Bonjour à tous !

J'ai adoré écrire ce chapitre ! J'espère vraiment qu'il vous plaira ! C'est presque mon préférer, pour tout vous dire :D

Guest2 : Je suis contente que tu ais apprécié cette partie ! J'ai beaucoup aimé imaginer leur histoire ! August et Mulan sont vraiment le socle d'Emma. On a pas encore beaucoup vu Mulan, mais je lui ai réservé une partie vers la fin de l'histoire, vous aurez le temps de la connaître un peu mieux. Pour Régina, tu l'as bien compris, a l'instar des autres, elle respect la volonté d'Emma. Er puis, si elles ont déménagée à Storybrooke c'est en partie pour revoir Mary et peut-être avoir la possibilité renouer des liens... Comment ça Les fins sont agaçantes ? J'aurais pu faire pire, hein !

Merci à MaraCapucin d'avoir corriger mon histoire !

Disclaimer : Les personnages appartiennent à ABC et à Adam Horowitz et Eddy Kitsis, mais l'histoire est la mienne.


Chapitre 12 :

Souvenirs et pardon


Regina travailla une bonne heure sur le dossier, profitant du calme que la présence de Mary-Margaret avait étonnement installé dans la maison habituellement bruyante. Après avoir eu une enfance solitaire, elle appréciait plus que de raison le bruit incessant que produisaient Emma et Henry. Elle aimait ce vacarme qu'ils avaient instauré dans sa vie, elle le trouvait chaleureux et étrangement rassurant.

Elle sorti de son bureau et entra doucement dans le salon. Elle y trouva Emma en pleine réflexion. Un rapide coup d'œil dans la pièce lui apprit que Mary était partie.

- Comment ça s'est passé ? Lui demanda-t-elle, soucieuse.


Emma resta silencieuse un instant avant de lever les yeux vers Regina.

- Je ne sais pas. On a parlé uniquement des boxes et de la maison. Pas un mot sur... nous. J'avais limite l'impression que nous étions de lointaines cousines qui devaient s'entendre sur l'héritage d'un oncle encore plus éloigné.

- Peut-être qu'elle ne sait pas comment se comporter face à toi... Soit parce qu'elle s'en veut, qu'elle cherche un moyen de s'excuser et qu'elle ne comprend pas pourquoi tu ne sembles pas avoir une dent contre elle. Soit parce qu'elle n'a pas changé d'avis sur toi et qu'elle ne s'en veut pas.

- Elle m'a dit qu'elle voudrait qu'on aille aux boxes ensemble, lui apprit la blonde, et qu'on aille visiter la maison avant de décider de ce que l'on veut en faire…

- C'est bon signe, non ? Je veux dire, elle aurait pu faire ses affaires de son côté et simplement t'envoyer des documents au sujet du devenir de la maison, avança Regina. Elle cherche à prendre contact avec toi, peut-être même à regagner ta confiance. Va avec elle, vous pourrez avoir une conversation et elle pourra s'expliquer, lui conseilla la brune.

- Tu as raison... J'irais mais à une seule condition, décida Emma.

- Ah oui ? Regina haussa un sourcil intrigué par la demande de sa femme.

- Oui. Je veux que tu me promettes d'aller voir ta mère…

- Emma, je…

- Laisse-moi finir, ordonna celle-ci. À mon retour tu iras la voir avec ou sans Zelena. Je serais là pour toi, ne t'inquiète pas. Mais tu avais promis à Lena que tu irais il y a déjà deux semaines.

- Je ne lui ai rien promis.

- Gina... S'il te plaît... Tu en as autant besoin que ta mère. Tu dois mettre un point final à cette histoire. Choisir si tu vas pardonner ta mère et comme Lena, l'aider à se rétablir ou au contraire, y aller une seule et unique fois et ne jamais y retourner, ne jamais lui pardonner. Mais qu'importe ta décision, tu dois la voir une dernière fois pour la prendre.

Regina resta silencieuse un instant avant d'hocher la tête en signe d'acceptation. Elle releva lentement la tête pour voir Emma la regarder avec un immense sourire. Elle lui chuchota un "je t'aime" avant de l'embrasser passionnément.

Le soir même, Emma appela Mary pour lui dire qu'elle acceptait de l'accompagner à Boston pour ouvrir les boxes puis de retourner avec elle dans leur ancienne maison.

Elles convinrent d'y aller le week-end suivant, elles s'occuperaient des deux en même temps. Emma avait discuté avec Regina et elles avaient convenues qu'elles n'avaient pas besoin de la maison des Blanchard et Emma décida qu'elle la laisserait à sa sœur sans contrepartie.

C'est ainsi qu'elles se retrouvèrent dans la même voiture la semaine suivante. Kathryn et Fred avait gentiment proposé de les loger mais Emma avait refusé, préférant prendre une chambre à l'hôtel, souhaitant rester seule avec Mary.

Elle ne lui avait donc pas parlé et la petite brune lui avait proposé d'elle même de prendre une chambre à l'hôtel, sautant sur l'occasion pour être tranquille avec sa sœur pour pouvoir lui parler.

Elles avaient passé l'heure en silence, réfléchissant chacune de leur côté. Emma conduisait le pick-up que son frère lui avait gentiment prêté. Ainsi elles pourraient directement récupérer des choses si elles le désiraient.

Une fois arrivé à l'adresse indiquée sur les clefs. Une demi-heure plus tard, elles étaient face au deux boxes voisins. Elles se préparaient mentalement à l'avalanche de souvenirs qui allaitent les assaillir d'une minute à l'autre. D'un seul mouvement, elles déverrouillèrent leur box.

Elles avaient chacune devant leurs yeux, les meubles de leur ancienne chambre. Rose et blanc pour Mary et vert et gris pour Emma. Elles furent toute les deux émus par cette vision et se laissèrent aller dans l'intimité de leur box, à l'abri du regard de l'autre.

Emma effleura les figurines de chevaliers qui étaient restées debout sur la petite commode que son père et Mary, alors âgé de sept ans, avaient peint un après-midi alors qu'elle était invitée chez des amis. Elle fut assaillie du souvenir de la joie qu'elle avait ressenti quand elle était rentrée ce jour-là et qu'elle avait vu son père et sa grande sœur, encore tout barbouillés de peinture grise et verte, trôner fièrement devant le meuble, lui cachant la surprise que sa mère lui avait annoncé quand elle avait passé la porte d'entrée.

Les figurines, c'était aussi son père qui les lui avaient offerts. Vers ses sept-huit ans elles avaient eu une période chevaliers. Elle avait lu un conte à l'école et avait décidé que quand elle serait grande, elle serait un chevalier elle aussi et qu'elle sauverait Mary des griffes des méchants. Son père avait éclaté de rire et sa mère lui avait souri tendrement. La semaine suivante, ils étaient partis tous les quatre dans un parc d'attraction sur ls chevaliers et les princesses qui avaient enchanté les deux petites filles, même Mary, âgé de dix ans rêvait encore de devenir une princesse.

C'est à cette époque qu'Emma l'avait surnommé Snow, encouragé par son père qui l'appelait déjà sa petite princesse. Les Blanchard avaient pleinement adopté ce surnom.

Mary ne put retenir ses larmes quand elle reconnut la petite maison à oiseau blanche dans laquelle elle avait accueilli la mésange qu'elle avait trouvé, blessé, sur le chemin alors qu'elle rentrait de l'école. Elle avait à peine cinq ans et avait supplié sa mère de la laisser la recueillir. Sa mère lui avait tendrement souri et avait accepté mais lui avait dit que si papa n'était pas d'accord c'était à elle de lui faire les yeux doux pour lui faire accepter.

Quand Léopold était rentré ce soir-là, il avait été surpris par le calme qui régnait dans sa maison. Habituellement, il était accueilli soit par les cris de joie de Mary qui s'empressait de lui raconter sa journée soit par les gazouillis heureux de sa petite Emma qui ferait quelques pas maladroits vers lui en tendant ses bras sous le regard admiratif de sa grande sœur qui la laisser accaparer l'attention de leur père. Mais ce soir-là, aucune de ses filles n'étaient là pour l'accueillir, même sa douce Eva et son regard tendre n'était pas présente.

Intriguer, il avait traversé la maison jusqu'au salon où il s'était arrêté, attendris par la scène qui se déroulait devant lui. Sous le regard protecteur de sa mère et attentif de sa petite sœur, Mary plaçait des morceaux de coton dans une boîte à chaussures. Eva l'avait aperçu et lui avait chuchoté de les rejoindre. Il avait découvert le petit oiseau entouré de coton, avec un petit pot de graine et un autre avec de l'eau.

Il avait souri et avait proposé d'acheter une maison pour la mésange. Il avait expliqué à Mary qu'ils ne devaient surtout pas enfermer l'animal dans une cage mais plutôt lui laisser la liberté d'aller et venir. Elle l'avait écouté religieusement et avait hoché la tête, promettant qu'elle prendrait soin de l'oiseau son père avait alors souri.

Emma eu un sourire nostalgique devant le pendule fait de licorne de verre que sa sœur avait choisi lorsque leur mère était encore enceinte d'elle.

Mary ne chercha plus à retenir ses larmes devant l'étagère remplie de livre sur les oiseaux et les animaux en général que ses parents s'étaient amusés à lui offrir à chaque occasion.

Emma laissa échapper une larme devant les photos déposées sur le petit bureau, elle n'avait pas vu le visage de ses parents depuis vingt ans.

Mary sanglota devant le dessin de princesse qu'Emma lui avait fait pour son huitième anniversaire.

Emma pleura réellement devant la grande vitrine qui abritait une vingtaine de motos de collections. C'est de son père qu'elle tenait cette passion pour les deux roues.

Mary s'effondra devant le dressing de sa mère, chacun de ces habits faissait remonter un souvenir douloureux, en l'ouvrant elle eut l'impression de sentir à nouveau la présence de sa mère à ses côtés.

Elles restèrent deux heures au milieu de leur box, au centre de ce tourbillon de souvenirs qui les englobait totalement.

Il leur fallut une heure pour calmer leurs pleurs et pour réussirent à explorer plus profondément les affaires que leur père leur avait léguées.

Elles sortirent sans un mot au même moment, fermant, absentes, leurs boxs respectifs et saluèrent vaguement le réceptionniste.

Emma se ressaisie avant Mary et la conduit jusqu'à l'hôtel le plus proche. Elle prit une chambre, ne tenant pas à rester seule cette nuit, et ne voulant pas laisser Mary.

Elle laissa Mary s'assoir sur un lit avant de redescendre prendre leurs valises. Quand elle rentra dans la chambre, Mary n'avait pas bouger.

Elle se figea quand elle l'entendit prononcer, d'une voix brisée,

- Je suis tellement désolé...

Elle se retourna vers la brune qui avait baissé les yeux, honteuse.

- Je suis un monstre, reprit-elle, papa et maman doivent être tellement déçus par mon comportement. Je n'ai pensé qu'à moi. Je croyais que si je refaisais ma vie, si je repartais de zéro, je n'aurais plus mal, je pourrais faire disparaître la peine qui broyait ma poitrine dès que je pensais à eux.

- Mary...

- Non ! Laisse-moi finir ! Je t'ai rejeté deux fois. Alors que tu avais besoin de moi. J'ai été tellement égoïste, cruelle et superficielle. Je ne comprends pas comment tu peux me regarder dans les yeux sans avoir envie de me frapper, de me rouer de coups ou au moins me reprocher mes erreurs. Non, toi tu te contentes d'évoluer autours de moi comme si de rien était, tu me salues, tu me laisse même enseigner à ton fils. Celui-là même que j'ai rejeté il y a treize ans. Je l'ai traité de bâtard, je t'ai traité de traînée, je t'ai dit de le laisser mourir et toi, toi tu me le confies, tu me laisses l'approcher alors que je t'ai… que je… Mary ne put continuer, secouée par de puissants sanglots.

Emma voulu la réconforter, ne supportant pas de la voir pleurer mais Mary la repoussa,

- Non ! Je ne le mérite pas ! Je suis un monstre Emma ! Comment peux-tu vouloir me consoler après ce que je t'ai fait ? Je t'ai abandonné et rejeté. Je t'ai dit des horreurs, je t'ai fait passer pour morte auprès de mes amis ! Juste pour obtenir plus de pitié ! Comment peux-tu faire comme si je n'avais rien fait ? Je… Elle fut de nouveau arrêtée par ses pleurs.

Emma revient à la charge et l'emprisonna dans ses bras, elle l'empêcha de la repousser en la serrant le plus fort possible contre elle.

- Je te pardonne, souffla-t-elle doucement.

- Non, non tu ne peux pas, pleurait Mary.

- Je te pardonne Snow, répéta la blonde en la serrant encore plus fort.

- Non, je ne le mérite pas, je…

- Chuuuut, calme-toi, je te pardonne que tu le veuilles ou non, je ne t'en veux pas, lui répéta encore et encore Emma.

Elles restèrent longuement dans cette position. Enlacées l'une contre l'autre, Mary pleurant dans les bras réconfortant d'Emma.

La brune finit par s'endormir, fatiguée par les émotions qu'elle avait ressenties pendant la journée.

Emma la laissa se reposer, veillant sur son sommeil et ne se rendis pas compte qu'elle aussi sombrait dans les bras de Morphée.


Et voilà !

J'espère que ça vous a plu ! On se retrouve lundi pour le chapitre 13 : La maison de notre enfance, la suite de leur petit voyage.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !