Alors, tout d'abord, désolée de se GRAND retard. J'ai eu une grosse panne d'inspiration. J'ai du revoir le scénario et j'ai décider de clôturé l'arc "espace" de cette fic pour en venir là où je voulais en venir depuis le début enfaite. Donc ce chapitre sera assez long et dès le prochain chapitre on arrivera au début de DBZ.

Bonne lecture et merci à ceux qui suivent encore.


Chapitre 11


J'ouvre mes paupières difficilement, je m'étire, me frotte les yeux. Je regarde autour de moi, je ne suis pas dans ma chambre... Je mets du temps avant de me rappeler de ce qu'il s'est passé hier soir. Je n'ai pas le temps de me rappeler plus, des yeux me scrutent !

Je tourne la tête, il me regarde. Il a la tête sur son oreiller, je lui souris et j'essaye de me rapprocher. Il se redresse sur le lit en même temps. Il passe son bras autour de mes épaules et je le serre fort. Combien de temps cet élan de gentillesse va-t-elle durer de la part de Végéta ? J'en profite un maximum avant qu'il change d'avis.

Il desserre son étreinte et me pousse un peu plus loin.

-Tu devrais retourner dans ta chambre ! M'ordonne-t-il avec froideur.

Je déglutis, je le regarde et mon cœur se serre. Il a le regard dur. Non, c'est pas possible, il me rejette. Il est redevenu lui-même, cet homme froid et cruel !

Je ne bouge pas, j'ai presque envie de pleurer.

Il me regarde, ses yeux s'adoucissent.

-Il est encore tôt, à cette heure il n'y a encore personne dans les couloirs, c'est un bon moment pour partir, m'explique-t-il.

Mon cœur se desserre, je suis soulagée. Je souris et je hoche la tête avant de rouler sur le lit, pour atterrir par terre.

Je rampe jusqu'à mes vêtements. Je me relève en mettant mon pantalon.

-Je peux savoir ce que tu fais ? Demande Végéta en voyant que j'essaye de pas faire voir mon corps.

Je ne réponds pas et j'enfile mon haut et le boutonne.

-Tu m'as tout montré hier soir, c'est un peu tard pour te cacher, rigole-t-il.

Je lui lance un regard noir et j'ouvre la porte en vérifiant qu'il n'y ait personne. Je me retourne vers lui une dernière fois avant de partir.

Je marche d'un pas assuré vers ma chambre en allant le plus vite possible. J'ose pas imaginer si je croisais un soldat, en pyjama dans ce foutu couloir. Mais apparemment Végéta avait raison, personne ne se balade dans les couloirs à six heures du matin.

En entrant dans ma chambre, je me laisse glisser le long de la porte. J'ai encore du mal à croire la nuit que je viens de vivre. Était-ce réel ou juste un rêve ? J'ai encore du mal à tout assimiler.

A l'heure du déjeuner, je me dirige ver le réfectoire et m'installe à une table, il y a presque personne pour l'instant. Je suis plutôt heureuse de ne plus faire à manger maintenant.

La seule chose que je fais en cuisine est ma vaisselle, dorénavant je suis un soldat à part entière, même si je n'aime pas trop ce titre. Je ne suis pas comme les larbins de Freezer tout de même.

Je commence à manger mon assiette, quand la chaise à coté de moi bouge, je ne mets pas longtemps pour comprendre que c'est Raditz, il est suivi de près par Nappa.

-Alors on attend pas pour manger ?

Me lance mon frère sur le ton de l'humour.

-J'avais trop faim pour ça. Dis-je en touchant mon ventre pour lui faire comprendre.

Il rit de bon cœur avant de faire de même.

-Où est Végéta ? Il a déjà mangé ? Demande Nappa inquiet.

Je le regarde tout en ayant la tête dans mon assiette.

-Non, je... je sais pas, je l'ai pas vu... mentis-je.

-Il en a peut-être marre de voir ta sale tronche, dit Raditz en le regardant.

Je ris intérieurement de cette pic. Prends ça dans les dents Nappa. C'est dingue mais on dirait qu'il est marié à Végéta, à force de faire ses crises de jalousie.

En parlant du loup, je le vois arrivé dans la pièce. Il s'approche doucement les bras croisés. Mes yeux n'arrive pas à se détacher de lui. Comment cette simple personne peut me rendre folle, dans les deux sens ?

Il s'assoie juste à côté de moi. Je laisse mon regard sur mon assiette, j'ai peur de croiser son regard. Des images de la nuit dernière me reviennent en tête. Je rougis rien que d'y penser.

-Freezer m'a averti qu'on partait en mission dès aujourd'hui.

C'est Végéta qui a parlé. Je lève les yeux sur tout le monde et ils nous regardent tous les deux, Végéta et moi. Je le regarde et... il me regarde. Il me parle à moi.

-Nous deux, seulement ? Demande-je.

Il hoche la tête. Mon cœur rate un battement. Oh non ! Pourquoi nous deux, spécialement ? Je me sens très gênée d'un coup et Raditz a le regard insistant envers moi. A-t-il déjà tout deviné ?

-Avec un peu de chance, tu l'abandonneras là-bas, fait Nappa à Végéta.

Quel vipère celui-là.

Je le regarde de travers, ça ne lui plait pas, il fait de même.

-Ou elle se fera tuer en deux secondes, rajoute Végéta sans aucune émotion.

Je le regarde la bouche ouverte, comment peut-il dire ça aussi sérieusement ? Il ne tient pas du tout à moi, même pas un petit peu ? Je le hais ! Je l'aime, mais je le hais en même temps !

Je croise les bras et me renfrogne sur moi-même. Raditz a l'air sous le choc que je ne riposte même pas. À vrai dire je me sens un peux vexée. Je pensais que Végéta avait plus de compassion pour moi. Je ne suis même pas sûre qu'il m'aime vraiment. Cela me rend un peu triste de penser ça.

-Il est bientôt l'heure de partir, on se revoit aux capsules. fait-il en partant.

Je baisse la tête en m'adossant à la chaise. Je regarde mes mains. Je vois Nappa se lever à son tour. Il ne reste plus que Raditz et moi à cette table.

-Ça va pas, t'es blanche ?

Je lève la tête vers lui.

-Occupes-toi d'ton cul !

Je me lève de ma chaise à mon tour et pars vers ma chambre, mettre ma tenue de combat et mon scouter.

Je marche en direction des capsules à présent. En arrivant je vois Végéta discuter avec un des soldats. Je ne m'attarde pas plus sur lui et me place devant ma capsule. Cela me fait bizarre de ne pas voir Raditz et Nappa avec nous et cela me fait encore plus bizarre de partir avec Végéta seul à seul.

oooooooooo

En arrivant sur la planète, dont j'ignore le nom, ce n'est pas important de toute façon, il changera sûrement après qu'on ait décimé tous les habitants. Il fait nuit, on peut voir une grosse lune et quelques étoiles peupler le ciel. Je regarde en l'air quelques secondes. Je suis émerveillée par le spectacle.

Je me reprends vite, on est ici pour une mission, je ne dois pas me laisser distraire.

-Personne nous a entendus apparemment. Fis-je

-C'est pas grave, on va faire plus de bruit.

Il lance une boule d'énergie sur une bâtisse, ce qui la fait exploser en mille morceaux dans un grand bruit. Il ne faut pas beaucoup de temps pour que des cries commencent à retentir. On voit tous ces gens courir au loin, ils sont humains comme nous.

Je prends mon envole droit devant moi, on va les attaquer. Végéta me suit de près.

-Ne perds jamais ta garde et n'oublies pas ce que je t'ai appris.

-Pourquoi tu me dis ça ? Demande-je sur mes gardes.

-Ils se battent eux aussi, ils sont assez forts d'après Freezer.

Je me sens vexée par ses propos. Comme s'ils étaient plus forts que moi.

-Tu me crois pas assez forte pour les vaincre ? Et toi alors ? Tu te crois supérieur ? Me renfrogné-je.

-Tu es faible ! Lance-t-il.

J'ai envie de lui mettre mon coup de poing dans la figure. Comment ose-t-il dire ça ? Quel enfoiré ! Sans attendre, je prends de la vitesse et le laisse loin derrière.

Je suis vite arrivée devant tous ces gens. J'arrive en premier, suivie de Végéta qui me rejoint quelques secondes plus tard.

Ils nous regardent tous. Ils doivent se demander qui on est.

Un homme se détache de la foule pour venir vers nous. Il est grand, habillé seulement d'un pantalon, ça y ressemble du moins. D'ailleurs tous les hommes présents sont comme ça. Et il a une épée dans la main.

-Qui êtes-vous ?

Il parle notre langue, c'est déjà ça.

-Vous tuer. Dit Végéta avec son sourire carnassier.

Et sans plus attendre il commence à attaquer. Je reste sans bouger, à le regarder, jusqu'à ce que je me fasse attaquer à mon tour.

Il essaye de me toucher, je l'esquive et lui colle un coup de coude dans le dos. Il tombe par terre, mais se relève aussi sec. Il me donne un coup de poing dans l'estomac avant de me faire valser par terre. Je reprends mon souffle en me relevant. Il me regarde avec le sourire, il croit avoir déjà gagné, il se trompe. Je fonce vers lui à toute vitesse, je lui donne de multiple coups de poings, Le visage, la poitrine et le ventre. Il finit à terre. Je lui donne un coup de pied dans le ventre, il valse quelques mètres plus loin. J'en profite pour lui envoyer une boule d'énergie en pleine face. Il part en fumée.

J'ai pas le temps de souffler que deux autres s'attaquent à moi. J'en esquive un pendent que j'envoie l'autre dans un rocher. Je fais exploser le rocher et lui avec. Le deuxième revient vers moi et tente une attaque, je l'arrête avant de le prendre par le cou et le regarder avec rage.

-Pourquoi faites-vous ça ? Me demande-t-il.

Je ne lui réponds pas et je le jette à terre. Je tends mes deux mains vers lui et lui lance une vague de kikoha.

Je reprends mon souffle. Je vois Végéta se battre avec trois personnes, il n'a pas l'air d'être en difficulté. Je l'observe, il a des mouvements rapide. Il sne laisse rien passer de la part de son adversaire. Je suis plus lente que lui dans mes mouvements.

Je sens un violent coup porter à ma tête. Je tombe par terre en gémissant. Je sens une main m'agripper et me lancer à travers de grosses masse rocheuses. J'atterris quelques mètres plus loin. J'ai l'impression d'avoir tous les os cassés.

Je me relève difficilement. L'endroit où je suis est désert. Quelques arbres et c'est tout.

Je repars vers le village, mais une personne atterrit devant moi, je me stoppe. Il a l'air en colère. C'est l'homme de tout à l'heure. Il a toujours son épée à la main, il a aussi quelques coupures un peu partout.

-Pourquoi... pourquoi vous vous en prenez à mon peuple ? Crie-t-il presque.

Je ne réponds toujours pas et j'avance vers lui. Mon visage reste impassible. Arrivée à sa hauteur, il ne bouge pas et continue de me regarder avec colère.

-Vous êtes vraiment des monstres ! rajoute-t-il en me regardant droit dans les yeux.

Je lui souris diaboliquement et je le prends par le cou et j'approche ma bouche de son oreille.

-Merci du compliment, c'est un honneur d'en être un...

Tout en lui disant ça, j'approche ma main de son torse. Je l'entends pousser un petit cri, il ne s'y attendait pas. Je le regarde toujours se tordre de douleur. Il me regarde aussi. Je peux voir des yeux implorant la pitié. Il en fait tomber son épée. J'enfonce encore plus ma main, mais doucement pour le voir souffrir encore plus longtemps.

-Sale monstre, allez brûler en enfer !

Je fais appel à mon énergie pour que ma main ressorte de l'autre coté.

-T'inquiètes, j'irais bien un jour de toute façon ! Dis-je avant de lui donner un coup de pied, qui le fait aller dans les arbres.

En revenant dans le village, il y a pleins de corps à terre. Végéta a dû tous les exterminer.

-Tu faisais quoi là-bas ? J'ai dû m'occuper du reste tout seul ! S'emporte-t-il.

-C'est pas ma faute, j'étais moi aussi en plein combat.

-En plus d'être faible, tu es lente, la prochaine fois restes sur le vaisseau, j'y arriverai mieux seul.

Il m'énerve. Quoi que je fasse, il trouve toujours à redire.

Je me dirige vers une petite pierre et je m'y assoie. J'ai vraiment aucune envie de lui répondre. De toute manière il a raison, je suis faible et lente. C'est ce que m'a toujours dit mon père.

-On rentre au vaisseau. M'ordonne-t-il.

Je me lève à contre-cœur, je n'ai aucune envie de bouger, je me sens faible et inutile. Je parviens à suivre Végéta jusqu'aux capsules, ni lui, ni moi ne prononçons un mot.

-Tu ne vas pas sur Ninebus ? Dis-je pour détendre l'atmosphère.

-Pourquoi je ferais ça ? Demande-t-il en montant dans sa capsule.

-Je croyais que tu allais sur cette planète après les combats ?

Je monte à mon tour dans ma capsule.

-Mais tu es là maintenant...

Les portes de nos deux capsules se referment sur cette phrase.

Quoi ? J'ai sûrement mal entendu." Je suis là maintenant..." ? Il a voulu dire quoi par là ? Je suis un jouet pour lui ? Non, non et non, il faut que je mette les choses au clair arrivée au vaisseau. Je ne veux pas qu'il croit que je suis son jouet personnel.

Les capsules quittent la planète et s'envolent dans l'espace.

oooooooooo

Les capsules se posent dans le vaisseau de Freezer. Je viens juste de me réveiller, le voyage a été long. Je sors de la sphère un peu dans le coaltar. Mes muscles sont engourdis. Je vois Végéta sortir à son tour. Il ne se presse pas plus longtemps et part dans le long couloir.

Il faut que je lui parle, maintenant. J'emboite son pas et je le suis. Je ne sais pas où il se dirige, mais il finit par s'arrêter, se retourner et me regarder. C'est à ce moment-là que je m'apprête à lui parler.

-Végéta, je...

-Tu veux prendre une douche ? Me coupe-t-il.

Sa question me fait rester bête.

-Quoi... ? Demande-je hébétée.

-Ensemble, j'veux dire.

Si je ne le connaissais pas aussi bien, je pourrais dire qu'il est gêné.

-Végéta... Je ne suis pas ce genre de filles, je ne suis pas une pute ni quoi que ce soit d'autre.

Il a les bras croisés et il s'apprête à dire quelque chose, mais je le coupe et reprends.

-Ce que tu m'as dit avant qu'on parte, c'est... horrible, tu crois que je suis ta pute personnelle ou quoi, t'as cru quoi au juste ? Dis-je hors de moi.

Il reste quelques secondes sans rien dire, toujours les bras croisés.

-Quand j'ai dit que tu étais là maintenant, c'était pas parce que tu es devenue mon jouet ou quoi que ce soit d'autre. J'ai dit juste dit ça parce que tu m'as avoué tes sentiments l'autre jour et que ce serait pas génial d'aller sur Ninebus. Quand je te propose une douche, y a aucune ambiguïté là-dessous. Juste une douche après tout, je t'ai déjà vu nue...

Je reste bouche-bée, il vient de formuler de longues phrases et pire encore, il vient de m'expliquer. Jamais il n'aurait fait ça avant, surtout sans s'énerver à la fin. Puis surtout il a pensé à moi... mes sentiments. J'ai presque envie de pleurer.

-Écoute, aussi bizarre que ça puisse paraitre, je ne ressens plus autant de colère envers toi qu'avant, j'arrive même pas à me mettre en colère contre toi. M'avoue-t-il.

Sans vraiment y réfléchir, je me jette dans ses bras. Je le serre contre moi. Il finit par mettre ses bras dans mon dos. J'ai envie de pleurer, mais de joie. J'imagine même pas touts les efforts qu'il a dû faire pour m'avouer ça.

Je me sépare de lui, je lui souris. Il me sourit aussi, pas un grand sourire, juste un petit, mais c'est suffisant pour que ce soit exceptionnel venant de lui.

Le lendemain, c'est dans mon lit que je me réveille. Végéta est à côté de moi, il dort à poings fermés.

Je me lève et je mets ma tenue d'entrainement. Elle est moulante en tissue et grise. Je la trouve bien plus pratique et confortable pour mes entrainements. Je mets des bottes qui arrivent juste au-dessous du genoux, à talons plats.

Je me regarde dans le petit miroir accroché sur le mur. J'ai les cheveux très longs et deux petits pics sur le dessus de mon crâne, comme mon père. Je m'attache les cheveux en une longue queue de cheval.

Quand je sors de ma chambre, Végéta dort toujours. Il est sur le côté et a un bras dans le vide. Je souris avant de refermer la porte et de m'aventurer dans le couloir.

Je marche vers la salle d'entrainement. Je croise quelques soldats sur mon passage. Certains ne font pas attention à moi, d'autres laissent leur regards vagabonder sur moi.

En arrivant dans la salle, il n'y a personne. J'en profite pour m'y entrainer, seule.

Je suis vite suivie par Végéta qui rentre dans la salle quelques minutes après moi, prêt à combattre.

Je ne sais pas combien de temps nous nous somme entrainés tous les deux, mais cela m'a paru long. Nous faisons une pause. Je m'assoie dans un des coins de la pièce. Végéta s'assoie à côté de moi essoufflé. J'ai réussi à le toucher plusieurs fois, il a quelques bleus sur les bras. Je suis heureuse de mon exploit.

-Tu es toujours faible et lente. Me dit-il avec moins de froideur qu'hier.

Je sais qu'il dit ça simplement pour m'énerver. Même s'il le pense. Je lui tire la langue, avant de rire.

-Merci d'avoir accepté de m'entraîner. Dis-je en reprenant mon sérieux.

-C'est si spectaculaire que ça ? Demande-t-il.

Il ne peut pas savoir à quel point. Il est le premier à bien vouloir le faire, même mieux c'est lui qu'il me l'a proposé.

Je hoche la tête avec le sourire.

-En me proposant ça, cela signifie que tu crois en moi et... tu es le premier. Mon père n'a jamais cru en moi. C'est dur pour une petite fille d'être rejetée par son propre père.

Je finis ma phrase la tête baissée. Je n'aurais jamais la chance de parler à mon père comme une adulte, alors où qu'il soit maintenant, je veux le rendre fier. Je veux qu'il voit que je suis devenue forte.

-Tu es sûrement la seule personne qui ose me tenir tête, alors je te dois bien ça.

Je lui souris encore une fois. Je me rappelle encore la première fois où je lui ai gueulé dessus. Il était resté bête ce jour-là.

-Je regrette pas ce jour-là, tu sais. Il fallait bien quelqu'un pour te contrôler. Rigole-je.

-N'en dis pas plus, sinon j'aurais envie d'te tuer. Dit-il froidement.

Au lieu de me faire peur, cela me fait rire. Mais je m'arrête vite de rire. Je viens de remarquer, que je suis complétement différente avec lui. Je suis moins sur mes gardes, moins désagréable. Lui aussi est différent avec moi. Il est moins froid, un peu plus humain.

Soudain mon ventre se met à gargouiller. J'ai faim et Végéta l'a bien entendu.

-Si on allait manger ? Propose-t-il en se levant.

Je hoche la tête avant de me lever à mon tour.

En sortant, Raditz et Nappa sont là. Depuis quand ? Nappa me sourit, un sourire qu'il m'a beaucoup fait et qui veut dire beaucoup de choses, qu'un truc se prépare par exemple.

-Je peux te parler ? Me demande mon frère en regardant Végéta bizarrement.

-Heu... d'accord.

On sort de la pièce et on s'arrête assez loin, pour que personne ne nous entende.

-Qu'est-ce qui se passe avec Végéta, tu as l'air de t'entendre à merveille avec lui ?

-Tu nous as regardé ? ... Puis ça te regarde pas. Je te demande pas comment ça se passe avec Nappa, moi.

-Là, c'est différent, tu t'es jamais entendue avec lui. Tu le haïssais même.

-Y a que les cons qui changent pas d'avis. Dis-je en évitant son regard.

J'ai peur de lui dire la vérité. Comment va-t-il réagir ?

-Mon cul ouais, dis-moi la vérité ! Insiste-t-il.

Je reste muette, les bras croisés. Il me saoule. J'ai envie de le frapper. Je ne sais pas comment lui dire. Puis pourquoi je lui dirai ? En aucun cas il est obligé de le savoir.

-On couche ensemble, si tu veux savoir. Dit Végéta en arrivant à côté de Raditz, avec un air de défi.

Je crois bien que je deviens toute rouge à ce moment-là. Qu'est-ce qu'il lui a pris de dire ça ? Il est complétement fou.

C'est une réponse tellement conne que même Raditz ne le crot pas et se met à rire.

-Content que tu prennes bien la nouvelle, rajoute Végéta.

Raditz passe de Végéta à moi et de moi à Végéta. Il semble comprendre que ce n'est pas une blague. Il commence à avoir les yeux noirs en vers Végéta, qui prend un malin plaisir à lui sourire cyniquement.

-Je vais te tuer Végéta !

-Essaye toujours, mais je suis plus fort que toi, c'est toi qui risques d'avoir mal. Si j'étais toi, j'accepterais ça sans rien dire.

Il prend vraiment plaisir à voir Raditz dans tous ses états.

-Végéta stoppe, laisse-le. M'interpose-je

Je le prends par le bras et l'emmène loin de mon frère qui s'apprête à faire un carnage.

Une fois dans ma chambre, je tiens bien toucher deux mots à Végéta, qui semble fier de lui.

-Pourquoi tu lui as dit une chose pareille ?

-C'est la vérité, non ?

-Mais pourquoi lui avoir dit comme ça ? Il va me tuer.

Je mets mes mains sur ma tête, je suis foutue. Il va me faire la morale de sa vie.

-Il comprendra bien un jour, TA décision !

Il met bien la prononciation sur le "ta". Oui, ma décision de lui avouer mes sentiments.

oooooooooo

Je ne saurai dire combien de temps est passé depuis que j'ai avoué à Végéta que je l'aimais, quelques année sûrement. Le temps dans l'espace est différent. Je ne saurai même pas dire mon âge. En tout cas, il s'est passé beaucoup de choses. Je suis devenue bien plus forte et j'arrive à tenir tête à Raditz, je le mets au tapis même. Je suis souvent partie en mission pour conquérir de nouvelles planètes. J'y suis même allée seule une fois, c'était une petite planète, mais quand même.

Raditz n'a pas mis longtemps avant d'abandonner l'idée de tuer Végéta. Il a accepté ma relation avec lui. D'ailleurs elle a un peu évolué. J'ai réussi à faire admettre à Végéta qu'on était une sorte de couple maintenant. C'est déjà mieux que rien, il n'a pas dit grand chose quand je lui ai dit. C'est pas plus mal, je n'aurais pas vraiment supporté qu'il me rejette. Je suis toujours amoureuse de lui, cela m'aurait fait mal.

Avec Nappa, les choses ne se sont pas arrangées au contraire depuis qu'il sait ce qu'il se passe avec Végéta, il est encore plus horrible avec moi, mais je suis une vraie garce avec lui, alors bon, tout va bien.

Durant tout ce temps, j'ai tué pas mal de personnes, ma soif de sang n'en est que plus grande, voir les gens souffrir me plait. C'est une satisfaction, une vengeance personnelle que m'a fait la vie. Végéta en est pour quelque chose aussi. Une fois il m'a dit que quand j'étais sans pitié, ça lui plaisait. Il aime me voir tuer des gens avec sang-froid. Je suis devenue un monstre, tout comme le sont Végéta, Raditz et Nappa, je suis comme eux, maintenant sans pitié et sans remord.

Je suis dans la salle d'entrainement en ce moment, toute seule. Je suis bien plus rapide maintenant et beaucoup moins faible. Quoi que la dernière planète où j'ai été, un de mes adversaires a failli me couper le bras en deux, depuis il me fait mal et j'ai du mal à combattre comme je veux.

-Leeck, appelles Raditz à l'entrée de la salle.

-Quoi ?

-On part en mission...

Encore ? Fais chier, je suis pas prête !

-Non, pas encore, il nous manque quelqu'un ! Dit Végéta en arrivant, suivi de Nappa.

-Comment ça, il nous manque quelqu'un ? Demande-je perdue.

-La planète où on va est bien trop grande pour seulement nous quatre et en plus les habitants sont assez forts. Parle Nappa.

-On va faire comment alors ? Demande-je.

Je réfléchis à comment procéder. C'est là que je me rappelle... Je regarde Raditz, il me regarde aussi, je crois bien qu'on pense à la même chose...

-Kakarotto !

Nous le disons en même temps. C'est évident notre frère peut nous aider.

-Qui ? Disent Végéta et Nappa à l'unisson.

-Notre petit frère.

-Vous avez un frère ? Demande Végéta.

On hoche la tête et on leur explique qu'il a été envoyé sur la planète terre avant l'explosion de la planète Végéta.

-Pourquoi il n'est toujours pas revenu alors ? Demande Nappa à Raditz.

Bien sûr c'est pas à moi qu'il va demander, il me parle presque plus.

-Il a peut-être des problèmes avec sa capsule et n'a pas pu nous contacter. Il est sûrement coincé sur la terre. Dis-je sans me soucier de Nappa.

-On a plus qu'à aller le chercher sur la terre. Dit Nappa en me regardant.

-En attendant, Freezer nous envoie sur une nouvelle planète Nappa et moi. Allez on y va, plus vite on sera parti mieux c'est ! Ordonne Végéta.

Je lui esquisse un petit sourire avant qu'il ne quitte la salle suivi de près par Nappa.

C'est seulement quelques jours plus tard qu'on décide d'aller sur la terre. On arrive aux Capsules, fin prêts. Mon bras me fait toujours mal, mais il n'y aura aucune raison de se battre, alors je ne m'en fais pas.

-Vous êtes prêts ? Nous demande le soldat qui se charge de nous. Les capsules vont partir.

On acquiesce d'un signe de tête avant de rentrer tous les deux dans nos capsules, direction la planète terre, qui est à quelques mois du vaisseau.

Les portes du vaisseau s'ouvrent et les capsules s'engouffrent dans l'espace, laissant le vaisseau loin derrière.

OoooOoooO