[00:15:45] Kangoo: J'ai plus trop le temps de regarder Aventure c'est trop long
[00:15:56] Kangoo: Et puis j'ai pas le temps avec l'internat
[04:28:20] Kangoo: Alors
[02:24:39] Kangoo: La mauvaise nouvelle, c'est que je ne n'ai aucun contrôle sur l'heure à laquelle je vais actuellement me coucher
J'ai peut-être un léger problème d'inspiration. Ce problème est qu'elle n'arrive qu'entre une et six heures du matin.
Pour m'excuser de mon absence, voici... quelque chose d'absolument hors-contexte et qui n'avance rien du tout. Désolé D:
Inspiration: un post sur tumblr ("I may be short but that doesn't mean you're not about to experience the wrath of a god"), un fanart de Tyrael du très talentueux tobylewin pour la Blizzcon 2011 sur DeviantART (allez regarder c'est cool) et l'entièreté de la soundtrack de WoW.
Chaque personne a quelque chose qui la fait dérailler, un détail -une remarque, un point- auquel elle ne peut s'empêcher de réagir. Un détail physique, mental, caractériel, qu'importe: que ce soit un faux fait historique ou bien une phrase peu charitable sur la longueur de son nez, la réaction en question promettait d'être explosive.
De manière plus littérale dans certains cas que dans d'autres.
Dans le cas de Balthazar Octavius Barnabé "Bob" Lennon, par exemple (le cas plus littéralement explosif en question). En tant que demi-démon, une race connue pour son côté… flamboyant, pour ainsi dire, il y a plus d'une chose qui peuvent le mettre en colère, sans pour autant le pousser à réduire le responsable en cendre -une marque de respect envers son art plus qu'une quelconque pitié pour l'individu. Peu, cependant, peuvent se targuer de lui avoir fait perdre le contrôle de sa part la plus sombre. Pourtant, il y a un moyen sûr de lui faire pousser des cornes: il suffit d'amener son père sur la table pour que, dans un élan d'ironie qu'il reconnait volontiers, il se transforme en l'entité démoniaque que son géniteur lui préfère. Non, la véritable raison est que, des rares qui survivent à la rencontre avec sa version infernale, encore moins sont prêt à fièrement clamer leur exploit, pour peu qu'il leur reste assez de leur gorge pour encore parler.
Tu parles d'un complexe d'Oedipe.
Mais comme on dit, qui se ressemble s'assemble, et ses plus proches amis ont eux-aussi des réactions, si moins destructrices, au moins aussi violentes à certaines insultes.
Shin, malgré les nombreuses fois où il jure avoir le calme et le discernement souvent lié à son élément, n'est pas au-dessus de ses émotions. Elles sont souvent indiscernables sous son masque, métaphorique ou non, mais mentionner sa famille est un moyen sûr de se retrouver avec une flèche au travers du crâne, qui sera probablement envoyé à votre famille en deuil histoire d'enfoncer le clou, pour peu qu'il n'utilise pas vos os pour se faire de nouvelles flèches et vos dents pour ajouter à sa collection.
Grunlek n'a peut-être pas volé son statut de membre le plus sage de la bande, et sa patience connaît des limites très étendues, mais un mot -un seul- sur la technologie de son bras, de laquelle il tire beaucoup de fierté, et vous êtes sûr de finir avec le vôtre arraché. Ce n'est que justice pour avoir osé dire quoi que ce soit de négatif sur ce bijou de science et de magie qu'est sa prothèse, hm?
Quant à Théo, et bien. Théo a eu une vie plutôt satisfaisante, jusqu'au point où il est mort et est revenu comme si les portes de l'au-delà ne s'étaient pas refermées sur lui, et son entraînement de serviteur de la lumière le rendait difficile à enrager. Rendait, oui, car ce calme a tendance à devenir de plus en plus relatif au fil des années passées aux côtés de l'aimant à ennuis que ses amis semblent êtres. Toutefois, il y a toujours eu un sujet sensible que même Bob, qui semblait être poussé par ses gènes à embêter le paladin de la lumière dès qu'il le pouvait -c'est en tout cas son excuse, n'ose pas approcher avec un bâton de quinze mètres.
Sa taille.
Oh, ce n'est pas très visible une fois qu'il se cache sous vingt-cinq kilos d'armure de plaques, deux mètres de cheval de bataille et une épée qui ne compense pas pour ce que l'on croit, mais Théo est en dessous de la moyenne de taille pour un humain mâle. C'était, durant son entraînement, le passe-temps favoris des autres cadets que de lui rappeler leurs nombreux centimètres d'écart et, des années après qu'il les ai tous battu à plate-couture sur un terrain d'entraînement, il en a encore de vagues envie de meurtre.
Ce n'est pas comme si il a besoins de ces vingts centimètres: il est assez imposant et inquiétant pour paraître toiser les autres sans pour autant pouvoir les regarder dans les yeux sans lever la tête, mais ce minuscule (ah) détail physique reste le grain de sable dans le mécanisme huilé de son caractère discipliné.
[Quelques années avant l'accident arachnide, quelque part dans le Cratère]
S'il y a bien deux choses que Grunlek déteste, ce sont les morts-vivants et ceux qui les ramènent. Le mot 'mort-vivant' est toujours la promesse d'une mauvaise expérience, et amène presque toujours à avoir à se battre dans un cimetière contre une horde d'os réanimés tout en étant entre vaguement et complétement saoul (une coïncidence intéressante, considérant le nombre de fois où ils ont eu le grand plaisir de rencontrer des zombies), clairement pas un cadre de bataille confortable pour quiconque concerné.
Cela posait la question: qui, de la horde ou de la beuverie, arrive en premier?
Un homme -nain- plus sage dirait que l'un amène forcément à l'autre, quel que soit l'ordre considéré. Grunlek, lui, dirait plutôt que compte tenu de la situation, il aurait besoin d'être beaucoup plus saoul que ça. S'il pouvait reconnaître quoi, de la bière ou de l'odeur, lui donnait envie de vomir, c'est qu'il n'avait pas eu assez du premier.
Les portes de pierre de la crypte étaient béantes, arrachées de leurs charnières par un sort perdu, mais sa profondeur et la pénombre nocturne empêchaient de voir ce qu'il s'y passait. A l'intérieur, Balthazar était seul face au nécromancien responsable de la catastrophe dans laquelle ils étaient enfoncés jusqu'au cou. Grunlek se serait inquiété pour son ami s'il avait eu le temps, mais il y avait toujours une main putréfiée pour venir lui griffer le visage et le ramener à sa propre survie. Les flammes éclairant brièvement la crypte de temps à autres étaient une preuve suffisante de la survie du mage, et c'est tout ce qu'il demandait.
C'était plus de l'équivalent d'un cimetière d'ancêtres innocents qu'ils étaient en train de démanteler. Le nécromancien était jeune, et impatient; ce n'était pas là l'affaire de plusieurs années de travail, mais bien une preuve de sa puissance. Tant qu'il ne serait pas neutralisé, le combat n'aurait pas de fin: pour le moment, Balthazar le distrayait, mais quelques mots de sa part et les cadavres remis en terre se relèveraient à nouveau pour se joindre à la bataille. Pire encore, si le lien magique les tenant debout venait à être coupé trop tôt, il était probable que la horde en décomposition perdrait tout semblant de cohésion et se disperserait aux alentours en quête de proies plus tendres. Avec un plus petit nombre, ce ne serait pas un problème, mais une telle armée? Un désastre.
Non, décidément, il n'y avait rien de positif à combattre des cadavres.
Heureusement, ils avaient un paladin à leurs côtés pour purifier les morts à la douzaine, sa lumière divine brûlant les abominations touchant le terrain qui entourait le groupe. Sans Théo, ils n'auraient pas tenus jusque là, mais il était évident que le paladin s'y connaissait plus en soins magiques qu'en purification de masse. Pour la première fois dans sa vie, mais pas la dernière, Grunlek se prit à regretter les sorts de zone hasardeux du seul réel mage de leur petite équipe. Là où Bob manquait en visée, il rattrapait en pure puissance de feu, et au point où ils en étaient, brûler la masse de cadavre qui les encerclaient semblaient valoir le coup de quelques brûlures et de la culpabilité du demi-démon.
Une flèche de glace siffla à un cheveu du nez du nain et alla s'enfoncer dans la gorge d'un zombie assez peu décomposé pour que le projectile, lancée avec une force surhumaine, y resta planté et alla épingler le cadavre ambulant au sol, où il fut bientôt piétiné par ses congénères. Grunlek lança un coup d'œil à Shin et hocha la tête, reconnaissant. S'ils ne mouraient pas ici ce soir, il faudrait qu'il lui achète quelque chose en remerciement. Des pommes, peut-être.
Ou un nouvel arc. Si celui-ci survivait la nuit -ce qui, vu l'utilisation qu'il en faisait, était assez peu probable- alors il y avait peu de chance pour que Shin accepte de l'utiliser à nouveau, avec la quantité de chaire pourrie qui s'accrochait au bois.
Prit à la fois dans ses pensées et la lutte épuisante contre la horde, Grunlek ne réalisa pas que le combat dans les tréfonds de la crypte s'était arrêté jusqu'à ce que la silhouette couverte de noir de la tête aux pieds du nécromancien n'en émerge. Il était atrocement cliché, un vrai stéréotype vivant -quoi que c'était à débattre. Une longue robe noire, décorée d'os divers et de taches de sang, un sceptre orné d'un crâne humain sur lequel il s'appuyait lourdement et de longs cheveux couleur corbeau qui luisaient de gras sous la pâle lueur de la lune. Il ressemblait un peu à un adolescent sortit de sa grotte pour faire la bise à des membres éloignés de la famille, en plus meurtrier. Derrière lui, Balthazar s'appuyait lourdement contre les murs de la crypte, haletant et visiblement épuisé. Du sang coulait librement de ses bras, et le poignard tenu entre ses doigts crispés était tâché de rouge. Le nécromancien, bien que plutôt grillé sur les bords, ne portaient pas de signe de blessures ouvertes.
Il n'y avait pas beaucoup d'aide à attendre de ce côté là. Qu'il survive jusqu'à la fin du combat serait déjà un bon début.
"Vous m'avez assez ralenti, aventuriers!" Même sa voix était juvénile, bien que les informations qu'ils avaient recueillis sur lui indiquaient qu'il approchait de la trentaine. Certaine personne ne sortaient juste jamais de leur adolescence, à ce qu'il semblerait. "Il est temps d'en finir."
Un rictus étira ses lèvres, dévoilant des dents tachées de sang. La vue rappela douloureusement à Grunlek qu'ils faisaient bien face à un puissant et dangereux mage noir, et non à un adolescent rebelle qui tentait de ramener son chien à la vie dans le jardin familial à l'aide de trois bougies et un verre de sang de poulet.
"Goreatul, mau-izub!" Ses yeux cernés regardèrent chacun des guerriers tour à tour, avant de s'arrêter sur Théo. "Tuez le paladin miniature en premier, si c'est toute l'étendue de leur menace!"
Et, oh, ce n'était pas la bonne chose à dire. Shin, qui avait porté la main à son carquois et l'avait trouvé vide à l'apparition du nécromancien, prit la meilleure décision et recula précipitamment jusqu'à être derrière Grunlek, qui s'était raidit aux mots du mage noir. Balthazar, malgré les années à côtoyer le paladin, fit quelques pas de recul jusqu'à disparaître dans l'ombre de la crypte, l'éclat rougeâtre de ses yeux la seule chose encore visible parmi les ténèbres.
"... Miniature?"
La voix de Théo était paisible, trop paisible, sans la moindre émotion. Le calme avant la tempête. Il prit une longue inspiration, et dans le silence soudain tous purent entendre le grincement des plaques de son gantelet quand il resserra sa prise sur son épée.
"Miniature?"
Son bouclier tomba lourdement au sol avec le bruit sourd caractéristique qu'un objet très lourd tombant sur une surface molle. Sa main à présent libre commença à doucement luire d'une lumière dorée, et tous purent voir avec une satisfaction teintée de crainte la panique naître dans les yeux du nécromancien. Les morts-vivants s'agitaient, rendus inconfortables par l'inquiétude grandissante de leur maître.
"Je suis miniature?"
La lumière s'étendit au-delà de sa main, traîtreusement délicate dans sa façon de se glisser dans l'espace entre chaque plaque de l'armure, entourant le corps du paladin comme une caresse. Bientôt, son armure entière brillait comme le soleil, et sa magie continuait à se mouvoir, s'étendant derrière son dos pour former ce qui, avec un peu d'imagination, aurait pu passer pour des ailes.
Alors que deux, puis quatre, puis six appendices distincts prenaient forme dans son dos, créant l'illusion de plumes de pure lumière s'étendant derrière lui, un rire bas naquit dans sa poitrine.
"Oh, je suis peut-être miniature, mage," Il murmura, et sourit à la façon d'un dangereux prédateur à la fin de sa chasse.
Suspendu à quelques pieds du sol par six ailes de lumière immobiles, brillant plus que la lune dans le ciel nocturne, Théo Silverberg prit son épée à deux mains et l'amena au dessus de sa tête.
"Mais cela ne veut pas dire que tu ne t'apprête pas à subir le courroux des cieux!"
Et, sur ces mots, il abattit son épée.
[ Une vague de lumière éblouissante submergea le cimetière et le sol trembla comme si quelque chose de titanesque s'y était écrasé. Balthazar, depuis sa cachette dans un coin de l'escalier de la crypte, se recroquevilla contre le mur et écouta les hurlements d'agonie des morts-vivants comme du nécromancien qui résonnaient avec une clarté un peu distante dans son esprit, en alternance avec le 'mage' craché par le paladin (mage noir, par lui, jamais lui, pas même quand il perdait le contrôle, il devait s'en souvenir), se disant avec crainte que ça aurait pu être lui, s'arrachant la gorge à supplier inutilement pour que la souffrance s'arrête enfin. Elle ne s'arrête jamais, Balthazar aurait voulu lui crier, à travers les cris et le tintement juste hors d'écoute de la magie purificatrice, elle te change, et si tu ne l'accepte pas, elle te tue. Mais il s'étouffa sur ses mots et se tut, silencieux et jamais vraiment habitué à sentir la vague de lumière le traverser sans lui faire le moindre mal. Il avait déjà changé. ]
Quand la lumière se dissipa, il ne restait rien des cadavres, et le nécromancien était roulé en boule dans l'herbe du cimetière, les yeux vides et humides, les doigts enfoncés dans le sol comme pour s'y tenir. S'il y avait la moindre malédiction, goule ou apparition dans ce lieu, elle avait disparu avec les abominations: tout ce qu'il restait étaient les aventuriers épuisés, dont Théo qui s'écroula au sol avec un tintement d'armure et un "Ouch" étouffé.
Shin marmonna quelque chose qui ressemblait fort à "foutus guerriers caractériels et dramatiques" et alla récupérer Balthazar, qui s'était laissé glisser jusqu'au sol une fois la menace écartée et n'avait plus la force de se relever. Il le posa près de Théo et s'en alla récupérer leurs équipements, abandonnés quelques mètres plus loin dans leur course contre l'apocalypse zombie.
Pendant que l'archer couvrait le mage de feu de baume cicatrisant et de bandages, maugréant tout du long à propos de son peu d'instinct de survie et méthodes discutables de faire de la magie, Grunlek alla s'asseoir auprès du paladin.
"Hm. Je t'aurais pas pris pour quelqu'un de sensible à propos de sa taille." Il aimait vivre dangereusement. Autant en profiter tant qu'il était trop épuisé pour réagir (lire: déclencher une deuxième purge).
Théo émit un grognement inintelligible, face contre terre et immobile.
"Ah, c'est peut-être parce que je n'ai jamais remarqué les talons."
Il était peut-être le membre le plus sage du groupe, mais ce n'était clairement pas mettre la barre très haute.
("Et sinon, qu'est-ce que vous comptez dire aux familles dont notre inquisiteur bien-aimé vient de pulvériser les ancêtres?"
"A quel point est-ce qu'on a besoins de cette paye?"
"Beaucoup. Du genre 'Il va falloir prostituer Balthazar si on veut pouvoir manger cette semaine'."
"Hey!"
"Ah. Merde.")
Oops. La morale de l'histoire, les enfants, est de ne jamais mettre en colère quelqu'un capable de vous réduire en un tas de cendre purifiées.
Si l'un de vous pouvait me faire un résumé complet de ce qu'il se passe dans Aventures depuis le retour de Théo dans la saison 2… Ça s'rait vachement sympa.
Fun fact: Le nécromancien parle en noir parler, la langue des orcs dans le Seigneur des Anneaux, merci internet. En gros, ça se traduit par "Tuez-les tous, mes guerriers!" (Tuer-les, miens-guerriers pour être exact, parce que la conjugaison c'est pour les elfes). Pourquoi il repasse en humain pour insulter Théo, là est la vraie question.
Tous ceux avec qui je jouent choisissent des paladins. En temps que démoniste à l'âme, je ne suis pas amusée.
Headcanons: - Théo est basiquement Edward Elric. Je ne regrette rien.
- Shin est le genre de gars violent et un peu flippant qui n'avance que grâce à un mélange de haine, vengeance et esprit de contradiction, et collectionne les dents de ses ennemis pour se souvenir. Aussi, il est fait de 90% de glace et 10% de pure rancune.
- Bob et son père ne s'entende pas aussi bien que ses amis ne le pensent, et ils ne pensent pas qu'ils s'entendent bien dès le départ.
- BLOOD MAGIC
- Grunlek est l'incarnation du "je suis trop vieux pour ces conneries". He's done with their shit.
- Terre consacrée est le sort de paladin par excellence et il n'existe pas que dans Warcraft parce que j'écris ce que je veux.
- Théo est actuellement celui du groupe qui inspire le plus de peur aux gens. Les Inquisiteurs sont juste naturellement flippants, que voulez-vous.
