Chapitre 1: Un secret pour deux.
Auteur: MotsEtPlumes.
Titre:Juste le temps d'un mensonge.
Résumé:Et si Draco Malfoy venait à épouser Harry Potter? Ne serait-ce pas la meilleure façon d'enterrer la hache de guerre entre deux clans ennemis? Sauf qu'aucun des deux prétendus amants n'aimait l'autre; tous deux avaient juré loyauté, amour et sincérité à leur conjointes respectives; Hermione et Ginny. Suivront-ils le chemin de leurs cœurs ? Ou prendront-ils celui de la raison ?
Rating: Toujours T.
Couple principal: DMHP.
Warning: L'histoire tourne autour d'un couple gay, si vous êtes homophobe, arrêtez de lire.
Note de l'auteur: Il est deux heures et demi du matin, alors que je termine ce premier chapitre. Je suis toute excitée à l'idée de partager cette histoire avec vous ! ... Qui m'est venue en tête en plein cours de maths... M'enfin, ne prenez pas plus de temps à lire cela, bonne lecture ! ( Je tiens à remercier Brigitte26 et winchesterer-23 pour leurs commentaires satisfaisants et buffyxangel1 aussi, j'espère que ce chapitre t'éclaircira tout de même ! Merci encore !)
-o-O-o-
Voilà un an que tout était enfin fini. La guerre avait pris fin après une longue bataille
qui fut remportée, bien évidemment, par Dumbledore et son armée de bons sorciers. Un an que la paix retombait sur les terres de la magie, offrant un nouvel espoir à tous les sorciers y résidant. Tout le monde vivait en harmonie sur une terre dirigée désormais par le bien. Même les mangemorts qui avaient survécu, ont vite été relâchés sous l'ordre du nouveau ministre et dirigeant du monde sorcier, Kingsley Shacklebolt. En effet, ce dernier avait longuement discuté avec le directeur de l'école, pesant le pour et le contre, pour finir par recommander une simple surveillance sur le reste de l'armée du mal. Tous furent alors relâchés. Tous, sauf Lestrange; Bellatrix Lestrange.
La sorcière; ex-alliée et bras droit du maître, avait été diagnostiquée comme folle; la perte de son maître ne lui avait guère semblé possible.
"Comment est-ce qu'un homme aussi fort, majestueux et puissant, pouvait être vaincu par le dernier des morveux? Un sang-mêlé! Un capricieux indigne et écervelé." Cette phrase trottait dans son esprit sale et malsain depuis la fin de la bataille de Poudlard, là où tout avait commencé et où tout avait fini.
Prisonnière derrière les barreaux d'Azkaban, Lestrange ne jurait que par Voldemort et son retour -selon elle- certain. Elle ne faisait que répéter cela, affirmant que le Lord n'était pas mort, qu'il reviendra sans aucun doute afin de laver l'affront et de se venger de tous ceux qui l'avaient trahi en rejoignant les rangs ennemis.
-O-o-O-
Tout semblait aller au mieux à Poudlard. Les septièmes années durent tous redoubler, en raison de la guerre qui avait abattu leur programme scolaire. Dirigée par Severus Rogue et Albus Dumbledore, l'école ne pouvait mieux se porter. Les cours étaient assurés par les meilleurs profs, même que les livres furent modifiés et adaptés aux événements récents, afin de mettre au courant et de préparer tout élève et jeune sorcier à une quelconque guerre, qu'elle vienne dans un mois ou dans cent ans.
Harry Potter venait de rejoindre la salle commune en ce matin du dimanche du mois de décembre, encore épuisé de sa nuit agitée avec sa bien-aimée, il trainait les pieds et grognait à tous ceux et celles qui venaient l'aborder de bon matin. Acclamé par tous depuis le début de l'année, Potter ne pouvait bouger sans être suivi par un journaliste qui posait toujours les mêmes questions. Tous voulaient les détails d'un combat qu'il essayait vainement d'oublier, un combat intime; une vengeance en hommage à tous ceux que le Lord avait osé tuer. Harry n'en pouvait plus de la routine ennuyeuse et dérangeante qui s'installait; il ne pouvait même plus profiter de sa dernière année à Poudlard sans être traqué et remarqué dans la rue. Alors, il se contentait de les ignorer, restant cloîtré dans le château d'études -où l'entrée de toute personne hormis élèves et professeurs, était désormais interdite- afin de fuir une célébrité qu'il n'avait jamais réclamée.
- Harry ! Harry ! hurla un jeune roux qui agitait rapidement sa main devant le regard émeraude qui semblait voyager bien loin du corps qui l'hébergeait. Harry, écoute-moi..., se plaignit Ron. Je suis en train de te parler !
Ronald Weasley tirait la moue face à la totale nonchalance de son meilleur ami, bien trop occupé à penser à sa douce et belle Ginny et à sa manière exaltante qu'elle avait de lui faire voir les cieux. Amoureux l'un de l'autre, les deux tourtereaux ne se quittaient même plus la nuit, chose qui avait grandement déplu au plus jeune des frères Weasley. Qui, à la plus grande déception d'Harry, ne se taisait pas malgré ses efforts surhumains pour l'ignorer.
- Qu'est-ce qu'l y a, Ron ? Il est neuf heures du matin, arrête de crier, grommela Harry dans sa barbe, l'air grincheux.
-Mais je ne voulais que te faire parvenir un message !
Incompréhensifs, les yeux d'Harry s'ouvrirent soudainement en grand.
"Un message ? Et de qui pouvait-il bien venir, un dimanche matin ? Cela devait être bien trop important pour que Ron agisse de cette manière aussitôt. D'habitude, il parlait à peine, le matin."
Voulant en savoir davantage, Harry inclina la tête, la laissant reposer sur son épaule droite, alors qu'il remettait ses lunettes en place. Ayant rapidement saisi le message, Ron reprit;
- Dumbledore te veut dans son bureau dans trente minutes, il insiste sur le fait que tu dois venir seul, afin d'éviter les ennuis. Le professeur Rogue est avec lui, ils avaient l'air perdus: comme s'ils appréhendaient votre petite discussion.
Ses épaules se haussèrent d'elles-mêmes avant qu'il ne replonge la tête la première, devorant en deux bouchées son pain.
-... Et de plus... Il n'a rien voulu me dire, ajouta-t-il la bouche pleine, faisant sourir Harry.
Sachant que Ron l'avait rejoint dix minutes plus tôt, Harry réalisa qu'il allait être en retard s'il ne se bougeait pas. Manquant de tomber à la renverse, il disposa sans trop s'expliquer, marchant vers la sortie de la salle, le ventre qui gargouillait toujours de faim.
Exceptionnellement, un regard ne le suivait pas, aujourd'hui. Il était absent, inexistant. Draco n'était visiblement pas là.
-O-o-O-
Assis sur une chaise dans le bureau du directeur, Draco observait les deux hommes qui semblaient s'impatienter. Son visage pâle, n'était plus que cernes et joues creuses, il ne mangeait plus depuis une semaine, ne faisant que boire et veiller le soir dans son dortoir, imaginant les pires scénarios qui pourraient se produire. Le seul qui revenait ? Celui où il devait quitter Hermione afin de préserver le secret du nouveau couple. Malfoy fils ne parvenait toujours pas à réaliser l'ampleur de la situation. Non seulement il allait se marier, mais avec Potter, par-dessus le marché. Un homme. Son pire ennemi. Même si Harry lui avait sauvé la vie l'année précédente, Draco ne le portait pas vraiment dans son cœur, pas plus qu'avant, en tout cas. Aveuglé par tout ce qu'on disait à son propos, il ne cherchait pas à l'approcher, le laissant profiter des joies de sa célébrité, restant dans l'ombre, coi, malicieux et observateur.
Le monde bougeait devant ses yeux et autour de lui, mais Draco se contentait de fixer la porte, s'attendant à voir entrer, à tout moment, un petit homme aux cheveux couleur corbeau et aux yeux d'émeraudes. Le jeune homme était conscient de la beauté de son prétendu amant; cela lui avait même servi de raison pour le détester encore plus. Jaloux, Draco, depuis sa première année, se cachait derrière ses airs de grandeur, ne jurant que par son père et son nom de famille afin d'impressionner et de rabaisser tout être qui osait se mesurer au grand descendant de la lignée Malfoy. Le charme ensorcelant et chaleureux du sang-mêlé, semblait -aux yeux du serpentard- bien au-dessus de la beauté froide et blonde des Malfoy. L'absence de la couleur dans son être, son âme et sa vie, l'avait rendu attirant, certes; lui offrant cet air mystérieux - presque dangereux- que toutes les filles cherchaient, mais nuisait également à son bien-être et sa joie, bien assez rares à leur tour.
Alors qu'il listait les raisons de refuser cette union, Draco en oubliait même la présence des deux hommes qui, comme synchronisés, fixaient l'expression outrée du regard de Potter qui venait de croiser Malfoy sur une chaise. Ce dernier se leva s'apprêtant à partir quand il comprit les plans des deux vieillards, mais une main se posa sur son épaule, le forçant à se rasseoir. Les deux hommes jetèrent un regard au nouveau couple, puis lâchèrent deux sorts de protection afin de se lancer dans leurs explications.
Harry s'était assis aux côtés de Malfoy, jouant nerveusement avec ses doigts. Cette réunion n'annonçait rien de bon. Qu'avait-il encore fait pour être convoqué un dimanche matin, bon sang ?
À peine sa bouche allait s'ouvrir pour parler, que Rogue lui cloua le bec d'un regard, signe de lui dire de se taire et d'écouter ce que Dumbledore avait à dire. D'ailleurs, le vieux sorcier leva le bras, agita sa baguette, faisant apparaître un buffet sur une longue table où il invita les deux adolescents, ainsi que le professeur Rogue à s'y installer. Un nuage de fumée apparut , il provenait de la cheminée d'où Lucius sortait. Habillé d'une robe de sorciers parfaitement coupée, le père de famille s'avança vers les quatre autres personnes, un sourire glacé sur les lèvres.
- Sale traître, siffla entre ses dents, le plus jeune des serpentants présents dans la pièce, fuyant du mieux qu'il pouvait le regard perçant de son paternel.
- Messieurs ! Dit-il en adressant un sourire courtois à ses deux associés, ignorant la remarque déplacée de son propre fils.
Dumbledore se leva de son siège, allant accueillir son ami de toujours qui n'avait fait que jouer les espions lors de la guerre. Leurs regards chaleureux impressionnaient presque Harry. Ayant entendu parler de l'histoire d'Albus et de son premier et dernier amant; Grindelwald, Harry imaginé une quelconque histoire entre le père de Draco et son directeur, ce qui lui arracha une grimace de dégoût, et à Draco aussi, qui, visiblement, pensait sans doute à la même chose.
Une voix vint alors le sortir de ses pensées tordues, le faisant revenir sur terre en un rien de temps, aussi rouge qu'une tomate. Sa main empoigna un verre de jus, le porta à ses lèvres, où il en sirota la moitié, essayant de se détendre afin de ne pas paraître plus idiot qu'il ne l'était déjà.
- ...N'est-ce pas Potter, mon futur gendre ? Fit fièrement Malfoy père.
Potter s'étouffa avec sa propre salive alors qu'il réalisait ce que Lucius lui racontait. Avait-il vraiment parlé de gendre? Ou est-ce qu'il ne faisait qu'halluciner? Déstabilisé, il tourna la tête vers lui, un air peureux, presque horrifié sur le visage. Tous le regardaient, hâtifs de découvrir sa réaction.
-Votre quoi?! Put-il à peine articuler.
Rouge comme la braise, Harry fixait Lucius derrière ses lunettes. Il espérait une quelconque rectification. Cette blague de mauvais goût ne semblait point lui plaire. Un long soupir se fit entendre; Severus semblait s'ennuyer, ce qu'il n'hésita pas à exposer. Potter devait normalement être au courant, Draco avait juré qu'il allait lui en parler. Il avait et toute une semaine pour le faire, même. Le pauvre jeune homme, à peine tombé amoureux, devait se séparer de sa dulcinée. Draco devait se marier, il en était définitivement convaincu, néanmoins, pas avec n'importe qui; pour être clair, Draco devait épouser le meilleur ami de son amante.
-Son gendre, Potter. Reprit l'ex-professeur de défense-contre-les-forces-du-mal. Draco ne vous a donc rien dit ? demanda Severus, un regard mauvais posé sur le jeune blond.
Draco, lui, fuyait le regard de son professeur, cherchant à éviter le sujet, ne voulant même pas y penser tellement cela le dégouttait. Par conséquent, ses actions ne plurent guère à son père qui n'hésita même pas à intervenir.
-Par Merlin ! Draco ! Pourquoi lui avoir caché une nouvelle aussi importante ?!
Honteusement, le plus jeune mangemort baissa la tête. Paniqué, il songea à la meilleure façon de les faire sortir du pétrin où ils avaient été placé. Enfin, lui surtout.
"Un petit Oubliettes ?.. Non... Ils sont tous très forts en magie, cela m'attirera bien des problèmes..." Songea rapidement Malfoy
Le prendre de haut ! Oui, très bonne idée ! Après tout, un serpentard reste un serpentard.
- Mais de quoi parlez-vous, père ? Je ne vais jamais épouser un minable comme lui, c'est un gryffondor, je ne suis tout de même pas indigne au point de m'abaisser à son niveau? Alors là, c'est la meilleure.
Draco bomba fièrement son torse, le menton levé, et le nez pointant vers le ciel. Fier, il observait Harry se raidir puis esquisser un petit sourire. Le serpentard se sentait nettement mieux, après l'horrible semaine qu'il venait de passer. Comme quoi, rabaisser Harry lui faisait toujours autant de bien.
Sauf que sa joie ne dura que quelques secondes; le ton glacial de son père resurgit, glaçant le sang des deux adolescents.
-Alors, tu ne lui as donc rien dit, répéta Lucius Malfoy qui venait de se poser sur un siège.
-Me dire quoi? Hurla celui-qui-a-tué-vous-savez-qui, perdant vite patience.
Visiblement, ce n'était pas une plaisanterie. Harry commençait à avoir réellement peur de ce qui se passait; tout le monde avait l'air tendu, personne ne savait par où commencer, et cela avait don de le mettre hors de lui.
-Que vous allez vous marier.
Albus venait d'intervenir, figeant les deux prétendus amants qui se toisèrent dans un silence religieux. Personne n'osait parler, même pas Draco qui ne voulait qu'intervenir. Soudain, Harry se mit à rire aux éclats. Ses nerfs venaient de lâcher tellement la peur et la panique avaient pris une énorme place dans son esprit. Il tremblait de la tête aux pieds, laissant un son doux, mélodieux mais effrayants à long terme, résonner dans la grande salle où livres et manuscrits se cachaient. Il riait, comme si tout ce qui se passait était bêtement drôle. N'ayant raté aucune miette de la scène, Albus le foudroya du regard, ce qui eut don de le calmer.
- C'est une blague, c'est ça ? Parce que là, ce n'est même plus drôle, Malfoy! S'énerva Harry au quart du tour.
Les pupilles dilatées, Harry foudroyait son futur amant du regard, jurant silencieusement une certaine vengeance afin de rattraper son coup, car oui, le survivant ne croyait pas un mot de la situation; tout avait l'air si fictif qu'il ne prit même pas le temps de s'excuser, se retrouvant déjà sur le pas de la porte.
Ébahis, les quatre autres personnes se dévisageaient avec mépris; tous en voulaient l'un à l'autre de n'avoir rien fait parvenir à "La cible numéro deux", surtout à Draco, qui avait lâchement reculé devant cette fameuse mission au lieu d'affronter son pire ennemi et futur mari.
- Professeur Dumbledore, je suis tellement désolé, s'excusa lâchement Malfoy junior. Il ne me croira jamais; il est amoureux et je suis son pire ennemi. Et puis...Demander sa main devant tous les sorciers du pays...?...
Son visage fut traversé de dégoût, ce qui arracha à tous les hommes présents un petit sourire moqueur. C'était justement pour ça qu'ils avaient choisi Draco; ce dernier repoussait Potter et Potter le repoussait aussi. Faire croire au monde sorcier qu'ils s'aiment, laissera tout le monde sans voix. Le bien et le "mal" ensemble, réunis, amoureux et heureux, rétabliront l'équilibre des choses. Et puis, l'idée de voir un couple homosexuel était bien loin du refus dans le monde sorcier; les gens voyaient bien trop de choses bizarres et "contre nature" pour se préoccuper d'un si frêle détail.
-...Non, merci. Je ne veux pas vivre ma vie avec un homme, et encore moins mon pire ennemi. J'ai une jeune fille à épouser, intelligente, belle et gracieuse. Trouvez-vous quelqu'un d'autre pour se taper la sale connerie.
Alors qu'il s'apprêtait à sortir, Harry resurgit. Horrifié, il tentait de reprendre son souffle tellement il paniquait. Non ! Il était bien trop jeune pour se marier, que ce soit avec Ginny ou avec qui que ce soit d'autres. Il venait de passer dix huit années à combattre le mal, enfin... sept, mais les autres années avec les Dursley comptent aussi ! En tout cas, ce fut tout de même dur ! Il avait bien besoin de repos. Tous paraissaient ravis de le revoir dans la pièce, mais était-ce vraiment son cas ? D'un pas pressé, il se rassit aux côtés de Draco, tapant nerveusement du pied.
- Parlez, professeur, je vous écoute, ordonna Harry sur un ton qui fit sourire Dumbledore.
Le professeur en question gesticula gracieusement, avant de se poser correctement sur son siège, alternant du regard entre un jeune brun paniqué et un autre, blond, encore plus pâle qu'à son habitude. La colère et la peur se lisant clairement sur leurs deux visages.
- Pour commencer, ce mariage n'est pas vain, Harry, Draco le sait très bien. Il avait comme mission de te prévenir; te faire parvenir notre message afin qu'on puisse discuter les préparatifs le plus tôt possible. Sauf que votre futur époux, a lâchement abandonné, nous prouvant que lui non plus, tout comme vous, n'acceptait pas les faits.
Il fit une courte pause avant de reprendre sur un ton toujours plus dur.
- Néanmoins, vous devez savoir que la décision est prise, Harry, le bien du monde sorcier passe avant le vôtre, qui que vous soyez. Nous avons songé à ce mariage dans le but de réunir bons sorciers et mangeons morts, la communauté souffre de cette séparation... C'est pour cela, que le survivant et le prince des serpentants s'aimeront aux yeux de tous. Oui, aux yeux de tous seulement, une fois chez vous, vous aurez libre carte d'agir comme bon vous semble, à condition que personne n'en sache jamais rien.
Bouche-bée, Harry dévisageait l'homme à la barbe blanche comme s'il venait de lui dire qu'il avait croisé Merlin au coin de la rue. Lui et Draco? Ensemble? Plutôt crever.
-Mais professeur, je ne l'aime p..., commença le survivant avant qu'il ne se fasse couper par Rogue.
- On ne vous demande pas de vous aimer, mais de faire semblant. En premier lieu, devant vos camarades, puis l'un de vous...
- Draco ! Intervint soudainement Lucius pour préciser.
-... Oui, Draco, reprit Rogue en levant les yeux au ciel, nettement exaspéré et désintéressé. Demandera l'autre en mariage. On arrangera cela pour que ça coïncide avec le mois de mars ou avril; un mariage au printemps est toujours le bienvenu. Personne ne doit être au courant de notre petit secret. Seules les personnes présentes ici le savent, nous, certains membres de l'Ordre, et bien évidemment, Narcissa Malfoy.
Petit, Draco osa enfin sortir de son trou, voulant savoir s'il pouvait voir Hermione, et pour Harry; Ginny. Un sourire rassurant se pointa sur les lèvres de son père, alors qu'il hochait lentement la tête.
- Nous pouvons nous arranger, Draco, ajouta Albus.
- Nous arranger...? Comment ? Demanda Harry perplexe.
- Vous pourrez les tenir au courant et les voir secrètement, hors de Poudlard, à une condition.
- Tout ce que vous voulez, supplia presque Malfoy.
Une lèvre entre les dents, Harry observait son directeur. Il se méfiait tout de même; les conditions ne jouaient jamais en ses faveurs. Il n'avait jamais eu de chance... Pauvre enfant !
- ... Sortez d'ici en vous tenant la main...
Horrifié, Harry se leva. Tenir la main de Malfoy? Devant tous? C'était certain à présent; Albus Dumbledore délirait.
- ... Et embrassez-vous devant vos deux maisons, ce soir, lors de la fête de début d'année. Si vous refusez, vous serez obligés de ne rien leur dire, et donc, de rompre avec, sans aucune raison. Votre couple doit être crédible, messieurs.
C'était la goutte de trop, Harry tomba à terre, tout comme sa mâchoire qui avait failli se décrocher. Draco n'était pas dans un meilleur état. Diaphane, il planait dans son propre esprit. Tout s'était passé si rapidement qu'il en crut mourir et renaître en un clin d'oeil. Impatients, les trois hommes attendaient leurs réponses, affichant leur air le plus blasé, chose qui n'était pas vraiment dure pour le professeur de potions. Ses pensées divaguèrent vers sa douce et belle hermione, lui arrachant un juron de peine. Il était prêt à tout pour elle.
- Marché conclu ! Fit rapidement Draco, négligeant le regard meurtrier de son nouvel amant. On s'embrassera, et on sortira main dans la main.
La fermeté du jeune Malfoy surprenait toute personne présente dans la pièce, même Harry qui peinait à se relever. En croisant ses yeux d'un bleu froid, presque gris; Potter comprit. Draco n'avait pas fait cela pour le narguer, il avait accepté pour Hermione et lui-même. Pour Harry et Ginny. Il avait accepté parce qu'il ne voulait pas infliger la douleur de la séparation aux deux jeunes filles, ni à eux-mêmes, d'ailleurs.
Harry se plaça à la gauche du blond, posant sa main sur son bras, lui affirmant par ce geste son soutien et sa loyauté; ils allaient tenir parole.
- Une dernière chose, messieurs, nous divorcerons une fois les choses calmées; six mois après, annonça froidement Harry, alors qu'il se levait, la main sur le bras de son nouvel amant.
Armé de courage et de détermination, Draco tendit sa main à Harry, qui, hésitant, la prit dans la sienne. Et ce fut sous le regard des trois hommes ravis, qu'ils entrelacèrent leurs doigts, alors qu'ils quittaient le bureau.
Faussement joyeux, ils marchaient dans les couloirs vides, les regards perdus et les cœurs affolés. Draco s'arrêta devant la porte de la Grande salle, ils prirent tous deux une longue inspiration, se lancèrent un dernier regard, puis ouvrirent d'une main synchronisée les portes, offrants aux élèves et aux enseignants leurs plus beaux sourires. Tous les regards se braquèrent sur leurs doigts entrelacés et leur proximité ambiguë. Fièrement, ils se pavanaient devant tous, essayant d'éviter deux paires d'yeux larmoyants qui les transperçaient. Chacun dans ses pensées, ils se regardèrent une nouvelle fois, Harry hocha la tête, laissant Draco approcher dangereusement son visage du sien; ils allaient le faire...
Que la comédie commence !
Tous en place ! Et... Action !
À suivre...
-O-o-O-
Voici le premier chapitre ! J'ai passé une grande partie de la nuit à écrire ahah.
D'ailleurs, j'ai une question. Vous préférez les chapitres longs ou courts ?
N'hésitez pas à laisser quelques reviews ! Bisous. À bientôt !
