Mlissandre89 : C'est vrai que je n'est pas fait Végéta réellement méchant jusque là, mais je vais me rattraper, promis.
Chapitre 8
A croire que mon corps s'est habitué aux capsules. Je n'ai pas envie de vomir, ni aucun autre signe qui dit que je suis malade. Je sens que cette journée va être géniale, même si j'ai un peu peur de voir ce qui m'attend.
On s'est crashé en plein milieu d'une ville, des gens crient, d'autres restent là, à nous regarder, bouches-bées. Ce sont des petites créatures vertes, avec de grosses têtes et un petit corps. Ils n'ont rien d'effrayant à première vue.
Une de ces créatures semble nous dire quelque chose dans une autre langue, sûrement la leur.
C'est Végéta qui ouvre le bal en décimant toutes les personnes présentes, en lancent un, pas le temps pour les bavardages inutiles.
-Plus vite on aura tué cette population, plus vite on rentrera, on se sépare, enchaîne-t-il. Nappa et Leeck, vous allez au nord et Raditz et moi de l'autre côté, dit-il en indiquant la direction opposée.
Il n'a pas osé faire ça, si ? Le sale enfoiré ! Me mettre en binôme avec Nappa, la pire chose qui puisse m'arriver. Et je pourrais avoir une meilleure réaction, si ce dernier n'avait pas un sourire en coin. Il a quoi derrière la tête celui-là ?
On marche et pas un seul village ou quelque chose qui nous indique qu'il y a de la vie pas loin. Peut-être que tous ceux qui vivent sur cette planète étaient dans le groupe de personnes que Végéta a exterminé.
Je marche devant Nappa, lui, il reste en retrait derrière. Ce n'est pas plus mal.
C'est bizarre, je ne l'entends plus marcher, il s'est arrêté. Je me retourne, il est inerte à quelques pas de moi. Il me fixe et il a les poings serrés.
-Mais qu'est-ce que...
Je n'ai pas le temps de finir ma phrase, que je me retrouver plaquée au sol, par tout le poids de Nappa.
-MAIS ÇA VA PAS ! Hurlais-je.
Il sourit, il rit même, il a vraiment l'air d'un psychopathe.
-A croire que Végéta veut ta mort, plutôt marrant, non ?
De quoi il parle cet abruti ?
-Je vais te tuer là, maintenant, une bonne fois pour toutes. Tu ne sers franchement à rien avec nous. Tu manqueras sûrement a Raditz mais il t'oubliera vite.
Il a vraiment l'intention de me tuer ce connard...
Je sens une petite vague de chaleur sur mon ventre, là où est sa main, il est en train de former une boule d'énergie. J'écarquille les yeux.
Je dois réagir et vite, mais son sourire à la con me cloue sur place.
Sa boule d'énergie se fait plus grande, elle commence à me brûler. Dans un geste inespéré, je tire sur sa queue enroulée autour de sa taille. Il pousse un cri de douleur et j'en profite pour le faire valser entre deux arbres.
-J'arrive pas à croire, que toi, tu aies vraiment cru que tu allais me tuer aussi facilement, imbécile ! Lui dis-je en m'avançant vers lui.
Il est allongé au sol et il se remet de sa douleur. J'écrase de mon pied sa queue déroulée. Il crie encore et plus fort.
-Si tu essayes encore de me tuer, je te l'arrache, tu auras une raison d'avoir mal comme ça. Dis-je en colère.
Il commence à rire. Qu'est-ce que j'ai dit ?
-Tu crois vraiment être la petite protégée de Végéta ou quoi ? Tu n'as aucune chance contre moi, tu m'a pris de cours en t'attaquant à ma queue mais la prochaine fois, je te laisserais même pas le temps d'y toucher. Je suis bien plus fort que toi.
Il rit de plus belle.
-Je ne sais pas ce que vient faire Végéta dans tout ça.
-C'est simple pourtant, tu crois que parce qu'il t'entraîne, il va venir à ton secours. Mais tu sais le comble ? Dit-il en se relevant.
Je le regarde sans rien dire et j'attends la suite.
-C'est qu'il savait ce que j'allais faire, c'est pour ça qu'il nous a mis tous les deux ensemble. Il recommence à rire à gorge déployée. Il en a rien à foutre de toi, conclue-t-il toujours en se marrant.
Pourquoi ses mots m'arrivent en pleine face comme un coup de poing ? Je reste quelques minutes la tête baissée. Ce qui donne à Nappa une raison de plus de se foutre de ma gueule. Il croit que ça me touche, ce qu'il me dit ? Peut-être, après tout, j'ai passé beaucoup de temps avec lui mais pourquoi devrais-je être si chamboulée, je m'en fous qu'il me déteste aussi.
-Tu crois vraiment que j'en ai quelque chose à foutre, qu'il veuille me tuer aussi ? Dis-je en levant la tête vers lui, le regard plein de haine.
Je lui fais mon plus beau sourire cynique.
-Tu es à côté de la plaque. Ris-je à mon tour.
Il se tait et me regarde. Il a l'air sceptique mais je ne lui laisse pas le temps de réfléchir à ce propos.
-Il m'est aussi indifférent que toi alors ne t'imagines rien, c'est vexant.
J'essaye d'avoir le ton le plus dur possible, pour qu'il comprenne bien.
-Je peux savoir ce que vous foutez au juste ? Nous dit une voix.
C'est Végéta qui marche dans notre direction, suivi de près par Raditz.
-On a tué tout le monde sans vous. Dit Raditz. Vous avez servi à rien sur ce coup-là.
À cause de Nappa je n'ai pas pu faire mes preuves et tester ma puissance. Je serai bien tentée de leur dire ce qu'il m'a fait, mais je me désiste, Végéta est déjà au courant et le dire à Raditz ne changera rien.
Végéta s'approche de Nappa, je l'entends lui dire, finalement, elle est toujours vivante. Suivi d'un petit rire.
Il m'a entraînée pour vouloir me tuer ensuite, c'est quoi son but ? C'est ça marrez vous bien, ils font bien la paire tous les deux. Végéta n'a même pas le cran de me tuer lui-même, alors il envoie son chien-chien à sa place.
-On retourne aux capsules. Freezer verra de lui même le prix de cette planète. Nous dit Végéta.
Au même moment ou nous nous apprêtions à nous envoler, un bruit se fait entendre.
Une personne, qui ressemble aux autres que nous avons croisés plus tôt, un peu plus grande, ma taille, se tient là devant nous.
Nappa commence à s'avancer, Végéta le retient. Il me laisse ma chance. C'est à moi de m'avancer, c'est ce que je fais. Tout en marchant je me retourne vers Végéta.
-Tu vas voir la nouvelle technique que j'ai apprise et que j'ai eu la chance de tester sur un des soldats de Freezer. Lui dis-je en lui faisant mon plus beau sourire tout en me rappelant de ce jour-là.
Je venais de sortir de mon entraînement avec Végéta, j'étais épuisée et j'avais qu'une seule envie, dormir. Dans le couloir que j'ai emprunté, j'ai croisé ce fameux soldat.
J'ai continué à marcher tout droit, lui a redoublé derrière moi en me voyant. Il me suivait. À part lui et moi le couloir était désert. Il a tenté une approche, quand je me suis arrêtée.
-Tu as beaucoup changé depuis la dernière fois, Leeck, m'a-t-il dit avec pleins de sous-entendus.
-Laisses-moi tranquille, retournes à tes occupations.
Il m'a retenue par le bras et m'a plaquée contre la paroi du vaisseau, pour ne pas que je bouge.
-Les femmes saiyens sont pas mal, tout qu'on te fait. M'a-t-il susurrée à l'oreille.
Je me souviens qu'il m'avait donnée envie de vomir à faire ça. Ses mains ont commencé a se balader sur moi. Je lui ai saisi le cou.
-Bas les pattes, Avais-je dit les dents serrés.
Je l'ai lâché en pensant qu'il allait se barrer, mais non il a même essayé de m'embrasser. Je l'ai arrêté à temps, en posant ma main droite sur son torse.
J'ai senti une vague de chaleur émerger de ma main. J'ai senti le plastron de ce soldat brûler, j'ai fini par sentir sa peau. Il a commencé à avoir une grimace de douleur.
Ma main était en train de s'enfoncer dans sa peau et à aller plus loin même. Il se tordait de douleur sans aucun bruit. Sans que je comprenne, j'ai traversé son torse.
Il est tombé à genoux, mon bras toujours enfoncé dans sa poitrine. Beaucoup de sang avait coulé.
C'est le premier soldat que je tuais, depuis que je suis arrivée sur le vaisseau. Le tuer m'a procurée un bien fou.
Je m'avance doucement ver ce bonhomme vert. Il est terrifié et moi je ressens de l'adrénaline. Je pose ma main sur son torse, au même endroit que ce pauvre soldat.
Je lui fais un sourire des plus diaboliques avant que ma main s'enfonce en lui. C'est plus rapide et plus net que la première fois. Je me suis entraînée, par sur un autre vivant mais sur des objets. Moins amusant, certes.
Tout comme le soldat, il s'effondre à terre. Ma main est recouverte de son sang, c'est gluant.
Je me retourne, ils sont là, à me regarder, étonnés. Mais finalement Raditz se ressaisit et m'applaudit.
-C'est bon, on peut y aller maintenant ? Demande Nappa, excédé.
Une fois aux capsules, je m'apprête à entrer dans la mienne quand Raditz parle d'aller sur une planète, appelée Ninebus.
-Ninebus ? Demande-je perdue.
Ils se regardent comme si j'avais dit une bêtise.
-C'est là où on va après une mission pour se relaxer. Me dit Raditz. Mais toi, tu peux retourner au vaisseau, si tu veux.
Il crispe sa mâchoire et me regarde avec l'air de dire, Tu n'as pas intérêt à venir. Je n'ai pas réellement envie de rentrer toute seule.
-Tu peux venir aussi, ça pourrait être marrant. Dit Nappa toujours avec son sourire.
Je réfléchis avant d'acquiescer en silence.
Je me demande bien, quel genre de planète peut être Ninebus. J'ai bien ma petite idée en tête, d'après une bride de conversation qui me revient à l'esprit, que j'ai eu avec Raditz, la dernière fois dans ma chambre.
J'ai passé tout le long du voyage à dormir. C'est une fois atterrie que je me suis réveillée.
Il y a des amortisseurs au sol pour les capsules, pour ne pas le déformer en arrivant. Cette planète doit avoir l'habitude d'en recevoir.
Nous avons atterri sur une sorte d'île. Il y a du sable avec une sorte de mer, le bruit des vagues est relaxant. Au loin il y a un bâtiment marron, assez grand et haut. Une sorte d'hôtel, peut-être. C'est entouré d'herbes.
-On va là-bas, nous, fais ce que tu veux toi. Me dit Raditz.
Il n'a pas l'air de vouloir que je rentre dans ce bâtiment.
Je les regarde partir et je m'assois en tailleur par terre. Je ferme les yeux et j'écoute ce qui m'entoure, comme une sorte de méditation.
Au bout d'un moment je commence à en avoir marre de rester là. Je décide d'aller dans ce grand bâtiment; là où Raditz n'a pas l'air de vouloir que je rentre.
En rentrant dans le bâtiment, je me rends compte que c'est une sorte de saloon. Un bar trône juste devant l'entrée, des tables éparpillées un peu partout dans la pièce.
Il y a beaucoup de monde, surtout des femmes, habillées d'une même tenue. Elles sont pour la plupart aux petits soins des hommes présents.
Mon intuition était la bonne, cette planète est bien un accueil pour les guerriers venant de toute la galaxie, pour se reposer, sûrement. Ces femmes sont sûrement des prostituées. C'est l'impression qu'elle me donne en tout cas.
Je regarde la pièce, mes yeux tombent sur Raditz, il est dans le fond avec deux femmes, il a ses bras sur leurs épaules. Ils ont l'air de parler et de rigoler. Je contourne mon regard au bar, Nappa y est, lui aussi avec quelques femmes, qui ont l'air de l'écouter à dépiter des conneries sûrement.
Je regarde de nouveau la pièce, je ne vois pas Végéta. Il n'est pas là.
-Hey, Leeck. Appelle Nappa.
Il me signe comme si on était amis, il doit avoir un trouble de la personnalité celui-là.
Je m'approche de lui et des deux femmes qui l'entourent.
-Alors comme ça c'est toi Leeck ? Me demande l'une des filles.
Elles me ressemblent physiquement sauf que elles, elles n'ont pas de queue, mais des oreilles de chats a la place. Ça leur va bien.
Comment savent-elles qui je suis ?
-Les soldats de Freezer qui viennent ici nous parlent de souvent de toi. Me dit la même fille.
Elle se met à rire et se colle un peu plus à Nappa. Il me regarde justement, toujours avec son sourire en coin. Il m'énerve à me regarder comme ça. Au moins je lui donne envie de sourire.
-Je te vois regarder partout depuis tout à l'heure, c'est Végéta que tu cherches ? Demande-t-il. Tu ne le trouveras pas là, il est en haut avec une ou deux femmes. Dit-il en buvant dans le verre qu'il a dans sa main.
Même si j'ai comme un poids sur le cœur quand il me dit ça, je ne lui laisserai pas la satisfaction de lui montrer que ça me fait plus de mal que ça devrait.
-C'est quoi ton problème avec moi et pourquoi me colporter tout ce que fait Végéta ? Si tu savais que je m'en contre-fous ! Hurlais-je avant de quitter ce bâtiment.
Je me fiche pas mal que tout le saloon s'est retourné sur moi quand je suis partie.
Je suis retournée auprès des capsules. Je me suis allongée dans l'herbe, les bras derrière la tête. Je ferme les yeux laissant le sommeil m'emporter.
OoooOoooO
