Bonjour à tous !
Guest2 : Je te pardonne ton manque d'originalité, tant que j'ai un interlocuteur à peu près défini, ça me va ;) Je sais très bien que tout est encore un peu vague, et c'est fait exprès. Tu vas avoir quelques réponses à tes questions dans les prochains chapitres (ou peut-être encore plus de question, je ne sais pas !). Mais il faudra attendre un peu pour savoir exactement ce qu'il s'est passé entre elles ! Et bien oui, j'ose des changement ! Et Killian à bien le droit d'évoluer ! La confrontation pure et dure entre elles ne vas pas arriver avant quelques chapitres aussi, elles vont se revoir, c'est inévitable avec le déménagement d'Emma. J'espère que ce chapitre te plaira !
Merci à MaraCapucin d'avoir corriger mon histoire !
Disclaimer : Les personnages appartiennent à ABC et à Adam Horowitz et Eddy Kitsis, mais l'histoire est la mienne.
Chapitre 3 :
Rencontres
Regina et Henry avaient passé une journée plutôt agréable. Le matin, le garçon avait été heureux de voir les viennoiseries que la blonde lui avait acheté. Ils avaient ensuite visité de fond en comble la maison et commencé les installations qui ne nécessitaient pas la présence de sa seconde mère et de son oncle.
Vers midi, ils allèrent déjeuner chez Marco qui les avait invités. Regina aimait bien Marco, elle reconnaissait en lui la même force paisible et la même douceur qu'avait son père dans ses souvenirs. Elle aimait discuter avec le vieil homme. Elle n'oublia pas de le remercier pour ce qu'il avait fait de l'ancienne clinique.
Une fois le café pris, la mère et le fils retournèrent dans leur nouveau chez eux afin de finir de ranger la maison. Le soir Regina accepta d'aller dîner au Granny's. De toute façon ils n'avaient pas eu le temps de faire les courses et la plupart de ses ustensiles et casseroles étaient chez Kathryn.
Ruby était en train de discuter avec sa meilleure amie Mary-Margaret accoudée au comptoir du diner. Celle-ci était rentrée il y a une heure de Boston où elle devait revoir sa sœur lors de l'ouverture du testament de leurs parents.
Ruby ne savait pas grand-chose de l'histoire de Mary mis à part qu'elle était arrivée à ses douze ans à Storybrooke. Orpheline depuis deux mois, elle n'avait cependant pas perdu son léger sourire et sa bonté. Ainsi elle devint rapidement aimée et populaire dans sa classe et elle ne vécut jamais les moments durs que la plupart des orphelins vivent pendant leur jeunesse.
Elle avait vécu la fin de son enfance comme son début, entourée et aimée, si bien qu'elle ne prit plus la peine de répondre aux lettres de sa plus jeune sœur restée à l'orphelinat. Elle arrêta de lire son courrier et tenta d'oublier Emma, seule tâche dans sa nouvelle petite vie parfaite. Elle n'oublia jamais ses parents, tenant à conserver leur nom même après l'adoption. Elle préféra simplement penser qu'Emma était morte avec ses parents et elle poussa le vice en le racontant à tous ceux qui lui demandait si elle avait un frère ou une sœur.
Ruby ne sut la vérité que bien des années après. Quand elle avait retrouvé son amie en pleurs dans l'appartement qu'elles avaient pris en colocations, Ruby ne supportant plus les blâmes constants de sa grand-mère. Il lui fallut attendre une journée à l'entendre répéter en boucle "Emma... Je n'aurais pas dû... Désolé... Je suis horrible...", pour qu'enfin la brune lui raconte la vérité sur son enfance et qu'elle lui explique ce qu'il s'était passé pour qu'elle se retrouve dans cet état.
Quand le notaire avait contactée Mary pour lui apprendre qu'il avait retrouvé sa sœur, elle en avait tout de suite parlé à Ruby pour que celle-ci la conseille. Ce mail avait fait remonter toute la culpabilité que Mary ressentait depuis treize ans.
Dès son retour de Boston, elle était allée voir Ruby pour lui raconter le déroulement du rendez-vous. Alors après une heure d'explications entrecoupé de pause où Ruby devait servir ses clients, n'ayant pas pu se libérer, la grande brune avait enfin une vue d'ensemble assez large pour conseiller son amie.
- Prends ça comme une chance, commença-t-elle avant de s'expliquer devant le regard interrogateur de son amie, vous allez forcément vous revoir donc tu as toujours une chance de t'expliquer et de t'excuser.
- Tu as probablement raison, soupira l'institutrice, bon, parlons d'autre chose ! Quelles sont les dernières rumeurs de la ville ? demandât-elle, connaissant que trop bien la commère qu'était sa meilleure amie.
- Tu ne devineras jamais qui est de retour en ville !
- Qui ? Interrogea la petite brune, contente que Ruby n'insiste pas.
Avant que la serveuse puisse répondre, la cloche du restaurant se fit entendre, Mary jeta un regard mécanique à l'entrée et ses yeux s'écarquillèrent en reconnaissant la femme qui était entré, mais son regard fut attiré encore plus bas quand elle entendit une petite voix
- C'est génial maman ! Allez viens on va s'asseoir, déclara-t-il en tirant doucement la manche de sa mère vers une table du diner.
Ruby sourit un instant à Mary avant de s'excuser et de se diriger vers ses nouveaux clients.
- Bonjour Regina, je ne m'attendais pas à te revoir !
- Bonjour Miss Lucas, répondit simplement la brune toujours aussi froide que dans leur jeunesse.
- Bonjour mademoiselle ! Je suis Henry, se présenta le garçon, probablement âgé d'une douzaine d'année, assis à côté de Regina.
-Tu peux m'appeler Ruby tu sais, il n'y a que ta mère pour appeler les gens par leur nom de famille, Henry rit doucement sous le regard noir de sa mère, vous avez choisi ? Demanda-t-elle en souriant.
- Je vais prendre un hamburger-frites, s'il vous plaît, déclara le garçon avant de se tourner vers sa mère suppliant, s'il te plait ! Je sais très bien que quand tu auras récupéré ta cuisine on ne viendra pas souvent ici.
- Très bien, comme tu veux, pour ma part, je vais prendre une salade César.
- Pas de problème ! Comme boissons ?
- Un coca ? Demanda Henry en regarda sa mère qui acquiesça, ce qui décrocha un sourire à son fils.
- Et une carafe d'eau, merci miss Lucas, compléta Regina.
Ruby retourna derrière son comptoir afin de transmettre la commande à sa grand-mère, puis elle alla leur servir leurs boissons.
Une fois ses clients servis, elle retourna voir Mary.
- C'est d'elle dont tu me parlais tout à l'heure ?
- Yep !
- Incroyable, jamais je n'aurais cru la revoir, encore moins à Storybrooke et avec un enfant !
- C'est vrai que l'imaginer mère est assez étrange.
- Elle est tellement froide, je ne la vois pas en mère poule, plus en mère stricte.
- Tu penses vraiment qu'elle aurait fait subir à son fils ce qu'elle a subi ? Regarde comme il est souriant et avec quelle tendresse Regina le regarde.
- Peut-être...
- Tout à l'heure, Regina m'a appelé "miss Lucas" et quand Henry a répété, je lui ai dit qu'il n'y avait que sa mère pour appeler les gens par leur nom de famille et il a rigolé. Crois-moi, il n'est pas aussi malheureux qu'elle à son âge.
Elles interrompent à nouveau la conversation quand Ruby doit aller servir la table de Regina et de son fils.
Quand Henry eu finit la glace qu'il avait rudement obtenu après avoir fait ses yeux de chat, auxquels sa mère ne pouvait résister devant le sourire moqueur de Ruby, les Swan se décidèrent à rentrer chez eux.
Regina appela Emma pour savoir comment s'était passé le rendez-vous. Elle passa ensuite le téléphone à Henry qui s'empressa de lui raconter sa journée. Une fois la conversation finie, ils se souhaitèrent bonne nuit et allèrent se coucher.
Le lendemain, Emma et August se levèrent tôt pour ranger les cartons dans le pick-up que Marco avait prêté pour l'occasion. Ils mirent une bonne heure à tout faire rentrer. Une fois le travail terminé, ils prirent un petit-déjeuner en compagnie de leurs amis et prirent congé.
Emma était pressée de retrouver sa famille. Elle n'aimait pas être éloignée d'eux, elle avait mis tellement de temps à construire ce foyer, qu'elle ne survivrait pas si elle venait à lui être arrachée.
August se gara enfin devant l'ancienne clinique vers 11h30. Emma lui proposa de rentrer et il accepta le temps de l'aider à décharger la voiture. Ils rentrèrent et furent accueillis par une brune en robe de chambre.
Emma s'empressa de l'enlacer et de l'embrasser tendrement.
- Tu m'as manquée mon amour.
- Toi aussi chérie.
Quand enfin elles s'écartèrent, elles se regardèrent amoureusement.
- Salut Regina.
- Bonjour August, le salua-t-elle en retour en l'enlaçant lui aussi.
Il était toujours étrange de penser que Regina adorait littéralement son beau-frère. En effet il aurait été plus logique qu'elle le regarde dédaigneusement de loin, comme elle le faisait avec Killian. Pourtant celui-ci, avec son apparence peu soignée, un style vestimentaire semblable à celui d'Emma avant leur rencontre, une vie un peu trop bohème à son goût et un travail beaucoup trop instable, avait réussi à se faire largement apprécié par la belle brune.
Il avait suffi d'un tout petit détail pour qu'il remonte à une hauteur quasi inégalable dans son estime. C'était lui qui lui avait permis d'obtenir presque tout ce qu'elle avait aujourd'hui. C'était lui qui était à l'origine de leur rencontre, lui qui avait conseillé à la blonde de saisir sa chance avec elle, lui qui l'avait menacée de la détruire si jamais elle brisait le cœur de sa sœur déjà assez esquinté par le temps.
Flashback
Henry devait avoir trois ans quand August offrit à la blonde des cours pour apprendre à cuisiner pendant un mois avec un grand chef, qu'il avait gagné dans un concours. Il avait réussi à convaincre Emma en lui disant que de toute façon elle devrait bien apprendre à cuisiner correctement pour le petit monstre, alors autant que ce soit avec un professionnel.
Elle avait accepté à contrecœur et s'était rendue à l'adresse indiquée sur le papier. Elle était devant un petit restaurant. Quand elle poussa la porte incertaine et qu'elle découvrit qu'il était vide, elle voulut faire demi-tour, pensant qu'il n'y avait personne et qu'elle s'était trompée d'adresse. Mais une voix la fit se figer.
- Vous êtes en retard.
Quand elle s'était retournée elle avait cru faire face à une hallucination. Elle se trouvait face à une magnifique brune en tablier et au regard sévère. Elle avait déglutit difficilement avant de bredouiller un vague "désolée".
- Qu'attendez-vous miss Swan ? Demanda-t-elle sèchement, déposez vos affaires ici, mettez ce tablier et rejoignez-moi dans la cuisine, finit-elle en sortant de la pièce.
-/-
Emma soupira. Géniale, encore une forme d'autorité.
Elle prit un instant pour détailler la pièce. Plus qu'une pièce, il s'agissait d'une grande salle où les chaises étaient imbriquées dans les tables. La salle était plutôt sombre, éclairée par la pièce d'à côté où avait disparu la brune.
Regina était un peu énervée, elle détestait les retards. La blonde avait de la chance qu'elle aime autant transmettre son savoir ! C'est Kathryn qui lui avait conseillé de donner des cours de cuisine à ceux qui en avait besoin. Son service marketing lui avait proposé d'organiser un concours dont les trois premiers prix seraient des cours avec elle.
La grande gagnante était dans la salle en train de se changer. Emma Swan, une jeune fille de dix-neuf ans qui avait écrit sur sa fiche d'inscription qu'elle ne savait pas cuisiner du tout.
- Heu... Voilà, hésita une petite voix derrière elle.
Quand elle se retourna, elle vit la blonde dans le tablier qu'elle lui avait préparé. Après un moment passé à se dévisager mutuellement, Regina s'était reprise et elles avaient commencé la leçon du jour. Il fallait d'abord que Regina connaisse un peu le niveau d'Emma, et elle était rapidement arrivée à la conclusion qu'il ne dépassait pas le niveau de la mer.
Les cours se déroulaient normalement la première semaine. A raison de trois leçons de deux heures tous les deux jours. Regina se rendit compte de la catastrophe ambulante que représentait la femme dans une cuisine.
La seconde semaine, elles commencèrent à discuter de leurs vies respectives, Regina découvrit que la jeune femme était gardienne de caution en attendant de pouvoir s'engager dans la police. Et Emma apprit que la brune était plus qu'une simple chef connue mais aussi une femme d'affaire assez douée et qu'apprendre la cuisine aux autres, partager sa passion lui permettait d'oublier qu'elle était seule.
Les deux femmes éprouvaient l'une pour l'autre une étonnante tendresse et une certaine attirance qu'elles tentaient tant bien que mal de refouler. Elles pensaient chacune à l'autre et attendaient avec impatience les leçons où elles pourraient être ensemble.
De leurs côtés, August et Kathryn se doutaient bien que l'amitié n'était qu'une façade, mais ils savaient que celle qu'ils considéraient comme leur sœur avait eu une très mauvaise expérience de l'amour et qu'elles ne souhaitaient retenter.
Alors que Regina lui racontait une quelconque anecdote sur "Miss Swan", Kathryn craqua et lui demanda pourquoi elle ne tentait rien avec elle si elle était si extraordinaire. Bien sûr, la brune se braqua et mit fin à la conversation, sans pour autant l'oublier.
Elle ressassait les paroles à première vue innocente de Kathryn. C'est vrai pourquoi ? Aujourd'hui elle était libre ? Pourquoi avoir peur d'essayer ?
La troisième semaine marqua un tournant important dans leur relation jusqu'ici amicale. Pendant les deux premier cours, Regina devint plus tactile, elle fit exprès de l'effleurer quand elle lui indiquait un ustensile à utiliser. Emma rougissait à chaque fois ce qui enchantait le chef plus encore que son sourire ou que son rire.
Le premier soir, Emma en parla avec August qui osa enfin lui dire ce qu'il pensait maintenant depuis plusieurs jours et émit l'hypothèse que, peut être, le chef Mills était tombée sous son charme. Emma ne voulait pas le croire, ça serait trop beau pour être vrai et même si c'était le cas, elle ne lui avait pas encore parlé d'Henry et des circonstances de son enfantement. Elle avait encore honte.
Le second jour confirma les affirmations d'August, Emma lui ayant dit qu'elle avait surpris quelques regards insistants de la brune sur elle. Elle ne put nier que l'attirance qu'elle éprouvait pour Regina depuis le premier jour avait de grande chance d'être réciproque. Mais l'accepterait-elle en apprenant son passé peu glorieux ? Et surtout voulait-elle seulement s'amuser ou était-elle prête à construire quelque chose avec Henry et elle ? August la rassura en lui disant que si elle ne les acceptait pas alors elle ne valait pas le coup !
Le troisième jour fut marqué de deux événements majeurs. Tout commença quelques minutes avant la fin du cours.
Alors que Regina montrait à Emma comment mélanger la pâte, elle se colla doucement contre son corps et se saisit de son poignet pour bien lui montrer le mouvement.
Emma se figea totalement, perturbée de sentir le corps de la brune collé au sien. Elle perdit toute concentration en sentant le souffle de la brune contre son cou et les indications qu'elle lui susurrait à l'oreille l'achevèrent. N'y tenant plus, elle se retourna et fixa avec intérêt ses lèvres.
- Si vous continuez comme ça, je ne pourrais plus répondre de moi.
- Qui vous dit que ce n'est pas ce que je cherche ?
Emma était peut-être "aveugle côté sentiments", comme ses amis lui disaient pour la taquiner, mais elle comprenait bien que là, Regina lui envoyait des signes plus que positifs !
Elle se rapprocha donc et l'embrassa doucement. Regina posa ses mains derrière sa nuque en approfondissant le baiser. Elles s'embrassèrent de longues minutes en soupirant de contentement.
Quand elles séparèrent, l'une des deux proposa à l'autre d'aller prendre un verre dans un café histoire de discuter un peu, l'autre accepta et elles se préparèrent à sortir. Regina fermait le restaurant quand elle entendit,
- Maman !
Et voilà !
J'espère que ça vous a plu ! On se retrouve jeudi pour le chapitre 4 : Soirée au Granny's. La suite de leur rencontre et un autre déjeuner de famille au Granny's mais avec August et Emma cette fois !
N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !
