6.
Face à son Général, Anthénor salua impeccablement.
- Capitaine Xendris, au rapport. Les neuf mois de Mission se sont achevés. Le Magificent est à son Quai Orbital. Tout l'équipage prend ses quartiers de congés pour trois mois. Nous serons de retour et prêts après nos vacances.
- J'ai reçu vos rapports mensuels, Capitaine. Je sais que tout s'est bien passé. Et vous avez sauvé le Karyu de la République Indépendante. Nous n'avons aucun lien avec cette patrie. Mais elle est aussi petite que courageuse, nous la respectons. Le Commandant Zéro ne sera donc jamais un ennemi pour nous, et pour cela, je veux vous en remercier. Maintenant, détendez-vous.
Mylon Desteyn se leva.
- Embrasse ta maman pour moi, et régale-toi de sa soupe !
- J'y compte bien, parrain !
Mylon ébourriffa encore plus la crinière rousse du jeune homme.
- Invite-moi, un de ces jours. Mon mari cuisine bien, mais rien ne vaut les soupes de ta maman !
- Tu es toujours le bienvenu. Mais maman t'invitera, nous serons heureux de te recevoir !
- Merci, jeune homme !
- A bientôt.
- Bon retour chez toi, sourit tendrement Mylon.
Sans demander son reste, Anthénor tourna les talons,
Avec un bonheur infini, Lyame vit un gros tout-terrain pourpre s'arrêter dans son allée de garage.
- Anthie !
Elle se précipita dehors, courant au-devant de son fils, pour l'étreindre à l'infini !
- Tu es de retour, mon grand.
- Je t'en ai toujours fait le serment. Et les balafrés tiennent toujours leurs promesses !
- Rentre, mon fils. Range tes bagages. Je t'ai préparé quelques sandwiches. Je dois encore finaliser ton repas de ce soir.
- Je peux t'aider ?
- Pas aujourd'hui, mon petit cordon-chef ! Je veux te chouchouter. Ensuite, à toi de cuisiner pour moi !
- Avec plaisir, sourit le jeune homme en serrant sa mère contre lui.
Lyame posa une main douce sur la joue balafrée de son rejeton.
- Valandra sera des nôtres, dès demain pour le dîner. Elle apporte le dessert !
- Oui, super…
Devant la mine soudain déconfite de son fils, Lyame ne comprit pas, mais ne posa de questions.
- Vas te rafraîchir et te reposer. Je servirai la soupe à ton réveil.
- Oh, ma maman !
De retour chez lui, Anthénor avait dormi, du plus profond sommeil possible, réparateur, et paisible, sachant qu'il avait ramené tout son monde au bercail !
Durant des heures, le jeune homme s'était évadé dans des rêves, oubliant tout.
Et puis, il avait simplement rouvert les yeux dans une des chambres de la villa da sa mère.
Douché, chanté, il avait rejoint les lieux de vie de la maison.
- Je me suis un peu laissé aller, maman.
- Tu étais tellement fatigué, mon grand garçon.
- J'ai faim. Je peux t'aider ?
- Oui, vide ce premier bol de soupe. Il y en aura plusieurs assiétées à table. Mais je connais ton estomac sur pattes
- Je t'aime, ma maman !
Lyame eut soudain un sourire amusé.
- Au fait, nous aurons un invité ce soir !
- Papa ?
- Oui !
Et le cœur d'Anthénor fit quelques bonds de bonheur !
Après avoir à nouveau dormi des heures, Anthénor s'était relevé, débarbouillé, et était descendu.
- Maman !
Puis son regard s'illumina.
- Papa !
- Je ne peux que venir qu'en éclair. Je suis poursuivi et surtout Clio a perçu des entités destructrices en approche. Et je dois aller voir ce qu'il en est ! Mais pour l'instant, je peux avoir une soupe ? Je sais que e n'est pas l'heure du dîner, mais j'apprécierais un chaud réconfotant !
- Je t'en avais encore gardée, mon amour ! C'est comme ça que je t'ai capturé !
Albator s'attabla et profitant du simple plat, le meilleur pour lui !
