Bonjour, bonsoir & bienvenue !
Ah, les courses de Noël. Vous savez, ce moment fatidique où on se dit qu'on va faire vite, efficace et où on va tout trouver du premier coup. Cette grosse blague ! En fait, on galère pendant des heures, on trouve pas ce qu'on cherche et ça nous prend le chou. Pour ce chapitre, j'ai choisi Edwin Jarvis, merveilleux personnage de l'univers d'Iron Man, peu présent dans les films mais si délicieux dans la série Agent Carter... Cette homme est un concentré d'humour dans le corps d'un homme victime de son entourage et de ses propres initiatives. J'aime ce personnage, vraiment beaucoup.
Comme toujours, les personnages ne sont pas de moi, je fais de l'emprunt et je m'amuse à jouer avec la temporalité (pas toujours exacte, je conçois)
Enjoy ;)
24 jours avec nos personnages préférés de Marvel
Jour 04
Les courses de Noël
...
La liste est tellement longue que Jarvis se croit dans un de ces films où le personnage déroule un parchemin qui tombe au sol et se déroule sur plusieurs mètres. Il est encore dans la voiture à étudier ladite liste se faisant des notes pour savoir où aller chercher ça dans le centre commercial. Parce qu'écrire "toasts nature" après "papier bulle" et "chemise de nuit en velours", ce n'est pas ce qu'il y a de plus logique. Jarvis se fait une note mentale : remercier sa femme, Howard et le petit Tony pour cette liste décousue. En poussant un soupir censé lui donner du courage, Jarvis quitte son véhicule et se dirige vers les chariots. Il hésite une seconde à en prendre deux. Puis, il entre dans le magasin.
Il n'y a pas trop de monde.
- Heureusement, se dit l'homme pour lui-même. Je n'ose imaginer si l'endroit avait été plein…
Sans grande joie, il commence ses achats. Au bout de dix minutes, après avoir posé les boîtes de chocolat dans le fond du chariot, Jarvis est déjà obligé de faire demi-tour. Il faut l'affuteur de couteau pour Ana. Il continue dans les chocolats, étudiant les compositions de chacune des différentes boîtes. Puis, il prend des sucres d'orge, éternue, se mouche, rajoute "boîte de mouchoirs" sur la liste et continue son chemin. Il prend le pain, le papier absorbant et le parfum de toilette préféré d'Howard. Il sépare les achats de Noël des courses quotidiennes, pose la viande sur la pile et se demande si un rôti de 500g sera suffisant. Par précaution, il en met un second de 200g. Il passe un quart d'heure à étudier chaque foie gras avant de se décider. Puis, il met autant de temps à choisir le saumon. Devant le poissonnier, il réfléchit 10 minutes, explorant la liste dans le moindre détail afin de vérifier qu'il ne se trompe pas dans la commande. Puis, il embête le pâtissier en rajoutant d'abord une bûche, puis trois choux, puis une dizaine de chouquette. Au rayon bricolage, Jarvis essaie de déchiffrer les chiffres de monsieur Stark. Est-ce qu'il faut des boulons de 12 ou 15 millimètres ? Est-ce que c'est un 3 devant les boîtes de vis ? Est-ce qu'Howard a réellement besoin de 7 scies à bois ?
- C'est pour faire un sapin ? s'étonne Jarvis à voix haute.
Puis, il hausse les épaules et mes les sept scies dans le chariot. Là, ça commence à peser. Jarvis se dit qu'il ne va pas tarder à suer à grosses gouttes. Par précaution, il retire son écharpe et ouvre son manteau. Dix minutes plus tard, après avoir ajouté les cagettes de mandarines et les filets de patates, Jarvis retire écharpe et manteau. Heureusement qu'il avait laissé le chapeau dans la voiture.
Jarvis regarde sa liste en fronce les sourcils en se demandant ce que le jeune Stark compte faire de ces 3 savons de Marseille et ses 2 paquets de gros sel. Après autant d'année au service de la famille, Jarvis ne demande même plus à savoir. Il prend les choses et les ajoute dans le chariot. Il commence à avoir du mal à voir où il avance, pauvre Jarvis. Et la liste n'est pas terminée. Entre deux rayons, il fait le point.
- Ah flûte ! La laque pour Ana et l'après-rasage de monsieur Stark. Zut.
Demi-tour ! Ensuite, le fil de pêche et l'essoreuse à salade pour Tony, les 10 rouleaux de papiers cadeau différents pour Ana et un certains nombres de revues à caractère érotique pour Howard. Dans la section littéraire, Jarvis achète le dernier magazine de la science pour le petit et en profite pour feuilleter le Picsou magazine de Noël.
Lorsqu'il repose l'ouvrage, une demi-heure s'est écoulée. Jarvis panique, manque de renverser une pile de dictionnaire avec le chariot et se précipite au rayon vestimentaire. La chemise de nuit en velours, de nouveaux chaussons pour Tony, et des chaussettes assorties pour Howard. Ana en a marre de devoir laver des sous-vêtements dépareillés. Puis, une robe de soirée pour madame Stark, taille 36 mais Jarvis sait qu'il faut deux tailles de plus puis du maquillage. Du maquillage ?
- Grand dieu, j'ai oublié de noter la marque, soupire Jarvis en retournant au rayon hygiène en trainant des pieds.
Deux enfants manquent de se faire écraser et les parents enguirlandent copieusement le majordome qui n'entend rien, trop occupé à tenter de se souvenir de la marque de maquillage de madame. Devant le rayon, tout devient clair. Il reconnait le logo. Il prend donc le rouge à lèvre rouge carmin, qu'il met deux bonnes minutes à trouver, le fond de teint numéro 7 et les mascaras cils souples. Il retourne au rayon des vêtements se choisir une cravate festive et en prend une qu'il offrira à Tony. Sa première cravate, ce doit être quelque chose.
Là, Jarvis commence à en avoir marre. En plus, il a faim et quelque chose le gratte dans sa chaussure droite. Mais il n'a pas tout à fait terminé. Il doit passer à la bijouterie commander les bracelets cadeaux qu'Howard envoie à ses maîtresses. Ils doivent tous être différents et porter la même inscription sur l'envers : "from H. with love". Que c'est dégradant de faire ça. Pour se redonner du courage, Jarvis choisit un pendentif en argent pour Ana.
Dans les galeries, il goûte au saucisson, à une bûche spéciale aux marrons, à un foie gras de canard et à un vin estampillé spécial Noël. Le chariot devient vraiment très lourd. Et lorsque Jarvis pense au moment où il va devoir tout empiler dans la voiture, il blêmit. Lentement, il termine ses achats et arrive à la caisse.
Le montant est, bien évidemment, exorbitant. Et la facture est aussi longue que les bandes de tapisserie qu'il a manipulées l'autre jour avec Tony. En soupirant, Jarvis remet son écharpe et son manteau. Il regagne la voiture à grande peine. Et lorsqu'enfin il referme le coffre, le magasin ferme. Il rentre en faisant attention dans les virages et prend le temps de tout décharger.
Et ce n'est qu'une fois qu'il referme le coffre de sa voiture vide qu'Howard déboule de nulle part et s'exclame :
- Ah ! Jarvis, tu es là ! J'ai un service à te demander. Vois-tu, il me manque encore deux ou trois trucs pour préparer l'expo de Noël ! Alors, je veux que demain matin, tu passes chez mon fournisseur pour récupérer quelques bricoles. Voilà le bon de commande, je te laisse gérer. Bon, Ana s'égosille. Je crois qu'il est l'heure de passer à table.
Jarvis regarde son employeur s'éloigner en sautillant. Puis, il déplie le bon de commande et pousse un cri. Il s'effondre sur place, les fesses sur le sol gelé, et il se met à sangloter. Le bon glisse de sa main… Tout ça ne rentrera jamais dans sa voiture.
NdZ Voilà qu'est-ce que je vous disais ? Jarvis est une victime. Bon, je vais pas m'étendre sur ce chapitre. J'ai juste adoré l'image d'un Jarvis poussant un chariot plein à craquer de choses diverses et variées ^^
Pour les reviews, je vous laisse compléter dessous :)
