DISCLAIMER: Aucun des personnages cités ne m'appartient. Dante et Vergil sont la propriété de CapCom, et tous les autres sont la propriété de J.K Rowling (dommage, j'aurais bien voulu avoir Fred et George pour moi, m'enfin, passons).
De même, aucun de lieux cités ne m'appartient : le Devil May Cry est la propriété de Dante (donc de Capcom), et Poudlard et Pré-Au-Lard sont la propriété de... de qui déjà ? Bref, de J.K Rowling quoi ! x)


Réponses aux Reviews:

Khalice: Merci de ta review ! :) Contente de répondre à une envie, aussi inconsciente soit-elle :D Ne t'en fais pas, je n'abandonnerai pas cette fic :)

RenardCommuniste: Ooooh coucou toi ! Merci de ta review. Tu as eu ton bonbon aujourd'hui, comme promis.

PikaCapitaliste: Les mots manquants ont été rajoutés :3 Le bonbon t'a été donné à l'instant. Tu en as même eu deux kilos.


CHAPITRE 1: Devil may go to Hogwarts

Dante se réveilla en sursaut. Quelque chose toquait à la vitre de sa chambre. Par réflexe, il prit Ebony, l'un de ses fidèles pistolets, qui se trouvait sous son oreiller, et alla ouvrir.

Rassuré, il soupira, et rit de sa propre stupidité. Ce n'était qu'un banal hibou, qui était le principal moyen de communication des sorciers.

Ledit hibou, qui avait une enveloppe accrochée à sa patte, lui becqua méchamment le doigt.

- Aïe, saloperie ! J'vais la lire, ta lettre, pas la peine d'insister comme ça ! gronda Dante en lui donnant une pichenette dans le bec.

Pris d'un doute horrible, il ouvrit l'enveloppe. Cela faisait plus d'un un an qu'il n'avait pas eu de nouvelles du monde des sorciers. Toutefois, il avait su repérer les signes qui se manifestaient dans le monde non-magique. Des accidents et d'étranges apparitions avaient eu lieu en Angleterre. Quelque chose se tramait. Et les démons se faisaient de plus en plus rares, comme s'ils préparaient quelque chose. Ce qui n'était pas à l'avantage du chasseur de démon, qui était déjà largement sous-payé.

L'enveloppe contenait deux lettres. Il ouvrit la première.

Mon cher Dante,

Si tu lis ceci, c'est que je suis mort.

J'ai laissé Poudlard aux mains de Severus, mon fidèle allié. Il a joué le rôle d'agent double auprès de Voldemort durant toutes ces années, et le jouera jusqu'au bout, afin de nous protéger. C'est d'ailleurs lui qui t'envoie cette lettre, comme je lui ai demandé.

Je sais que certains élèves sont prêts à se battre en mon nom. Il faudra les préparer au combat.

Pour tout le reste, je m'en remets à Severus, il te donnera les directives à suivre.

Je te souhaite bonne chance. Sois fort.

Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore

Puis, il ouvrit la seconde.

Je viens vous chercher demain matin. Je vous en dirai plus en face à face.

Severus Rogue.

- Il est expéditif, celui-là...

Dante consulta son horloge. Il était cinq heures du matin, trop tard pour se rendormir. Il décida donc de commencer à préparer ses bagages.

Cinq heures du matin. Quelqu'un frappa à la porte.

- Ils sont ponctuels, chez les sorciers…

Dante, ses bagages sur son dos, alla ouvrir. Sur le seuil se tenait un homme grand et mince, tout de noir vêtu, au teint cireux et aux longs cheveux noirs et gras.

- Vous êtes Severus Rogue ?

- C'est moi, oui.

- Enchanté, je suis Dante. répondit-il en sortant du Devil May Cry.

- Je le sais.

- Vous êtes toujours aussi sympathique ?

L'homme le fusilla du regard, et lui tendit son bras.

- Désolé, je préfère le bras des jeunes et jolies demoiselles…

Nouveau regard glacial de l'homme. Dante comprit que toute tentative d'humour se solderait par un échec avec lui. Après avoir fermé à clé, il lui prit le bras et…

- MEEEEEERDE !

Dante ne s'attendait pas à ça. Du tout, même. Il avait ressenti un petit chatouillis au niveau du nombril, puis avait eu l'impression d'être aspiré, tel une petite fourmi dans un aspirateur. Il atterrit lourdement sur un sol dur et froid. Il regarda autour de lui : il était dans une ruelle de petits commerces, et c'était la nuit. Un rictus narquois aux lèvres, Severus, qui était debout, lui tendit la main :

- On ne tient pas sur ses jambes ?

- Vous, je sens que je vais pas vous aimer. lâcha sombrement Dante, en attrapant la main de Severus, une mèche de cheveux tombant devant ses yeux et cachant son regard noir.

- Pourtant, je suis le seul qui vous permettra de ne pas vous faire tuer. répondit Severus en l'aidant à se relever.

- Bon, vous m'expliquez la situation ?

Dante s'impatientait. Et il n'aimait pas ça.

- Le Seigneur des Ténèbres a pris le contrôle du Ministère et de Poudlard. Il prône la suprématie des Sangs-Purs, à savoir, les lignées de sorciers où il n'y a pas de sang Moldu, de sang non-magique.

- Voldemort ? demanda Dante, se souvenant d'un nom qu'il avait entendu lors de sa première rencontre avec Dumbledore.

- Lui-même.

- Et Harry… je sais plus son nom de famille, là… Je dois le protéger.

- Potter ? Ce garçon est le seul capable de vaincre le Seigneur des Ténèbres. Il n'est pas à Poudlard. Personne ne sait où il est.

- Ah bah ça va être facile de le protéger, tiens.

- Ce garçon n'a jamais tenu grand cas de nos efforts pour le protéger. Il tient ça de son père. Arrogant… Sans aucune considération...

Severus renifla avec mépris. Visiblement, il y avait une vieille rancœur entre Potter senior et lui.

- Qu'est-ce qu'il y a fait, le père Potter ? se moqua Dante. Il vous a volé votre nana ?

Le sortilège frappa, violemment. Dante n'avait même pas eu le temps de voir Severus lever sa baguette. Hébété, il toucha sa joue, qu'une violente coupure zébrait, du coin inférieur de l'œil jusqu'à l'angle de la mâchoire. Ça faisait mal. De toute évidence, le sortilège que l'autre venait de lui lancer regorgeait de magie noire.

- Aïe… murmura-t-il, davantage de rage que de douleur.

- Alors maintenant, écoutez-moi bien, jeune imbécile. Si vous voulez avoir une chance de survivre, vous allez devoir vous tenir tranquille.

- D'accord, d'accord…

Ils marchèrent silencieusement dans les ruelles, jusqu'à ce qu'un château d'allure majestueuse se dessine au loin.

- C'est Poudlard ? s'enquit Dante en se dévissant le cou pour admirer l'édifice.

- Oui.

- C'est magnifique.

- Dommage qu'à l'intérieur, ça le soit beaucoup moins.

- Qu'est-ce qu'il s'y passe, au juste ?

- Comme je vous l'ai dit, pour le Seigneur des Ténèbres, seule la pureté du sang compte. Les nés-Moldus et les opposants sont tyrannisés, le cours de Défense contre les Forces du Mal est devenu un cours encensant ce domaine, et le cours d'Étude des Moldus enseigne la haine des Moldus…

- Tyrannisés comment ?

Ils venaient d'arriver, aussi Severus ne répondit-il pas à la question. Ils franchirent les portes du château dans un silence de mort.

- Y'a personne ?

- Ils dorment encore tous. Ils ne devraient pas tarder à se réveiller.

- Et je suis censé faire quoi, moi ?

- Je vous présenterai lors du petit-déjeuner, comme étant l'un des nouveaux chargés de discipline.

- D'accord. Et officieusement ?

- Je vous enverrai en retenue les élèves que vous devrez entraîner.

- J'en connais qui vont faire exprès de se faire coller. sourit Dante en passant une main dans ses cheveux dans un geste qui aurait fait se damner n'importe quelle membre de la gente féminine.

Pour toute réponse, Severus soupira:

- Navrant...

Dante était à la table des professeurs. Severus, qui s'avérait être le directeur actuel de Poudlard, avait fait un petit speech au début du petit-déjeuner, afin d'annoncer l'arrivée de Dante en tant que (dieu que ce nom l'amusait !) chargé de la discipline. Il ne se sentait pas à sa place, et c'était là un doux euphémisme. Coincé entre une petite dame potelée et souriante, qui sentait la terre; et une autre, grande, mince, assez âgée et l'air sévère, toute de vert vêtue, il ne s'était jamais autant senti comme la cinquième roue du carrosse. Son air jeune, ses traits inhumains (personne n'avait des cheveux aussi blancs, surtout pas à 25 ans, ni d'yeux d'un bleu aussi éclatant, ni de dents aussi pointues), et sa tenue (il portait son habituel manteau rouge en cuir, avec une veste noire et un pantalon rouge); tout attirait les regards vers lui. D'ailleurs, tous les regards, sans exception, étaient braqués vers lui. Les élèves, répartis sur quatre tables (il avait vaguement compris qu'il était question de répartir les élèves dans des "maisons" selon leurs valeurs, leurs qualités, et il y avait un code couleur propre à ces maisons qu'ils portaient sur leurs vêtements), avaient tous le regard fixés vers lui. Et, à son grand plaisir, les filles le fixaient d'un air béat. Même les premières années.

Son regard croisa celui, éperdu, d'une jeune fille aux cheveux châtains, portant une cravate rouge et or. Il lui adressa un clin d'œil coquin. Elle piqua un fard et retourna le nez dans ses œufs. La professeur qui se trouvait à sa droite, la plus âgée, le fixa d'un air encore plus sévère que celui qu'elle arborait déjà.

- Que faites-vous, Dante ?

- Absolument rien. répondit l'intéressé en essayant d'avoir l'air naturel, sans se départir de son sourire narquois.

- Ce n'est pas parce que vous avez presque l'âge d'être un élève que vous devez vous comporter comme tel. lui dit-elle froidement.

Il fallait bien reconnaître qu'elle en imposait. Dante garda les yeux fixés dans son assiette jusqu'à la fin du repas, n'osant même plus toucher à son bacon.


Voilà, fin du premier chapitre, j'espère que cela vous a plu ! Je vais essayer d'avoir un rythme de publication régulier, d'un chapitre par semaine.

Dites-moi ce que vous pensez de ce chapitre en review :)

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