Chapitre 4


J'ai l'impression d'avoir reçu pleins de coups de pieds au visage, tellement j'ai mal. Je suis tombée d'au moins deux mètres. Cette chose dégueulasse a essayé de m'absorber, j'ai cru mourir durant deux secondes. Sa peau (dois-je appeler ça ainsi ?) était gluante et visqueuse, le contact sur ma peau m'a rendue folle. Maintenant j'ai envie que d'une chose, prendre une douche ! Me laver pour enlever la sensation de gluant sur ma peau.

Cette chose a disparu dans ma chute et Raditz aussi apparemment ! Je sais même pas où je suis... je me relève avec difficulté. Je suis encore dans la forêt. Comme c'est étonnant... J'entends un bruit, de l'eau, un ruisseau ? Une rivière ? Je m'approche de ce bruit d'eau... c'est une rivière, je vais pouvoir me laver.

J'enlève mes chaussures et mon plastron que je pose délicatement sur l'herbe. J'enlève aussi le reste de ma tenue de combat, je suis en sous-vêtement maintenant. Je rentre dans l'eau la tête la première. Je me sens mieux et l'impression d'être sale à cause de cette chose immonde a disparu.

J'ai l'impression d'être observée... Ce n'est pas vraiment le moment ! Je suis pudique, je suis une fille, ça s'explique ! Pourtant je sais que les Saiyens ne sont pas censés l'être ! Décidément je suis vraiment pas comme les autres de ma race et ça ne me plaît pas trop !

Je sors de l'eau et je remets ma tenue, mon plastron et mes chaussures.

La nuit commence à tomber, ce n'est pas très rassurant, et surtout je me demande où est passé Raditz et pourquoi il ne m'a pas suivie. Et où sont passés Végéta et Nappa ? Pourquoi j'ai toujours l'impression d'être seule sur cette planète ? Comment s'appelle t-elle déjà ?... Orya. Bah vivement qu'on en finisse avec !

Cela fait quelques temps que je marche et la nuit est tombée maintenant, j'ai toujours l'impression d'être observée.

-J'en ai marre de marcher ! Hurlais-je.

Je suis fatiguée, cette journée m'a épuisée et le pire c'est que je me suis même pas battue.

-Papa, tu peux avoir honte de moi ! Dis-je à haute-voix.

Je voudrais tellement qu'il soit en face de moi, maintenant ! Je voudrais être sur la planète Végéta, qu'elle n'ait jamais explosé. Mais c'est une toute autre réalité en face de moi. Je sens des larmes couler le long de mes joues, ça faisait longtemps que je n'avais pas pleuré en pensant à ma famille.

Je me mets accroupie, la tête dans mes bras. Je déverse toute ma tristesse. Je ne devrais pas pleurer comme ça, c'est pas juste, pourquoi je ne pourrais pas avoir le cœur aussi froid que Raditz, qui lui n'a l'air pas du tout affecté par tout ça. Je l'envie beaucoup.

-C'est bien la première fois que je te vois pleurer ! Dit une voix.

Je lève la tête, les yeux remplis de larmes, pour voir qui c'est...

-Végéta, dis-je d'une voix cassée.

Il se tient devant moi, j'ai presque honte de pleurer devant lui.

-Tu vas rester comme ça ? Dit-il en désignant ma position.

Je me relève instantanément... Au même moment mon scouter s'affole celui de Végéta aussi. Cela m'étonne plus, encore ces choses bizarres, ils sont quatre et apparemment Végéta les connaît aussi. Soudain ce qu'il s'est passé tout à l'heure avec Raditz me revient en tête, je recule apeurée sous l'œil attentif de Végéta.

-Tu fais quoi là ? Me demande t-il.

Je ne réponds pas, je ne quitte pas des yeux les choses gluantes s'approchant de nous. Je trébuche sur quelque chose et je tombe sur les fesses.

-Tu as peur d'eux ? Me demande-t-il en plissant les yeux.

Voyant que je ne réagis pas, il s'approche de moi.

-Je... il... je...

Je n'arrive pas à formuler une phrase correcte, je suis pathétique !

-Leeck, comparés à nous, ils ne sont pas très puissants, tu n'as pas à avoir peur. Tu te lèves ! Me dit-il sur un ton autoritaire.

-Je... je peux pas. Dis-je.

Mon cœur bat fort, ils me font peur, si jamais ça recommence, si un des quatre veut encore faire de moi sa nourriture ?

-Bien sûr que si, tu peux, tu es une Saiyenne oui ou non ? ... Tu te lèves, c'est un ordre !

Il me regarde, je ne vois pas de colère dans ses yeux, juste de la compassion. Il me tend sa main pour que je puisse me relever.

Je me relève aidée par Végéta, je n'ai pas le choix, je dois les combattre mais je ne serai pas toute seule, c'est déjà ça !

-Tu t'occupes des deux sur la droite moi je prends les deux autres...

Je hoche la tête et je fonce vers eux. Je tends ma main et je leur lance une boule d'énergie, j'ai réussi à toucher un d'entre eux qui explose, en laissant des fines particules dans l'herbe, mais l'autre n'a rien.

Je vois Végéta qui les a déjà exterminés et sans rien dire, il tire sur celui qui reste...

-Mais pourquoi tu as fait ça ?

-Parce que tu es trop longue !

-Fallait les tuer tout seul alors, tu avais pas besoin de moi... Dis-je irritée.

-Je dirais plutôt que grâce à moi tu as dépassé ta peur...

Il n'a pas tort, il m'a donnée l'ordre de les combattre et c'est ce que j'ai fait ! ... Je lui tire la langue et lui tourne le dos. Je l'entends dire, : Quelle gamine !

-Quoi qu'il en soit, il est tard, je suis fatigué alors trouvons un endroit et faisons du feu. On trouvera les autres demain ! Dit Végéta.

Oo

Je suis réveillée par le souffle du vent, je suis dans l'herbe et j'ai un peu froid, je ne suis pas habituée à dormir à même le sol. Je regarde autour de moi, Végéta n'est plus là. J'espère qu'il ne m'a pas laissée toute seule.

-Ah tu es réveillée !

Finalement non. Il se tient debout devant moi avec un gros poisson entre ses mains.

-Il vient d'où ? Dis-je surprise.

-De la rivière, dit-il en indiquant une direction.

C'est plutôt bizarre qu'une planète qui n'ait pas d'oiseaux, ni d'animaux sauvages, ait des poissons !

-Je sais pas si tu as remarqué mais il n'y a aucune vie sur cette planète mis à part quelques personnes et des espèces de métamorphes.

-J'ai remarqué, mais j'ai aussi remarqué que la rivière grouille de poissons, ils se voient à l'extérieur de l'eau.

Encore plus bizarre, j'ai été dans la rivière hier et pourtant j'ai rien vu du tout.

-Je comprends pas...

-Tu comprends pas quoi ? Dit Végéta.

-Hein... non rien ! ... Je vais faire du feu, pour cuire le poisson, Dis-je en changeant de sujet.

Après avoir réussi à trouver des branches d'arbres et avoir fait un feu, nous mangeons dans le silence. Cela fait un bout de temps que je n'ai pas mangé, je sens mes forces revenir.

-C'est toi qui a éteint le feu hier ? Me demande t-il en mangeant.

-Le feu ? Non, je me suis endormie, j'ai cru que...

En y repensant avant de m'endormir j'ai vu quelqu'un qui s'approchait de nous, Végéta dormait déjà et moi j'en étais sur le point. Comme j'étais allongée je n'ai vu que des pieds, sur le moment j'ai cru que c'était Raditz ou Nappa qui nous avait trouvés, mais sinon, ils seraient là en ce moment avec nous. Je me suis endormie quand cette personne était auprès de nous. Je ne sais pas qui c'était !

-Tu as cru quoi ? Dit Végéta en attendant la suite.

-Laisses tomber, j'ai dû rêver ! Dis-je en me grattant l'arrière de la tête.

Après avoir mangé, nous décidons d'aller retrouver Raditz et Nappa. Ils doivent pas être bien loin. J'espère qu'il n'est rien arrivé de grave à Raditz. Nous parcourrons la forêt sans voler, pour l'instant tout est calme, trop calme.

-Dis tu voudras bien m'aider à m'entraîner quand nous rentrerons au vaisseau ? Dis-je à Végéta.

Je suis consciente que je vais devoir progresser pour arriver à battre des adversaires plus forts à l'avenir.

-Pourquoi tu ne demandes pas à ton frère ? Me dit-il méchamment.

-Parce qu'il voudra pas et que de toute façon, il n'est pas aussi fort que toi !

Si je ne le connaissais pas je pourrais jurer qu'il sourit.

-C'est d'accord mais je ne serai pas tendre avec toi.

-Ah parce que tu l'as déjà été ?

A cette réflexion il me regarde méchamment, ce qui me fait rigoler. J'aime bien le faire sortir de ses gonds.

Après prêt d'une heure de marche, on arrive à la fin de la forêt, je n'ai encore jamais vu l'extérieur. Juste devant une grande bâtisse blanche avec un clocher, ça fait au moins 3 mètres de haut. Derrière cette grande bâtisse une petite ville, rien de moderne, des maisons en briques, quelques épiceries aussi. Mais tout semble désert. Comme le reste de la planète.

-Tu crois que Nappa et Raditz sont passés par là ? Dis-je en regardant cette ville déserte.

-J'en sais rien !

On décide de marcher dans la ville, on parcourt la petite rue. Complètement déserte, même les étalages de marchandise sont vides. On dirait que cette ville s'est arrêtée de vivre depuis pas mal de temps déjà. Mais c'est pas normal, on est censé éliminer la population de cette planète mais tout nous dit qu'il n'y a aucune vie ici mis à part les choses bizarres et les quelques personnes que j'ai tuées. J'ai vraiment l'impression qu'on nous fait une farce.

Je regarde partout autour de moi, c'est un mauvais rêve !

Soudain quelque chose capte mon attention dans le ciel, je vois quelqu'un ou quelque chose, c'est loin et ça flotte dans les airs.

-Végéta, regardes... Lui dis-je en montrant du doigt.

Il lève la tête mais... plus rien, ça a disparu.

-Quoi ? Dit-il.

-J'ai vu quelque chose là-haut !

-Sûrement un oiseau...

Ça ne peut pas être ça, il n'y a aucune vie animale ici. Je ne le contredis pas et on continue de marcher.

Il fait chaud ici, l'astre solaire de cette planète, chauffe fort, du coup j'ai soif. Mais il n'y a pas l'air d'avoir d'eau par ici.

On a finalement fait demi tour et on est retourné près de la grande bâtisse blanche. De là on peut apercevoir Nappa et Raditz, qui viennent juste de quitter la forêt.

-Enfin, la fin de cette forêt ! Fait Nappa. Ça fait longtemps que vous êtes là ? Nous dit-il.

-Non, juste 20 minutes, pas plus ! Dis-je.

-Et en 20 minutes vous avez réussi à vous deux, à exterminer la ville entière ?

-C'est pas nous ça ! Dit Végéta. On pensait que c'était vous, nous.

C'est ni nous, ni eux, alors c'est qui ? Je commence à douter de la sincérité de Freezer, il nous a sans doute menti !

J'ai pas vraiment le temps de m'attarder sur mes réflexions, les choses gluantes sortent de la forêt par centaines...

-Mais c'est pas vrai, ça sort d'où ces trucs ?

-Hey, regardez là-haut... Dit Raditz.

J'écarquille les yeux, j'avais pas rêvé, c'était bien une personne tout à l'heure, mais j'aurais jamais pensé que ça pouvait être...

-Zarbon... Nous fîmes tous en même temps.

OoOoOoOo