Bonjour à tous !

Et soudain, Cora entra dans la danse ^^

Guest2 : Salut ! Je suis contente de voir que les explications d'Emma t'ai touchées. Les souvenirs sont vraiment des passages que j'ai adoré écrire, imaginer quelle a été leur vie avant que leurs parents ne meurent et comprendre à quel point ça a été un choc pour Emma d'être séparer de sa grande soeur, était vraiment quelque chose que je voulais faire transparaître ! J'espère que le face à face te plaira !

Merci à MaraCapucin d'avoir corriger mon histoire !

Disclaimer : Les personnages appartiennent à ABC et à Adam Horowitz et Eddy Kitsis, mais l'histoire est la mienne.


Chapitre 14 :

Cora


Elles se sourirent, retrouvant un semblant de leur complicité.

Elles entendirent soudain la porte d'entrée s'ouvrir et une voix s'élever,

- Qui est là ? Montrez-vous, ou j'appelle la police, la voix trembla un peu.

Les filles froncèrent les sourcils, et descendirent. Elles se retrouvèrent face à une femme d'une cinquantaine d'années. Elle avait les cheveux roux et un air déterminé. Emma se plaça d'autorité devant Mary, comme pour la protéger, même si la femme ne semblait pas être un réel danger.

La femme se figea en voyant les deux autres femmes se tenir devant elle. Elle les reconnu immédiatement, il y avait peut-être vingt ans qu'elle ne les avait pas vues, mais les filles Blanchard n'avaient pas changé. Elle sourit, ému, en voyant que la petite Emma protégeait toujours sa sœur, comme un véritable chevalier.

- Qui êtes-vous ? Demanda Emma, vous êtes sur une propriété privée !

- Johanna, je suis Johanna, déclara la femme en leur souriant tendrement, et vous êtes Mary et Emma Blanchard.

Mary se figea, reconnaissant sa nourrice, elle se décala d'Emma et précipita vers elle.

- Johanna ? C'est bien vous ? Je… Vous n'avez pas changé, c'est incroyable !

- Attend, c'est qui ? Demanda Emma.

- C'est Johanna, répondit Snow, comme si c'était évident. C'est elle qui nous gardait quand papa et maman sortaient le soir ou qu'ils ne pouvaient pas se libérer.


Emma n'arrivait pas à se souvenir de la femme, mais Mary semblait tellement heureuse de la revoir qu'elle ne dit rien et se contenta de sourire.

- Alors, qu'est-ce que vous faites ici ? Demanda Johanna en leur préparant des cafés dans la cuisine.

- Nous nous sommes retrouvés il y a un mois, à l'occasion de l'ouverture du testament de nos parents, lui apprit Emma d'une voix neutre, nous avons décidé de retourner ensemble ici. Et vous ? Pourquoi êtes-vous entré ici ?

- C'est moi qui entretiens la maison depuis vingt ans. Je viens toute les semaines aérer et faire la poussière.

Emma hocha la tête, pendant que Mary remerciait la femme.

- Vous comptez reprendre la maison ? Demanda Johanna, intriguée.

- On a encore rien décidé, nous sommes simplement venues voir ce qu'elle était devenue…

La rousse hocha la tête.

- Qu'est-ce que vous devenez alors ? Questionna-t-elle.

- Je suis professeure de bio et Emma est inspecteur de police.

- Un vrai chevalier, sourit la femme, et côté cœur ? Mariée ? Vous avez des enfants ?

- Emma a un fils et est mariée, et moi je suis fiancée.

Johanna fut surprise par la déclaration de la brune. Elle avait toujours imaginé que Mary aurait été la première mariée et à avoir des enfants. Elle se souvenait que trop bien du caractère sauvage de la blonde et ne la voyait pas trop en mère de famille.

- Et vous êtes bien évidemment invité au mariage, précisa Mary, heureuse de revoir cette femme qu'elle avait longtemps considéré comme sa confidente lorsqu'elle était plus jeune.

- Je viendrais avec plaisir.

Le téléphone d'Emma sonna, elle s'excusa :

- Excusez-moi, c'est mon frère, je dois répondre, elle sortit et elles n'eurent le temps que d'entendre un, salut Gus'.

- Son frère ? Demanda Johanna intriguée.

- Emma a vécu toute son enfance dans le système. Elle n'a été adopté qu'à 17 ans. Elle considère August comme son frère depuis ses dix ans si j'ai bien compris, lui apprit Mary.

- Et toi ?

- J'ai eu la chance d'être adopté à peine un mois après l'accident…

Johanna se tue, respectant le silence de la brune. Emma revient.

- Je dois rentrer à Storybrooke. Tu veux rester ?

- Non, c'est bon. Je viens avec toi, elle se retourna vers Johanna, j'ai été heureuse de vous revoir. A bientôt j'espère.

Après les salutations d'usage, elles se retrouvèrent dans la voiture.

- Désolé d'avoir écourté tes retrouvailles, mais Gus a besoin de son pick-up, pour livrer un client de Marco ce soir…

- Pas de problème, de toute façon je n'avais pas envie de rester plus longtemps, lui assura sa sœur.

- Tu sais, on a réfléchi, avec Régina, et on a décidé que tu pouvais récupérer la maison. On en a pas besoin. Tu as beaucoup plus de souvenir là-bas, et puis, elle est à peine vingt minutes de Storybrooke, tu pourras en faire une maison de vacances…

- Je… Mais tu es sûre, je veux dire, ce n'est pas n'importe quelle maison, c'est notre maison…

- Oui, tu sais, on a déjà un appart' à New-York et une maison à Washington... Et puis une autre à Storybrooke... On n'a pas vraiment besoin de la maison... Alors que toi tu n'as qu'un loft... Au pire si tu décides de la vendre, garde tous les bénéfices de la vente, je n'en ai pas besoin.

- Ah ouais, quand même... Comment ça se fait que vous ayez autant de maisons ?

- Le siège de l'entreprise de Régina est peut-être à New-York, mais ses premiers restaurants sont à la capitale... Elle aime bien y retourner pour se ressourcer... Pendant les vacances quand on n'était pas à Boston ou en Alaska, on allait à Washington…

Mary ne répondit rien, elles arrivèrent à Storybrooke en silence.

- Merci, les deux sœurs avaient parlé en même temps.

- Pourquoi tu me remercie ? Demanda la brune, interloquée.

- Parce que tu m'as dit la vérité. Ça compte beaucoup pour moi. Je n'étais pas sûr que tu regrettes vraiment ce que tu m'avais dit. Maintenant je sais que c'est le cas, alors je suis heureuse, lui expliqua la blonde en souriant.

Elles se serrèrent dans les bras, émues. Puis se quittèrent définitivement en se souhaitant une bonne soirée.

Elle ramena son pick-up à August, qui lui demanda si son week-end s'était bien passé. Elle répondit en hochant la tête, lui promettant de lui raconter plus tard.

Enfin, elle rentra chez elle. Elle fut immédiatement accueillie par les cris de joies de Regina et Henry. Elle rattrapa son fils qui s'était à moitié jeté sur elle, sourd aux réprimandes de la brune. Elle déposa son éternelle veste rouge sur le porte manteaux et embrassa chastement les lèvres boudeuses de sa femme.

Qu'il était bon de rentrer chez soi.

-/-

Une fois Henry couché, elle raconta son week-end à Régina qui l'écoutait d'une oreille attentive.

- On peut dire que ça s'est bien passé, n'est-ce pas ?

- Oui, je pense, lui sourit Emma. J'ai été vraiment heureuse d'apprendre qu'elle regrettait et qu'elle souhaitait se faire pardonner. Si tu es d'accord, je voudrais la laisser entrer dans la famille.

- Chérie, c'est à toi et à toi seule de prendre cette décision. C'est toi, et uniquement toi qui sera affectée par ce choix. De toute façon, David va l'épouser, il y a peu de chance pour qu'elle ne rentre pas dans la famille.

Emma lui sourit encore, heureuse.

-/-

Trois jours plus tard, Regina serra la main d'Emma avant de franchir le seuil de la chambre 203.

Déjà deux mois que Cora était à l'hôpital. Elle détestait cette atmosphère de mort qui flottait en permanence dans ce genre d'établissement. Elle était obligée de rester à longueur de journée dans cette chambre impersonnelle.

Elle n'avait pas le droit de rentrer chez elle juste parce que les médecins avaient peur que son cœur lâche et qu'elle soit seule chez elle. Elle s'était prise à regretter la mort d'Henry plusieurs fois pendant ces deux derniers mois.

Bien sûr, Zelena la visitait le plus souvent possible, mais elle avait une famille sur qui elle devait veiller. Parfois elle venait avec Robyn. Cora aimait sa petite-fille, elle avait l'impression de pouvoir se racheter en jouant les grands-mères gâteau. Et étonnement, elle ne se forçait pas, elle lui achetait des bonbons, des magazines ou des jouets, elle lui demandait comment s'était passées ses journées et proposait même à sa fille de la garder en attendant que Victor finisse son service.

Elle savait qu'elle avait une dette énorme envers Zelena, depuis qu'elle était entrée dans son bureau, il y a dix ans, elle n'avait eu de cesse de tenter lui plaire par tous les moyens possibles. Même quand elle lui avait demander de retrouver Régina, Zelena avait acquiescé et l'avait fait. Pourtant Cora savait très bien que la rousse jalousait sa cadette, elle en avait d'ailleurs beaucoup joué au début pour la manipuler.

Apprendre que Regina avait réussi avait été pour elle un grand soulagement. Elle avait toujours eu, tout au fond de son cœur, la peur qu'elle ait mal tourné, elle avait même craint qu'elle soit morte. Mais non, elle était à la tête d'un empire culinaire, elle était reconnue et respectée dans toute l'Amérique. Bien sûr, elle aurait préféré la voir suivre sa voie en devenant une femme politique, mais elle était fière qu'elle est réussie sans elle.

Puis Zelena était partie à New-York pour la ramener à Storybrooke. Et elle était revenue seule mais avec de nouvelles informations sur Regina. Elle avait eu du mal à les lui arracher. Regina était mariée à une femme, une inspectrice, et elle avait avec elle un fils, qui portait étrangement le même nom que son défunt mari.

Il lui avait fallu du temps pour diriger cette nouvelle, mais elle s'était faite violence pour l'accepter. Si Regina acceptait de revenir la voir, elle ne ferait aucun commentaire sur ses choix de vie, se contentant de la savoir heureuse.

Zelena lui avait dit que Regina n'était pas encore prête à lui pardonner mais que dès qu'elle le serait, elle viendrait. Elle lui avait aussi parler de la proposition que les deux femmes lui avaient faite. Elles voulaient mieux la connaître. C'est ainsi qu'elle avait laissé Zelena aller à ce dîner, puis passer des vacances avec la nouvelle famille de Régina.

À chaque fois qu'elle revenait, elle lui racontait ce qu'elle avait appris, ce qu'elle avait fait avec eux. Et puis Robyn lui avait parlé de son cousin. Henry Swan. Il avait trois ans de plus qu'elle mais il était gentil, il lui prêtait ses jeux, lui apprenait à jouer à ses jeux vidéo ou à faire du ski. Elle lui avait montré des photos de lui, mais aussi de sa famille.

Le garçon était brun, il avait le sourire rieur et les yeux pétillants. Elle avait aussi pu voir Regina sur certaine photo. Jamais trop loin d'une grande blonde au regard protecteur et aimant. Sa fille brillait de bonheur, elle semblait tellement heureuse au côté de cette Emma Swan.

Il y avait d'autre personnes sur ces photos. Une autre blonde et une petite rousse, "les tantes d'Henry" lui avait appris sa petite fille, il y avait aussi une petite blonde, "l'autre tante d'Henry, mais c'est la sœur de cœur de Tante Regina" et un blond au regard moqueur qui ressemblait fortement à l'adjoint du Sheriff Nolan mais "c'est l'oncle Jamie d'Henry, il se dispute toujours avec Tante Regina mais Henry a dit que c'était pour rire". Il y avait d'autre personne mais elle n'avait retenu que les plus récurrentes.

Et puis ses problèmes cardiaques s'étaient aggravés et Zelena lui avait appris que Regina allait emménager à Storybrooke pour un an. Apparemment sa blonde s'était blessée pendant une opération et elle avait besoin de repos.

Elle en avait été très heureuse. Mais voilà un mois qu'elle attendait avec impatience la visite de sa fille cadette et elle commençait à désespérer de la voir franchir la porte de sa chambre.

C'est pourquoi, elle crut halluciner lorsqu'elle vit la brune entrer dans sa chambre. Elle en perdit même ses habituelles réflexions qui accompagnaient chaque nouveau visiteur et chaque membre du personnel de l'hôpital qui osaient venir ici.

Sa fille avait le visage fermé, elle prit place sur la chaise que Robyn avait oublié de ranger la veille. Elles restèrent silencieuses pendant les premières minutes.

Cora détailla sa fille, ne pouvant s'empêcher de penser qu'elle était bien plus belle en "vrai" qu'en photo. Elle transpirait la confiance et inspirait un profond respect et ça la rousse en était fière.

Regina quant à elle observait sa mère, dans ce lit, dans cette chambre d'hôpital, elle paraissait vraiment faible. Elle n'avait pas bonne mine.

- Tu t'es enfin décidée à venir me voir, souffla Cora.

- Il semblerait en effet, répondit Regina, ne me fait pas regretter d'être entrée dans cette chambre.

- Tu n'as rien à craindre. Si j'ai demandé à Zelena de te retrouver c'est pour faire la paix avec toi ou du moins essayer de me faire pardonner, pas pour te critiquer.

- Je l'espère, de toute façon, ton avis ne m'intéresse pas, il ne changera rien à mes choix de vie, tu n'as plus aucun pouvoir sur moi, lui assura sa fille, avec un regard dur.

- Je le sais, ne t'inquiète pas. Je suis tellement fière de toi Régina. Tu t'es construite toute seule, sans mon aide. La brune ne répondit rien, gardant le silence, Cora soupira et continua. Comme Zelena te l'a probablement déjà expliqué, si je voulais te voir, ce n'est pas pour reprendre le stupide contrôle que j'avais tenté d'avoir sur ta vie mais plutôt pour m'excuser et essayer de me faire pardonner…

- Tu me l'as déjà dit, lui fit remarquer sa fille.

- Tu ne vas pas me faciliter la tâche, n'est-ce pas ? Ça ne m'étonne pas. Les Mills ne pardonnent pas facilement. Et tu n'as pas vraiment d'intérêt à me pardonner. Ce n'est pas grave, je vais tout de même me lancer. Elle se tut un instant, comme si elle chercher les meilleurs mots pour convaincre Régina de sa sincérité, tu n'as probablement pas dû croire Zelena quand elle t'a expliqué la raison de sa venue. Mais c'est vrai, aussi étrange que ça puisse paraître, quand mon cœur s'est arrêté, quand j'ai entendu le bip morbide, je n'ai pensé qu'à une chose, toi, et tout le mal que je t'avais fait sans m'en rendre compte, totalement accaparé par mon obsession pour le pouvoir, je ne voulais pas te voir devenir comme moi à ton âge, je voulais que tu deviennes quelqu'un.

Pendant une heure, Régina écouta sa mère expliquer pourquoi elle s'était conduite ainsi avec elle et surtout à quel point elle s'en voulait.


Et voilà !

J'espère que ça vous a plu ! On se retrouve lundi pour le chapitre 15 : Regina.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !