Disclaimer : tous les personnages appartiennent à J.K.R. sauf un.

Note : Je remercie chaleureusement Virg05, Elialys, Del Naja, Satai Nad et Val pour vos review. Cela me touche et je vous dédie donc ce chapitre.

Note bis: un grand merci à ma beta-reader, car sans elle, ce chapitre ne serait pas ce qu il est. J' appelle donc Del Naja… comment elle n'est pas là ? C est du propre ;-). Gros poutou à cette courageuse.


CHAPITRE 2 : PLUS ON VEUT OUBLIER SON PASSé ET PLUS CELUI-CI REVIENT EN FORCE (flashback)


D'un pas pressé, je me dirigeais au chemin de Traverse afin de renouveler le stock d'ingrédients que ces cornichons gaspillent allègrement. Naturellement, j'en profiterai pour faire un tour à l'allée des Embrumes pour mon stock personnel.

Après m'être affranchi de cette corvée, je réfléchissais sur les nouveaux ingrédients commandés et ce fût à ce moment là que je la vis. Elle n'avait pas trop changé, elle avait toujours son air de miss je-sais-tout mais les années l'avaient affinée et lui avaient donné de belles rondeurs là où il fallait. Elle devait avoir environ une trentaine d'années. Ses lèvres étaient pulpeuses et semblaient une invitation au baiser. Après tout, elle n'était plus mon élève depuis longtemps et un souvenir me rappela que ses lèvres étaient un délice.
Elle semblait perdue et apeurée. Attendait-elle son mari ? Je me retournai, prêt à partir avant qu'elle ne me vît. Cependant, une voix m'interpella.

« - Professeur Snape ? »

La politesse exigeait que je me retourne et la salue. Ce que je fis.

« - Miss Granger. »

Mais ce qu'elle fit me surpris, ma pratique assidue de la Legilimancie ne l'avait même pas détecté. Elle se jeta dans mes bras. Elle me serrait si fort que j'entendis les battements de son coeur. Après tout, ce n'était pas si désagréable de tenir une belle et jeune femme dans ses bras mais elle était la femme d'un autre. Effectivement elle avait grandi. Je ne la dépassais que d'une tête et je sentais sa respiration au niveau de ma pomme d'Adam.
Elle frémit et je sentis un vide quand elle se dégagea de l'étreinte.

« - Je suis désolée professeur Snape. Je ne sais pas ce qui m'a pris. D'anciens souvenirs peut-être…

- Ce n'est pas profitable de ressasser les souvenirs. De plus je ne suis plus votre professeur.

- A mon tour de compléter une information, je m'appelle madame Granger-Erdwood désormais.

- Dans ce cas, appelez-moi maître Snape en raison de mon grade d'études ou monsieur Snape. Vous n'avez plus besoin de m'appelez professeur depuis que vous avez eu vos
A.P.I.C.s.

- Je vois, maugréa Hermione.

- Non vous ne voyez rien du tout, miss Gran… MA--DA--ME ERD--WOOD comme d'habitude ! La preuve, c'est que vous êtes en train de chercher pathétiquement votre mari ! Cela est désolant. A votre âge, vous ne pouvez toujours pas sortir sans vos fidèles toutous. Saint-Potter n'était plus disponible ou vous l'avez tellement tué au lit malgré ma leçon particulière que vous vous êtes contentée du premier venu ? »

Les yeux de Granger s'assombrirent et son regard se durcit, un rictus se forma sur ses lèvres.

« - Ce qui est pathétiquement désolant PROFESSEUR, c'est que vous n'avez même pas pris la peine de mesurer vos paroles. Feu mon mari est mort de la main de Voldemort. Vous ne saviez pas ? Pourtant MES TOUTOUS, comme vous dites étaient autour de lui, vous n'en faisiez pas partie ?

-Espèce de … »

Je devais me calmer. Seuls ceux qui montrent leurs sentiments n'arrivent à rien dans la vie. Elle avait presque réussit de nouveau, presque…

« - Si vous aviez eu des parents sorciers, vous auriez su que votre éducation fait défaut. On ne s'adresse pas de la sorte a un aîné, et qui plus est gradé, miss Granger.
Désolé de ne pas vous avoir sauté dessus comme vous l'avez fait mais la décence implique que deux adultes ne se comportent pas de la sorte en public. Je vous souhaite une agréable journée madame Granger-Erdwood et veuillez accepter mes sincères condoléances. »

J'étais aux anges, Granger bouche bée, yeux grands ouverts et surtout, surtout, elle ne disait mot. Les miracles existent…
Avec un rictus de satisfaction, je dépassa Granger (Erdwood pppffff, après tout, Granger restera Granger).

« - Maman ! Viens voir le nouveau balai est arrivé !

- Eileen Granger-Erdwood où étais-tu passée ! Je t'avais dit de ne pas trop t'éloigner ! Je m'inquiétais, c'est la première fois que tu viens ici et force est de constater qu'il y a des personnes peu fréquentables en ce lieu. »

Je restais pétrifié, pas à cause de l'insulte à mots couverts, non quelque chose de bien plus profond... J'en eut même le sang pétrifié… Comment Granger l'avait-elle appelée ? Comment ? Cela ne pouvait pas être une coïncidence. Par Merlin, pas la fille de Granger ! Pas ce prénom !

Je revins sur mes pas et me planta devant elle.

« - Comment avez-vous appelé votre fille ? »


CHAPITRE 2 BIS : LE CALME AVANT LA TEMPÊTE


Avertissement : chapitre pouvant choquer en raison d'une scène suggestive mais nous sommes en présence de deux individus qui ont un passé en commun, vous en saurez plus en temps et en heure

"…" : les pensées de Severus

# # : les pensées d'Hermione

Dans les yeux d'Hermione se lisaient de la surprise puis de la compréhension et du malaise. Quand aux yeux de Severus, la colère et même la haine s'y reflétaient. Il semblait penser que cela avait eu pour but de le blesser voire de le ridiculiser.

« - Eily va demander le prix du balais et va acheter ta baguette, je te rejoints au Chaudron Baveur indiqua Hermione sans avoir perdu le contact visuel avec Severus.

- Très bien. »

Eileen regarda successivement Severus et sa mère puis partit.

Le temps semblait s'être arrêté et une certaine pesanteur commençait à se faire sentir sur les épaules d'Hermione.

« - Je… balbutia Hermione. Je ne savais plus dans quelles circonstances j'avais entendu ce prénom.»

Severus était fou de rage.

" Je l'aurais bien tuée si nous n'étions pas dans le passage le plus fréquenté de Pré-au-Lard "

Il attrapa Hermione par le coude et la poussa sans ménagement vers une ruelle déserte, là où il n'y aurait pas de témoin. Puis il la lâcha comme si le fait de l'avoir touchée l'avait souillé.

" Ma main me brûlait de haine, cette même haine qui me faisait tenir lorsque j'étais Mangemort. Je me raccrochais à cette haine comme si c'était une bouée de sauvetage. Je ne pouvais me permettre de ressentir d'autres sentiments à l'époque pour supporter ce que je voyais. "

« - Ecoutez Severus, je n'avais pas l'intention de vous blesser. Ce n'est qu'un prénom après tout. C'est même un très beau prénom et je ne savais plus où je l'avais entendu. »

" Ma tête allait exploser. Comment avait-elle osé ! Elle ! "

« - C'est une idée de Potter, n'est ce pas ? siffla Severus hargneux. Ce que le père n'a
pas réussi à me faire subir, le fils le fait ! Aarrgghh les Potter, les si brillants Potter ! Que soit maudite leur sale lignée !

- Je ne vous permets pas de- »

Il fulminait et la coupa après avoir pris conscience de quelque chose.

- Comment vous m'avez appelez, comment pouvez vous avoir le culot de vous adresser à moi par mon prénom ! gronda t-il. Gardez votre familiarité pour vos semblables ! Espèce de sang de bourbe ! cracha t-il. Comment avez vous osé appeler votre bâtarde de fille comme ma vénérée et respectée mère, je-

- VOUS ! Comment osez vous ! Et pour un simple prénom ! Votre mère n'avait pas le monopôle de ce prénom que je sache ! Mais ce que l'on dit est donc vrai, s'étrangla
Hermione, un Mangemort repenti est un Mangemort mort. »

" Cette dernière phrase fit éclater la limite de ma patience et de mon éducation. J'attrapais méchamment ses poignets et je la bousculais jusqu' au mur. Un bruit sourd me fit comprendre qu'elle avait heurté le mur de plein fouet. Mais au lieu de me calmer, cela éveilla des instincts animaux. Je ne pouvais plus me contrôler. Je voulais lui faire mal comme elle m'avait fait mal. Toutes les douleurs ressenties depuis mon enfance refirent surface. Cette tentative grotesque de me blesser par l'intermédiaire de ma défunte mère avait pourtant fonctionné. Je ne voyais plus Granger, ni une femme devant moi mais une proie. Or on ne respecte pas une proie. On lui montre qui est le maître. C'est elle qui allait payer pour tout le monde. "

« - Si véritablement, grommela Severus, vous pensez ce que vous venez de dire, dans ce cas vous ne serez pas surprise par ce que j'ai l'intention de vous faire. Vous allez donc obtenir ce que vous méritez. »

D'une seule main, il emprisonna ses poignets qui étaient déjà ecchymosés par la force de sa prise, puis il les positionna dans son dos. Hermione était à la fois effrayée par la brutalité soudaine qui s'était emparée de lui mais en même temps, malgré la ruelle sordide où ils se trouvaient et la situation périlleuse dans laquelle elle se trouvait, son corps voulait ressentir encore une fois sa façon si particulière qu'il avait de la toucher et de la faire se sentir protégée entre ses bras… retrouver les éphémères instants de jadis, juste une seule fois…

Cependant sa réflexion s'arrêta quand le genou droit de Severus avait écarté brusquement la cuisse gauche de la jeune femme. Ce n'était pas le Severus qu'elle avait connu, non, la brutalité s'emparait de lui. Elle avait voulu le tester sur le terrain où il excellait, la répartie et elle n'avait récolté que sa haine… Le passé est à jamais derrière se dit-elle.

Hermione ne pouvait plus parler. Sa frayeur l'avait emporté sur son envie de retrouver les mains de Severus sur sont corps. Elle prit conscience qu'elle avait joué avec le feu avec lui pendant sa scolarité. N'avait-elle pas enfreint les règlements au nez de cet homme ?

« - Peut-être qu'en fin de compte vous ne méritez que cela, murmura t-il à son oreille. Seuls les vrai sorciers méritent de recevoir l'apprentissage. De plus, dit-il sournoisement en la regardant droit dans les yeux puis en faisant mine de la déshabiller du regard, les femmes ne devraient remplir que leur principale fonction de nous satisfaire au lit. N'est-il pas vrai ?

« - Vous avez perdu de votre prestance professeur Snape, dès lors que votre chef vous a lâchement abandonné. »

Déconcerté par son courage, Severus attendit un peu puis une idée germa dans son esprit.

Pendant qu'il se remit a parler, il continuait de regarder Hermione intensément tout en déboutonnant un à un les boutons de sa chemise.

« - Tiens, tiens ce n'est plus Severus ? dit-il avec un ton narquois. Nous sommes repartis sur le collégial professeur Snape ? Il est vrai que je vais de ce pas vous enseigner ce que je fais aux vilaines petites filles. Et je pense que pour une fois, vous ne lèverez pas la main pour de plus amples explications. Car je serai très très explicite, insista t il avec un sourire carnassier. Mais bien entendu je jouis d'avance de savoir ce que vous vous n'aurez pas compris et je me ferai un honneur de vous le ré expliquer. »

Durant toute cette tirade, Severus avait réussit à déboutonner entièrement la chemise d'Hermione et y avait déjà glissé une main à l'intérieur

« - Lâchez-moi professeur ! Hurla t-elle.

- Je vois. Vous voulez que j'aille plus vite ! Petite impertinente, murmura t-il près de ses lèvres, vous en voulez toujours plus n'est ce pas ? »

Hermione sentit qu'elle n'avait aucun contrôle. Elle prit enfin conscience qu'il était sur le point d'agir comme un vrai Mangemort, le véritable Severus qu'elle avait entraperçu autrefois pendant un bref instant avait disparu, il ne restait de lui que son côté sombre de douleur, de fureur et de haine. La peur et la rage lui donnèrent la vitalité de se débattre. Mais au lieu de donner un semblant de lucidité à l'homme, cela l'excita. Elle eut la sensation horrible de sentir au niveau de son nombril, la réaction des ses soubresauts contre Severus. Etant de plus en plus émoustillé, il fut de plus en plus actif sur son corps.

Il dut lancer le sort de ligotage sur les poignets de sa proie car elle avait réussi à libérer une de ses mains.

« - Vous n'utilisez pas de baguette ? demanda Hermione interloquée.

- Pensez vous que ce soit le lieu et le moment de me poser ce genre de
questions ? Vous m'étonnerez toujours Granger, ironisa t-il tout en continuant d'embrasser lascivement le cou de la belle.

Brusquement il attrapa les deux cuisses d'Hermione. Il mima l'acte sexuel de façon lente mais prononcée. Hermione était perdue car cela lui rappelait le jour de la fête, ce jour où ils avaient partagé un moment si particulier. Hermione voulut parler mais le legilimens qu'il était, avait anticipé et posé ses lèvres sur les siennes.
Il était plus fort qu'elle. Elle devait faire quelque chose car le contexte était nettement différent et il faisait cela par colère, par vengeance.

# Maudit orgueil des hommes. #

Elle lui mordit donc sa lèvre inférieure jusqu'au sang. Il la lâcha subitement et recula de quelques pas en pressant d'une main sa lèvre meurtrie. De l'autre main, il chercha un mouchoir dans une de ses poches. Hermione toujours à terre et attachée utilisa ce moment de répit pour lui assener un magistral coup de son pied au niveau de son bas ventre.

Dans tout le chemin de Traverse et ses ruelles alentours, résonnèrent les hurlements d'une bête.

Par contre à cet instant-là, on pouvait douter sur l'identité de la proie. Sa main abandonna sa lèvre pour se diriger vers quelque chose d'agonisant. Severus était plié en deux par la douleur et ses yeux se révulsaient. On aurait pu avoir pitié de lui si la situation s'y prêtait.

« - Lâchez-moi, lâchez-moi ! tonna Hermione. Sinon je vous tue ! Espèce de sale violeur ! »

Severus au bord de la syncope lui jeta tant bien que mal un maléfice pour la rendre muette. Elle pouvait le traiter de toutes les insultes qu'elle voulait, mais violeur, ça il ne pouvait pas le supporter et encore moins l'entendre de sa bouche à Elle. Il commença à claudiquer lorsqu'il voulu tendre une main tout en gardant l'autre sur la partie meurtrie de son anatomie de mâle orgueilleux. Il changeait de couleur de minute en minute. Quand la douleur sembla légèrement s'atténuer, il s'agenouilla face au mur en y appuyant sa tête. Alors, elle avait vraiment été terrorisée, comment avait-elle pu penser qu'il agirait de cette abjecte façon et surtout envers elle, lui qui n'avait jamais pu supporter le sadisme des Mangemorts envers les femmes. La douleur l'empêchait de parler.

Hermione était à sa gauche, terrifiée.

« - Vous… vous… pensiez… réellement que je que je vous aurais touchée comme ça Granger… de cette façon… si ignoble… Vous… vous me dé-ce-vez, réussit-il à articuler. »

Quand ses esprits reprirent un peu le dessus, il se jeta un sort de « coussinage » afin d'atténuer la douleur, mais cela ne serait que de courte durée. Il lui fallait de tout urgence un
Médicomage et une potion ! Il lui fallait aussi dire ce qu'il avait sur le cœur, montrer à cette Granger de rien du tout qu'il n'était pas celui pour lequel elle l'avait pris.

« - De plus pour votre gouverne, je ne suis pas un violeur ! Que je sache, je ne vous ai pas touchée de la sorte. Et pour vous lâcher petite idiote il fallait déjà que je vous tienne !

- Je… je… vous… nous- ,balbutia t-elle énervée.

- Arrêtez de parler en monosyllabe ! Cela commence à m'irriter furieusement !
Pour vous comme pour les autres, je ne serai toujours qu'un Mangemort. J'étais pourtant là et à vos côtés lors de la bataille. Je ne suis qu'un tueur et un violeur, un Mangemort en somme, c'est bien ce que vous vous dites n'est-ce pas ? Mais gardez bien en tête que sans ce rôle, vous ne seriez pas là à m'insulter et me manquer de respect. La plupart d'entre vous seraient morts à l'heure qu'il est.

- Je le sais bien et auriez vous oublié mon mari ? murmura t-elle un peu honteuse.

- Ecoutez, je sais que cela ne sera pas une consolation mais je n'étais pas au courant qu'il était votre mari. J'avais effectivement entendu dire qu'un homme avait eu la sottise de le défier seul et qu'il avait été puni de cette insouciance. Granger je ne pouvais ni décemment ni également protéger les suicidaires.

- De quel droit vous permettez vous de-

- Granger ! Selon mon statut, qui suis-je pour donner la vie et la prendre ? Mon seul objectif était de protéger le maximum de monde. Votre mari était seul et il s'était dirigé vers la fosse aux lions de son plein gré.

- Ted, chuchota la veuve.

- Comment ? demanda Severus, surpris.

- Mon mari avait un nom. Il s'appelait Ted, Ted Erdwood. Il était à Serdaigle et de la même promotion que moi. Vous voyez, il avait un visage, il existait. Et vous, vous n'avez pas pris la peine de réfléchir que sa vie pouvait avoir autant de valeur que les autres …

- Mais qu'en savez vous ? fit Severus écoeuré. Savez vous ce que l'on ressent quand on voit quelqu'un mourir ? Et se dire que suite à notre choix tel homme devra mourir ? Si je sauve certaines vies, je mets en péril ma couverture. Et dans cette hypothèse, je ne pourrai même pas sauve un Elfe de maison. Vous la Miss je-sais-tout, vous ne pouvez pas le comprendre avec votre intelligence infaillible, cracha t il. Je ne peux porter sur mes épaules toute la misère du monde et la responsabilité de tous les morts durant cette guerre. »

Après quelques secondes d'un silence de mort, Severus poursuivit.

« - Et vous miss Granger ? Qui êtes vous pour me juger ? Qu'avez vous fait pour aider à l'effort de guerre ?

- Je suis désolée professeur Snape.

- A la bonne heure ! railla t-il. Votre sagesse revient avec la politesse. Je m'excuse également pour vous savez quoi… »

Il libera enfin Hermione du sortilège et l'aida à se relever.

« - Désirez vous de l'aide ? se proposa gentiment Hermione . Je suis Médicomage. »

Il haussa un sourcil et sembla s'autoriser un sourire.

« - Je pense que je me débrouillerai. Mais en tout cas, si en duel de sorciers il était permis d'utiliser les jambes, vous auriez eu une bonne appréciation. Cependant à mon humble avis, ce qui s'est passé se réfère à une bagarre de rue entre Moldus. Cela n'est donc pas représentatif des duels entre sorciers. Vous me décevez Granger, qu'avez-vous appris pendant toutes ces années à Poudlard si c'est pour vous battre sans votre honneur et sans votre fierté de sorcière ? »

Il lui fit signe de la tête et s'éloigna en boitant.

Hermione massa ses poignets endoloris puis reboutonna les boutons de sa chemise. Elle s'arrangea pour se donner une apparence paisible afin de ne pas laisser paraître son trouble intérieur.

# Severus Snape, vous êtes peut être un sauveur dans notre monde mais votre comportement témoigne d'une grande instabilité émotionnelle. #

Son unique fille devait rejoindre les bancs de Poudlard dont le professeur de
Potions ne serait autre que cet homme. Elle prit donc une décision tout en se dirigeant vers le Chaudron Baveur.

Note finale : Dans le tome 3, j'ai découvert une autre facette dans le personnage de Severus Snape c'est à dire un homme qui avait du mal à se contenir. Donc si vous jugez que je suis allée trop loin avec lui, c'est que j ai encore en tête mon interprétation du chapitre 19 « Le serviteur de Voldemort ».