November 9th


Anoki s'évertuait à répéter avec application un mot particulièrement ardu -au moins- 4 W et 2 H aspirés, elle en aurait juré !
Le professeur McGonagall affichait son habituel air revêche de gouvernante britannique alors qu'elle lui donnait un cours de soutien pompeusement nommé «Perfectionnement linguistique approfondi, développements grammaticaux et civilisation évolutive de Grande Bretagne à l'usage des élèves étrangers" .
Si Anoki avait été un peu moins polie, elle lui aurait volontiers répliqué qu'à son humble avis, une bonne douzaine d'élèves Gallois de Poudlard n'aurait pas volé leur cours particulier non elle était seule, comme souvent au château.
Les deuils récents qui avaient frappés la communauté magique avaient eu pour effet de resserrer les liens entre groupes d'élèves déjà existants. Aussi avait elle l'impression d'être plus exclue que jamais.
Le cours se termina, elle s'en fût rejoindre la salle commune de sa maison où pavoisaient les maraudeurs.

«...miss Perfect Prefect, piapiapia piapiapia, et que je te fais la morale, et que je t'étale ma science...
- Sirius, mets là en sourdine tu veux ? Rémus Lupin avait cette capacité à presque murmurer et à malgré tout réussir à être parfaitement audible .
Y compris au milieu d'une foule d'adolescents anglais survoltés.
Objectivement -le plus possible en tout cas- Anoki ne put s'empêcher de penser qu'elle était certainement juste particulièrement attentive lorsqu'il s'agissait précisément de ce garçon. Qui d'ailleurs regardait précisément dans sa direction.
Anoki lui adressa un discret (et digne espérait-elle ) signe de tête.
«Ahhh Mata Ari! S'ecxlama James Potter en s'apercevant de sa présence
- Mata Hhhari est néerlandaise, mon genoux. Le garçon eut un levé de sourcil perplexe plus naturel qu'aucune des expressions faciales qu'Anoki ne lui avait jamais vu.
- Bah, quoi ton genou ? Remus Lupin eut un doux sourire.
- Je crois qu'elle voulait dire «Du Genou».
- Mais... Mais plus personne ne dit ça depuis les années, genre... quarante ! s'exclama Sirius, l'air profondément choqué.
- Ah... On dit quoi alors?
- Du schmoll, mon couillon... Du gland tiens, c'est bien ça hein ?"
Et les deux compères partirent d'un gloussement empreint de toute les tonalités que les jeunes gens en pleine mutation vocale ont, parfois.
"C'est quoi Du gland? Comme un arbre? Un silence gêné rompit les bruits de basse cours émis par les garçons.
- Euhhhh, bah un gland quoi... Tu sais, chez les mecs, tout ça...
- Non, je vois pas, là..."
Et James et Sirius se confondirent en explications fumeuses en bafouillant. Une jolie teinte coquelicot colora bientôt leurs pommettes.
Anoki esquissa un sourire espiègle alors qu'ils contemplaient leurs chaussettes avec application.
Rémus parti alors d'un grand rire éclatant.
Anoki se dit que le rire de ce garçon était une fort belle chose.


November 14th


James Potter collait négligemment une crotte de nez sous le pupitre de la salle d'étude.
Non loin de là, Andraste, cachée derrière une pile de livres aux titres ronflants, couvait d'un œil mi furibard mi-inquisiteur le tout en jeté de cheveux Sirius Black, lui même fort absorbé par une succession de poses nonchalantes destinées à une charmante rouquine de Gryffondor.
Severus Rogue et Lilly Evans semblaient entretenir une sourde dispute à grands renforts de chuchotements furieux.
Ted Tonks s'était lancé dans une imitation de Rapunzel et faisait natter sa blonde chevelure par Molly qui retenait à peine sa fébrilité devant une telle masse fourchue et désordonnée.

Quant à Anoki, elle coulait un regard vitreux vers Remus Lupin qui tentait de lui apprendre une méthode mémo-technique pour retenir les noms des 10 rois sorciers non inféodés les plus sanguinaires de Grande Bretagne.
D'aucun aurait pu penser qu'elle s'assoupissait.
En réalité, elle était extrêmement concentrée.
Elle ne le trouvait pas.
« Lire » les gens, même sans particulièrement le vouloir, était devenu un très mauvais penchant contre lequel elle avait cessé de lutter.
Ils étaient là, palpables, murmurant presque leur gêne, leur colère ou leur envie.
Sans tendre son esprit plus que pour prêter oreille à une proche conversation, ils s'étendaient là, devant elle.
Mais pas Remus.
Il y avait un mur.
Pourtant, l'Occlumancie ne semblait pas être une science connue du jeune homme.
L'habituelle ruée vers les salles communes marquant la fin de l'étude surveillée la sortit de sa torpeur.
Lily Evans lui proposa avec un grand sourire de l'aide pour le parchemin de Potion à rendre le lendemain en articulant exagérément chaque syllabe.
Anoki refusa avec un air contrit en refoulant à grand peine une violente envie de lui arracher son charmant et parfait petit nez à grand coup de mâchoire.
Parfaite petite préfète pucelle, insipide et bienveillante à vomir. Populaire et première en tout. Un cauchemar…

Elle débuta seule la montée des marches mais fût vite rattrapée par Andraste, James Potter collait négligemment une crotte de nez sous le pupitre de la salle d'étude.
Non loin de là, Andraste, cachée derrière une pile de livres aux titres ronflants, couvait d'un œil mi furibard mi-inquisiteur le tout en jeté de cheveux Sirius Black, lui même fort absorbé par une succession de poses nonchalantes destinées à une charmante rouquine de Gryffondor.
Severus Rogue et Lilly Evans semblaient entretenir une sourde dispute à grands renfort de chuchotements furieux.
Ted Tonks s'était lancé dans une imitation de Rapounzel et faisait natter sa blonde chevelure par Molly qui retenait à peine sa fébrilité devant une telle masse fourchue et désordonnée.

Quant à Anoki, elle coulait un regard vitreux vers Remus Lupin qui tentait de lui apprendre une méthode mémo-technique pour retenir les noms des 10 rois sorciers non inféodés les plus sanguinaires de Grande Bretagne.
D'aucun aurait pu penser qu'elle s'assoupissait.
En réalité, elle était extrêmement concentrée.
Elle ne le trouvait pas.
Lire les gens, même sans particulièrement le vouloir, était devenu un très mauvais penchant contre lequel elle avait cessé de lutter.
Ils étaient là, palpables, murmurant presque leur gêne, leur colère ou leur envie.
Sans tendre son esprit plus que pour prêter oreille à une proche conversation, ils s'étendaient là, devant elle.
Mais pas Remus.
Il y avait un mur.
Pourtant, l'Occlumancie ne semblait pas être une science connue du jeune homme.
L'habituelle ruée vers les salles communes marquant la fin de l'étude surveillée la sortit de sa torpeur.
Lily Evans lui proposa avec un grand sourire de l'aide pour le parchemin de Potion à rendre le lendemain en articulant exagérément chaque syllabe.
Anoki refusa avec un air contrit en refoulant à grand peine une violente envie de lui arracher son charmant et parfait petit nez à grand coup de mâchoire.
Parfaite petite préfète pucelle, insipide et bienveillante à vomir. Populaire et 1ere en tout. Un cauchemar…

Elle débuta seule la montée des marches mais fût vite rattrapée par Andraste, l'insupportable Serdaigle.
« Tu vas à la commémoration ? »
La jeune fille avait l'air moulu. De larges cernes soulignaient ses yeux brillants de rage.
Anoki ne put s'empêcher de se demandait si son visage à elle était aussi transparent.

Une semaine s'était écoulée depuis cet irréel et silencieux atterrissage de hiboux, dans la grande salle.
La première Gazette est arrivée. Quelqu'un a crié. On attendait...
Et les froissements d'ailes se sont fait entendre. Anoki a fermé les yeux . L'oiseau a frôlé sa main et elle a retenu sa respiration.

Pradip et Djoulaï étaient morts. Ils allaient chercher à manger pour le dîner. Pradip adorait faire les courses en marchant près de son frère. Djoulaï ne savait pas transplaner. Maman avait honte de les sortir.

Aux tables de chaque maison, des élèves s'étaient levés. En silence.
Andy faisait partie de ceux là .

« Non, je ne pense pas qu'un hommage grandiose sera rendu à un débile et un cracmol. Et toi ? » répondit Anoki. Andraste lui sourit d'un air féroce.
" Non plus, je ne vois pas pourquoi j'irais m'offrir en pâture à ragots. " Et elle redescendit les marches deux par deux, sans un mot de plus.
Anoki haussa les épaules et continua son ascension vers la tour Gryffondor, morne.


Reviews :
CFLM angel : Fucké est un bon mot pour ca :D ! Ce n'est pas nécessairement fait pour être déstabilisant, mais disons qu'en grandissant avec HP, on a toujours eu dans l'idée que les Maraudeurs était adolescents dans le tout début des années 80. C'est donc une très grosse liberté parmi d'autres.
Nous présentons globalement aussi les Maraudeurs sous un jour certainement trop positif et comique, alors qu'au final ils sont certainement un groupe cruel de garcons populaires lors de leurs années à Poudlard. (Peut-être une prochaine fic?)