Comme tout le monde le sait, cet univers ne m'appartient pas, tout comme ses personnages qui sortent de l'esprit de Mme Meyer. Cela dit, certains sont de moi et je ne suis pas certaine qu'en faire la liste soit utile, vous devriez les identifier. ;-)
Chapitre 4
6 ans plus tard
Rosemay regardait attentivement l'immense maison qui se dressait devant elle. Elle eut du mal à réaliser qu'elle avait fait ça, mais pourtant, elle était bien là.
— Vous allez descendre ?
— Heu oui.
L'ado tendit un gros billet vert au chauffeur de taxi, prit son sac et descendit du véhicule. Le froid l'enveloppa d'un seul coup, la faisant frisonner et resserrer un peu plus son manteau autour d'elle. Avançant d'un pas en direction de la grande bâtisse, elle vit son taxi disparaître sur la route poussiéreuse au milieu des bois. Agrippant plus fermement son lourd sac, elle souffla un coup, faisant sortir une volute de fumée de sa bouche, et avança tranquillement jusqu'à la porte d'entrée. Heureuse de poser son sac à terre, elle appuya sur la sonnette. Elle n'attendit pas plus d'une minute avant de voir la porte s'ouvrit sur une magnifique femme aux cheveux couleur miel et au sourire envoûtant.
— Bonjour madame, je cherche Carlisle Cullen.
— Enchanté jeune fille. Je suis Esmée Cullen, Carlisle est mon époux. Lui sourit avec bienveillance la femme. Vous êtes une de ses patientes ? S'enquit-elle.
L'adolescente sourit à cette idée.
— Non madame. Pour être honnête il ne m'a jamais vue et moi non plus d'ailleurs. Il est un ami de ma famille et je me suis dit que c'était une très bonne idée de le rencontrer.
Esmée la regarda plus que surprise. Finalement elle se reprit et ouvrit la bouche.
— Comment vous appelez-vous ?
— Oh, veuillez excuser mon impolitesse. Je m'appelle Rosemay Volturi. Mais, mes frères et sœurs m'appellent Romy.
Cette fois-ci la jeune fille se retrouva face non plus uniquement à Esmée, mais à trois autres personnes qui la regardèrent à la fois avec incrédulité et inquiétude. Ce fut celui qui lui apparu comme le plus âgé et qu'elle reconnu, pour l'avoir vu sur des peintures au château, qui prit la parole.
— Enchanté Rosemay, je suis Carlisle Cullen. Tu dis que tu fais partie des Volturi. Lui demanda-t-il pour être bien certain que son ouïe n'était pas défaillante.
— Oui. J'ai entendu parler de vous au château et j'ai également vue deux peintures où vous êtes représenté. Pas avec la même mode vestimentaire, je dois avouer. Dit-elle en souriant. Heu… Est-ce que l'on peut en discuter à l'intérieur ? Le voyage est long entre l'Italie et l'Alaska et même si j'ai un peu dormit pendant le trajet, je ne suis pas comme vous. Je me fatigue et j'ai froid, pauvre mortelle que je suis ! Plaisanta la jeune fille.
Cette phrase confirma à la famille Cullen que Rosmay connaissait leur véritable nature et qu'elle devait bien faire partie des Volturi. Mais là encore c'était quelque chose d'incroyablement improbable, surtout de la part de la famille royale, que d'abriter en leur sein une humaine. Aucun d'eu n'avait jamais entendus parler d'une telle chose.
Carlisle proposa à la jeune fille d'entrer et Esmée alla dans la cuisine pour lui préparer de quoi manger et boire. Rosemay s'installa sur un magnifique canapé en cuir blanc et attendit patiemment, ignorant les regards insistants et curieux sur elle, alors que de son côté elle détaillait la pièce.
De retour dans la pièce toujours silencieuse, Emsée déposa un plateau devant la jeune fille. Sur ce dernier se trouvait une part de tarte au pomme et un chocolat chaud. Remerciant la vampire, l'adolescente mangea et but le tout sans rien dire, appréciant la chaleur réconfortante de sa boisson et la saveur sucrée de sa collation. De leur côté, les Cullen observaient la jeune fille, se demandant encore si elle était bien ce qu'elle prétendait.
— Vous savez que cela peut paraître étrange votre comportement. Fit remarquer Rosemay. Heureusement que j'ai l'habitude à la maison. Félix fait toujours la grimace quand il me regarde manger. Plaisanta-t-elle. C'est pas comme si je lui répétais sans cesse qu'il peut quitter la cuisine. A croire que c'est un amusement pour lui de se dégoûter.
Cette remarque anodine confirmait les dire de l'adolescente et cela décida Carlisle à reprendre la parole.
— Donc tu es un membre des Volturi ?
— Exactement.
Rosemay était très fière d'avoir une famille telle que la sienne et ce, malgré ce qu'ils avaient fait.
— Depuis longtemps ?
— Mes trois ans.
Cette révélation fit hoqueter tous les présents.
— Mais ils ne voulaient pas que qui que ce soit sache pour mon existence, donc… vous êtes les premiers vampires hors de ma famille que je rencontre. Reprit la jeune fille sans tenir compte de leur réaction.
— Ta… famille ? Demanda Carlisle surprit.
— Oui. Bon, je reconnais qu'ils ont un peu exagéré ces derniers temps, mais ils n'en restent pas moins ma famille.
— D'accord. Sourit le patriarche. Mais pourquoi es-tu là ?
— Parce que justement ils ont exagérés ! La dernière fois ils avaient dit que je pourrai aller au collège, mais ils sont revenus sur leur parole. Ensuite ils m'ont dit qu'ils accepteraient mon entrer au lycée, parce que je serai plus âgée. J'ai donc fait tous ce qu'ils voulaient et à la dernière minute, comme la première fois, ils m'ont dit non. Du coup j'en ai eu marre ! S'exclama-t-elle. J'ai fait mon sac, mais je ne savais pas vraiment où aller, vous comprenez, je ne suis jamais vraiment sortie du château, en tout cas pas toute seule. Et puis, je me suis souvenue de vous. J'avais entendu dire qu'un de vos enfants était en couple avec une humaine il y a quelques années, que vous buviez du sang animal et viviez parmi les humains. Je me suis dit que pour une première expérience au dehors, je ne risquerais rien si je venais chez vous.
Les Cullen regardèrent avec incrédulité la jeune fille qui se tenait devant eux.
— Tu sais qu'ils doivent être au courant que tu es partie.
— Je sais monsieur Cullen.
— Je t'en pris, appelle-moi Carlisle.
Rosemay hocha la tête tout en souriant légèrement de reconnaissance.
— Donc tu dois savoirqu'en ce moment Démétri doit être en chemin pour te récupérer.
— Justement ce n'est pas le cas. Sinon, je ne serais pas ici, mais déjà dans un avion, ou enfermer dans ma chambre pour le reste de mon existence.
— Comment peux-tu en être si certaine ?
La jeune fille voyait bien que Carlisle avait de sérieux doutes, tout comme les trois autres vampires.
— Son don ne fonctionne pas sur moi. Tout comme ceux des autres membres de ma famille. Ils pensent que j'ai une sorte de don, Aro a parié pour un bouclier. Expliqua-t-elle.
— C'est pour ça qu'ils l'ont gardé avec eux. Ils attendent qu'elle soit en âge d'être transformer pour l'avoir dans leur garde.
L'explication vint de l'autre vampire mâle présent dans la pièce. Plus jeune, grand, les cheveux mi-long blonds et légèrement frisés, il y avait quelque chose en lui qui le rendait très sérieux. Peut-être sa posture très droite, la tête haute, pas royale, mais plutôt comme celle d'un soldat.
— Disons, que c'est plutôt compliqué. Éluda-t-elle sans vouloir entrer dans les détails. Alors, est-ce que je peux rester chez vous ? Je vous promets de me faire toute petite. Et vous pourrez même m'envoyer au lycée avec vos enfants. Dit-elle joyeusement.
C'était d'ailleurs la principale raison qui avait conduit Rosemay chez les Cullen. Elle espérait qu'avec eux, elle puisse aller au lycée et faire cette expérience qui, pour elle, avait des airs de paradis.
— Et bien… puisqu'il semble que tu fasses parti des Volturi…
— Il ne semble pas, je suis une Volturi.
L'adolescente se leva prestement du canapé, tira sur la chaîne qui était autour de son cou, bien dissimulée sous son pull et fit apparaître le blason de la famille royale.
Il fut définitivement clair pour les Cullen qu'elle n'avait pas menti, personne ne pouvait porter ce blason si les rois ne l'avaient pas autorisé. Certains gardes devaient attendre des années avant de l'arborer sur leurs vêtements, alors une jeune fille, humaine de surcroît ! Elle devait être importante pour la famille royale et il fallait donc que Carlisle fasse le nécessaire.
— Effectivement, tu es bien une Volturi. S'excusa-t-il.Tu dois donc comprendre que, si tu t'es enfuit et qu'ils ne peuvent pas te retrouver, ils vont être inquiet et te chercher.
— Je sais.
— Et il est donc de notre devoir de les prévenir que tu es ici.
— Hors de question !
— Pourtant nous le devons. S'ils apprennent que tu es chez nous et que nous n'avons rien fait pour les prévenir, ils risquent de nous en vouloir et de ne plus nous considérer comme des amis.
Rosemay réfléchit quelques instants avant de reporter son regard déterminé sur Carlisle, surprenant ce dernier, même s'il ne le montra pas.
— Si jamais vous leur révélez que je suis chez vous, je pars d'ici et jamais personne ne me retrouvera !
Elle venait d'avoir l'idée du siècle pour décharger les Cullen et les obliger par la même occasion à la garder avec eux. Comprenant ce que venait de faire la jeune fille en face d'eux, les vampires la regardèrent surprit et se demandèrent qui avait pu faire qu'elle soit aussi réactive et qu'elle ait ce genre d'idée à son âge.
— D'accord. Concéda le patriarche, s'avouant vaincu dans un premier temps. Tu peux rester chez nous. Je suis certain que tu vas très bien t'entendre avec Renesmée. Quant au fait d'aller en cours, je pense qu'avec ce genre de raisonnement, tu devrais très bien t'en sortir.
La jeune fille se leva du canapé et sauta dans les bras de Carlisle qui fut surpris de sa réaction.
— Merci ! Merci ! Merci beaucoup !
— Reste à te présenter le reste de la famille.
— Et convaincre Rosalie. Renchérit la petite vampire brune qui se tenait au bras du vampire blond.
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Le soir même, Rosemay rencontra le reste des Cullen qui, bien que surpris de rencontrer la jeune fille, lui firent un accueil chaleureux, à l'exception de Rosalie.
— Et voilà ! Encore une humaine qui connaît notre existence. Gronda la belle et plantureuse blonde.
La jeune femme arrivait largement au niveau d'Heidi, la « pêcheuse », comme elle était surnommé par les Volturi et qui devait apporter des victimes humaines aux vampires. Son don faisait qu'on ne pouvait lui résister, mais son physique plus qu'avantageux l'aidait énormément dans sa tâche. Toujours est-il que Rosalie aurait très bien put aider la Volturi dans sa mission. Avec ses longs cheveux blonds bouclés et sa taille mannequin elle pouvait donner des complexes à n'importe qui, même à un vampire.
— C'est pas possible ! Continua la vampire blonde, sortant Rosemay de ses pensées.Et puis une Volturi ! Je n'arrive pas à croire qu'ils ont fait tout un foin pour Bella alors qu'ils en avaient une sous leur propre toit. Déclara la belle et plantureuse blonde de la famille.
Sa remarque désobligeante titilla l'adolescente qui ne comptait pas se laisser faire. Après tout quand on avait grandit entouré de vampire, il n'y avait pas grand-chose qui pouvait vous faire peur. Pas même les paroles acerbes et les regards noirs d'une blonde plantureuse.
— Ouais, je comprends. Railla la jeune fille. D'un autre côté c'est pas comme si je me promenais librement dans les rues à crier sur tous les toits que les vampires existent. Je suis juste restée littéralement enfermée plus de dix ans dans un château en Italie. Mais là encore tu vas trouver que je fais tout un foin et me comparer à Raiponce ?!
La remarque surprit tellement Rosalie, qui n'avait pas l'habitude qu'un humain lui tienne tête, qu'elle ne put s'empêcher de rigoler.
— Et bien, je sens que finalement on va bien s'entendre toutes les deux.
— Oui ! En tout cas moi je t'adore déjà ! Renchérit Emmett, le compagnon de Rosalie.
Ce dernier était un vampire imposant, pas autant que Félix, mais il semblait avoir le même état d'esprit joueur. Rosemay se demandait si ce n'était pas à cause de leurs ressemblances physiques.
— Alors tu vas rester avec nous ?! Trop génial !
En disant ça, Renesmée prit sa nouvelle amie dans ses bras et lui fait un câlin.
— S'il te plait, Ness, c'est bien ton prénom ?
La petite hybride hocha vigoureusement la tête.
— Tu peux me serrer un peu moins fort, je sens que mes os ne vont pas résister. Demanda dans un chuintement Rosemay.
La demi-vampire lâcha la jeune fille et la regarda de façon désolé. Cette dernière souffla un bon coup pour reprendre un rythme cardiaque régulier.
— C'est rien, je suis toujours en un seul morceau. Reprit-elle avec un léger sourire. Sinon, vous pensez que c'est possible que je puisse manger quelque chose ? Demanda-t-elle en sentant son ventre commencer à se tordre de faim.Si vous ne voulez pas toucher à la nourriture, je sais me faire à manger.
Esmée sourit à la remarque de la jeune fille.
— Non, nous faisons à manger pour Ness et Jacob, donc une assiette de plus ne va pas déranger. Expliqua Bella, la mère biologique de la petite hybride.
— Jacob ?
— C'est… un ami de la famille. Expliqua un peu gêné Edward, le père de Ness.
— Viens, je te montre ta chambre !
Rosemay n'eut pas le temps de répondre quoi que ce soit, qu'elle se retrouva tirer par le bras par une Ness très excitée. Elles finirent toutes les deux dans une chambre d'ami donnant sur le jardin et passèrent leur temps à discuter avant d'être appelées pour manger.
Deux jours qu'elle était chez les Cullen et où elle avait rencontré Jacob, un immense jeune homme à la peau mate, au cheveux court et noir, tout comme ses yeux et qui se promenait habillé d'un simple short et t-shirt. Elle avait apprit qu'il était un indien d'une réserve dans l'état de Washington et qu'il pouvait se transformer en loup. Raison pour laquelle il était si peu vêtu et en adoration devant Ness. l'adolescente n'avait pas tout compris, les explications que lui avait fournis l'hybride avaient plus étés marmonnées qu'autre chose.
Toujours est-il qu'aujourd'hui était enfin le jour où la jeune fille allait aller au lycée. Celle-ci était une véritable pile électrique, trépignant d'impatience et souhaitant que le temps passa plus vite afin qu'elle puisse déjà être en cours.
Finalement le moment arriva. Elle regarda avec des yeux brillants le grand bâtiment, ne bougeant pas du parking sur lequel elle se trouvait. Il fallut d'ailleurs que Ness la secoue légèrement pour qu'elle revienne à elle.
— Aller vient Romy, on va finir par être en retard si tu continus à contempler ce bâtiment qui est quand même passablement gris et pas forcément agréable à l'œil.
— Tu trouves ? Dit la jeune fille examinant plus attentivement l'édifice. Bon je te suis !
Elles se dirigèrent alors à l'intérieur en sautillant afin de passer à l'administration et ensuite entamer leurs premières heures de cours. L'adolescente se retrouva a partager ses cours avec Alice et Ness. Les parents de cette dernière, Edward et Bella, étant tous deux une classe au-dessus. Quant à Jasper, le compagnon d'Alice, il était en dernière année avec Rosalie et Emmett.
La matinée se passa parfaitement bien et la jeune fille fut heureuse de se faire si facilement des amis parmi ses camarades de classe en plus des deux Cullen.
Le temps fila rapidement pour elle, et même si les cours et ses nouveaux amis occupaient énormément son temps et ses pensée, sa famille lui manquait de plus en plus. Elle ne pouvait les appeler sans qu'ils apprennent où elle se trouvait et elle ne le voulait surtout pas. Pourtant elle rêvait de pouvoir entendre la voix de sa mère, le rire sonore de Félix, voir les regards noirs de Jane sur les autres gardes et le sourire d'Alec.
Cela faisait maintenant trois semaines qu'elle était partie et tous lui manquaient au plus au point. Elle décida donc de se plonger un peu plus dans ses cours pour ne pas à avoir à penser à leur absence. Mais elle perdait l'appétit et son sourire commença à diminuer tout comme se raréfier, ce qui inquiéta les Cullen.
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— Romy !
— Hey Jaden. Dit la jeune fille en faisant un sourire forcé au garçon.
Depuis son arrivée au lycée, ce dernier ne passait pas une journée sans discuter avec elle. Au début, Rosemay pensait qu'il allait être un bon ami pour elle, le voyant comme tous les garçons qu'elle avait connu depuis son enfance, à savoir un frère. Mais elle avait commencé à le trouver bizarre quand il lui avait proposé d'aller passer un après-midi ensemble et qu'il ne semblait pas content qu'elle propose à d'autres de les accompagner.
Il avait fallut les explications de Ness pour éclaircir la situation du point de vue de la jeune fille. Jaden s'intéressait à elle, pas comme une amie, mais comme une petite-amie potentielle. Elle en avait été horrifiée, ne sachant pas comment réagir. Il était hors de question qu'il se passe quoi que ce soit entre lui et elle. La raison en était simple et ce résumait en un mot : Alec.
Elle ne s'expliquait pas trop comment, ni pourquoi, mais elle était amoureuse du vampire depuis des années. Surtout qu'il agissait avec elle de façon plus que protectrice, lui donnant l'impression d'être quelqu'un de très important et spécial à ses yeux. C'est vrai que les autres Volturi faisaient de même avec elle, mais c'était beaucoup moins flagrant et certains n'agissaient ainsi que parce qu'elle était la fille de Marcus et Didyme.
— Romy, je voulais te demander si…
Entendre la voix de Jaden la ramena à la réalité. Elle le regarda et lui coupa rapidement la parole.
— Heu… j'ai pas beaucoup de temps là.
Depuis deux jours, la jeune fille réussissait à échapper aux discussions avec l'adolescent par cette pirouette. Elle était gênée en sa présence, maintenant qu'elle connaissait ses véritables intentions. La fuite lui semblait la seule solution pour le repousser et gérer cette situation à laquelle elle n'avait jamais été confrontée par le passé. Et puis, elle n'avait pas envie de lui faire du mal en le repoussant.
Elle lui tourna alors le dos et commença à gagner la sortie à grand pas, espérant qu'il ne la suivrait pas. Malheureusement ce ne fut pas le cas et au moment où elle poussait la porte principale du bâtiment qui donnait sur le parking il la héla.
— Attend ! Romy !
Elle souffla de frustration et se retourna par simple politesse.
— Je voulais savoir si c'était possible…
Mais elle le coupa une nouvelle fois.
— Écoute Jaden, je n'ai vraiment pas le temps ! Il faut que je finisse pas mal de chose ce soir et Ness va m'attendre. Tu m'en parleras demain, d'accord !
Elle se retourna et commença à descendre quelques marches avant de regarder en direction de la voiture de son amie. Mais celle-ci n'y était plus, remplacée par une berline. Ce ne fut pas la voiture, mais la personne qui attendait appuyée contre la portière qui attira son attention. Elle se figea en le voyant et sentit son cœur faire des bonds dans sa poitrine alors qu'elle n'arrivait pas à le lâcher des yeux. Il semblait à la fois heureux, en colère et très soulagé de la voir.
Alors qu'elle le fixait toujours, la jeune fille vit passer une main dans son champ de vision, lui faisant réaliser qu'elle c'était stoppée en pleine descente et qu'elle n'avait pas bougé depuis près d'une minute. Revenant à la réalité, elle quitta des yeux le vampire et reporta son attention sur Jaden, toujours à côté d'elle et qui la regardait avec attention.
— S'il te plaît, juste une minute. Lui dit-il tout en posant une main sur son bras.
La jeune fille eu un mouvement de recule et retira son bras brusquement, comme si le contact la brûlait. Elle tourna rapidement la tête en direction du vampire, espérant qu'il ne fasse rien d'irréfléchi. Ce dernier s'était tendu, sans pour autant avoir bougé et son regard, habituellement rouge bordeaux, était maintenant noir et braqué sur l'interlocuteur de l'adolescente.
— Quoi ?! Répondit-elle irritée.
— Je voulais savoir si tu voulais aller au bal d'automne avec moi.
En entendant cette demande, la jeune fille reporta toute son attention sur le jeune homme. Elle était complètement perdue, ne s'attendant pas à une telle demande. Elle ne savait absolument pas quoi faire et comment lui répondre « non », sans le blesser.
— Je… heu… Jaden… disons…
— Alors c'est ok ?
— Heu… je…
Elle avait vraiment besoin d'aide et ne savait pas comment faire pour ce sortir de cette situation. La solution aurait été de lui dire non, mais elle n'osait vraiment pas, de peur de lui faire de la peine. Et puis elle trouvait ça un peu cruel de lui refuser de but en blanc, pourtant elle n'avait pas les mots pour tourner de façon diplomate son rejet.
— Est-ce qu'il y a un problème dolce mio ?
Rosemay sursauta en entendant la voix grave et chaude dans son dos. Surprise qu'il soit si proche d'elle, alors qu'elle ne l'avait pas entendu arriver, elle se tourna vers lui pour lui faire face.
— Non. Soupira-t-elle de soulagement.
Ça elle l'était soulagée, mais aussi heureuse qu'il vienne enfin à son aide.
— Je disais que…
— T'es qui toi ?! Cracha Jaden, lui coupant la parole.
Mauvaise idée, se dit l'adolescente tout en grimaçant.
Personne ne parlait au vampire de cette façon sans en sortir démembrer voir pire encore… Mais cela, l'adolescent l'ignorait totalement. Il était simplement énerver, en cet instant, que quelqu'un soit venu les interrompre alors qu'il était sur le point de conclure avec Rosemay. Enfin, une fois qu'elle aurait accepté de venir avec lui il aurait beaucoup plus de facilité à la draguer pour qu'elle sorte enfin avec lui. Parce que oui, il se voyait très bien sortir avec elle et d'ailleurs c'était à lui que revenait ce droit et à personne d'autre. Il avait d'ailleurs fait comprendre la situation à certains qui lui tournaient depuis qu'elle était arrivée au lycée.
— Son petit-ami. Répondit froidement la voix du vampire.
— Quoi ?! Répondit Jaden surprit.
Il ne fut pas le seul à regarder l'arrivant avec stupéfaction. Rosemay tourna la tête dans sa direction, ouvrant de grands-yeux.
— Cela te pauserait-il un problème ? Reprit le vampire en observant toujours avec une grande attention l'humain. Tu pensais pouvoir l'inviter à sortir avec toi et ensuite en profiter ? Tu as vraiment cru qu'un individu aussi inintéressant que toi avait la moindre chance ? Alors maintenant, je te conseilles de rentrer chez toi et de surtout ne plus approcher de Romy, sinon je me chargerais personnellement de te faire entendre raison. Termina le vampire d'une voix dénuer de tout sentiments.
Son ton était froid, dangereux et très menaçant pour n'importe quels personnes doté d'un tant soi peu d'instinct de survit. D'ailleurs Jaden ne s'y trompa pas et dégluti difficilement, surtout que la menace du vampire était à peine voilée.
— C'est rien Alec.
Joignant le geste à la parole, Rosemay pausa sa main sur le bras du vampire, espérant que cela puisse le calmer.
— On devrait rentrer, tu ne crois pas ? Lui proposa-t-elle.
Ce dernier détacha son regard de l'humain, non sans lui avoir envoyer un dernier regard meurtrier, pour le reporter sur la jeune fille. La revoir, enfin, après presque un mois d'absence lui fit du bien. Il ne put résister plus longtemps à l'envie qu'il avait depuis qu'il l'avait revu et la prit dans ses bras tout en inspirant longuement son odeur. Elle lui avait beaucoup trop manqué pour son bien et il ne voulait pas qu'une telle chose se reproduise. Jamais maintenant il ne la laisserait partir ou s'éloigner trop loin et trop longtemps de lui.
— Ça va cara mia. Maintenant que tu es là, ça va beaucoup mieux. Dit-il plus pour lui-même qu'autre chose.Et tu as raison, il faut que l'on rentre. On doit avoir une petite discussion. Finit-il en se détachant d'elle.
A ces mots, la jeune fille déglutit difficilement, tout en baissant la tête, honteuse.
— Ils sont là ?
— Oui princesse. Tous ! Et ils ont hâtent de te voir.
Elle déglutis une nouvelle fois en comprenant que ses parents n'étaient pas les seuls à être venus jusqu'ici. Elle finit par hocher la tête et se remit en marche, descendant les escaliers sans un mot. Elle ignora royalement Jaden, alors qu'Alec la suivit et la guida jusqu'à la voiture. Le silence fut pesant alors qu'il monta derrière le volant et ce, jusqu'à ce qu'ils quittent le parking et qu'elle l'entende grogner, signe qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas.
— Alec ? Dit-elle un peu inquiète.
— J'aurais dû lui écraser la tête à cet humain. Il s'est prit pour qui ? Oser me parler comme il l'a fait ! Et surtout oser ne serait-ce qu'imaginer un instant pouvoir aller où que ce soit avec toi.
— Respire s'il te plaît.Reprit la jeune fille inquiète en le voyant serrer le volant un peu trop fort. Il ne s'est rien passé et tu ne lui feras rien, d'accord. Tenta-t-elle de l'apaiser.
— Et toi ! Tu aurais quand même pu lui dire clairement qu'il ne devait pas te parler !
— Pardon ?
— Tu m'as bien entendu ! Je n'arrive pas à comprendre comment tu as pu le laisser te tourner autour comme ça !
— Quoi ? Mais qu'est-ce que tu voulais que je fasse ?! Dit-elle complètement perdue. Déjà qu'il a fallut que Ness m'explique pourquoi il était si sympa avec moi.
— Tu vois, c'est pour cela que l'on ne voulait pas que tu ailles seule au lycée. Tu risquais de te retrouver dans ce genre de situation et finalement, j'avais parfaitement raison. Tu es inconsciente de ce qui peut se passer dans la tête des autres et ce que les garçons de ton âge peuvent penser en te voyant.
— Et comment veux-tu que je puisse le savoir ! Je ne suis JAMAIS sortie du château ! S'énerva à son tour Rosemay.
— Et donc, tu ne trouves rien de mieux que de t'enfuir ! Vraiment, c'est très mature comme réaction ! Rigola-t-il de façon ironique. Ce n'est pas en agissant ainsi que l'on va te faire confiance et accepter que tu sortes. Tant que tu te comporteras comme une gamine, il ne faut pas t'étonner qu'on te considère comme telle.
L'adolescente fut plus que surprise par les mots d'Alec. Jamais il ne lui avait parlé ainsi et cela la blessa profondément. Elle ouvrit alors la portière de la voiture avec force, heureuse qu'ils soient déjà arrivés chez les Cullen. Elle récupéra son sac et commença à se diriger vers la maison. Mais c'était sans compter sur le vampire qui la retint par le bras, énervant un peu plus la jeune fille.
— Fiche-moi la paix maintenant ! Dit-elle en se retournant pour le regarder.
— Rosemay, attends ! Je ne voulais…
— J'ai dit LAISSE-MOI TRANQUILLE ! Le coupa-t-elle en sentant les larmes lui monter aux yeux. Si tu me considères vraiment comme une gamines, alors rien ne t'obligeait à intervenir entre Jaden et moi !
— Mais je…
— Tu n'es qu'un crétin Alec ! JE NE VEUX PLUS TE VOIR !
Elle ne laissa pas le temps au vampire de répondre quoi que ce soit qu'elle lui tourna le dos pour s'engouffrer dans la maison et monter en courant dans sa chambre.
Les Cullen, attirés par les cris, venaient d'assister à la scène. Ils étaient plus que surprit de voir « l'effroyable Volturi » se faire traiter de cette façon. Surtout qu'il n'avait rien fait pour faire taire la jeune fille, tentant au contraire de se faire pardonné par elle. Les Volturi, quant à eux, regardèrent le vampire à la fois amusé et énervé.
— Je n'arrive pas à le croire ! Ce n'est pas possible d'être aussi stupide ! Dit Jane en regardant son frère de façon irritée. Tu ne la vois pas pendant trois semaines, nous faisant littéralement vivre un enfer ! Et la seule chose que tu trouves à lui dire quand tu la retrouves, c'est qu'elle est une gamine ! Mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?!
— Je…
—Tu sais quoi ? Ne dit rien !
— Alec, je suis déçu par ton comportement. Si ma petite fille ne veut pas revenir à la maison à cause de toi, je vais être très en colère. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je vais aller retrouver mon bébé.
La reine de Volterra tourna le dos à tout le monde et disparue à son tour à l'intérieur de la maison pour aller retrouver sa fille. De leur côté les Cullen n'en croyaient pas leurs oreilles.
— Je pense que nous vous devons quelques petites explications sur la situation. Mais également, veuillez nous excuser pour le fait que Rosemay se soit imposée chez vous.
Marcus, comme à son habitude, parla de façon calme et posé, apaisant et désamorçant la situation qui, aux yeux des Cullen, était légèrement irréelle.
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Didyme entra sans frapper dans la chambre de sa fille, qu'elle trouva allongée sur son lit, pleurant en silence. Elle vint s'installer à ses côté et comme à chaque fois que sa fille pleurait, elle lui caressa doucement les cheveux. L'adolescente se retourna en sentant le frôlement familier et voyant sa mère, s'engouffra rapidement dans ses bras. Le contact froid et affectueux lui avait tellement manqué qu'elle ne put empêcher ses larmes de sortir un peu plus de ses yeux.
— Je suis désolée… d'être partie… comme je l'ai fait…
— Ce n'est rien ma chérie.
— J'étais tellement… en colère… j'ai pas réfléchis à… à ce que je faisais…
— Nous sommeslà et il ne t'es rien arrivé, ce qui est le plus important. C'est fini maintenant.
— Tout… tout ce que je… je voulais c'était être comme… comme les autres.
— Ma chérie, tu ne peux pas être comme les autres ! S'exclama sa mère. Tu es exceptionnelle, la jeune fille la plus intelligente, jolie et talentueuse qui existe. Je peux comprendre que tu ais eu envie de sortir, mais il faut aussi que tu comprennes que nous n'avons agis que pour te protéger.
— Je… sais. Mais comment… je peux apprendre et faire mes propres erreurs… si je ne sors pas et que tout le monde me protège.
— Effectivement. Admit sa royale mère.Mais là encore, tu ne peux pas nous empêcher de nous inquiéter pour toi. Tu es notre princesse et cela depuis le jour où tu es entrée dans nos vie.
— Mais, vous pourriez peut-être… disons… être un tout petit peu moins… surprotecteur ? Proposa Rosemay en regardant sa mère avec espoir.
Celle-ci sourit alors en voyant le visage de sa fille reprendre vie.
— Je pense que l'on pourra trouver une façon de résoudre ce problème.
L'adolescente se releva alors de son lit, les yeux brillant de joie.
— Mais… La coupa sa mère dans son élan de bonheur. Tu dois d'abord t'excuser auprès de ton père et tes oncles pour ce que tu as fait. Tout comme les autres qui se sont plus qu'inquiétés de ta disparition.
L'adolescente baissa alors la tête, honteuse de son geste. Elle savait parfaitement que son acte avait été stupide, irréfléchi et dangereux. Et cette fois-ci il ne suffirait pas d'un simple câlin pour se faire pardonner.
— Tu as raison, il faut que je m'excuse d'avoir agit en ne pensant pas aux conséquences.
La jeune fille essuya rapidement les dernières traces de larmes sur ses joues et descendit pour parler et s'excuser auprès de sa famille.
Une fois dans le salon, elle se précipita dans les bras de son père qui la sera avec amour, heureux d'avoir retrouvé sa fille.
— Et bien jeune fille, nous sommes heureux de te retrouver. J'espère que tu ne recommenceras pas à nous faire une telle frayeur.
— Non, oncle Aro.
Rosemay se remit à baisser la tête avant de s'excuser grandement de son geste, d'une façon général dans un premier temps, avant de le faire pour chaque membre de sa famille. Pourtant, un seul vampire ne trouva pas grâce à ses yeux et se vit ignorer dans les excuses et retrouvailles qui suivirent.
La jeune fille n'avait pas appréciée la réflexion d'Alec et son comportement le lui fit clairement savoir. Il lui avait vraiment fait mal et elle refusait de lui parler où le voir tant qu'il ne se serait pas excusé et de façon plus que sincère.
— Comment ce fait-il que vous m'ayez retrouvé ? Demanda-t-elle.
Elle était dans la cuisine, mangeant avec Ness et Jacob, sous le regard de ses frères et sœurs et des enfants Cullen.
— Jasper a sentit ton changement d'humeur et expliqué la situation aux autres avant que Carlisle ne décide de nous contacter. En sachant cela, nous sommes venus sans que tu en sois informée.
La jeune fille hocha la tête et poursuivit son dîner en silence.
— Vous m'avez manqué. Dit-elle doucement après avoir finit son dessert. Aller en cours c'est sympa, mais si c'est pour ne plus vous voir alors je préfère ne pas y retourner.
Les Volturi savaient déjà que Rosemay les aimait tous énormément, mais ils se rendirent compte à cet instant qu'elle était prête à sacrifier une chose qui lui tenait à cœur depuis des années dans le simple but de rester vers eux.
— Romy, on va trouver une solution. Lui dit gentiment Jane en la prenant dans ses bras.
— Si tu le dis. Soupira la jeune fille.
L'adolescente se détacha de la petite vampire pour aller mettre ses couverts dans le lave-vaisselle.
— Bien, si cela ne vous dérange pas, je vais monter. Reprit-elle d'une voix monotone.
Sans rien ajouter de plus, elle quitta rapidement la cuisine. Les vampires attendirent qu'elle se soit éloignée avant de discuter entre eux de la situation.
— Et bien, il faut reconnaître qu'elle avait vraiment envie d'aller en cours. Déclara calmement Jane.
— Ouais. Je ne pensais pas qu'elle était prête à disparaître simplement pour pouvoir aller au lycée. Renchérit Démétri.
— Enfin, c'était quand même à prévoir, avec son caractère et les refus qu'elle a eu. Poursuivit Jane.
— Que peut-on faire pour concilier sa sécurité et le fait qu'elle aille en cours ? Se demanda tout haut Félix.
Un silence s'installa dans la cuisine alors que chacun réfléchissait à une solution. Tout à coup Ness se leva de sa chaise en souriant.
— Je sais ! Elle peut rester chez nous. Proposa la petite hybride. Après tout, elle a commencé à aller en cours ici, elle nous connaît et il n'y a eu aucun problème ces trois dernières semaines. Nous pourrons la protéger si jamais il le faut et puis vous saurez où elle est.
— Chérie, je ne sais pas si ses parents seront d'accord pour la laisser ici. Rosemay va certainement vouloir retourner vivre avec eux, après tout, ils habitent loin. Tu te sentirais capable de vivre si loin de nous tous pendant aussi longtemps ? Lui demanda Bella.
— Non, effectivement. Soupira de dépit Ness.
— S'ils acceptent qu'elle reste avec vous, Romy restera. Parce que pouvoir se mêler à d'autres humains c'est ce qu'elle veut depuis qu'elle a l'âge d'aller à l'école.
— Alec !
— Quoi Jane. Répondit-il froidement. Tu sais que j'ai raison.
— C'est vrai. Approuva sa sœur.
— Bien, je vais voir avec les maîtres pour régler cette situation avec eux. Poursuivit-il.
— Tu es sûr ?
— Oui. J'ai merdé en beauté avec elle tout à l'heure. Il faut que je me fasse pardonner et c'est le meilleur moyen que j'ai à ma disposition.
Sans rien ajouter d'autre, le vampire disparu dans la seconde sous le regard de tous les présents.
— S'il y arrive il va faire une heureuse. Déclara Félix
— Ouais. Mais il est prêt à tout pour qu'elle sourie et ce depuis toujours. Ajouta Jane.
— Ça va être difficile pour lui de la laisser avec nous. Déclara Edward. L'éloignement d'âmes-sœur est quelque chose d'extrêmement dure à vivre pour les concernés.
— Déjà qu'il n'a pas été des plus courtois ces dernières semaines. J'aime mieux ne pas penser à ce que ce sera si jamais elle reste avec vous. Frissonna Félix.
— C'est vrai. Grimaça Démétri. Mais bon, au moins il saura où elle est cette fois. Tenta-t-il de rassurer les autres.
Ils restèrent silencieux, pensant que maintenant, la décision appartenait aux personnes qui se trouvaient dans le salon.
