alice… Pourquoi ?! Pourquoi ?! Tu ne peux pas me faire ça !... Tu… Ne peux… Pas…"
.
Alors que je suppliai le Ciel que tout ceci ne soit qu'un mauvais rêve, je sentis une main se déposer sur mon épaule droite. Sans me retourner, je me doutais à qui elle appartenait et ne protestai pas face à sa "tentative" de me consoler.
Il ne disait rien, ne voulant probablement pas me déranger dans mes derniers instants avec elle.
.
Plusieurs minutes après, je me relevai alors que des hommes des pompes funèbres vinrent prendre son corps afin de l'emmener au funérarium où ils s'occuperaient d'elle avant de rejoindre son ultime demeure pour l'éternité…
Tandis que Mathieu et moi les suivîmes jusqu'au corbillard, nous constatâmes avec effroi les dégâts provoqués par les terroristes qui, en plus de tirer dans le tas, s'étaient faits exploser et avaient engendrés des centaines de blessés et je ne sais combien de morts…
Le fait de… Le fait de voir toutes ces personnes étendues en sang, voire déchiquetées et méconnaissables pour certains, me mettaient à la fois dans une rage folle mais provoquait aussi une immense tristesse et un tel dégoût envers ces dégénérés tuant sans raison, à mon sens, pour un Dieu quelconque…
A vrai dire… Je… Je ne comprenais pas… Je ne comprenais pas ce qu'ils en tiraient de faire ça, outres la peur et la peine des victimes et de leurs proches…
Ils espèrent quoi ?... Qu'on va leur obéir alors que nous sommes des citoyens de notre patrie et que ce sont eux qui veulent imposer leurs règles dans un pays qui n'est, pour une partie, pas le leur ?...
Au nom de mon âme !... Je ne me plierai et ne me rabaisserai jamais face à eux !... Je le jure sur ma vie !, mais aussi… Au nom de celle qui fût bien plus qu'une amie au fond et dont le Destin a décidé de m'en priver.
