The Nameless

Chapitre 1

A/N: Je suis carrément impatiente quand j'ai des chapitres déjà écrits, alors je ne peux pas m'empêcher de les poster (bande de petits veinards!) =_=

Aussi, voilà le premier chapitre de cet espèce d'alien que j'ai pondu d'on ne sait où...

ENJOY!~

(Disclaimer: se référer au prologue.)


CHAPITRE I

Les premiers mois sont les plus difficiles.

Il se rend vite compte que ce qui l'a amené à être dans ce hangar abandonné l'a beaucoup affaibli. Il passe plusieurs semaines à retrouver l'usage de ses membres, mais la faim qui le tiraille chaque seconde de son existence le force à avancer au plus vite sa 'rééducation'. Comme un faon nouvellement né, ses jambes ne le portent pas, il trébuche constamment quand enfin il parvient à tenir debout, et ses frêles membres tremblent sous l'effort et le froid qu'il ressent sans arrêt. Plusieurs fois, il s'écroule sous son poids pourtant moindre, alors que le soleil – visible à travers un immense trou dans le toiture en tôle de son refuge – est au plus haut dans le ciel, se réveillant seulement au clair de lune.

Chaque fois qu'il se réveille ainsi, une lueur sur sa poitrine qui semble le brûler de l'intérieur apparaît, mais s'éteint aussitôt qu'il reprend un peu plus ses esprits.

(Ce n'est que bien, bien plus tard qu'il comprendra la signification de ce phénomène.)

Il comprend vite également, quand enfin ses jambes parviennent à le soutenir assez longtemps pour qu'il puisse marcher, que la ville où il a atterrit n'est pas des plus accueillantes; le hangar qui lui sert de foyer temporaire est son exact reflet: souillée, éparse, délabrée, dangereuse... La ville est tout autant infestée de vermine, bien qu'elle soit d'un autre genre.

Rapidement, il se rend compte que son apparence attire un certain type d'attention, une attention dangereuse dans son état affaibli; il se débarrasse de son manteau d'origine inconnue, mais d'apparence apparemment assez majestueuse pour attirer les regards de toutes sortes – que ce soit par la qualité du matériau, ou par le fait que le tissu est entièrement imbibé de l'épais liquide pourpre qu'est son sang (ou celui d'un autre, cela, il ne le sait pas).

Il ne comprend pas grand chose de ce qu'il se passe autour de lui. Il ne sait rien de la vie, ne comprend pas où il est, ni pourquoi. Il n'a aucun concept du temps, ne connaît pas la différence entre le jour et la nuit. Il sent un vide au fond de lui mais ne le reconnaît pas. Il se pose des questions dont il ne comprend pas l'origine. Il observe beaucoup.

Il ne comprend pas grand chose et pourtant, naïvement, il sait, après quelques mois, que pour une étrange raison, il est né jeune homme, et que quelque chose le pousse à essayer de vivre chaque jour.

Il connaît la faim et la douleur.

Il reconnaît l'effort et le travail.

Il sait quelle nourriture comblera la faim pour quelques jours.

Il sait quelles personnes éviter, et quel genre d'attention il doit à tout prix contourner.

Il apprend à apprécier l'anonymat.

Il sait où trouver de quoi s'habiller pour ne pas attirer l'attention de nouveau.

Il apprend à contenir ses tremblements.

Il apprend comment se comporter pour obtenir ce qu'il veut.

Il apprend à panser ses blessures, et la valeur de l'apparence et d'un sourire.

Il découvre la vitesse mais ne reconnaît pas que le sentiment en lui qui l'accompagne est la nostalgie.

Enfin, il redécouvre la mort, si singulièrement familière, et la facilité avec laquelle elle peut rendre visite à sa cible.

Pendant presque un an, le jeune homme apprend les bases de l'humanité et de la survie; autodidacte, il s'éduque en observant constamment les endroits qu'il peut explorer, les gens qu'il croise et ceux qu'il observe en cachette, leurs comportements, leurs motivations, leurs craintes, et leurs objectifs.

Il gagne en force, en endurance, et en vitesse; il finit par être capable de lire en les humains comme en des livres, et son esprit vif qui ne connaît aucun concept du bien ou du mal emmagasine toute nouvelle information goulûment; ainsi, ce n'est qu'à la fin de cette première année décisive qu'il commence à tirer les conclusions de ce qu'il a apprit jusque-là.

Une seule vérité (qui dictera sa vie pendant si longtemps) raisonne alors dans sa tête:

« Les gens meurent quand ils sont tués »

A suivre...


A/N: Woilà!~ :D Tout cela est très joyeux n'est-ce pas? Avez-vous compris ce qui est arrivé à Lelouch...? J'hésite à poste le chapitre suivant direct, mais ça ne serait pas raisonnable n'est-ce pas? u_ù

Dans tous les cas, dîtes-moi vite ce que vous en pensez! :)

Ciao!~