Bonjour à tous !
Guest2 : En effet, tout vas s'accélérer à partir de maintenant pour Emma et Mary, de quoi laisser un peu de place pour les autres ! Je suis contente que le dernier chapitre t'ai plut, j'espère que celui-ci en fera autant^^
C'est un des chapitres que j'ai préféré écrire :D
Merci à MaraCapucin d'avoir corriger mon histoire !
Disclaimer : Les personnages appartiennent à ABC et à Adam Horowitz et Eddy Kitsis, mais l'histoire est la mienne.
Chapitre 13 :
La maison de notre enfance
Emma se réveilla une heure plus tard. Elle se sépara doucement du corps de sa sœur. Elle alla dans la salle de bain et se recoiffa. Elle vida sa valise et sortit sur la terrasse pour appeler sa femme et lui raconter sa journée.
Quand Mary se réveilla, une demi-heure plus tard, elle fut un instant désorientée. Il lui fallut une minute pour se souvenir de ce qui s'était passé pour qu'elle se retrouve dans ce lieu inconnu. Elle se rendit également compte de l'absence d'Emma.
Elle vit que celle-ci avait rangé ses affaires et décida de faire de même en attendant son retour. Une fois sa tâche faite, elle remarqua que la baie vitrée qui menait à la terrasse était entrouverte. Elle sorti donc dehors. Elle entendit un léger rire et vit sa sœur de dos. Elle observait l'horizon son téléphone à l'oreille.
- Très bien, je n'oublierais pas, elle se retourna vers Mary et ajouta, je dois y aller chérie, je te rappelle ce soir. [...] Je t'aime.
Elle raccrocha et sourit à sa sœur,
- Nous devrions descendre dîner.
Sans dire un mot, Mary acquiesca. Vingt minutes plus tard, elles étaient attablées devant un copieux repas.
- Je ne comprend pas comment tu peux me pardonner, dit Mary, coupant le silence et relançant le sujet.
- J'ai eu treize ans pour réfléchir et je ne crois pas t'en avoir voulu pendant ces vingt dernières années, j'ai juste été déçue, blessée et si j'ai été en colère c'était uniquement contre moi ou contre le système qui nous avait séparé. Jamais je n'ai pensé que tu étais méchante. À mes yeux c'était moi qui avait fait quelque chose de mal. Si, toi, Snow, m'avait rejeté c'est que je n'étais pas assez bien pour toi, c'est que j'avais fait quelque chose de mal. Les gens autour de moi avait beau me dire que ça n'était pas ma faute, je ne pouvais pas les croire. C'est seulement à la naissance de Henry que j'ai compris que ce que je n'avais rien fait de mal, que cet enfant, cette petite créature que je tenais dans les bras était ma rédemption. Tu ne me croyais pas capable de l'élever ? D'en faire un bon gamin ? J'allais te prouver le contraire. Mais j'avoue que jamais je n'y serais arrivée sans ma famille. C'est en grande partie pour ça que je ne t'en veux pas aujourd'hui. Si tu ne m'avais pas rejeté à deux reprises jamais je ne les aurais rencontrées, jamais je n'aurais eu Henry, jamais je n'aurais rencontré Gina et tous ceux que je considère comme ma famille aujourd'hui. Donc je fais plus que te pardonner, je te remercie Snow. Malgré toute la souffrance qu'a engendré tes abandons, je te remercie d'avoir fait de moi, d'une certaine façon, la femme heureuse et comblée que je suis aujourd'hui. Tu n'as pas failli à tes obligations, je suis heureuse et je te veux à nouveau dans ma vie et dans celle de ma famille.
Mary avait les larmes aux yeux. Comment sa sœur pouvait être aussi conciliante, lui pardonner toute ses erreurs, lui en être reconnaissante.
- Parle-moi d'eux, parle-moi de ta famille, ne peut-elle que répondre, incertaine de comment elle devait réagir.
À la vue de l'immense sourire qui illumina le visage de sa sœur, elle avait posé la bonne question.
- J'ai un frère, August, commença-t-elle au grand étonnement de Mary qui s'attendait à ce qu'elle commence par Régina, il a été le premier à me parler à l'orphelinat. J'ai aussi une sœur, Mulan, tous les trois nous sommes frère et sœurs de sang, elle sourit, comme attendrie, on a même fait un rituel pour mélanger nos sangs quand nous étions gamins. J'ai une mère aussi, Ingrid. C'est chez elle que j'ai atterri après avoir quitté Storybrooke, Mary baissa les yeux honteux, c'est la seule à m'avoir accepté et pourtant c'était mal barré. Elle m'a adopté un an après mon arrivée chez elle. Et elle a tout de suite considéré Henry comme son petit-fils. Elle avait déjà adopté ses deux nièces qu'elle avait recueilli après la mort de leurs parents. Elles sont devenues mes sœurs adoptives, Elsa, que tu as vu, et Anna, qui est un peu plus jeune que moi. Ils ont été ma seule famille pendant longtemps... Jusqu'à ce que je rencontre Gina, elle sourit tendrement, et ma famille s'est encore agrandi avec l'arrivée des Nolan. Et puis Anna s'est mariée avec Kristoff et Zelena a débarqué, agrandissant encore notre petite famille. J'ai aussi un meilleur ami, Killian, le notaire et une amie, Lily que je vois de temps à autre. Et on peut dire que je considère Marco, le père adoptif d'August, comme une figure paternelle…
Après ce long discours, elles restèrent un instant silencieux, jusqu'au dessert ou Emma repris la parole,
- Et toi ? À part David Nolan ?
- Comme tu le sais j'ai été adopté par Leroy et Astrid Dwarf. Ils forment un couple étonnant. Lui est plutôt bourru et elle est très timide. Mais ils ont tous les deux un cœur en or. Ruby est ma meilleure amie. Nous nous sommes rencontrées à l'école, c'est la première à être venue vers moi le jour de la rentrée. À part elle j'avoue que j'ai eu peu d'ami. Tout le monde m'aimait et je faisais tout pour, mais je n'ai jamais été intéressée par une autre amitié que la sienne. Et puis j'ai rencontré David et j'avoue que je ne pouvais pas être plus heureuse. Même si j'étais toujours dévorée par les remords qui…
- Stop ! L'arrêta Emma, on ne parle plus de ça, d'accord. Il n'y a plus rien à dire.
- Je… Désolé Emma mais je ne peux pas oublier ce que je t'ai fait comme ça !
- Je ne te demande pas d'oublier, juste de ne pas en parler.
La brune hocha la tête, et le diner se finit dans le calme. Elles allèrent se coucher. Emma passa un dernier coup de fil à Regina et Mary rassura David.
La petite brune ne lui avait pas encore parlé d'Emma. Elle lui avait dit qu'elle allait à Boston pour une affaire de famille. Il n'avait pas posé de question, lui demandant juste de l'appeler avant d'aller se coucher.
-/-
Le lendemain, elles reprirent la route jusqu'à leur maison d'enfance. Pendant le trajet, elles avaient un peu plus discuter sur leurs vies respectives.
Emma se gara devant la maison. Elles sortirent et restèrent un instant sans bouger, contemplant cette bâtisse qui avait abrité leurs jeux de petite fille, leurs moments de bonheur, les sourires de leurs parents.
Puis Emma s'avança vers la porte. Elle tourna, tremblante la clef dans la serrure. Elle sentit la présence de Mary derrière elle. Reprenant courage, elle ouvrit la porte, glissant sa main dans celle toute aussi tremblante de sa sœur et entra.
La maison n'avait pas changé. Les meubles étaient restés là, semblant attendre leur retour. Seul ceux qui avaient été entreposés dans les box manquaient. Pendant qu'Emma redécouvrait le rez-de-chaussée, Mary montait doucement les escaliers, comme pour ne pas réveiller leurs parents qui dormaient à l'étage ou tout simplement les souvenirs qui l'étreignaient douloureusement depuis la veille.
Emma parcouru les pièces tel un fantôme, se souvenant de passages oubliés de son ancienne vie.
Le salon lui rappela son père qui s'était déguisé en dragon et qui avait fait semblant d'avoir capturé Snow. Sa mère l'avait encouragé pendant qu'elle affrontait vaillamment son père qui faisait semblant de mourir sous ses petits coups d'épées en bois. Elle devait avoir huit ans, et elle avait vraiment cru qu'elle avait tué son père, Mary lui avait alors dit que seul un baiser d'amour véritable pouvait le sauver. La petite Emma avait donc tourné son regard suppliant vers sa mère, qui avait souri et avait déposé un chaste baiser sur les lèvres de Léopold qui avait ouvert les yeux. Emma s'était réfugiée dans ses bras et ils avaient tous ri.
La cuisine lui rappela sa mère qu'elle observait souvent préparer des gâteaux ou même des repas. Elle se souvenait du neuvième anniversaire de Snow. Elle ne devait surtout pas lui dire que leurs parents avaient invité tous ses amis pour une fête d'anniversaire surprise. Mais elle n'avait pas pu s'empêcher de sourire ou de rigoler quand elle croisait la brune. Eva lui avait alors dit que si elle gâchait la surprise de sa sœur, celle-ci serait probablement triste et que personne ne méritait d'être triste le jour de son anniversaire. La petite Emma avait alors hoché la tête et avait "promis, juré, craché" qu'elle ne lui dirait rien. Eva avait froncé les sourcils et lui avait dit qu'un chevalier ne crachait pas, alors Emma avait dit que c'était une expression et que jamais elle n'avait craché de sa vie. Eva avait alors souri et lui avait proposé de l'aider à finir les cookies pour la fête.
La salle à manger semblait encore garder précieusement les éclats de rire de la petite famille pendant leurs repas. Elle se souvenait de chaque anniversaire fêté dans l'intimité de leur petite maison. C'est ici qu'elle avait reçu ses figurines de chevaliers, que Snow avait eu la plupart de ses livres sur les oiseaux et les animaux, que son père les avait enlacés toute les deux quand elles lui avaient offert une petite moto en pâte à sel que Mary avait modelé et qu'Emma avait peint, c'était ici que sa mère avait éclatée de son rire si doux quand elle avait découvert un bracelet où quatre anneaux étaient entrelacés et que la petite Emma avait déclaré qu'il représentait leur famille.
Le bureau de son père où était à l'origine entreposé la vitrine qui abritait sa collection de moto. Elle se souvenait y être entré alors qu'elle faisait un cache-cache avec Snow. Son père travaillait, quand il l'avait vu, le regarder suppliante, il lui avait souri et lui avait conseillé de se cacher derrière lui. Quand Mary avait débarqué quelques minutes plus tard, il lui avait dit qu'il n'avait pas vue sa sœur, elle était repartie. Mais elle était revenue plus tard et avait vu sa petite sœur assoupie sur un fauteuil qui faisait face au bureau de son père. Ce dernier la regardait attendri.
De son côté, Mary avait traversé leurs deux chambres. Elles étaient en face l'une de l'autre. Elles étaient pratiquement vides. Elle soupira.
Elle partit ensuite dans la salle de bain qui n'avait pas changée. Dans des tons bleus, elle avait abrité bien des batailles d'eaux.
Elle s'arrêta ensuite dans la chambre de ses parents. C'est ici qu'Emma la retrouva quand elle se décida enfin à monter à l'étage. Elle fut frappée, tout comme sa sœur des souvenirs qui émanait de la pièce.
- Tu te souviens quand on avait apporté un petit déjeuner au lit à maman pour son anniversaire ? Chuchota Snow.
- Papa nous avait réveillé tôt pour qu'on puisse tout préparer avant qu'elle ne se réveille, acquiesça Emma.
- On devait se dépêcher parce qu'elle se levait tôt, même pendant les vacances, tu avais fait tombé la rose que papa avait acheté avant d'aller nous réveiller et tu avais eu peur que ça réveille maman, sourit la brune.
-Toi tu avais renversé un peu de jus d'orange sur une des tartines que papa avait faites, il avait souri et avais dit que de toute façon on en avait trop fait, se défendit sa petite sœur.
Elles se sourirent, retrouvant un semblant de leur complicité.
Elles entendirent soudain la porte d'entrée s'ouvrir et une voix s'élever,
- Qui est là ? Montrez-vous, ou j'appelle la police, la voix trembla un peu.
Les filles froncèrent les sourcils, et descendirent. Elles se retrouvèrent face à une femme d'une cinquantaine d'années. Elle avait les cheveux roux et un air déterminé. Emma se plaça d'autorité devant Mary, comme pour la protéger, même si la femme ne semblait pas être un réel danger.
La femme se figea en voyant les deux autres femmes se tenir devant elle. Elle les reconnu immédiatement, il y avait peut-être vingt ans qu'elle ne les avait pas vues, mais les filles Blanchard n'avaient pas changé. Elle sourit, ému, en voyant que la petite Emma protégeait toujours sa sœur, comme un véritable chevalier.
- Qui êtes-vous ? Demanda Emma, vous êtes sur une propriété privée !
- Johanna, je suis Johanna, déclara la femme en leur souriant tendrement, et vous êtes Mary et Emma Blanchard.
Mary se figea, reconnaissant sa nourrice, elle se décala d'Emma et précipita vers elle.
- Johanna ? C'est bien vous ? Je… Vous n'avez pas changé, c'est incroyable !
- Attend, c'est qui ? Demanda Emma.
- C'est Johanna, répondit Snow, comme si c'était évident. C'est elle qui nous gardait quand papa et maman sortaient le soir ou qu'ils ne pouvaient pas se libérer.
Et voilà !
J'espère que ça vous a plu ! On se retrouve jeudi pour le chapitre 14 : Cora, et oui, Regina s'est enfin décider à faire quelque chose !
N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !
