Hello !
Je vous retrouve un chapitre un peu plus long que d'habitude, et j'espère vraiment qu'il vous plaira parce qu'il s'y passe plein de choses !
Pour ceux que ça intéresse, je publie une nouvelle petite histoire, c'est un Romione de 6 chapitres, tout mignon, avec un lemon au dernier chapitre ;) Si ça vous intéresse, elle s'appelle : "Quand le crapaud se transforme en prince"
Bonne lecture ! :D
Chapitre 7 : Love me stronger
Ginny commençait à sentir quelque chose, quelque chose de plus et de nouveau. Elle ne savait pas quoi, mais les choses changeaient, c'était une certitude. Elle avait l'impression que ça touchait tout le monde. Elle avait des flashs, des émotions, très floues, comme des souvenirs. Elle ne savait pas très bien ce que ça signifiait, mais ça avait de l'importance, à n'en pas douter. Hermione entra dans leur chambre bruyamment et s'excusa :
- Désolée, je pensais que t'étais encore au foyer …
- Ça fait rien, ne t'inquiète pas Hermione !
Son amie s'assit sur son lit, elle semblait pensive, ce qui arrivait fréquemment. Ginny oublia ses réflexions et sauta sur son lit :
- Qu'est-ce qui se passe ? C'est Drago ? Tu doutes encore de tes sentiments pour lui ?
- Non, c'est pas ça …
- Alors dis-moi !
La rouquine avait remarqué qu'Hermione était encore plus bizarre maintenant qu'elle sortait avec Drago. Et elle était un peu peiné que sa meilleure amie ne partage pas ses états d'esprit et ses pensées avec elle, sa confidente de toujours. Ils en avaient surpris beaucoup, mais elle devait bien avouer qu'ils étaient un couple très mignon. Cependant elle n'était pas dupe : son amie ne semblait pas aussi heureuse que cela, même si elle avait tout pour. Drago était parfait pour elle, mais elle semblait encore et toujours s'interdire d'être heureuse avec lui. Hermione souffla, l'air incertain :
- Tu n'as pas l'impression qu'il … te manque une partie de toi ? Que tu n'as pas toutes les cartes en mains pour … Je ne sais pas …
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
Demanda Ginny, très intéressée, mais pas encore tout à fait sûre de savoir où son amie voulait en venir. Hermione se leva et prit son courrier :
- Est-ce que tu te souviens vraiment de qui tu es ? Pourquoi tu es là ? Tu ne t'es jamais posée de question ?
- Tu veux dire que … si on est là, ce n'est pas pour les raisons qu'on croit ?
La brunette hocha seulement la tête en signe d'affirmation, sans rien divulguer de plus. Après un moment de silence, elle ouvrit la porte et dit seulement :
- Si tu veux des réponses à tes questions, cherche les raisons pour lesquelles on est ici.
Elle sortit, la laissant seule avec ses réflexions. C'était le minimum qu'elle pouvait faire pour la lancer sur la piste.
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Ginny y réfléchit beaucoup. Elle y pensait tout le temps, vraiment. Ça la travaillait, comme si elle allait faire une importante découverte, et elle se sentait proche de la solution. Et elle commençait à comprendre ce que voulait dire sa meilleure amie. Elle pensait à sa famille, mais ne voyait que des images floues. Elle essayait de se souvenir pourquoi elle était là, quand elle avait décidé, mais rien ne lui revenait. Alors elle essayait de penser à avant, ce qu'était sa vie. Rien. Elle ne se souvenait d'aucune vie avant le pensionnat. Comme si elle n'avait pas existé avant d'arriver ici. C'était horriblement perturbant et troublant, comme si c'était bloqué quelque part dans sa tête sans qu'elle n'y ait accès. Il y avait des choses étranges aussi, elle s'en apercevait. Elle n'arrivait pas à dépasser la barrière d'arbres qui séparaient le pensionnat de l'extérieur, comme si une force invisible l'en empêchait. Elle ne pouvait ni sortir ni partir. Et tous les gens avec eux ? Ils semblaient comme elle, sans vraiment le savoir et en avoir conscience. Elle avait toujours eu l'impression de les connaître, plus ou moins, et surtout, qu'Hermione les connaissait. Et c'était peut-être le cas, même si elle ne s'en souvenait pas. Tout ce qu'elle savait et tenait pour sûr, c'est qu'Hermione savait tout, toute la vérité, mais qu'elle ne lui dirait rien. C'était à elle de découvrir le terrible secret que ce pensionnat renfermait, elle et les autres avec.
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Hermione avait reçu une nouvelle lettre : la quête de ses amis était terminée, ce serait bientôt la bataille finale. Mais elle n'était toujours pas conviée à rejoindre le monde sorcier, ce qui était frustrant. Elle mourait d'envie de rejoindre la bataille. Elle voulait se battre, utiliser sa baguette et sa magie. Mais elle ne pouvait pas non plus tout laisser en plan. Et elle avait compris ce que mijotaient les garçons depuis le début. Ils ne voulaient tout simplement pas qu'elle et Ginny participent à la bataille finale. Maintenant qu'elle était là, l'excuse serait qu'elle ne pouvait pas laisser tous ces élèves seuls ici. Elle était prise au piège par sa responsabilité des amnésiques, c'était bien joué – mais déloyal – et elle n'avait pas vu le coup venir. Prendre le risque de rendre leurs mémoires aux Serpentards était trop dangereux, et les laisser seuls l'était autant. Hermione se doutait même qu'en cas de défaite, elle aurait des instructions précises pour maintenir en sécurité le petit groupe. Cela lui donnait la rage de se savoir ainsi écartée, sans aucun recours ni pouvoir y faire quoi que ce soit.
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Drago trouva Hermione en pleurs un soir, sans savoir qu'elle venait de recevoir un courrier désespérant de ses amis. Il était tard et il s'était levé pour boire un verre d'eau, sans se douter qu'il allait la trouver là. Il avait entendu du bruit et était tombé sur elle, en larmes dans les escaliers menant à l'aile des filles. Inquiet, il s'était approché et avait demandé :
- Hermione ? Qu'est-ce qu'il y a ?
La jeune fille essuya ses larmes et se jeta dans ses bras, cherchant du réconfort. Il lui caressa les cheveux et la serra contre lui, soucieux de la consoler quelle que soit sa peine. Elle finit par se calmer et pour la première fois, elle lui parla :
- Tout est tellement compliqué …
- Tu sais, tu peux tout me dire …
Hermione fut prise d'une nouvelle crise de larmes, à cause de ce sentiment d'être pied au mur sans pouvoir pour autant avouer :
- Tu ne comprends rien ! Je suis coincée ici ! Et je ne peux rien te dire, parce que tu ne sais rien, et si tu savais, tout serait tellement différent …
Drago souleva son menton et l'embrassa fougueusement, voulant qu'elle arrête de déblatérer des choses sans aucun sens et qu'elle se sente épaulé et soutenue. Hermione se laissa faire, prise de passion par son chagrin. Elle ne pouvait nier les sentiments d'affections qu'elle avait développés pour l'adolescent blond, ce serait hypocrite de prétendre qu'elle ne ressentait rien. Elle se sentait même bien avec lui, mieux qu'elle ne l'avait jamais été avec Ron, parce qu'il savait la soutenir et l'accepter comme elle était, sans moqueries ou râler. Mais elle ne pouvait pas. Ce n'était pas possible, Malfoy n'était pas comme ça. Et Ron ne méritait pas ça. Elle se recula, doucement, à contrecœur :
- Même ça je ne peux pas …
- Mais qu'est-ce que tu racontes ?
- Si tu savais toute la vérité, tu ne m'aimerais pas … Tu me détesterais même !
Le garçon passa la main dans ses cheveux, excédé et désemparé :
- Mais comment tu pourrais le savoir ?
- Je le sais, c'est tout !
Explosa la brunette, hystérique. Complètement fou, Drago se leva et plaqua sa petite-amie contre le mur, pressant dangereusement son corps contre le sien :
- Non, tu ne le sais pas. Je suis amoureux de toi. Je t'aime ! Rien ne pourra changer ça. Fais-moi confiance pour une fois !
Ils se regardèrent dans les yeux un long moment, et le garçon finit par déceler dans son regard une lueur d'abandon. Il avait gagné. Il se pencha et l'embrassa à pleine bouche, savourant et faisant passer le moindre sentiment qu'il éprouvait pour elle dans cette étreinte passionnelle et destructrice.
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Lorsqu'Hermione se réveilla, elle n'était pas dans son lit. Il devait être presque six heures du matin, il faisait encore nuit. Elle se souvint de la veille. Elle tourna la tête et se retrouva face à un ange blond endormi. Elle sourit et se blottit un peu plus contre le garçon. Pour la première fois depuis qu'elle était arrivée ici, elle se sentait bien. Ron lui manquait, c'est sûr. Mais il n'était pas là, il l'avait laissé tomber, alors que Drago, lui, était là pour elle. Elle finit par se redresser et se pencher au-dessus du garçon pour attraper son haut, mais un bras la retint. C'était Drago qui s'était réveillé, et qui ne semblait pas vouloir qu'elle parte. Il la fit basculer sur le dos dans le lit et l'embrassa avec tendresse. Il se montrait tellement doux et prévenant, contrairement à Ron qui était beaucoup trop prévisible et peu surprenant. Il glissa peu à peu sa main le long de son échine mais Hermione le repoussa à contrecœur :
- Non. Il faut que je retourne dans ma chambre. Ginny va s'inquiéter … Et Blaise mérite bien de retrouver son lit ….
Le beau blond la laissa se rhabiller sans un mot. Elle avait raison. Son ami avait déjà été assez sympa de quitter son lit en plein milieu de la nuit, il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin non plus. Elle lui donna un dernier baiser et disparue dans la nuit, comme une illusion. Blaise entra quelques minutes après son départ dans leur chambre :
- Mec, tu pourras me prévenir plus tôt la prochaine fois !
- Désolé, je savais pas que ça allait …
- Je comprends mec. T'es vraiment mordu toi ... Bonne nuit !
Épuisé, les deux meilleurs amis finirent par s'endormir.
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Lorsqu'Hermione regagna son lit, elle manqua de pousser un cri lorsque la lumière s'alluma :
- Tu étais où ? J'étais morte d'inquiétude ! J'ai cru que tu t'étais barrée !
Hermione soupira et ouvrit la couverture de son lit :
- Viens, je vais te raconter …
La rouquine se glissa sous la couette de sa meilleure amie et elle lui raconta sa soirée.
- Donc tu n'avais pas l'intention de partir ?
- Non, je ne peux pas. Je dois rester ici, avec vous, jusqu'à la fin.
- Jusqu'à la fin ?
Hermione éteignit la lumière et se tourna vers le mur, souhaitant éviter cette discussion :
- Oui, je dois vous protéger. Je ne peux pas t'en parler, pas encore, mais j'espère pouvoir bientôt le faire … Bonne nuit Ginny …
- Bonne nuit Hermione …
Murmura comme réponse la rouquine, mais son amie dormait déjà depuis longtemps. Ginny sentait que bientôt, elle saurait toute la vérité. C'était vraiment important, et ça l'intriguait que sa meilleure amie sache sans pouvoir – ou vouloir – lui dire. Mais après tout, tout n'était qu'une question de temps.
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Ginny se réveilla en criant. Elle se débattit, mais Hermione la calma en la réveillant :
– Chut, je suis là Ginny, tout va bien …
– Tu n'aimes pas Drago ! Tu m'as menti ! C'est faux tout ça !
– Mais de quoi tu parles ? Bien sûr que oui, je l'aime !
La rouquine se calma un peu, comprenant qu'elle était éveillé. Elle se redressa dans son lit et lança un regard incertain à la chambre. Depuis plusieurs jours, elle faisait des rêves plus précieux, ses souvenirs semblaient se débloquer et se rapprocher de sa conscience. Hermione ne comprenait rien à ce qu'il se passait. Ginny reprit plus calmement, la respiration moins agité, mais en colère :
– Je me souviens ! Pas de tout, mais tu es amoureuse d'un garçon, il est roux !
Elle marqua une pause et réfléchit un instant avant de rajouter :
– C'est un Weastmey, non, un Weasley, comme moi ! Il s'appelle Dan … non Ron ! C'est mon frère !
– Calme-toi !
La tornade rousse arrêta de s'agiter et fixa sa meilleure amie, doutant. Elle avait encore du mal à discerner le rêve de la réalité, et elle doutait de tout. Hermione soupira. Elle ne pouvait plus reculer maintenant, elles étaient arrivées à un point de non-retour :
– Oui, c'est vrai. Mais ton frère n'est pas là, et Drago oui. Ce n'est pas important pour l'instant.
Sa meilleure amie hésita, assimilant difficilement les informations, et demanda :
– Et … et moi aussi ? Est-ce que j'ai … quelqu'un qui m'aime ?
Hermione lui sourit et la serra contre elle, pour la rassurer et la réconforter :
– Oui, il y a quelqu'un qui t'aime très fort même. C'est pour ça qu'on est ici, en sécurité. Ne t'inquiète pas …
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Drago trouva qu'Hermione n'était pas aussi distante que ce qu'il avait imaginé au début, surtout après ce qui s'était passé entre eux. Elle acceptait ses élans d'affections, même si elle était distante quelquefois, comme toujours en fait. Quelques fois, elle le surprenait même en répondant à ses gestes tendres, ou en lui murmurant des choses qu'il n'osait même pas espérer entendre venant d'elle. Lors de la soirée karaoké, alors que tout le monde était très enthousiaste à l'idée, Hermione sembla se renfrogner. L'idée ne lui plaisait absolument pas, presque comme à chaque fois qu'il y avait un événement. Drago et Ginny réussirent à la convaincre de participer à la soirée, malgré sa réticence. Personne ne connaissait les chansons moldues qui défilaient, ce qui était assez drôle. Hermione resta dans un coin de la salle, alors que Drago et Ginny, avec Blaise, Théodore, Pansy et Millicent s'éclataient et chantaient à tue-tête. Finalement, après une tentative de Ginny, Drago essaya de convaincre Hermione de venir avec eux. Finalement, elle ne se laissa pas attirer sur la scène, mais elle consentit à soutenir Drago. Celui-ci monta sur la scène improvisée dans la cantine, et il entama la chanson « She will be loved ». Hermione connaissait cette chanson, et après quelques notes de la chanson, alors que le blond commençait à peine à entonner le refrain, la brune partit en courant. La voyant ainsi s'enfuir, Drago arrêta sa chanson et partit à sa suite, laissant les autres continuer la fête. Elle ne pouvait plus supporter tout ça. Sa conscience la tiraillait, et pourtant, ce n'était pas de sa faute. Elle n'avait pas choisi que Ron l'abandonne, elle n'avait pas non plus voulu que Drago tombe amoureux d'elle, et surtout, elle n'avait pas décidé d'avoir des sentiments aussi fort pour lui. Sa vie était un miroir brisé, et les éclats la blessaient sans cesse.
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Il la suivit dans le parc, et il la retrouva proche du grand chêne. Il la rattrapa par le bras, mais elle se retourna contre lui, le repoussant avec violence :
– Laisse-moi tranquille !
– Est-ce … est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ?
Elle se dégagea, hors d'elle, sans vraiment savoir à qui elle en voulait :
– Tu n'as rien fait ! C'est moi le problème, pas toi !
Drago essaya de la retenir, mais elle continua d'avancer vers la forêt. Au bout de quelques mètres, elle se stoppa, et il l'entendit maugréer, comme si quelque chose la contrariait. Elle se retourna vers lui, et il vit qu'elle était bouleversée. Il fit quelques pas vers elle, et elle recula, mais se stoppa vite, comme si elle était dos à un mur. Il planta son regard dans le sien :
– Dis-moi ce qu'il se passe …
– Il se passe que je suis coincée ici ! Je suis obligée de rester ici, de jouer la comédie, de supporter tout … tout ça ! Et toi, et Ginny, vous n'arrêtez pas de compliquer les choses !
Elle avait besoin de lui dire, qu'il sache qu'elle était vraiment dos au mur et que tout ce qu'elle faisait, ce n'était pas toujours par choix. Il fallait qu'il sache qu'elle ne faisait pas semblant avec lui, mais que les circonstances n'étaient absolument pas naturelles non plus. Elle se calma, consciente qu'être en colère n'arrangerait pas les choses, même si la tension n'était pas retombée. Elle avait les yeux rouges, et Drago aurait été incapable de dire si elle était vraiment en colère ou si elle allait pleurer. Il recula d'un pas, hésitant, et demanda :
– Est-ce que … je peux faire quelque chose ?
Elle soupira. Il était incroyable. Même quand elle était sur le point d'imploser, il était là pour la soutenir, toujours à se demander s'il était la cause de ses problèmes et à essayer de trouver une solution. Il ne comprenait pas qu'il était absolument … elle ne trouvait même pas le mot pour le définir. Elle avança vers lui et le serra contre elle :
– Je ne sais pas … il faudrait … que tu me laisses tranquille.
Elle le sentit se tendre, mais elle remonta jusqu'à son oreille :
– Mais je ne veux pas. J'ai besoin … serre-moi fort contre toi.
Le blond s'exécuta, la serrant juste contre lui. Il finit par relâcher son étreinte, et demanda, incertain :
– Qu'est-ce que tu attends de moi ?
Sur la pointe des pieds, penchée sur ses lèvres, elle souffla :
– Je veux juste que tu sois toi. Je … je t'aime.
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Lorsque la lumière du matin perça dans la petite chambre, Drago ne put s'empêcher de sourire en sentant un poids sur sa poitrine. Il ouvrit doucement les yeux, savourant la peau douce contre la sienne, espérant que ce ne soit pas qu'une illusion ou un rêve. Hermione était là, nue, contre lui, et elle dormait si paisiblement qu'il avait du mal à imaginer qu'elle puisse être si mal. La nuit dernière, Hermione avait eu besoin de lui. Elle était dans tous ses états, alors il vira Blaise de la chambre sans ménagement. Encore une fois, ils s'étaient laissé emporter par la passion. Et surtout, elle lui avait dit. Plusieurs fois, elle lui avait répété qu'elle l'aimait, vraiment, et de ne jamais en douter. C'était plus que ce qu'il n'avait jamais eu, à tel point qu'il n'avait jamais vraiment oser qu'une telle chose puisse se produire. Ils s'aimaient, et rien n'aurait pu le rendre plus heureux.
Alors qu'il était plongé dans ses réflexions, la brune s'agita, et elle finit par ouvrir les yeux. Le jeune homme n'osa pas bouger, de peur qu'elle s'enfuie comme la dernière fois, mais finalement, elle se blottit contre lui. Après un moment de silence, elle déposa un baiser sur son épaule :
– Je suis désolée pour hier, je me suis un peu emportée …
– Ça ne fait rien. Je sais que tu détestes être ici, je ne sais pas pourquoi, peut-être que tu me le diras un jour …
Elle se pinça les lèvres, et l'embrassa avec une tendresse rare :
– Je suis désolée …
– Pourquoi ?
– Tu le sais.
Oui, il le savait. Elle l'aimait, et c'était le plus beau cadeau qu'elle pouvait lui faire. Cependant, il savait qu'elle ne pouvait pas lui promettre certaines choses. Il caressa ses cheveux :
– Je suis désolé aussi.
– Pourquoi ?
– Pour tout. Que tu n'arrives pas à me faire confiance pour une raison inconnue. Que tu sois obligée de rester coincée ici, avec nous. Tu sais, tout.
Elle posa son doigt sur ses lèvres et lui chuchota un « chut ». Sans se soucier de dévoiler son corps nu, elle se redressa sur lui et l'embrassa encore plus tendrement, le laissant librement parcourir les courbes de son corps.
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Lorsqu'elle regagna sa chambre vers midi, elle fit la moue en constatant que Blaise ronflait dans son lit. Ginny, qui lisait un livre sur son propre lit, sauta sur ses pieds et s'exclama :
– Enfin ! Ce gars ronfle comme un ours ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Vous avez fait quoi la nuit dernière ?
Hermione leva les yeux au ciel, comme si c'était une évidence, et elle lui fit signe de sortir pour laisser l'autre énergumène dormir. Dans le couloir, Ginny croisa les bras sur sa poitrine, sévère :
– Pourquoi tu fais ça ?
– Je … ne me juge pas s'il te plaît … Je suis en train de tomber amoureuse de Drago … Enfin, non, c'est déjà trop tard pour ça, je suis déjà perdue …
Elle décroisa les bras et fronça les sourcils :
– Mione … est-ce que tu sais ce que tu fais ? Tu m'as dit …
– Je sais ce que je t'ai dit !
S'emporta la brune. Consciente que la discussion était montée d'un ton, elles descendirent dans le foyer. Il n'y avait personne, la plupart était à la cantine, et les autres dormaient encore après la soirée karaoké de la veille. Hermione reprit leur discussion :
– Écoute, c'est compliqué … Je … j'aime ton frère. Mais j'aime aussi Drago. Je … Merlin, je me sens si mal !
Elle se laissa tomber sur le canapé, et sa meilleure amie la serra contre elle :
– Hermione … je sais que tu es malheureuse et … tu as le droit d'être heureuse, même – surtout – si c'est dans les bras de Drago. Je veux juste que tu fasses attention à toi. D'accord ?
Hermione retint un sanglot :
– La situation m'échappe … Je ne suis pas faite pour être ici, ce n'est pas juste …
Elle ne dit plus rien, et Ginny se contenta de serrer sa meilleure amie contre elle. Elle savait qu'Hermione était très malheureuse, et sans Drago, elle aurait sûrement dépéri – et elle ne manquerait pas de le faire remarquer aux responsables – mais la rouquine avait d'autres préoccupations. Elle devait trouver, comprendre ce qu'il s'était passé et pourquoi elle était là.
Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Vous y attendiez-vous ?
A mercredi prochain ! :D
