Aye Aye mes lamas !

Ouip j'ai été pas mal inspiré avec le dénouement du chapitre précédent. Autant vous le dire de suite, j'ai renoué avec mes amours de prédilection en style d'écriture. Voici un chapitre remplis de drame comme j'aime. Pas tapé ého !

Une bonne lecture à vous et n'hésitez pas à m'insulter de tout les noms d'oiseaux dans la review pour mes lubies sadiques eheh moi aussi j'vous nem !


Sous la braise, les cauchemar renaissent

Ses paupières lourdes de fatigue battaient faiblement sous la clarté de la lumière blanche. Des picotements lui mordaient le bout des doigts et quelque chose gênait ses membres engourdis. Sa respiration lente et mesurée, ses yeux s'habituaient progressivement à la clarté immaculée de la pièce. La scène lui rappela vaguement l'unique fois ou elle avait finit en charpie entre les mains du chirurgien de la mort qui durant des heures s'était acharné à sur son corps meurtri. Sa vue floue elle, n'arrivait pas à s'orienter correctement ni même à se souvenir ce qui l'avait menée dans ce lit.

Elle se sentait faible et vaseuse. En se relevant, elle chuta en rencontrant de la résistance autour de ses chevilles et poignets. Des sangles de cuirs entravaient ses mouvements, l'empêchant de bouger librement. La lionne grogna pas vraiment étonnée devant tant de précaution pour éviter tout incident. Entre leurs mains les Sentinelles étaient des bombes à retardement. Prêtes à exploser à tout moment. Autre chose attira son attention sur sa droite coupa court à ses réflexions. Ses yeux s'écarquillèrent devant la scène. Allongée dans un lit voisin, la peau aussi blanche que les draps qui la recouvrait. Un masque respiratoire ou des tuyaux reliés permettaient à l'oxygène de circuler librement. Des cernes épaisses sous ses yeux accentuaient son teint cadavérique. La poche de transfusion ou un liquide blanc s'écoulait lentement dans ses veines gonflées de sang noirs au niveau de ses poignets violacés. Une angoisse indescriptible secoua la pyromane qui retrouva l'usage de la parole devant cette vision.

-« Ash' ! »

Pas de réponse. Son coeur ou ce qu'il en restait s'emballa. Ses poings blanchirent et tirant sur ses entraves, elle se débattait comme un lion en cage. Ses yeux humides ne parvenaient pas à se détacher de ce qui se trouvait là. Comme une fatalité la vérité explosa au grand jour et elle refusa de l'admettre enragée de reconnaître que son combat est finalement vain. Que les autres aussi allaient mourir de la même façon comme des chiens. Et qu'elle aussi y passerait. Sa rage et l'impuissance décuplait ses forces et un cri fendit le silence du lieu mortuaire. Un nom chargé de tristesse et de mélancolie, un appel qui supportait tellement d'espoirs vains dans un souhait irréalisable. La porte s'ouvrit sans crier gare et des voix éclatèrent en échos à ses hurlements. Dans la panique l'inévitable s'était produit. La brune rendit l'âme et s'en alla dans un silence glacé comme si son existence n'avait duré qu'un instant avant la mort. Les sanglots étouffaient les voix muettes. Impuissant Kuroba observa Aghni recouvrir le corps inerte de la brune. Un air neutre au possible sur son visage fermé ne parvenait pas à dissimuler pour autant le chagrin qui le rongeait. À l'entrée Aaron et Kazhan tout aussi abattu gardaient le silence. Les lèvres serrées autour d'une cigarette, Aaron souffla une bouffée de nicotine devant lui. Ses yeux mordorés de rouge et d'argent rivés sur le lit sans sourciller. Alors qu'à son bras, Kazhan pleurait sans retenue toutes les larmes de son corps incapable de se contrôler. Même maintenant perdre un ami dans de telles circonstances restait aussi douloureuses. Le blond ébouriffa machinalement le plus jeune et porta la main à son coeur en baissant la tête en signe de deuil.

Empêtrée dans ses draps, Sacha renifla gênée par ses larmes et son nez humide. Kuroba la libéra et aussitôt elle se réfugia dans ses bras complètement abattue. Intérieurement le noiraud aurait sauté au plafond d'un contact aussi proche avec elle. Une de ses mains se perdait dans sa chevelure pour apaiser ses tremblements et les sanglots étouffés qui tâchaient son épaule protectrice. Il posa le menton sur sa tête le regard songeur. Finalement une vieille tradition qui n'existait qu'entre gladiateurs repris ses droits.

Dormons mes frères... loin de ce paradis de barbelés sanglants...

Les bois maudits brûleront sous un millier d'âmes

ardents et hurlantes de désespoirs,

Le chant du fer se mêle dans le sang et

vos cris mes frères,

Bercés sous la brise mortuaire, la corde en collier funéraire

sous leur pieds pendu dans le vide,

Chante le vent qui les porte pour l'éternité, leurs âmes

ont quitté la terre souillée,

Les imposteurs jugent comme l'être divin,

Dans la vallée de l'ombre et de la mort,

nous demeurons immortels,

Car le jour du courroux approche enfin

le clan les guidera d'une seule main,

Armé du bras vengeur, les lames chanteront à nouveau

pour nos frères tombés trop tôt,

Effaçons la terreur et réveillon la vôtre,

Dans la chaleur des flammes brûlantes

gronde le souffle de la révolte.

Le chant mourut comme il était venu. Les paroles avaient vu le jour dans la poussière des arènes de Marie-joie. Les larmes et le sang continuaient d'inspirer la force et l'espoir des combattants. Mourir sous le joug de la domination et l'oppression est terrible mais ils sont forgés ainsi. Ravaler la rancune et la douleur. Ils savent le faire mais personne ne compte en rester là.Ils comptaient bien réécrire l'histoire face à l'incertitude de l'avenir sombre qui les attendait. Le goût de vivre reste fort malgré tout. Montrer la voie aux nouvelles générations importait plus et donne du sens à ces épreuves subies. Et pourtant toutes lueurs d'espoirs les quitta face au diable qui fit irruption dans le laboratoire. Un air indescriptible déformait ses traits. Derrières ses lunettes rondes et cabossées, des yeux aux aguets passaient au peigne fin la salle recollant les pièces du puzzle rapidement dans son esprit. Une grimace méprisante siégea sur ses lèvres fines. D'un geste désintéressé il débrancha l'assistance respiratoire, ôta la perfusion de sérum et après un bref regard sur le corps, ordonna qu'on l'envoie à la morgue pour une autopsie plus approfondie. Il confia cette tâche délicate à son assistant sans lui demander son avis. Le médecin s'exécuta après un regard piteux vers les autres sentinelles.

-« C'est navrant. Si elle avait survécu, j'aurais pu en faire une arme de choix pour le corsaire Donquixote Doflamingo en compensation de la perte de cette sotte de cyborg puisqu'elle nous a filé entre les pattes. Je vais encore devoir faire une nouvelle étude sur les dosages pour voir ce qui a cloché cette fois. Il serait désastreux pour moi de perdre mon meilleur atout ! Oh, et une dernière chose Scarlet, l'Amiral Aikanu m'a fait part de son mécontentement sur vos attitudes inqualifiable à toi et Black. À l'avenir je serait vous, j'éviterais tout contact avec l'officier Coby. »

-« C'est lui qui m'a approchée avec son larbin blond. Je n'ai aucune envie de me mêler aux mouettes d'une quelconque manière que ce soit ! »

-« Fort bien. Il serait déplacé pour moi d'essuyer les colères fumantes du chien rouge ! Ta chaire en a bonne mémoire je suppose. »

-« Une vraie leçon en effet ! »

Le sourire suffisant du laborantin se mura en cette grimace pincée qu'il adoptait quand il obtenait satisfaction. L'orgueil et l'arrogance, un savant mélange de narcissisme composant une personnalité et une volonté à toute épreuve dans ce qu'il désirait sans aucune forme d'hésitation inutile.

-« Fort bien. Vous êtes convoqués chez l'Amiral tout les deux. Il a était mit au courant de vos écarts ce matin, concernant votre sanction... Il a été autorisé à en choisir une pour faire de vous deux un exemple. Allez-y, j'enverrais quelqu'un vous récupérer... »

La boule au ventre, les deux sentinelles quittèrent le laboratoire. Chaque pas les rapprochait de l'échafaud. Le souffle court et la tension nourrissait l'angoisse naissante au fond d'eux. Tout aussi nerveux que sa partenaire, Kuroba glissa ses doigts dans la main de Sacha. Le contact de ceux-ci la fit frémir et elle serra franchement sa main dans la sienne.

-« Je passerait en premier. En espérant qu'il se déchaîne de tout son soûl sur moi.. »

-« Il ne m'épargnera pas moins de coup. Ce type n'a rien d'humain, la douleur d'autrui ne l'atteint pas et le fait vivre. C'est pour ça qu'il est si haut dans la hiérarchie. Un bourreau pour la justice sans état d'âme et sans limite qui va dans leur sens, ils ne vont pas cracher dessus. »

N'y trouvant rien à redire, le noiraud demeura muet. Face à la porte, les deux expériences incertaines entrèrent dans l'antre de la bête. À l'autre bout de la pièce, assit derrière son bureau, Sakazuki le nez plongé dans la paperasse darda un regard noir sur les deux soldats cloués au sol par les pieds incapable d'avancer plus. Le chien fou souffla une bouffée de son cigare qu'il délaissa dans le cendrier sans pour autant l'éteindre. Oubliant ses documents temporairement, l'homme-lave quitta son siège, les mains jointes dans le dos ou sa cape volait derrière ses pas. À mit-chemin il s'arrêta net devant le jeune homme qu'il attrapa par la gorge. Sa poigne de fer n'épargna aucun peine à la sentinelle qui se débattait comme un diable pour ne pas sombrer dans l'inconscience. Le second poing lui broya l'estomac qui sous l'impact le fit cracher une giclée de sang. Le vétéran osa un sourcil devant ces griffes noires qui laceraient les manches de son costume bordeaux. Les crocs en évidence, Kuroba grognait en réponse à l'attaque de son agresseur. Le supérieur plissa les yeux, une veine battait dangereusement sur ses tempes. L'insolence du plus jeune causait sa perte et l'homme-lave lui asséna une pluie de coup jusqu'à ce qu'il cesse toute résistance. Il le laissa tomber à terre à peine conscient. Étendu par terre, le visage du noiraud était à peine méconnaissable. Son arcade sourcilière saignait abondamment. Son nez cassé virait au violet. Recroquevillé sur lui-même, sa respiration était à peine perceptible. Debout devant lui, l'homme-lave ne lui épargna aucun répit et l'envoya valser d'un coup de pied dans les côtes. Kuroba s'écrasa contre une étagère et s'écroula vaincu.

Aikanu se retourna vers la silhouette de la lionne figée d'effrois devant l'état critique de son ami inconscient. Immense, son ombre l'enveloppa toute entière quand il amorça une approche vers elle. Aussi minuscule qu'une souris, elle n'en menait pas large face à lui. Des sueurs froides dévalaient le long de son front chutant sur ses vêtements. Les membres raides et tremblent elle oublia comment respirer, comment parler. Sa terreur muette renaissait de ses cendres. Cendres que l'Amiral prenait plaisir à raviver. Le coup détona dans l'air comme le tonnerre et Sacha ne put l'esquiver. Elle vola contre la porte qui s'ouvra en fracas sur le couloir. Étalée contre le mur, la lionne ne put réprimer un gémissement douloureux. La tête lourde, elle voulut se relever mais ses membres ne répondaient plus. Quittant ses appartements, le cerbère attrapa la pyromane qu'il releva sans difficulté à sa hauteur. Il dévisagea de haut cette tête blanche et repoussante d'un mépris à peine dissimulé. Ses yeux rouges rivés sur les serres du cerbère autour de sa gorge. Ses yeux rouges dardé sur les serres du cerbère contre sa gorge. Celles-ci se déplacèrent et la sentinelle sembla quitter sa transe plaquée ainsi contre le mur. Une poigne glissa dans son dos voûté et arracha la chemise de son uniforme.

Sa peau nue exposée sous l'oeillade intrusive et envahissante . La température grimpa d'un cran réveillant de récents souvenirs enfouis dans la chaire. La sueur perla de nouveau sur sa peau. Le sang lui vrilla la tête et sa respiration saccadée lui brûlait la gorge. La douleur éclata telle une braise, elle s'étendit vivement vorace et grandissante. Ignorant les hurlements de sa proie, le vétéran accentua la pression de sa paume grande ouverte entre les omoplates du dos exposé. À cette vitesse ça n'était plus qu'une question de temps avant que la lionne ne subisse le même sort que Portgas qui avait succombé des mois auparavant au poing de lave.

-"que signifie ceci Aikanu?"

Prit sur les faits, le chien fou relâcha sa victime qui s'écroula inerte et à moitié nue sur le sol du couloir. Le chien darda un regard ennuyeux et colérique sur l'intrus. Paré de son masque de sommeil, Kuzan jeta un regard en coin à la lionne inconsciente aux pieds du cerbère dont le dos laissait échapper des gerbes de fumées. Le faisan reporta son attention sur son collègue en costume rouge dans l'attente d'une réponse à sa question. Celui-ci répondit sans détour campant sur ses positions totalement imperturbable.

-« J'applique une sanction exemplaire pour dissuader les fortes têtes de récidiver à nouveau. »

-« Une sanction exemplaire ? Ne joue pas sur les mots Sakazuki. Ta punition tien plus de la torture et tu l'aurait sûrement tuée si je n'était pas intervenu. »

-« Je ne fait qu'appliquer la justice absolue. Tu devrait en faire autant Aokiji. »

-« Tuer gratuitement et sans raison ne fait pas partie de mes façons de faire. Tu ne fais que tuer sans distinction sous prétexte d'appliquer la justice comme excuse. »

-« Je me fiche de ce que tu pense. Je fais ce qu'il y a faire pour se débarrasser de la vermine.

-« Ce n'est pas de la vermine.. Plutôt que d'en faire des soldats d'élite, tu les brise et nourrit l'idée qu'ils se font du gouvernement.. »

-« S'ils meurent, on pourra toujours les remplacer, ce ne sont que des pions. »

-« Un jour tu regrettera de les avoir autant sous-estimé Sakazuki. »

Sans un mot de plus, le faisan s'avança et ramassa avec précaution le corps de la sentinelle inconsciente. Sa chemise ne couvrait presque plus rien sur son buste et par soucis de pudeur, il la couvrit de sa veste d'Amiral. Chargé, il jeta un bref coup d'oeil dans le bureau et aperçu Kuroba étendu sous une pile de livres tombés sur lui après la collision contre l'étagère. L'homme-glace ordonna à un soldat qui passait par là de s'occuper du noiraud et l'emmener au plus vite à l'infirmerie. Derrière lui, Aikanu dévisageait son collègue d'une mine contrariée.

-« De quel côté est-tu Aokiji ? »

-« Hm ? »

-« Ton attitude ambigu à l'encontre du gouvernement pose de plus en plus problèmes. Les supérieurs ont des doutes sur ton intégrité. Certains affirment que tu trahiras la Marine. »

-« Je pense être le plus honnête concernant mes propres idéaux. S'ils commencent à douter de mes intentions c'est qu'ils ont du soucis à se faire inutilement. »

Sur ces paroles, l'Amiral bleu s'éloigna sans s'occuper de son collègue interloqué. Dans ses bras la jeune femme brûlante d'une fièvre soudaine battait des paupières fébriles. Des larmes silencieuses coulaient sur ses joues tandis qu'elle marmonnait des propos incompréhensibles pour le faisan qui se décida à accélérer le pas pour arriver à l'infirmerie. Il pénétra à l'intérieur d'un pas pressé ou deux infirmières l'accueillirent étonnées de sa venue. Les deux jeunes femmes avisèrent la sentinelle inconsciente dans ses bras. Le faisan les dépassa pour allonger la lionne sur le dos et lui ôta sa cape maculée de sang et de peau carbonisée. Derrière lui, les deux infirmières horrifiées par l'état de son dos se regardèrent simultanément et se pressèrent pour administrer les premiers soins à la patiente.

Au centre de son dos gisait une plaie béante brûlée au troisième degrés entre ses omoplates. La chaire à l'air carbonisée sur les bords tombait en lambeaux. Du sang séché avait coulé hors de la blessure. Le contour de celle-ci rappelait sans s'y confondre l'empreinte d'une main humaine. Le diable l'avait marquée au fer rouge comme un animal sauvage, comme une vulgaire possession. Et rien que pour ça, une colère sourde grondait dans les poings du faisan. La porte s'ouvrit brusquement sur un homme en blouse blanche. L'Amiral bleu darda un regard glaciale sur le laborantin accompagné de son assistant. Derrière ses lunettes, le regard du médecin se décomposa brutalement. Sa façade d'homme froid et distant se fissura définitivement. Sans un regard en arrière, il se précipita vers le lit qu'occupait sa fille. La vue de son dos mutilé ravagea le masque qu'il s'était forgé durant ses années de détention au quartier général. Une haine croissante s'étendait dans la moindre parcelle de son corps. Ignorant tout autour de lui, il ne voyait plus que le visage de sa fille inconsciente et faible. De l'autre côté, il vit également le visage ravagé de Kuroba prit en charge par un autre médecin occupé à le recoudre du mieux qu'il pouvait. Pour la première fois, Zero seulement conscience de son erreur: jamais il n'aurait du ramener sa fille dans cette prison qui la tuait un peu plus chaque jour. Après son visage, la marque qui dissimulait son appartenance en tant qu'ancienne esclave s'était consumée dans les flammes de la justice absolue.