Voici l'avant dernier chapitre de « la boulette ». Comme vous pourrez le voir, et même si on approche de la fin, Ron et Hermione ne sont pas encore sortit de l'auberge…Alors fin heureuse ou pas ? Réponse dans le prochain chapitre (musique de suspense insoutenable )

En attendant, je vous souhaite une bonne lecture, bisous à tous et merci pour vos reviews auxquelles vais m'empresser de répondre !..

Aylala : Molly peut être très persuasive quand elle s'y met ! Et elle sait jouer à fond la carte du dévouement maternel…Contente que tu soies toujours adepte de cette histoire !

Miss Bady : C'est bien là tout le problème…Ron et Hermione arriveront-ils un jour à se mettre ensemble ? ( de nouveau musique de suspense insoutenable…) . Ceci dit, je me pose la même question avec JKR : Comment va-t-elle faire pour les mettre ensemble ces deux là ? Merci pour ta review !

Bisounours 666 : Merci pour tes compliments qui me touchent beaucoup ! Je crois que la mère de Ron est une des première personne à avoir compris ce qui se tramait dans la tête de son rouquin de fiston… Ah la la, ces mamans, on ne peut rien leur cacher !

Fanficreunies : merci pour ton p'tit commentaire, voici la suite !

Lolaboop : Ton intuition était assez juste, bravo ! Et merci pour ta review !

Marie : voici la suite, bonne lecture !

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Ron se passa la main dans les cheveux, un peu nerveux. Il y avait deux raisons pour que Kingsley Schakelbolt convoque un auror dans son bureau : soit pour lui confier une mission particulièrement dangereuse, soit pour lui passer un savon. Dans les deux cas, ça n'avait rien de très réjouissant. Mais lorsque son supérieur poussa la porte, Ron fut étonné de voir que la pièce n'était pas vide : un homme en costume très élégant les attendait déjà. Le chef des aurors s'assit derrière son bureau et fit signe à Ron de prendre place en face de lui, à proximité de l'inconnu.

- Weasley, je vous présente Roman Pleviski.

Ron roula des yeux, étonné de rencontrer cet homme à la carrure imposante, figure importante de la CIA (le groupe de Coopération Internationale des Aurors), et lui serra la main.

- Bien, je n'irai pas par quatre chemins. Si je vous ai demandé de venir, Ronald, c'est parce que Mr Pleviski est à la recherche de nouveaux agents. Comme vos dernières missions ont été des succès, je pense que vous feriez un excellent candidat.

Ron n'en revenait pas. Pour un auror, entrer dans la CIA était une formidable opportunité. Il regarda son supérieur pour s'assurer qu'il ne plaisantait pas avant de froncer les sourcils.

- Pourquoi ne pas proposer ce poste à Harry Potter ? Il est le meilleur et donc le mieux placé pour…

- Potter est marié, ce boulot amène à voyager beaucoup et convient mieux à un célibataire. Annonça Pleviski qui parlait pour la première fois.

- Vous êtes un excellent auror Weasley, ce poste vous conviendrait parfaitement.

- C'est une proposition formidable…Murmura le rouquin.

- Bien évidemment, vous n'êtes pas obligé de donner votre réponse tout de suite… Nous vous laissons deux jours pour réfléchir.

- Deux jours ? Effectivement ça me laisse du temps ! Fit Ron, moqueur.

- Si vous acceptez, vous partez dès la semaine prochaine. Vous vous rendrez au siège de la CIA, à New York afin qu'on vous explique exactement en quoi consiste votre nouveau travail…

- Très bien.

Ron hocha la tête puis sortit du bureau.

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Les cris et les rires résonnaient dans tout le Terrier en cette journée de Noël. Toute la famille était présente pour l'occasion et les murs de la petite maison avaient bien du mal à résister aux sept enfants Weasley enfin réunis pour le plus grand bonheur de leurs parents, accompagnés pour certains, de leur conjoints et rejetons.

Ron avait toujours aimé Noël. Chaque année, il éprouvait un vrai plaisir d'enfant à déballer ses cadeaux, il adorait regarder sa mère s'affairer à la cuisine, il aimait se disputer avec Ginny à propos de la décoration du sapin et même les crackers piégés des jumeaux lui plaisait. Mais cette année, la fête n'avait pas la même saveur.

C'était peut-être la dernière fois avant longtemps qu'il passerait Noël avec sa famille. Ron rêvait de ce travail, c'était réellement une excellente opportunité. Enfant, même dans ses rêves les plus fous, il n'aurait jamais pensé accéder à un tel niveau. Oui mais voilà, il y avait Hermione. En fait, tout dépendrait de ce qu'elle allait dire.

Si elle lui demandait de rester, il le ferait, sans hésiter. Il savait que ce n'était pas très responsable de laisser le choix à son amie. Après tout, c'était sa vie, c'était à lui de savoir ce qu'il voulait. Mais c'était là tout le problème : il n'avait aucune idée de ce qu'il voulait.

- Ron ? Tu m'écoutes ?

La voix de Bill le sortit de ses pensées et il leva la tête vers son frère.

- Excuse-moi ?

- Toi, tu étais ailleurs ! Rit Bill d'un air entendu.

- On ne sait pas où il était, mais on sait avec qui ! S'exclaffa Fred.

- Ouais, je parierais sur Hermione ! Reprit George, moqueur.

Mais les moqueries de ses frères ne firent pas rire Ron. Il avait plutôt envie de pleurer. Ne trouvant même pas la force de se mettre en colère, il se leva et quitta la salle à manger sans un mot.

Ginny se leva à son tour, sous le silence étonné du reste de la table qui ne s'attendait pas à une telle réaction, donna une petite tape sur la nuque de chacun des jumeaux qui protestèrent et rejoignit Ron dans la cour où il s'était réfugié.

Il était là, son grand frère, les mains dans les poches, sa haute silhouette recroquevillée pour se protéger du froid. Elle le rejoignit en quelques pas et posa une main douce sur son épaule. Ron leva les yeux vers elle et sourit doucement.

- Qu'est ce qui se passe ? Demanda Ginny doucement.

- Je suis complètement paumé, Gin'.

Ginny ne savait pas vraiment de quoi son frère parlait mais elle se doutait qu'il y avait de l'Hermione là-dessous…Elle soupira puis passa son bras autour de la taille de son frère. Ensemble ils rentrèrent dans la maison.

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Partager un moment de cette journée de Noël avec les Weasley est un réel plaisir pour moi. Ils sont comme une seconde famille. Je sais déjà que la bûche de Mme Weasley sera excellente, que les jumeaux me taquineront, que Bill et Fleur se regarderont du même air rempli d'amour qu'Harry et Ginny, que Percy monopolisera la conversation avec les nouveautés politiques du Ministère et que seul Mr Weasley et moi suivront ce qu'il dira. Je sais aussi que Charly débarquera en fin d'après-midi pour le plus grand plaisir de tous, s'excusant pour son retard dû à un dragon particulièrement teigneux. Et puis il y aura Ron. Ron et ses regards, Ron et ses sourires aguicheurs, Ron et tout ce que j'aime chez lui.

Pourtant, lorsque je rejoins toute la famille à la salle à manger et que je m'installe auprès d'eux, je trouve son sourire un peu trop forcé et son silence inquiétant. Il nous cache quelque chose. Je me tourne vers Harry, assit juste à côté de moi.

- Qu'est-ce qu'il a, Ron ?

- Je n'en sais rien. Il fait cette tête depuis le début du repas. Il essaye de participer à la conversation et de faire comme si de rien n'était mais je l'observe depuis tout à l'heure, il y a quelque chose qui cloche…

Mais nos interrogations ne restent pas sans réponse bien longtemps. Ron prend la parole.

- J'ai…J'ai quelque chose à vous dire…

- Oh mon Dieu ! S'écrie Mme Weasley.

Elle se tourne vers moi et me lance un regard appuyé. Elle croit sûrement que je suis au courant de quelque chose…Mais ce n'est pas le cas…

- Voilà ! J'ai…L'autre jour, Kingsley Shakelbolt m'a convoqué dans son bureau et il y avait Pleviski…

- …De la CIA ? Demande Fred.

- Oui. Acquiesce Ron. En réalité, il voulait me proposer de travailler pour eux…

- C'est génial ! S'écrie Harry, épaté.

- Je suis fier de toi, mon fils ! Lance Mr Weasley.

- C'est un poste dangereux…Remarque Mme Weasley.

- C'est l'élite des élites ! Fait Bill. Bravo Ron, on ne propose pas ce poste à n'importe qui !

Mon cœur s'effrite dans ma poitrine : Attendez là, chacun y va de son compliment ou de sa remarque, c'est très bien, mais est-ce que quelqu'un a pensé que ça voulait dire que Ron allait partir ? PARTIR ? D'un geste plus violent que je l'aurais prévu, je me lève de ma chaise et me réfugie dans la cuisine. Je ne peux plus supporter de les voir aussi contents ! Il n'y a rien d'heureux dans le fait que Ron s'en aille. Rien du tout. Mes yeux s'embuent et j'essuie mes larmes d'un geste rageur. Je…Je vais…Préparer le dessert, voilà !

Perchée sur un tabouret, je m'efforce tant bien que mal d'attraper la pile d'assiettes à dessert rangées sur l'étagère. Pourquoi Mme Weasley, qui mesure autant que moi, s'obstine-t-elle à entreposer sa vaisselle aussi haut, je me le demanderai toujours ! Au moment même où je m'apprête à atteindre ces fichus assiettes, deux longs bras me devancent. Ron, sans même à avoir eu besoin de se mettre sur la pointe des pieds, vient tout juste de les attraper. Il me regarde souriant, attendant sûrement un merci que je n'ai pas envie de lui donner. Sans un mot, je descends donc de mon perchoir, lui arrache les assiettes des mains et retourne à la salle à manger pour les distribuer. Un simple coup de baguette et quelques secondes m'auraient suffit mais je sais que le grand dadais roux qui me sert d'ami m'attend à la cuisine et je n'ai aucune envie de lui parler. Alors je prends mon temps, déposant précautionneusement chaque assiette devant chaque convive, participant même à la conversation

joyeuse de la tablée sous le regard pas dupe pour une noise de Harry qui a l'air de me dire : « va le rejoindre ».

Je ne veux pas le rejoindre. Parce que je lui en veux. Parce qu'il a le chic pour tout gâcher avant même que les choses aient commencer. Parce qu'il va partir et qu'il va me manquer, inexorablement. Et parce qu'il ne m'en a pas parlé avant, l'abruti !

C'est cette idée qui m'envahit lorsque enfin, je retourne dans la cuisine. Ron est toujours là, debout, appuyé contre le plan de travail et m'observe les bras croisés tandis que je fouille le tiroir pour en sortir des petites cuillères.

- Et toi, Mione, qu'est-ce que…Qu'est-ce que tu en penses ?

Mon cœur se serre. Comme si mon avis lui importait. Je suis furieuse et affreusement triste. J'ai envie de l'étrangler et en même temps, de le serrer dans mes bras pour lui supplier de ne pas partir. Mais c'est ma fierté qui l'emporte :

- Je ne sais pas quoi te dire Ron. Dis-je d'une voix glaciale. Mais ce n'est pas comme si mon avis était important, je ne suis pas ta petite amie, après tout !

Voilà. Il a fallut que ça sorte. Il me semble voir Ron blêmir du coin de l'œil. Il a compris à quoi je faisais allusion.

- On avait dit qu'on passait à autre chose, Mione et puis je ne pensais pas ce que je…

- Je sais Ron, comme toujours !

- Hermione…

- Tu sais quoi ? Je pense que tu devrais accepter ce poste.

Ron fronce les sourcils. Je sens une boule enfler dans ma gorge et mes yeux me piquent à nouveau alors j'entreprends de découper la bûche histoire de me donner une contenance et d'éviter son regard.

- Tu es…Sûre ? Me demande-t-il.

Pas du tout. Je voudrais que tu restes. Je t'aime.

- J'en suis certaine. C'est une excellente opportunité !

- Je vais travailler…Au niveau international…Je veux dire…Que je serais toujours en voyage…On ne se verra pas beaucoup…

- Et bien tu m'enverras des cartes postales !

Un long silence suit mes mots que je m'efforce de combler par le bruit du couteau. Puis soudain, Ron reprend la parole . Sa voix a perdu toute chaleur lorsqu'il souffle.

- Très bien. Si tu crois que c'est mieux comme ça…

Pourquoi ai-je l'impression qu'il ne parle pas de son poste ? Il quitte la cuisine en claquant la porte juste un peu trop fort et je m'effondre en pleurs.