Disclaimer : Harry Potter et tous les personnages de cet univers ne m'appartiennent pas, ils sont la proprité de JK Rowling
Merci à Wessem Assbai, Manon et fandeSnape pour leurs revews ainsi qu'à ceux qui suivent cette histoire et bien sur à tous les anonymes qui prennent le temps de lire !
Merci à Harley pour sa correction !
Chapitre 3 : Une visite d'un ancien professeur
Sentant quelque chose de chaud dans sa main, Hermione ouvrit les yeux découvrant alors une petite boule de feu dans le creux de sa paume, tout d'abord surprise sa concentration faiblit et la boule disparu d'un coup. Elle ne put se rendormir après cela, pensant à comment cela avait pu arriver à matérialiser cette flamme, elle réfléchit à ce qu'elle pensait à ce moment précis : le sortilège de feu !
- Mais oui, bien sûr, quelle idiote, pourquoi je n'y ai pas pensé avant ! Dit-elle à haute voix
Se remémorant tous les livres qu'elle avait pu lire au fil des années, un lui revint en mémoire sur la magie sans baguette. C'est exactement ce qu'elle venait de faire : « Faire un sortilège sans l'aide d'une baguette magique, cela nécessite au départ une grande concentration car il n'y a pas d'intermédiaire entre le sort et l'énergie ». Une étincelle d'espoir surgit alors dans son regard, elle allait tout faire pour être aussi douée avec ou sans baguette, elle ne lâcherait pas l'affaire et la prochaine fois qu'un Mangemort osera la toucher elle sera prête à répliquer. Hermione se décide alors à se battre, elle prit le faible repas offert et le mangea, toute énergie était bonne à prendre après tout. Ayant encore mal au dos suite au martinet elle s'installa dans un coin et tenta de se reposer un peu même si quelques cauchemars vinrent gâcher sa nuit. Quelques heures après elle fut réveillée par une voix dans le couloir, une voix qu'elle connaissait pour l'avoir entendu pendant des années : celle du Professeur Severus Rogue. Elle s'installa alors près de la porte pour écouter plus amplement ce que son ancien professeur pouvait bien dire qui puisse tant agacer son interlocuteur
- Je vous ai dit que je voulais voir Miss Granger, le Maître tient tout de même à ce qu'elle reste en vie et j'ai entendu dire qu'elle se laissait mourir !
- Désolé Rogue, cet après-midi on a prévu la visite des Détraqueurs on ne veut pas la perturber avant ! Dit un Mangemort dont Hermione n'avais pas encore eu la visite.
Rien qu'à l'évocation des Détraqueurs Hermione eut des frissons, il fallait qu'elle garde espoir et des souvenirs heureux pour continuer, pour se battre, pour survivre mais avec ces êtres dans les parages elle aurait du mal à tenir elle le savait. Elle avait vu Harry s'évanouir plus d'une fois à leurs contacts avant qu'il ne sache se défendre et même si elle savait le faire également, c'était avec une baguette, alors que là elle arrivait à peine à reproduire le sortilège de feu ! Restant alors à la porte elle entendit clairement Rogue insister pour voir la jeune femme afin que le Seigneur des Ténèbres puisse d'ici peu la questionner. « Il va me torturer lui-même, il faut que j'augmente ma puissance avant sinon je peux définitivement dire adieux à la vie » pensa-t-elle avec terreur. Entendant alors des bruits de pas lourds allant vers sa cellule, Hermione fonça vers le fond de cette dernière, la porte s'ouvrit doucement et son ancien professeur fit son entrée. Quel ne fut pas la surprise de ce dernier quand il vit au fond de cette cellule miteuse son ancienne élève, toujours alerte bien que gravement amaigrie. Combien de kilos avait-elle perdu en 2 mois : 10-15 ? Elle qui était déjà mince avant n'arrivera pas à marcher longuement sans aide, elle n'arriverait d'ailleurs même pas à tenir longtemps debout sans aide.
- Miss Granger, c'est moi : Rogue ! J'aimerais voir vos plaies et vous faire reprendre des forces !
- Je vais très bien, je n'ai pas besoin d'un traître comme vous pour s'occuper de moi, j'ai survécu seule pendant deux mois déjà entre fouets, viol et sortilèges, je me passerais de votre aide !
Ses mots étaient sortis plus vite que sa pensée, ce n'était que la rage et la colère en elle qui parlaient en cet instant. Une partie d'elle avait envie qu'il l'aide, qu'il la soigne et la rassure et une autre se disait qu'il était comme tous les Mangemorts et qu'il pourrait même être comme Lucius et abuser d'elle. Lui s'approcha doucement d'elle, il était empli de remords de ne pas avoir pu venir avant, mais cela aurait été trop suspect. Plus il la regardait plus il voyait les marques sur son corps à peine couvert par les maigres vêtements qu'elle portait, il repensait à ce qu'elle venait de dire : violée, mais qui avait pu oser la toucher ? Malgré cela en la regardant il ne put que constater une chose : elle était forte, elle ne se laissait pas abattre et avait encore le courage de lui parler en face à face « Satané courage de Gryfondor, si elle ne se calme pas elle aura de gros ennuis devant le Maître ». Il ouvrit sa cape et en sortit quelques fioles et tissus, sans quitter la jeune femme dont le regard avait légèrement changé, elle avait peur de lui et lorsqu'il entreprit de la soigner, elle sanglotât. Il comprit alors : elle avait peur qu'il soit comme son agresseur avec les mêmes objectifs à son encontre.
Elle le regarda, une chose qu'elle n'avait jamais vue chez lui la frappa : il venait de sourire pour tenter de la calmer. Lui sourire ? Non elle devait rêver c'était impossible ! Et pourtant il continuait lui présentant les potions qu'il voulait qu'elle boive mais elle restait accrochée à son visage qui se voulait rassurant. Elle le laissa alors s'approcher et lui faire boire les potions, elle ne put qu'admettre qu'elle allait mieux mais cela était dû à aux potions ou à la soudaine attention que lui portait le sorcier présent avec elle. Il tourna autour d'elle sans qu'elle ne le quitte du regard, jamais totalement rassurée de sa présence, il se rendit compte de l'état du dos d'Hermione et lui expliqua que s'il voulait la soigner correctement il allait devoir appliquer un onguent à même la peau et que pour cela elle devrait relever son haut, mais au vue du haut qu'elle portait et de l'ampleur des blessures, cela impliquait également dévoilé également sa poitrine car le haut devait au final être retiré totalement. Elle le regarda longuement, tentant de juger ce qu'il ferait une fois qu'elle se serait exécutée
- Qu'est-ce qui me dit que vous n'êtes pas comme Lucius hein ? Vous êtes un traître, un Mangemort ! Avait-elle presque grognée
Un instant de silence régna : c'était donc Lucius qui avait osé la toucher ? Severus ne put retenir la colère qui se propageait en lui et brisa la fiole qu'il tenait, cela n'échappant pas à la jeune femme qui eut un mouvement de recul.
- Navré, mon but n'était pas de vous effrayer, mais vous qui êtes connu pour être Miss Je-Sais-Tout vous devriez savoir que je n'ai pas ce genre de désirs pour votre personne !
Il avait prononcé ces mots d'une façon calme et posée, ainsi Hermione se mit face au mur, retira son haut présentant alors son dos dans un piteux état (mais pas infecté) à Rogue qui ne retenait plus ses jurons à l'égard de Malfoy. Cela intrigua la jeune femme « pourquoi est-il si en colère de ce qu'il m'a fait, il est dans leur camp, il devrait n'en avoir rien à faire ». Et pourtant Rogue bouillait et n'avait qu'une seule envie : étriper Lucius. Il appliqua alors doucement l'onguent dans le dos d'Hermione, déposa quelques morceaux de tissus imbibé de potion réparatrice en essayant d'être le plus doux possible avec elle. Pendant toute la durée des soins il se força à ne regarder que les blessures de cette dernière sans profiter de la situation pour observer ses courbes, lui qui l'an passé avait tant rêvé de l'emmener loin de cette guerre et de la protéger. Il ne lui avait jamais avoué tout cela, et maintenant qu'elle le prenait pour un traître jamais elle ne voudrait de lui …Il n'avait su aimer qu'à une seule reprise, cette femme qui hantait encore ses pensées et ses nuits, des yeux qu'il n'oublierait jamais et une peine immense lorsqu'il l'avait perdu, mais alors que ressentait-il pour celle qui était devant lui à cet instant ? Lui-même ne savait pas … Il retint alors sa tristesse, lui tendit son haut plus une couverture lui murmurant d'être forte pour cette après-midi. Elle le regarda sortir avec une pointe de tristesse : pourquoi l'homme qu'elle avait tant affectionné en cachette avait trahis son camp ?
Note de l'auteur : Oui je sais j'ai de l'avance côté publication mais je pense que vous n'allez pas vous en plaindre ! J'espère que cela vous plaira, pensez à mettre une petite review pour donner votre avis, ça fait toujours plaisir !
