HEY ! Ravie de voir que cette fanfic vous plaît, c'est un truc de malade xD J'avoue que je l'aime aussi très fort, parler mal et me libérer de tout ce qui a déjà été fait, c'est fun ! Merci à Gryf, Drackalys, Noyale, Isiliel23, Millena Tilleul, Roxane, NekoSakura Undomiel, Aymric, Fuyuu543 et certainement d'autres personnes sur Twitter que j'oublie pour vos reviews qui m'ont totalement redonné la patate ! On est partis pour les carnets de Balthazar, sur 2 chapitres, avant de glisser doucement du côté de Grunlek puis de Mani. Je vous souhaite une agréable lecture, n'hésitez pas comme d'habitude à me faire parvenir vos reviews !
LES SUBLIMES CARNETS DE BALTHAZAR
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Très cher sublime et magnifique moi-même,
Aujourd'hui, c'est décidé : j'arrête le sexe. Je sais, c'est déjà au moins la vingtième fois que je note ça sur ce carnet, mais cette fois-ci, je te promets que c'est la vérité. Je me suis fait bien fait enculer tout à l'heure, ça m'apprendra à être aussi con et gentil.
Nous venions d'arriver dans un petit village très charmant, quoiqu'un peu trop campagnard. Je l'ai d'ailleurs fait remarquer aux autres, mais ils ne m'ont pas écouté, soi-disant parce qu'on a dormi en ville la semaine passée. Ils savent à quel point c'est long une semaine ? J'ai besoin de dormir au moins une nuit par semaine dans un vrai lit. Ces brutes épaisses qui m'accompagnent ne peuvent pas comprendre ça, ils ont passé la moitié de leur vie dans la cambrousse. Les pauvres. Leur enfance a dû être horrible. Je me demande bien comment ils ont pu survivre sans croissants chauds ou vêtements de luxe. Quelque part, ça explique l'odeur atroce que dégage le paladin. Ce rustre irrite mes narines depuis deux jours, et je commence à en avoir marre. Dès que je peux, je le jette dans un torrent, mais même cela ne suffit pas. Il va falloir trouver une solution à plein temps. Entre lui qui sent les chaussettes puantes et Mani qui sent la cannelle, je peux vous garantir que le mélange des deux est très désagréable.
Mais je m'égare.
Nous venions donc d'arriver dans ce village. Mes compagnons puants étaient partis réserver des chambres à l'auberge, si bien que je me suis retrouvé seul avec Lumière, Eden et Icy. Et Mani, occupé à gagatiser sur ses araignées. C'est là que je l'ai aperçue. Cette sublime jeune femme, dans une robe finement ouvragée de couleur rouge. Mon démon s'est enflammé, alors que les battements de mon cœur devenaient incontrôlable. Je ne le savais pas encore, mais je venais de tomber dans le piège le plus grossier qu'il m'a été donné de voir.
Elle s'est approchée de moi, pour me quémander mon aide. Elle disait avoir perdu son sac, qu'un malfrat lui avait arraché des mains. Étant d'un naturel généreux et gentleman (MOI), j'ai tout naturellement volé à son secours, en laissant à mon ami aux oreilles pointues le soin de garder les familiers. J'ignore s'il a compris ce que je lui ai dit, il a tendance à faire tout le contraire de ce que l'on lui demande. Mais je ne serais de toute façon pas là pour le découvrir. Cette charmante créature m'a traîné dans les ruelles dans une course effrénée. Moi qui ne suis pas un très grand sportif, j'étais persuadé que j'allais vomir mes poumons d'une seconde à l'autre.
Et alors que j'étais sur le point de lui demander pourquoi on courrait de cette façon, elle m'a plaqué contre le mur. Je vous passe les détails, c'était plutôt chaud et torride, et mon démon se foutait de la taille ridicule de mes noisettes, alors que j'essaye désespéramment de faire quelque chose pour ça. Le sortilège est pas encore au point il faut croire.
Bref, alors que j'avais retiré l'intégralité de mes vêtements, euphorique, il s'est passé quelque chose de tout à fait inattendu. La douce créature que j'avais déjà prévu d'emmener dans la plus belle taverne de la ville venait de se faire pousser beaucoup de poils. Et une énorme bouche pleine de dents pointues également. Une ourse-garou, si j'avais prévu ça...
Comme vous vous en doutez, j'ai été très gêné. J'ai longtemps hésité entre récupérer ma robe et fuir pour sauver ma vie, mais l'instinct primitif l'a emporté. Et c'est ainsi que moi, le grand Balthazar Octavius Barnabé Lennon, pyromancien de la Tour Rouge, terreur de Mirages, s'est mis à courir cul nu dans la ville avec une ourse-garou affamée cherchant à faire de moi son repas.
Ma course effrénée m'a conduit sur la place publique, où m'attendaient mes quatre compagnons, agacés de mon absence. Ah, pour une surprise... Je crois que je n'avais encore jamais vu Théo rougir à ce point. J'ignore toujours s'il était intimidé, gêné ou en colère. Certainement un peu des trois. Dans tous les cas, quand il a vu l'énorme boule de poils fonçant sur mon frêle et pauvre corps, il n'a pas hésité à placer son bouclier sur la trajectoire.
J'ai un peu honte de le dire, mais je les ai tous laissé se démerder et je suis parti me cacher derrière un arbre. Ils sont venus me récupérer quelques minutes plus tard. Mani a eu l'amabilité de me donner sa cape pour cacher mon corps nu. Et c'est là que les moqueries, vannes et autres remarques sarcastiques ont commencé à fuser.
J'ai tellement honte que j'ai décidé de ne plus toucher au sexe de ma vie. En tout cas, je sais d'avance que je vais en entendre parler pendant longtemps. Peut-être que si je fous le feu au prochain qui m'en parle, ils y réfléchiront ?
Affaire à suivre.
Balthou'.
