8.
S'étirant, Anthénor gémit de bonheur, avant de retrouver le véritable plaisir avant de se pencher sur le corps doux et chaud de Valandra blottie contre lui.
- Tu es revenue, ma belle, murmura-t-il. Tu es trop belle !
- Oui, ça je sais ! Et je suis aimée par un garçon magnifique !
Sans ouvrir les yeux, Valandra ouvrit les bras pour étreindre son amant, l'attirer à nouveau en elle.
Ravie, Valandra avait partagé une douche passionnée avec Anthénor, leurs deux corps continuant de s'étreindre et de s'unir.
- Je t'aime, mon grand balafré !
- Et je suis à ta dévotion.
Valandra se tourna néanmoins vers son amant.
- J'ai fait venir ta mère. Nous sommes invités auprès de ma famille !
Anthénor tressaillit.
- Non… Assez avec les humiliations… Ma mère, elle ne supporterait pas… Et moi, je ne suis…
- Tu es un soldat d'exception, et ma famille ne peut que le reconnaître ! Et j'ai tant parlé de toi à ma mère, Sylpho. Et crois-moi, quel que soit le rang, ce sont les femmes qui font la loi ! Je ne me serais pas avancée autrement ! Et ma mère souhaite recevoir !
Retombant sur son oreiller, Anthénor esquissa un sourire.
- Il y aura de la soupe ?
- On appelle cela du potage ou du velouté, de façon un peu distinguée. Mais Sek Mikael, notre majordome est un cuisinier de première aussi, et il saura te préparer de la soupe !
- Merci, ma belle.
Avec un baiser sur la tempe de sa compagne, Anthénor ferma les yeux et se rendormit.
Valandra ronronna et serra son corps contre le sien.
- Mon bel étalon au cœur pur !
Non sans après appréhensions, Anthénor avait revêtu sa tenue qu'il espérait idéale pour sa première venue.
- J'ai peur, maman…
- Toi, mon guerrier qui défie les étoiles.
- Je préfère encore des astéroïdes à une famille illustre de Prian. J'ai eu une terrible expérience avec Erendal. Et il rôde toujours là-haut… Nos routes vont se croiser, et ça va me faire peur au possible !
- Pas de pensées chagrines, je l'interdis ! Tu vas rencontrer la famille de Valandra
- C'est pire que des astéroïdes… Je peux retourner dans la mer d'étoiles ?
- Non, je ne crois pas. Cela serait de la désertion ! Bon courage, mon grand chéri !
- J'ai peur…
- Moi aussi.
Lyame embrassa son fils sur les deux joues.
Blonde platine à souhait, les yeux bleu clair, les cils recroquevillés au possible, Sylpho Lumens accueillit son jeune visiteur.
Portant un tailleur noir agrémenté de chaînettes dernier cri, elle fit entrer le jeune homme dans le manoir familial.
Et précédant le Crieur, elle éleva la voix.
- Je vous présente Anthénor Xendris, Capitaine du Magnificent !
Et dans son uniforme émeraude, pantalons blancs, Anthénor se présenta, n'ayant rien d'autre à offrir que lui-même, inquiet, en territoire inconnu, sans appui.
Valandra, en superbe fourreau rouge vif se précipita ver lui pour lui prendre la main.
- Mon cavalier, l'homme de ma vie !
- Merci…
- Je t'aime, mais va falloir convaincre tous ces coincés du fion ! Je sais, ce n'est pas l'expression, mais il le faut pour mon monde aseptisé !
- D'accord. Mais je me fous de ton monde. C'est toi, la seule. Tes parents… Pour nous ?
- Allons-y !
- Mais je ne suis pas prêt ! Et eux ne le seront jamais…
Posant un genou au sol devant Tod Lumens, Alphang fit sa demande.
- Non ! Je vous refuse la main de ma fille… Mais je vous accorde celle d'une femme libre de ses actes et décisions. Tu l'aimes, Val ?
- De toute mon âme, papa !
- Bien.
Valandra tourna la tête vers sa mère.
- Maman ?
- Prenez soin de ma fille, Anthénor.
Le jeune homme se redressa.
- Puis-je ?
- Bons vœux de bonheur à tous les deux firent Tod et Sylpho.
- Beau mariage, les enfants !
Sylpho posa la main sur le poignet d'Anthénor.
- J'ai hâte de revoir votre mère !
