Bonjour, voici l'avant dernier chapitre! :) Je me demande si quelqu'un lit ce que j'écris? Pas de retour... soit c'est nul à chier mais ça serait bien qu'on m'dise pourquoi, soit personne lit.. dans ce cas je suis seule XD
C'est avec grand plaisir que je poste , pour moi du coup, l'avant dernier chapitre, en espérant qu'il me plaira!
Même si, ce n'est pas mon préfèré, je préfère le suivant... mais je le connaitrais quand je le posterais, donc heu... bonne lecture! :p
Chapitre 6 – Ma belle-mère
Vous savez maintenant que oui, je fais partie des Mangemorts. Et, oui, c'est contre ma volonté comme vous vous en doutez peut-être.
Mais a-t-on vraiment le choix ? Je suis obligée de suivre les décisions de mon père et je ne peux pas les discuter. A quoi bon ? De toute façon, il fait ce que bon lui semble.
Pourtant, je l'ai connu beaucoup plus drôle. Je l'admirais, je l'idolâtrais presque… Avant.
Mais ça a changé.
Je vous ai dit au chapitre précédent que ma mère suivait mon père chez les Mangemorts. J'ai omis un léger détail. Ils ne sont plus ensemble.
Oh, depuis bien longtemps, merci de demander. On m'a mise au monde et deux ans après c'était déjà fini. Mais pour l'honneur de la famille, il ne valait mieux pas que ça se sache, surtout depuis que mon cher papa a retrouvé une nouvelle amoureuse.
Cette grognasse. Cette connasse. Cette pétasse.
Il vaut mieux pour lui que ça ne se sache pas.
Mais je n'en ai rien à foutre, je vais vous le dire, mais plus tard. Il faut juste que je mette au point ma situation familiale avec vous.
Ma famille est très grande. D'un côté il y a mon père, qui a beaucoup de frère et sœur. Ils sont très liés entre eux, mise à part un qui est renié et emprisonné à Azkaban.
Quand je dis « liés entre eux », ça veut dire entre eux.
Pas avec moi donc. Je ne les intéresse pas.
Je ne les connais pas vraiment donc à quoi bon en parler ? Puisqu'ils s'en foutent eux même.
En plus, j'ai une différence d'âge énorme avec chacun de mes cousins. Ils sont soit trop grand, soit trop petit. Je suis donc seule.
Encore.
Du côté de ma mère, c'est une grande famille aussi, dont les relations sont plus que tendues.
L'une de mes tantes voyage énormément, elle n'a plus aucun contact avec personne.
Mon oncle, lui, est quelqu'un de très normal, quoique Cracmol. Il est gentil mais se trouve très peu dans les parages, il communique néanmoins avec ma mère régulièrement.
Mon autre… oncle… ce… Aaah ! Non, il n'est toujours pas temps d'en parler… Je ne peux pas. Pas encore.
Et la dernière. Cette grognasse, cette connasse, cette pétasse. La sœur de ma mère, sa SŒUR vous m'entendez ? Sa putain de sœur ! Je n'ai rien à dire sur elle à part qu'elle se tape mon père depuis presque huit ans.
J'avais neuf ans quoi. Et non, il ne m'est pas du tout venu à l'idée que ce genre de pratique n'était pas normal. Je la considérais toujours comme ma tante et n'avais pas encore correctement compris que mon père et elle était… ensemble.
Elle a tout volé ! Elle a commencé par être gentille avec moi, pour mieux pouvoir s'immiscer. Ensuite, elle m'a volé de plus en plus de place. Jusqu'à me voler mes propres affaires.
Même mon elf de maison, elle me l'a volé !
Ensuite elle vole la place de ma mère, elle me vole aussi mon père. Elle est en train de voler l'âme de cette putain de maison !
Elle se prend pour qui celle-là ? Me voler toute mes affaires… devant MA gueule ?! En riant, en étant « gentille », en se faisant passer pour la victime puis derrière, elle poignarde sa sœur, ma MERE, à coup de réflexions déplacées, de messes-basses, de coups-bas,…
Vous êtes sûrement tous en train de me traiter de chimpanzé névropathe ! Mais je n'ai aucun problème, moi.
EUX, ils ont un problème.
Ils ont TOUS un problème !
Et je suis condamnée à fermer ma gueule parce que mon père n'en a de toute manière rien à faire de tout ce que je peux bien lui dire.
Parce que toute la famille, que ce soit du côté père ou du côté mère (mise à part l'oncle Cracmol et ma mère, je pense important de tout de même de préciser) trouvent ça tout à fait NORMAL qu'il fornique avec ma tante.
Je suis donc folle ? Peut-être ai-je moi, un gros problème de compréhension… C'est sûrement ça… Ben oui.
Angoissé les gens en les oppressant pour qu'ils aillent au bal avec vous. Normal.
Ignorer chaque propos, chaque moment de bonheur qu'un ami tente de partager avec un autre ami. Normal.
Se servir des autres pour se plaindre à longueur de journée sans même être capable de rendre la pareille. Normal.
Tuer des moldus uniquement parce qu'ils sont moldus. Normal.
Torturer des gens, dans le seul but d'en recevoir du plaisir. Normal.
BAISER MON PÈRE. NORMAL.
Allez ! C'est la fête du slip ! Porte ouverte pour tous, je vous en prie !
…
…
…
…
… Je ne veux pourtant pas grand-chose.
Tout ce qui me ferait plaisir, ce serait d'avoir des amis avec qui je partagerais de bons souvenirs plus tard, des amis avec lesquels j'aurais des fous-rires.
Ainsi qu'une famille normale, pas forcément dans laquelle tout le monde s'entend, non… Je sais que c'est impossible.
Simplement quelque chose de normal. Je ne sais même pas ce que c'est… Comment décrire quelque chose que je ne connais pas ?
Finalement, je voudrais simplement qu'on fasse attention à moi. Un tout petit peu. Qu'on soit content lorsque je suis contente. Qu'on me dise que je suis jolie, que je sens bon. Qu'on me fasse un câlin de temps en temps… Une fois. Juste une.
Je ne sais même pas quand est la dernière fois que j'ai eu un câlin.
Je voudrais qu'on me parle pour autres choses que pour me demander quelque chose, ou bien parce qu'on est intéressé par autres choses.
C'est tout. Ce n'est pas cher de donner tout ça à quelqu'un.
Mais bon, au fond, c'est peut-être normal.
Voilà comment je me suis retrouvée à nombreuses reprises dans les bras du Professeur Lupin.
Vous l'avez sans doute compris, mais ces temps-ci je ne vais pas très bien. Tout se mélange dans mon cerveau et chaques minuscules problèmes me font repenser aux autres, plus gros.
Si c'est vers Lupin que je me suis tournée, c'est parce qu'il me ressemble assez fort finalement. Il pense aux autres avant de penser à lui, alors il garde toute sa tristesse au fond de lui de peur de déranger les autres.
Il pense que sa tristesse est minime. Alors il la cache. Puis parfois, tout explose et là, rien ne va plus. C'est ce qui est en train de m'arriver.
Et c'est ce qui lui est déjà arrivé.
Lupin s'intéresse à l'invisible, il accorde un soin et une attention toute particulière aux petites choses oubliées. En somme, moi.
Même si je ne parle pas en classe, même si je ne participe pas et que je ne fais pas du tout partie des élèves qui ont marqués et qui marqueront l'histoire de Poudlard, je suis là.
C'est moi qui suis allé vers lui. Parce qu'il m'a surpris plusieurs fois en train de rôder dans les couloirs à des heures tardives, je me devais de lui en parler.
Et puis, finalement, je ne le déteste pas. Il ne fait pas si peur qu'il en a l'air. Sa cicatrice et ses vêtements rapiécés ne sont qu'une image que l'on a de lui.
Je lui ai d'abord expliqué l'histoire de mes amis, du fait que je me sentais de moins en moins bien avec eux. Ensuite je lui ai parlé de Drago, je l'ai informé concernant sa mission. Mais il était déjà au courant.
Finalement c'est lui qui m'a parlé longuement de son histoire. Elle est tellement triste. Sa condition de loup-garou ne devait vraiment pas l'aider…
Je sais ce que c'est.
