Auteur: MotsEtPlumes

Titre: Juste le temps d'un mensonge.

Résumé: Et si Draco Malfoy venait à épouser Harry Potter? Ne serait-ce pas la meilleure façon d'enterrer la hache de guerre entre deux clans ennemis? Sauf qu'aucun des deux prétendus amants n'aimait l'autre; tous deux avaient juré loyauté, amour et sincérité à leur conjointes respectives; Hermione et Ginny. Suivront-ils le chemin de leurs cœurs ? Ou prendront-ils celui de la raison ?

Rating: M.

Note de l'auteur: Un chapitre relativement court, j'espère qu'il vous plaira tout de même.

OoO

R.A.R

J'aimerais remercier toute personne ayant laissé une review, je n'ai pu répondre la dernière fois, trop pressée de poster mon chapitre.

Jongkey69:

Eh oui ! Harry se soumet, chose que j'ai trouvé bien souvent dans toutes sortes de fanart/fanfiction. J'ai vraiment du mal à voir Draco passif... Tout à fait d'accord ! Je n'aime pas vraiment Ginny, que ça soit dans les bouquins tous comme les films. Attention, l'actrice est très douée, mais je n'aime pas le personnage. Pour Dermione, eh bien, moi non plus ! J'ai vraiment du mal à les voir tous les deux, eurk. On est d'accord ? Harry et Draco c'est vachement plus crédible ?! Après tout, entre la haine et 'amour, il n'y a qu'un pas !

Pour Potter, oui, en effetn avec l'arrivée de monsieur je pète l'ambiance, c'est sûr qu'il est das le caca, comme tu dis !

Brigitte26:

Visiblement ! J'aime bien la pseudo théorie issue des films comme quoi Weasley fille drogue Harry, autant employé ça dans l'histoire et hop, la belette quitte le cadre principal ! Draco mérite bien plus Harry, mais ça, personne ne le sait encore... Ou pas ! Mais je n'en dirait pas plus!

Faire la cour à Harry ? Aussi tôt? Naaaaaan ! Ce serait du gâchis :( ! La fiction s fera sur une vingtaine de chapitre, voire une trentaine à tout casser si les chapitres font 2000-3000 mots, ça ne bougera sérieusement niveau sentiment qu'après un bon moment. J'aime prendre mon temps et donner de faux espoirs ahahah ! Mais oui, ce sera peut-être (ou peut-être pas !AHAHA) Draco qui fera le premier pas !

Eh oui, fallit bien un méchant à cette histoire ! Et devinez qui fait son retour surprise ? VOLDYYYYYYYYYY ! Franchement, on adore !

Bisous à toi aussi, j'espère que ce chapitre te plaira !

OoO

Jamais Bellatrix n'avait vu une personne aussi belle, le charme de deux êtres réunis dans un même corps donnait un résultat époustouflant. Elle avait fait preuve d'un goût bien raffiné en choisissant un gardien aussi charmant, mais ce qui donnait plus de beauté à la chose, c'était bien Voldemort qui semblait renaître à nouveau. Les airs du fameux Tom Elvis Jedusor étaient bien présents dans une telle œuvre d'art qui n'arrêtait de tourner autour d'elle-même, se dandinant devant un miroir accroché à un mur aussi froid que de la glace. En réalité, on pouvait facilement faire le lien entre cette personne et le vrai Tom, même ce gardien lui ressemblait, peut-être que c'était la raison derrière laquelle se cachait ce choix ? Sûrement.

Bellatrix ne savait toujours pas quoi faire, quoi dire ou même comment se comporter. Après la guerre, la sorcière avait offert son corps à son maître, partageant ainsi son enveloppe charnelle avec une âme souillée et mourante. Elle l'avait nourri de sang, de cadavres et de souffles de désespoir qui avaient réussi à le maintenir en vie. La brune avait également fait tout son possible pour suivre les conseils du mage afin de pouvoir créer toutes sortes de positions et d'abreuvages qu'elles passaient son temps à ingurgiter pour le plus grand plaisir du sorcier. Finalement, son travail acharné avait fini par donner ses fruits, là voilà à genoux devant un bel homme dans la vingtaine, en chair et en os, droit comme un i, admiratif devant son propre reflet. Voldemort, ou plutôt Tom Jedusor — vu qu'il semblait retrouver une jeunesse éternelle, n'arrêtait de se tripoter le visage, il avait de nouveau un nez ! Un nez, Merlin ! Un N.E.Z. Un vulgaire détail excitait le vieux sorcier à l'allure bien jeune. Un nez droit, parfait, qui mettait en valeur son visage harmonieux. Mais bien sûr, il ne laissait rien paraître, trop fier, trop prétentieux, trop lui, pour laisser trahir son image glaciale et effrayante que tout le monde connaissait. Le grand sorcier finit par se tourner majestueusement pour se laisser tomber sur une chaise. Il n'avait plus de baguette et semblait s'ennuyer en la présence de sa fidèle servitrice. D'un claquement de doigts, il désarma la jeune femme qui lâcha instantanément sa baguette. Désarmée et sans défense, Bellatrix se retrouvait privée de cet objet, qui, à présent, reposait entre les longs doigts fins de Voldemort.

« Je me dois de sortir d'ici, Bellatrix. Je n'ai plus rien à faire dans cette cellule, déclara le jeunot d'un air hautain.

Mais maître... je ne veux rester seule ici... Ne... ne pourrais-je pas vous accompagner?»

Demanda ladite Bella, le nez presque au sol tellement elle s'était agenouillée pour montrer son respect et annoncer son infériorité.

Voldemort sembla considérer la question le temps d'une seconde avant de se lever silencieusement. Il n'avait jamais éprouvé le moindre sentiment de compassion, ni la moindre pitié envers quiconque qui l'approchait. Pour lui, personne ne valait le dixième de sa petite personne, son ego bouffait sa conscience, il n'y avait que lui et personne pour l'égaler. Personne. Personne sauf Albus Dumbledore et... Potter, Harry Potter. C'était inévitable, s'il n'avait pas eu l'idée de souiller une nouvelle fois son âme pour en placer une partie dans le corps de la sorcière, il aurait sans doute été mort suite aux attaques de son plus brave ennemi. Il venait même à se demander si Harry Potter pouvait mourir, vu que même le plus puissant des sorts ne semblait pas fonctionner sur lui. Ô Harry Potter, si fort et si fragile à la fois, il ne savait ce qui l'attendait, maintenant qu'un mage noir à l'allure irréprochablement séduisante, était à nouveau dans le monde sorcier.

« Te faire sortir d'ici est trop risqué. Je m'en vais seul, je me présenterai sous un nouveau nom, je n'ai pas envie d'être coursé, Bellatrix. Je me dois d'être discret et ce n'est pas avec une prisonnière à mes pieds que je pourrai y parvenir. »

Le brun esquissa un sourire mesquin, tourna les tallons, agita sa baguette en murmurant quelques mots— sans doute appartenant au jargon de la magie noire, avant de s'évaporer sous les yeux ébahis et admiratifs de la brune qui ne pouvait que contempler la situation sans piper le moindre mot. Elle venait de se faire traiter comme une vulgaire immondice mais n'avait rien dit. L'admiration qu'elle portait à cette personne était si immense qu'elle pouvait lécher la terre pour un simple regard du grand Lord. Plus de fierté, plus de personnalité, cette femme n'était plus qu'un énième pantin asservi au grand maître des ténèbres.

Tom Elvis Jedusor avait atterri dans une ruelle sombre de la ville de Londres, habillé comme un mordu, il tentait de garder le sourire malgré l'énorme dégoût qui traînait dans ses yeux. Un dégoût qu'il éprouvait pour tous ces abrutis qui l'entouraient.

Il avait des plans en tête, préférant guetter de loin son monde, l'observer et l'étudier afin de préparer, cette fois-ci, un tout nouveau combat, où seul le mal triomphera.

Confiant, le brun marchait dans les boulevards de la grande ville la recherche d'une agence de location. Il vit au loin ce qu'il cherchait, coincée entre la boutique d'un opticien et une boulangerie; une agence de location de demeures et de voitures en tous genres, s'incrustait au milieu des boutiques que comportait le King's Road. Jedusor poussa la porte de l'agence, esquissant son plus beau sourire charmeur à la jeune femme qui ne pouvait déjà plus détacher son regard de ses yeux enivrants. Elle l'invita à s'asseoir, gloussant à chaque fois qu'il parlait. Il lui avait communiqué sa demande, un appartement au cœur de la ville, pas trop cher et où le bruit de la population ne se faisait pas entendre. Il ne voulait pas vivre dans la banlieue; les moldus le répugnaient, certes, mais il ne voulait tout de même pas perdre la notion des choses. Les sorciers traînaient souvent à Londres et non pas dans les environs.

Après une demi-heure à discuter, la bonde au décolleté exagéré avait fini par lui trouver ce qu'il cherchait. Elle tapotait le bout de son stylo, un tic nerveux quand elle croisait un homme beau et charmant. Tom la dévisagea avec dégoût et mépris, elle le répugnait à jouer ainsi les allumeuses devant ses yeux, les moldus n'avaient décidément aucune estime, pensa le lord qui s'impatientait. Ayant l'air toujours aussi idiote devant sa paperasse à baver littéralement devant la beauté du brun, la jeune femme finit par lui tendre un vieux dossier jaune qui contenait quelques clichés et informations à propos de l'appartement.

« Je pense avoir trouvé ! Gloussa la peste en souriant de toutes ses dents, comme si elle venait d'accomplir la tâche la plus dure au monde. Un appartement en plein cœur de Londres, vue sur la rue, double vitrage, donc pas de bruit... mais il y a un inconvénient...»

Elle sembla hésiter, mais finit par se lancer.

« Un couple s'y est pendu et un autre y a été tué...

Qu'importe, je suis preneur !»

Déclara le sorcier, un petit rictus au coin des lèvres. La mort n'allait pas le freiner.

Surprise mais ravie d'avoir accompli une action, l'employée présenta trois copies différentes d'un même document, donna la blanche et la jaune à son client, mais garda la rose pour elle. Elle se mit à rédiger un rapport puis un compte rendu et finit par lever les yeux vers le jeune homme, un sourire toujours aussi idiot sur la figure. Elle lui demanda alors les papiers demandés; photocopie de sa carte d'identité, trois de son bulletin de salaire, si ce dernier travaillait, un chèque pour payer les deux premiers mois du loyer...etc. Des documents que le sorcier fit magiquement apparaître et qu'il posa sur la table après avoir rangé discrètement sa baguette.

«Pouvez-vous prononcer votre nom, Monsieur ? Demanda poliment la jeune femme, alors qu'elle gardait les sourcils froncés, n'arrivant pas à lire l'écriture qui semblait floue.

James, je m'appelle James Diallan.»

oOo

Ce jour-là, les serpentards et les gryffondors avaient un cours de potions en commun, un cours préparé à l'avance par le professeur Rogue en personne afin de faire bouger les choses entre Draco et Harry. Les jours passaient à une vitesse folle, rapprochant les deux amis au point de les rendre inséparables. Tout allait à merveille entre eux ; ils passaient leurs nuits à rire et à se raconter toutes les anecdotes qui leur sont arrivées quelques heures plus tôt dans la journée.

Comme à son habitude, Harry alla directement se poser aux côtés de Draco. Son livre de cours à la main, il attendait que le professeur annonce la potion du jour sur laquelle ils devaient travailler. Rusé mais discret, Severus Rogue avait choisi ce cours particulièrement mis à exécution le plan que l'Ordre avait mis au point et que Draco, tout comme Harry tentait de repousser le plus longtemps possible. Le baiser.

La potion du jour n'était autre que l'Amortentia, une potion qu'il n'avait pas réalisée depuis deux années déjà et dont il avait oublié tout ingrédient. Draco, fidèle à son amour pour les potions semblait ravi, ne se doutant aucunement des plans machiavéliques du maître des potions. Installé devant un même chaudron, Draco s'occupait de tout découper alors que Harry peinait à peser les quantités demandées. Son esprit divaguait; cela faisait quinze longs jours que Ron ne lui avait adressé la parole, même pendant leurs entraînements de Quiddich ensemble. Hermione tentait de le raisonner, lui faire comprendre que ce n'était aucunement la faute d'Harry si Draco et elle avaient rompu ou si Ginny ne semblait plus intéresser le survivant. D'ailleurs, cette dernière ne pouvait s'empêcher de se plaindre auprès de son frère, ne donnant aucune explication concrète à ses pensées. Elle semblait juste déprimée, morose et lasse. Les rumeurs disaient que c'était la faute d'Harry, d'autres blâmaient Ginny ; la fameuse rumeur comme quoi elle ensorcelait son copain avait fait le tour de l'école, même Dumbledore le savait. D'ailleurs, le vieux sorcier l'avait toujours su. Harry, par contre, peinait à y croire, mais plus le temps passait, plus l'idée lui semblait logique. Après tout, l'Amortentia était un philtre d'amour puissant, ses effets étaient bien connus, cela aveuglait complètement les sens émotionnels de la personne, qui, du jour au lendemain, pouvait se retrouver à faire une fixation sur quelqu'un sans jamais savoir pourquoi. Certes, en aimant une personne, on s'attend à l'aimer comme ça, sans explication particulière, mais avec ce philtre, on l'aimait d'un coup, sans savoir pourquoi, du jour au lendemain, ça virait à l'obsession et la vie de la pauvre victime se mettait à tourner autour de l'ensorceleur. En tout cas, Ron semblait prendre parti de Ginny.

« Ron m'en veut, soupira Harry tristement, ses yeux cherchant la crinière rousse, alors qu'il ajoutait l'avant-dernier ingrédient de leur potion. Je crois que je vais le lui dire. C'est mon meilleur ami depuis toujours, il mérite de savoir.»

Draco se tourna pour le regarder, les sourcils froncés de concentration.

« Potter, mets-en un peu plus, ce n'est pas suffisant !»

Harry leva les yeux au ciel, désespéré du comportement de son ami. Il fit tout de même ce qu'il lui avait demandé.

« Tu m'écoutes au moins ?!Soupira Celui-Qui-Avait-Tué-Vous-Savez-Qui. Je veux révéler notre secret à Ron.

Tu es sûr . ? Je ne sais pas si on y a droit, répondit distraitement le serpentard qui peinait à mélanger le liquide. Donne moi le dernier ingrédient, je crois que j'ai réussi.

Prends le toi-même, je dois trouver une fiole. J'irai voir le professeur Dumbledore ce soir même.»

Ajouta Harry qui cherchait la fiole qu'ils devaient remettre au professeur.

À peine le dernier ingrédient ajouté, une douce vapeur apparut en spiral, elle montait du chaudron, sa belle couleur nacrée montrait que la potion avait été correctement préparée. Draco s'avançait pour en sentir l'odeur, mais un gros boom le fit sursauter.

« 50 POINTS DE MOINS POUR GRYFFONDOR ! Hurla le professeur enragé. Vous viendrez me voir en fin des cours.»

Seamus Finnigan et Dean Thomas venaient de faire exploser leur chaudron, répandant tout le liquide sur leur propre corps et sur leur table de travail. Honteux, les deux jeunes Gryffondors baissèrent la tête. Personne ne protesta, ne voulant pas que les foudres du professeur s'abattent sur Potter souffla exaspéré alors que Draco riait sans gêne; après tout, Severus Rogue était toujours de leur côté, en plus de ça, Draco avait réussi la potion. C'était gagné d'avance.

Curieux, Draco se rappela la demande de la rousse, alors, il questionna Harry à propos de l'odeur qu'avait l'Amortentia pour lui. Tout aussi intrigué, Harry approcha son nez du chaudron, respirant un bon coup de la vapeur qui s'en élevait. Étrangement, rien ne montait, c'était complètement inodore. Il ferma les yeux, convaincu du fait que son cœur était bel et bien pris. Ses yeux se fermèrent doucement alors qu'il s'approchait un peu plus du chaudron. Une très lointaine odeur de livres anciens, de parchemins et de thé traversa ses narines, disparaissant quelques secondes après. Des livres et du thé ? Ce n'était décidément pas Ginny. Harry ne voyait pas qui ça pouvait bien être, surtout que l'odeur fut si légère qu'il put à peine la déterminer. Comme si la potion tentait de lui révéler quelque chose, mais quoi?

« Des livres, et du thé, murmura Harry complètement absent. Tu penses savoir qui c'est, Malfoy ?

Des livres et du thé ? Ce n'est définitivement pas la belette femelle. Tu ne sais pas de qui cela peut s'agir ?

Je n'en ai aucune idée. C'est très étrange, cela semblait bien loin. Et toi, ça sent quoi pour toi .»

Draco esquissa un petit sourire, tourna la tête vers sa dulcinée, avant de murmurer son prénom voix basse.

Rogue passa dans les rangs à ce moment-là, un sourire sadique sur les lèvres. Il s'arrêta devant la table d'Hermione et Ron, sentit la vapeur avant de détourner le visage, une vague de tristesse l'immergeant. Lily Potter. Il prit le flacon où un échantillon se trouvait et continua sa tournée. Seuls trois groupes avaient réussi la potion, Draco et Harry y compris. Discrètement, le professeur jeta un sort au flacon du faux couple avant de les appeler.

« Vu que monsieur Potter semble dans les nuages, je vous invite, ainsi que votre binôme à me rejoindre. Vous allez tester l'Amortentia que vous avez préparé.»

Les deux jeunes hommes comprirent, comment avaient-ils été aussi bêtes pour ne pas s'en rendre compte ?! Difficilement, la gorge nouée, Draco Malfoy et Harry Potter avancèrent vers le professeur.

"Après tout, je n'aime pas Malfoy comme ça et lui non plus, je n'ai rien à craindre" Pensait vainement Harry, dans l'espoir de se rassurer.

Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que le philtre avait été trafiqué, de façon à ce qu'il agisse comme si Harry et Draco étaient amoureux l'un de l'autre. Draco prit la fiole en premier, en prit une petite gorgée avant de la tendre e tremblant à son binôme. Connu pour son courage, bien que la peur lui nouât l'estomac, le gryffondor avala tout ce qui restait avant de se sentir étrangement bercé par un tout autre sentiment; un bien-être énorme accompagné d'une chaleur hors du commun. Ils ne surent pourquoi, ni comment cela s'était-il passé, mais les deux sorciers s'étaient mutuellement sauté dessus.

Plaqué au tableau, Harry avait ses mains dans les cheveux du blond qui dévorait littéralement ses lèvres sous les regards choqués des élèves. Severus, lui, par contre, souriait sournoisement, mais il ne tarda à intervenir, séparant les deux élèves avant de leur faire avaler un antidote puissant et de les renvoyer chez Dumbledore pour mauvais comportement.

Personne n'avait compris ce qui venait de se passer, d'un coup, Draco avait sauté sur le petit brun, glissant ses bras autour de ses hanches pour le coller à lui. Potter, tout sauf indifférent, avait laissé courir ses doigts experts dans la chevelure blonde de son aîné, caressant ses cheveux propres et soyeux alors qu'ils se fixaient dans le blanc des yeux. Un silence de mort avait remplacé le chahut commis par les élèves de dernières années lorsque le professeur avait le dos tourné. On regardait la scène qui se déroulait, où les deux acteurs se collaient l'un à l'autre comme si leur vie en dépendait. Aucun des deux ne ressentait vraiment quelque chose, c'était une fougue créée de toutes pièces, où aucun amour ne résidait et aucune envie ne s'y trouvait. C'était fade pour Malfoy et Potter, bien qu'ils semblaient adorer s'embrasser de la sorte. Un calme gênant régna à nouveau après leur départ, où tous les regards étaient tourné vers une petite brune rouge et assez déstabilisée.