Bonjour à tous ! Ou plutôt bonsoir^^
Guest2 : Bonsoir ! Ne t'inquiète pas, tu ne risque pas de me vexer avec des commentaires s'ils sont argumentés ^^ J'assume tout à fait ce côté un peu Bisounours. Le passé est triste mais le présent est heureux. C'était mon idée de base. Je ne pense pas être capable d'écrire du drama à outrance, qui tient en haleine pendant des dizaines de chapitres. Mais je suis contente que tu comprenne mon choix de faire d'Emma quelqu'un de foncièrement gentils. Et je suis plutôt satisfaite que les introspections des personnages rendent ce choix logiques. J'espère que ce chapitre te plairas !
Merci à MaraCapucin d'avoir corriger mon histoire !
Disclaimer : Les personnages appartiennent à ABC et à Adam Horowitz et Eddy Kitsis, mais l'histoire est la mienne.
Chapitre 15 :
Regina
Pendant une heure, Regina écouta sa mère expliquer pourquoi elle s'était conduite ainsi avec elle et surtout à quel point elle s'en voulait.
- Parle moi de toi, demanda Cora, rompant le silence dans lequel elles étaient plongé depuis la fin de son discours.
- Que veux-tu savoir ? Je sais que Zelena t'as tout raconté. Tu connais déjà une bonne partie de ma vie, répondit simplement Régina.
- Je sais que tu es à la tête d'une grande entreprise, que tu es mariée à un inspecteur, que tu as un fils, que tu as une famille aimante.
- Que veux-tu savoir de plus ?
- Comment as-tu rencontré Emma Swan ? Régina ouvrit grand les yeux à la question. Oh je t'en prie Regina ! Si je n'avais pas accepté ce petit détail, tu ne saurais probablement pas devant moi aujourd'hui. Je t'accepte comme tu aies. Si elle te rend heureuse, alors soit.
- Elle avait gagné des cours particuliers avec moi, commença finalement la brune, résignée.
Elle raconta leur rencontre, puis sa rencontre avec Henry, August et sa famille.
Flashback
C'était deux mois après leur mise en couple. Elle avait très vite été accepté par Henry, le petit garçon était attachant et elle l'aimait. Elle avait très vite dîner avec August. L'homme était très sympathique, elle l'apprécia encore plus quand il lui apprit que c'était lui qui avait offert à Emma les cours de cuisine et qu'il lui raconta toute les introspections d'Emma à propos de ses sentiments à son égard. La blonde était heureuse de voir la femme qu'elle aimait s'entendre aussi bien avec les deux hommes de sa vie.
C'est pourquoi, elle lui proposa de rencontrer sa famille d'adoption, les Frozen.
Elle avait déjà raconté son histoire à Regina. La brune savait que c'était elles qui l'avaient sauvé en l'adoptant dans leur famille. Elle avait donc accepté mais en lui proposant de profiter de leur voyage à Boston, où Ingrid vivait, pour rencontrer ceux qu'elle considérait comme sa famille.
C'est ainsi qu'accompagné d'Henry, elles partirent à Boston pour un week-end. Le petit garçon était excité de revoir sa grand-mère et ses tantes qu'il n'avait pas vu depuis quelques mois.
Ils arrivèrent pour le dîner dans la petite maison bostonienne et furent accueillies par les trois femmes qui constituaient la famille adoptive d'Emma.
Ingrid était une grande femme blonde originaire de Scandinavie, elle était très maternelle et s'inquiétait en permanence que ses filles manquent de quoique ce soit. Elle l'avait accueillie avec le sourire, intriguée par cette brune au regard sérieux qui avait réussi à séduire sa fille, éternelle célibataire. La mère d'Emma observait aussi avec bienveillance son petit-fils qui cherchait l'attention de Regina qui la lui accordait avec un plaisir non feint.
La grande sœur d'Emma, Elsa, la regardait avec méfiance. Elle lui avait paru assez froide au premier abord, elle semblait l'évaluer en permanence, probablement à la recherche d'un quelconque défaut. Mais elle avait beau chercher, elle ne trouvait rien. Regina était belle, cultivée, elle regardait Emma avec amour et admiration, elle était à l'écoute d'Henry et semblait intéressée par leur vie. Finalement, au bout d'une heure d'analyse, elle se détendit et laissa à la brune le bénéfice du doute. N'oubliant pas de la menacer des pires souffrances si elle faisait souffrir sa sœur ou son neveu.
La petite sœur d'Emma était tout l'opposé de sa sœur aînée. Elle avait offert un magnifique sourire à la brune quand elles avaient été présentées et n'avait cessée de l'interroger sur elle de toute la soirée, si bien qu'Emma s'était interposée, déclarant que sa sœur allait mettre mal à l'aise Regina. La rouquine se confondit immédiatement en excuses, maudissant à voix haute son caractère beaucoup trop curieux. Elle s'était d'ailleurs émerveillée de voir sa sœur protéger sa petite-amie.
La soirée avait été agréable et l'appréhension que Regina avait secrètement ressentie à l'idée de rencontrer la famille d'Emma s'était rapidement évaporée. Elle savait qu'elle avait réussi à se faire adopter par les Frozen quand Henry s'était endormi dans ses bras, fatigué par la route et les retrouvailles avec sa grand-mère et ses tantes. Il avait passé la soirée à raconter sa vie aux adultes et à chercher à attirer leurs attention en permanence.
Ils avaient dormi sur place. Emma lui avait montré sa chambre d'ado et de jeune adulte et elles avaient passé la nuit dans son lit.
Le lendemain elles étaient parties toutes les deux déjeuner chez les Congeal et avaient laissé Henry chez Ingrid. Regina avait prévenu Emma, sa sœur pouvait paraître très froide mais ce n'était qu'une façade. Son mari Frederik était très sympathique, elle n'aurait pas vraiment de problèmes à se faire apprécier de lui. Et James, celui qu'elle considérait comme son frère, son meilleur ami, était moqueur, séducteur mais le répondant de la blonde devrait lui plaire.
À l'image de la soirée de la veille, le déjeuner se passa bien. Kathryn avait interrogée longuement Emma sur ses attentions vis à vis de Régina, mais aussi sur sa vie et sur son fils. Mais très vite, l'avocate avait apprécié, tout comme Frederik, le caractère spontané et sincère de la jeune femme. James de son côté avait enfin trouvé quelqu'un avec de la répartie et qui ne manquait pas de le remettre à sa place quand il tentait de la charmer.
Elles étaient retournées à New-York avec la certitude que leur famille respective acceptait l'autre. Thanksgiving leur permis d'organiser la rencontre de leurs deux familles.
Fin du flashback
- Et comment as-tu rencontré Kathryn et James Nolan ? Demanda Cora à la fin de son récit.
- Ce sont eux qui m'ont hébergé après mon départ de Storybrooke, lui apprit sa fille.
Flashback
Le bus l'avait amené à Boston. Elle connaissait vaguement cette ville, sa mère l'avait emmené quelques fois quand elle avait des rendez-vous d'affaires. Il neigeait, elle avait froid, elle était fatiguée et était obligée de traîner la valise qu'elle avait emporté. Voilà seulement deux heures qu'elle était libre, et déjà elle regrettait sa décision.
Elle jeta un œil à son porte-monnaie, elle avait réussi à économiser 253 dollars. Elle avait assez pour se payer une chambre d'hôtel correct pendant quatre jours. Il fallait qu'elle trouve rapidement du travail. Tout d'un coup, elle réalisa à quel point cette idée de liberté était stupide. Elle était seule, dans une grande ville, elle allait probablement finir dans la rue et sa mère se moquerait d'elle bien au chaud dans son grand manoir à Storybrooke.
Regina savait que si elle rentrait là-bas, sa mère ne la jetterai pas dehors mais la regardait de haut en lui disant "Je te l'avais bien dit Régina, tu n'es rien sans moi, maintenant tu vas faire ce que je dis et arrêter de me défier stupidement.". Elle serait obligée de rentrer sous le joug de la femme sans cœur qui était sa mère.
- Vous allez bien ?
Une voix la ramena à la réalité, elle ne s'était pas rendue compte qu'elle s'était écroulée en larmes sur un mur qui bordait la rue. Elle releva la tête cherchant la propriétaire de la voix inquiète, mais ses larmes brouillaient sa vision. Elle se maudit d'être aussi faible, si l'un des habitants de Storybrooke l'avait vu dans cet état, il se serait bien moqué. Elle essuya rageuse ses larmes.
- Tenez, une voix lui tendit un mouchoir.
Elle sentit une présence à ses côtés et déduit que la femme s'était assise sur le muret à sa droite.
- Vous savez, je ne suis pas du genre à aller vers les autres, j'ai même du mal à réconforter mes proches. Mais ce soir, quelqu'un qui compte énormément m'a dit que je devrais m'ouvrir, essayer de ne plus être cette personne froide, indifférente et que je devais m'ouvrir aux autres, les laisser me toucher. C'est tombé sur vous, alors profitez-en. Pourquoi une jeune fille bien habillée avec une valise, pleure seule dans une rue de Boston a quelque mètres d'un arrêt de bus ?
Regina pu enfin distinguer son interlocutrice. C'était une grande blonde, elle était bien habillée et elle regardait droit devant elle, elle ne devait avoir que quelques années de plus qu'elle. Soudain, elle tourna la tête vers elle et soutient son regard. La brune soupira,
- J'ai fui ma mère.
- Pourquoi ? Je veux dire, vous devez avoir vingt ans, vous n'êtes pas un peu vieille pour être une fugueuse ?
- Parce que je veux être libre, ne plus dépendre d'elle, ne plus être obligée de suivre ses directives, ne plus être la petite fille parfaite du maire, je ne veux pas de l'avenir qu'elle veut pour moi. Elle a détruit mon histoire avec Daniel, elle l'a obligé à quitter la ville, à me quitter, juste parce qu'il n'est pas assez bien pour moi. J'en ai eu marre, je suis partie mais je viens de me rendre compte que c'était stupide. Je ne peux pas la fuir, elle aura éternellement une emprise sur moi. Dans quatre jours, je n'aurais plus d'argent et il y a peu de chance pour que je trouve du travail. J'ai tenté ma chance, j'ai perdue, je vais devoir rentrer à la maison, la queue entre les jambes, et ma mère va me faire payer ma désobéissance... Je suis ridicule.
Le silence accompagna son récit. Son interlocutrice n'en avait sûrement rien à faire de tout ça…
- Vous avez une autre option, lui apprit la jeune femme à ses côtés. Vous pouvez venir chez moi... Régina ouvrit grand les yeux de surprise. Ça peut paraître bizarre dit comme ça, mais je suis seule, je viens d'accompagner mon petit frère à l'aéroport. Vous pouvez rester, jusqu'à ce que vous trouviez un travail ou un appart'…
Régina n'en croyait pas ses oreilles. Cette femme, qu'elle ne connaissait pas et qui ne la connaissait pas, lui proposait de l'héberger.
- Je ne peux pas accepter, je ne veux pas vous déranger.
- Vous ne me dérangez pas, je vous le demande. J'ai besoin d'une colocataire si vous préférez. Je ne suis pas habituée à être seule, j'aime bien avoir une présence à mes côtés. Ça fait très superficielle et peut-être un peu égoïste…
- D'accord, souffla la brune n'arrivant toujours pas à croire à sa chance.
- Parfait ! Suis-moi !
Elle suivit tant bien que mal l'exubérante blonde aux rues de Boston jusqu'à un immeuble d'un quartier assez huppé. L'appartement était grand, la blonde lui fit une rapide visite avant de lui montrer sa chambre. Elle lui conseilla de ranger ses affaires pendant qu'elle commandait chinois.
Regina et Kathryn avaient déjeuné en se racontant leurs vies, enfin surtout la blonde, la brune se contentait de l'écouter et de répondre à ses questions. Kathryn avait 25 ans et avait fini ses études de droit et commençait tout juste à travailler chez un grand cabinet d'avocat.s Elle avait deux petits frères, ils étaient jumeaux. James était à Newhaven et David était parti à Phœnix devenir vétérinaire.
Les jours passaient, Regina ne trouvait pas de travail qui lui convenait, hors de question d'être serveuse ou barmaid. Elle était gênée d'habiter chez Kathryn sans contrepartie, elle commença donc à lui préparer ses dîners. La blonde détestait faire la cuisine, avant c'était David qui lui préparait ses repas et avec son départ, elle s'était résignée à ne manger plus que des plats surgelés ou à se faire livrer.
Mais quand elle goûta à la cuisine de Régina, elle oublia bien vite cette idée. Sa protégée avait un don, tout ce qui sortait de la cuisine était un délice, elle n'avait jamais raté un plat. Un soir, Kathryn lui demanda si elle voulait faire des études de cuisine. Regina la regarda sans comprendre. La blonde lui répéta, elle lui proposait de lui payer des études pour faire d'elle une cuisinière, pour qu'elle puisse ouvrir un restaurant et fasse partager son talent au monde entier.
La brune s'était étouffée avec ses lasagnes. Kathryn était définitivement folle. Elle l'hébergeait déjà gratuitement et maintenant elle voulait lui payer ses études ? Pour qu'elle fasse de sa passion son métier. C'était insensé. Elle ne pouvait accepter.
Kathryn l'avait harcelé pendant des jours avant que la brune ne cède. Sa sauveuse lui assura qu'elle pourrait lui rembourser tout ce qu'elle voudrait quand elle en aurait les moyens. Résignée, elle accepta.
Fin du Flashback
- J'ai eu énormément de chance de rencontrer Kathryn, sans elle je serais revenue sous ton joug, termina Regina, je n'aurais jamais rencontré Emma et Henry et je serais probablement mariée à un vieux riche de ta connaissance…
Cora ne put dire le contraire. En effet, elle avait eu de la chance.
Et voilà !
J'espère que ça vous a plu ! On se retrouve jeudi pour le chapitre 16 : Mulan.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !
