Bonsoir à tous !
Tout d'abord, merci d'avoir lu cette histoire, j'ai été heureuse de lire vos commentaires et j'espère que cet épilogue vous plaira !
Un grand merci à ma super bêta LycorisSnape pour son travail :)
Sur ce, bonne lecture !
Épilogue
– Je la retiens Granger et ses idées brillantes, pesta Malefoy.
Harry ne répondit pas mais il n'était pas non plus enchanté d'être là.
En ce vingt-six décembre, jour de la pleine lune, il avait imaginé des tas de façon de passer sa nuit, à commencer par dormir, et qui n'impliquaient pas d'être dans la Forêt Interdite, à trois heures du matin, en compagnie de Malefoy, dans un froid polaire.
Un des ingrédients de la potion Felix Felixis était une fleur blanche très particulière et très rare qui fleurissait une fois tous les trois mois, une nuit de pleine lune, à trois heures trente-trois du matin exactement. Hermione avait décrété qu'elle en avait suffisamment fait et Théodore avait catégoriquement refusé d'y aller sans donner de raisons précises. Aussi, Harry et Drago n'avaient pas eu le choix. En vérité, Harry savait pertinemment que Hermione passait du temps avec son nouveau petit-ami et qu'elle ne voulait pas être dérangée.
– Je retiens Théo aussi, lui et sa manie de disparaître sans donner de raison, poursuivit Malefoy qui avait décidé de faire la conversation pour deux.
– Dis-moi, Malefoy, répondit finalement Harry, est-ce que tu es ami avec Théodore ?
Le silence de la Forêt Interdite était troublé par le craquement de leurs pas sur les branches mortes et par d'autres bruits dont Harry préférait ne pas connaître la provenance.
– Pas vraiment, avoua Malefoy, il préfère rester seul qu'avec moi ou n'importe qui d'autre. Pourquoi ?
– Pour savoir, grommela Harry évasivement.
Il sentit le regard pâle de Malefoy sur lui et tenta de paraître tout à fait détendu parce qu'il n'y avait aucune raison de ne pas être détendu dans une forêt potentiellement mortelle, en plein milieu de la nuit, une nuit de pleine lune.
– Bon, on doit aller où ? soupira Malefoy.
– Hermione m'a dit que la fleur poussait souvent dans les clairières, près de cours d'eau et ne fleurira qu'à trois heures trente-trois précisément. J'ai demandé des précisions au professeur Chourave et apparemment c'est une fleur qui pousse dans un bosquet. Elle m'a donné un plan.
Harry déplia ledit plan et tenta de s'orienter sous le regard perplexe de Drago. Ils mirent quinze bonnes minutes à retrouver leur route sur le plan jusqu'à arriver dans une petite clairière illuminée par les rayons blancs de la lune.
Harry consulta sa montre et vit qu'il était trois heures vingt-sept.
– Heu… commença Harry qui avait visiblement décidé de garder un détail pour lui jusqu'au dernier moment.
– Quoi encore ? demanda Drago avec agacement.
– Hermione a précisé que pour faire sortir la fleur, il fallait danser en cercle autour de la plante, tout en jetant des ailes de fées au-dessus de nous.
Drago Malefoy, qui n'avait sans doute jamais rien entendu d'aussi saugrenu de toute sa vie, n'aurait pas eu un regard différent si Harry s'était subitement transformé en Scrout-à-Pétard.
– Je te demande pardon ? demanda-t-il d'un ton pas si poli.
– Je ne plaisante pas, crois-moi, soupira Harry.
– C'est n'importe quoi, qu'est-ce que c'est que cette potion ?
Harry haussa les épaules et Drago arracha presque le parchemin que Harry tenait entre ses mains et qui contenait les instructions d'Hermione.
– C'est vraiment n'importe quoi ! Ça explique mieux pourquoi Granger et Théo se sont défilés.
– Sans doute oui, marmonna Harry. Bon, il nous reste deux minutes.
Harry sortit un petit bocal contenant de minuscules et magnifiques petites ailes qui scintillaient à la lueur de la lune.
– C'est n'importe quoi, répéta Drago en prenant une poignée d'ailes dans ses mains pâles.
3h30 du matin – Deuxième étage du château de Poudlard – Dans une salle de classe isolée.
– Tu ne crois quand même pas qu'ils t'ont prise au sérieux ? s'amusa Théodore en observant la carte du Maraudeur avec des yeux émerveillés.
Depuis que Hermione lui avait montré la carte, Théodore ne cessait de l'observer, les yeux pétillants. Il regardait chaque détail, chaque recoin, chaque nom. Au bout de vingt minutes, il avait trouvé Harry Potter et Drago Malefoy dans la Forêt Interdite et depuis, Hermione et lui attendaient.
– Je suis sûre que si !
Ils étaient installés dans une vieille salle de classe qui ne servait plus et qui contenait quelques pupitres poussiéreux, une armoire ouverte sur quelques vieilles robes de sorcier, un immense tableaux représentant une femme noble portant une grande robe et qui somnolait dans un fauteuil. Hermione avait apporté une couverture qu'elle avait tricotée et Théodore quelques bonbons. Ils avaient allumé un feu dans l'âtre et donné à Rusard des douceurs de Noël contenant un somnifère. De la même façon que Crabbe et Goyle en deuxième année, Rusard avait tout avalé et dormait à présent dans son bureau.
Hermione était allongée contre Théodore et fixait la carte.
– Tu vas voir, poursuivit-elle en regardant sa montre, d'ici dix minutes, ils vont tourner en rond en lançant les ailes de fées.
– Quand même, insista Théodore, ils ne sont pas si idiots.
Mais il s'avéra qu'il avait tort puisqu'à trois heures et trente-trois minutes exactement, les petits points représentant Drago Malefoy et Harry Potter se mirent à tourner en rond autour de la fleur.
Hermione enfouit sa tête dans ses mains pour masquer son fou rire.
– Non mais…
– Je te l'avais dit, lança Hermione en souriant.
Théodore allait répondre quelque chose quand ils virent sur la carte que Drago avait trébuché puis était tombé sur Harry. Les deux petits points s'agitèrent alors un moment.
– J'espère au moins qu'ils n'oublieront pas la fleur…
Il avait visiblement du mal à se retenir de rire.
– Ah… remarqua Hermione, ils repartent je crois.
Effectivement, les deux petits points se dirigeaient vers la bordure de la Forêt Interdite.
3h33 – Sur le chemin du retour, quelque part dans la Forêt Interdite
Après avoir dansé en rond autour du bosquet en lançant des ailes de fées, Drago s'était pris les pieds dans sa robe et avait trébuché sur Harry qui était tombé sur un Botruc qui lui avait mordu le doigt. Ils avaient ensuite passé cinq minutes à se lancer des noms d'oiseaux.
Puis, se souvenant la raison de leur présence, Harry et Drago restèrent penchés au-dessus de la fleur qui ne s'était toujours pas épanouie, en se sentant parfaitement idiots.
– On a vraiment l'air de deux imbéciles, Potter, soupira Malefoy. Toi plus que moi, bien sûr.
– Je ne pense pas qu'il faille distinguer un moins imbécile qu'un autre, répliqua Harry dont le doigt saignait. On est le vingt-six décembre, il est trois heures et demi du matin et on a dansé autour d'une stupide fleur. Tout ça parce qu'Hermione préfère rester avec Thé…
Il s'interrompit en voyant le regard de Malefoy et comprit qu'il venait de faire une petite erreur.
– Avec qui ? Avec Théodore ?
– Non, non…
– Avec qui alors ?
– Ça ne te regarde pas, répliqua Harry, les joues probablement écarlates.
– Pourquoi est-ce que Granger resterait avec Théo, ça n'a pas de sens. Elle est… et lui il est… Enfin, tu vois.
– Pas vraiment. Je trouve qu'ils ont pas mal de points communs...
Harry s'interrompit et attrapa Drago par un pan de sa robe de sorcier. Sous leurs yeux ébahit, plusieurs fleurs d'une beauté pure ouvrirent délicatement leurs pétales à la lumière de la lune. Leurs pétales blancs scintillaient comme du nacre et ils restèrent un instant interdits face à cette beauté, presque incongrue au milieu de la sinistre Forêt Interdite.
– Vite ! le pressa Drago.
Harry prit son sécateur et coupa avec précaution une des fleurs à sa base en laissant les racines pour qu'elle puisse repousser tranquillement. Il plaça la plante dans son sac et se redressa en se rendant compte qu'il était gelé.
– Viens, on rentre, lança-t-il à Drago.
Satisfait, les deux rentrèrent d'un pas léger au château, heureux de pouvoir retrouver leurs lits et la chaleur de leur salle commune alors que dehors, la neige recommençait à tomber. L'herbe gelée craquait sous leurs pas.
Cependant, au bout de plusieurs minutes à rêver tout éveillé d'un bon lit chaud, Drago stoppa sa marche et attrapa Harry par la manche de sa robe de sorcier.
– Potter, dit-il comme si son nom était une maladie vénérienne, où est-ce qu'on est.
– Dans la Forêt Interdite, répondit Harry avec sarcasme.
– Vas-y, fais le malin, railla Malefoy, en attendant, je n'ai aucune idée d'où on est.
Harry sortit la carte sommaire qu'il avait amené avec lui et sentit un malaise naître dans son estomac.
– Alors ?
– Alors on est perdu, soupira Harry.
– Merveilleux, vraiment. Je rêvais de passer le lendemain de Noël avec toi, dans la Forêt Interdite, alors qu'il fait environ moins cinq degrés, railla Drago.
Un bruit coupa Malefoy de ses râleries. Un bruissement suivit d'un choc sourd et du craquement du givre.
– C'est quoi ça ? chuchota Drago dont la voix sembla soudain moins assurée.
Puis, la silhouette haute, imposante et intimidante d'un centaure se découpa à la lueur de la lune, à quelques mètres d'eux.
– C'est peut-être Bane, suggéra Harry.
Il tourna la tête vers Drago qui le regardait d'un air ahuri, l'air de se ficher totalement de cette information.
– Harry Potter, dit le centaure d'une voix grave que Harry reconnut aussitôt.
– Firenze !
C'était le centaure en charge de la Divination.
– Vous êtes de retour dans la forêt ? demanda Harry par politesse plus que par réel intérêt.
Il commençait à avoir vraiment froid et ne sentait plus ses doigts sous ses gants.
– Provisoirement, admit Firenze. Et toi comment vas-tu ? Tu ne devrais pas t'aventurer si loin dans la forêt, jeune Potter.
– Je suis entièrement d'accord avec vous, intervint Drago. Pouvez-vous nous indiquer la sortie? Nous sommes perdus.
– Suivez la lueur de mars au sud et vous rencontrerez ce que vous êtes venus chercher. A présent, je dois vous laisser, à bientôt Harry Potter et son ami.
Puis, il disparut dans un galop qui sembla assourdissant dans le silence de la Forêt Interdite. Harry et Drago restèrent silencieux quelques minutes puis Malefoy laissa libre court à sa mauvaise humeur :
– Mais qu'est-ce que c'est que ce professeur à la gomme ? « Suivez la lueur de mars au sud », qu'est-ce que ça veut dire ça ?
Harry leva les yeux vers le ciel et ne vit qu'une myriade d'étoiles, rien de très utile à ses yeux quand on est perdu dans une forêt glaciale. Il repéra néanmoins mars, qui brillait un peu plus que les autres d'une lueur jaune, et utilisa un sortilège très utile que Hermione lui avait enseigné lors de sa quatrième année, pour la troisième tâche du Tournoi des Trois Sorciers.
– Pointe au sud, dit-il et sa baguette indiqua le chemin derrière eux comme étant le sud.
Ils suivirent cette solution pendant près de vingt minutes jusqu'à ce que Harry distingue les lueurs du château au loin.
– Le château ! s'écria Drago. Enfin !
Ils coururent presque hors de la Forêt et remontèrent le parc en direction de l'entrée où la promesse d'un lit chaud les attendait.
C'était sans compter sur le professeur Slughorn qui se dirigeait en sens inverse, vers les serres, avec l'air de quelqu'un qui va faire quelque chose d'interdit.
– Potter, chuchota Malefoy en lui prenant le bras. Regarde !
Harry releva la tête et vit Slughorn qui fouillait dans la serre contenant les plantes rares.
– Mais qu'est-ce qu'il fait ?
– Comment veux-tu que je le sache ? rétorqua Drago avec mauvaise humeur. On est fichu, il va nous coller une retenue.
Harry soupira et fixa son acolyte quelques secondes.
– Qu'est-ce qu'il y a ?
– Tu es capable de garder un secret ?
Drago se redressa, ses yeux pâles brillant au mot « secret ».
– C'est à dire ?
– C'est à dire que si je te montre le moyen de passer devant Slughorn sans qu'il nous voit, tu tiendras ta langue ou pas ?
Malefoy mit un temps interminable à répondre. Comme s'il essayait de savoir ce que Harry savait, dans quelle mesure et comment il pourrait s'en servir.
– Très bien, lâcha-t-il, mais je veux pouvoir m'en servir. Quel que soit ce truc.
Ce fut au tour de Harry mettre du temps à répondre. Il était hors de question que Drago emprunte la cape d'invisibilité de son père.
– Dépêche-toi, on gèle, soupira Malefoy.
Harry fouilla dans la poche de sa robe de sorcier et sortit sa cape sous les yeux attentifs de Malefoy.
– Alors c'est dont ça… murmura-t-il.
– Quoi ? demanda Harry.
– C'est comme ça que tu te baladais dans les couloirs la nuit sans te faire prendre.
– Oh… répondit évasivement Harry. Peut-être. Bon, tu veux venir là-dessous oui ou non ?
– Je pourrai te l'emprunter ?
– Certainement pas.
– Seulement de temps en temps ?
– Non, protesta Harry. C'est la seule chose qu'il me reste de mon père.
– Au moins toi, il te reste quelque chose, rétorqua Malefoy avec amertume. Autre que de la haine, je veux dire.
– Ton père sortira bientôt…
– Ça m'est égal, il est… Peu importe, murmura Drago, l'air soudain beaucoup plus sombre.
Harry trouva étonnant d'entendre parler de Lucius Malefoy de cette façon, surtout de la part de son fils qui semblait lui vouer un véritable culte.
– Bon allez, soupira Harry en déployant la cape au-dessus d'eux. Par contre, pas un mot, il peut toujours nous entendre.
Harry et Drago allaient lentement parce qu'ils étaient grands et que Drago ne cessait de se diriger en direction du professeur Slughorn.
– Il prend des graines, non ? chuchota Drago.
– Il doit les revendre ou s'en servir, supposa Harry.
– Ou les deux.
Ils atteignirent le hall d'entrée et Harry ralentit sa marche, désireux de poser une question. Ils étaient toujours sous la cape d'invisibilité et l'endroit était désert.
– Pourquoi est-ce que tu m'as dit qu'au moins il me restait autre chose que de la haine ? En parlant de mon père, précisa-t-il en chuchotant.
Drago resta silencieux pendant de longues minutes mais il ne marcha pas plus vite pour autant.
– Je lui en veux, lâcha-t-il finalement dans un murmure, pour tout ce qu'il m'a fait faire. A cause de lui, j'ai fait des… choses affreuses et je n'avais personne pour me donner un autre exemple. J'étais seul et crois-moi, toi qui est toujours entouré d'une foule d'admirateurs, être seul est la pire des choses, conclut-il d'un ton amer.
Malefoy avait la tête de celui qui avait une foule de choses à dire mais qui se retient. Harry choisit soigneusement ses mots avant de répondre.
– Seul ? Pourtant Crabbe et Goyle…
– Ce ne sont pas… Ce n'étaient pas mes amis, rectifia-t-il. Seulement… Aucune importance, lâcha-t-il en soupirant comme s'il n'avait brusquement plus aucune envie de parler.
– Si ça en a, insista Harry.
– Tu ne peux pas comprendre, rétorqua Drago, tu as des amis qui donneraient leur vie pour toi, tu n'es jamais seul.
– A cause de Voldemort, j'ai vécu dix ans dans une famille qui me détestait simplement parce que j'étais un sorcier. Je n'ai pas été choyé, ni aimé comme toi. Simplement toléré. Alors oui, à Poudlard j'ai trouvé des amis, une famille en fait, mais je ne suis pas spécialement plus chanceux que toi, Malefoy. J'ai juste… fait les bons choix.
Drago Malefoy resta silencieux un long moment. Finalement, il ne reprit la parole qu'une fois arrivé devant l'entrée des cachots qui menaient à l'entrée de la salle commune. Ils enlevèrent la cape de leurs épaules et Drago se tourna vers Harry.
– Je n'ai jamais eu le choix, Harry.
Il s'engouffra ensuite dans le dédale des cachots et Harry regarda ses cheveux blonds disparaître au détour d'un couloir. Il se rappelait de Drago en sixième année, quand il l'avait surpris, pleurant dans les toilettes de Mimi Geignarde. Il se rappelait de Drago dans ses visions, obligé de torturer sous la menace de Voldemort. Il se rappelait de son visage terrifié et horrifié.
Peut-être que Drago avait raison, peut-être qu'il n'avait jamais vraiment eu le choix.
Harry suivit alors Malefoy dans les couloirs et retrouva assez facilement la salle commune de Serpentard où Drago s'apprêtait à entrer.
– Drago ?
Malefoy se tourna vers lui et fronça ses sourcils.
– Qu'est-ce que tu fais là ? chuchota-t-il.
– A propos de ce que tu as dit, dit Harry dans un murmure, je te crois. Quand tu as dis que tu n'avais jamais vraiment eu le choix. Je continue de penser que tu aurais pu essayer de faire autrement mais… je comprends que ce soit difficile quand on a personne pour nous montrer la bonne voie.
Drago fixa la porte de la salle commune de Serpentard et soupira longuement.
– Et donc ?
– Donc quoi ? Demanda Harry avec surprise.
– Harry Potter, le Survivant, Celui-Qui-A-Vaincu, ou peu importe ton surnom aujourd'hui, vient de me donner sa bénédiction après m'avoir sauvé la vie et sauvé ma liberté, railla Drago, et tu espères quoi ? Que je te remercie en pleurant ?
– Bien sûr que non, s'agaça Harry. Je pensais qu'on pouvait faire mieux que ce qu'on a fait jusqu'à présent, c'est tout.
– C'est à dire ?
Harry hésita puis lui tendit la main, de la même façon qu'il l'avait fait en première année, dans le train qui les menait à Poudlard.
– On peut essayer d'être un peu moins bêtes que ces dernières années ? Suggéra Harry.
Drago regarda un instant la main de Harry avec une sorte d'envie dans le regard, comme s'il avait longtemps attendu ce moment. Néanmoins, il ne la serra pas.
– Qu'est-ce que tu proposes ?
Harry fut pris au dépourvu. S'il s'était attendu à ce que Drago ne fasse rien, il ne s'attendait pas à devoir trouver quelque chose à dire pour se justifier.
– Je… heu… Le Quidditch, lâcha-t-il un peu abruptement. Comme on aime tous les deux jouer au Quidditch, j'ai pensé qu'on pourrait aller voler un peu. Seul, c'est moins amusant.
Drago plongea ses yeux gris dans les siens, un pied toujours dans la salle commune. Il se gratta la nuque en semblant mal à l'aise puis prit brusquement la main de Harry dans la sienne et la serra.
– D'accord, lâcha-t-il. De toute façon, je n'ai rien de mieux à faire et Théodore est d'une compagnie affreusement ennuyeuse alors… Disons demain à quinze heures sur le terrain de Quidditch ?
Harry acquiesça en souriant.
Il ne savait pas très bien si c'était une bonne idée d'être ami avec Malefoy mais une phrase du professeur Dumbledore lui revint en tête :
« N'aie pas pitié des morts, Harry, aie plutôt pitié des vivants et surtout de ceux qui vivent sans amour ».
FIN
Et voilà, la fin !
J'ai été très heureuse d'écrire cette histoire et encore plus heureuse d'avoir eu d'aussi bons retours !
Merci à vous de m'avoir lu eeeeeeeet... restez à l'affut parce que je suis en train d'écrire deux autres histoires ;)
