… Je viens de remarquer une chose, mais… J'ai l'impression de beaucoup parler d'alcool dans mes fics, ils sont toujours en train de boire ! Vous avez pas remarqué ?
Allez, bonne lecture à vous !
Lorsqu'ils s'habituèrent à la forte lumière du dehors, Kiba et Gaara virent que la silhouette qui se tenait devant la porte n'était autre que le grand Noir. D'un pas souple, il rentra dans la camionnette, la faisant tanguer. Il s'accroupit en sortant quelque chose de sa sacoche, mais Kiba ne pouvait voir de quoi il s'agissait, car il était attaché et son champ visuel était réduit. Il comprit qu'il s'agissait d'une seringue lorsqu'il sentit, au creux de son coude, une vive douleur. La drogue injectée était certainement plus douce car les trois prisonniers ne s'étaient pas endormis.
Après son forfait accompli, le grand Noir s'en alla, laissant les trois « otages » seuls. Après plusieurs minutes d'attente, Kiba commença à se sentir nauséeux, certainement les effets de la drogue. Il eut mal à la tête, de plus, il n'avait pas mangé depuis plus de trente heures, et la faim tiraillait son estomac douloureux. Son esprit s'embrouillait peu à peu, les sons que ses tympans percevaient n'étaient pas aussi clair qu'avant, et il voyait flou.
Il entendit soudain de lointaines voix parler de corps, de Chakra, de fusées et de chargement. Il sentit deux puissants bras le soulever sans ménagement, et il comprit qu'on les transportait quelque part. Il fut aveuglé de lumière lorsqu'il sortit, puis, s'habituant rapidement, distingua vaguement des bâtiments gris et bas, qui les entourait de toute part, et un sol de graviers qui crissait sous les pas de leurs ravisseurs.
On les transporta avec moins de précaution que des sacs de pomme de terre, et lorsqu'ils entrèrent dans un des quatre bâtiments qui bordaient cette cour sinistre, Gaara se cogna la tête contre un mur.
L'intérieur du bâtiment était sobre et sombre : un grand couloir au sol et aux murs de béton, et des ampoules nues trop espacées et trop peu nombreuses qui tenaient d'un simple fil au plafond, diffusant une faible lueur blanchâtre. De chaque côté du couloir, des portes de métal gris s'alignaient, et les gardes s'arrêtèrent devant l'une d'elles. Il inséra la clef dans la fente, un cliquetis bruyant dans le silence du couloir se fit entendre. Les quelques gardes qui gardaient çà et là les cellules tournèrent la tête, et reprirent leur occupation.
Les gardes jetèrent les trois prisonniers sur des paillasses, et sans un mot ni un regard, ressortirent. A nouveau, le cliquetis se fit entendre, certifiant aux prisonniers que les gardes n'avaient pas oublié de fermer la porte.
Yuka dormait avant même que les gardes ne sortent. Elle devait être épuisée par tous ces évènements incompréhensibles qui s'enchaînaient de cette manière. Kiba et son ami, quant à eux, regardèrent la pièce dans laquelle ils se trouvaient, après avoir un peu retrouvé leur esprit.
C'était une pièce de six mètres sur quatre environ. Elle était pauvrement meublée : D'un côté étaient posées sur le sol six paillasses de paille tressée, dans un coin opposé, un paravent cachait des toilettes rudimentaires et un lavabo vétuste qui ne donnait que de l'eau froide, sur lequel était posé un savon rêche jaunâtre. Une ampoule similaire à celles qui éclairaient le couloir pendait du plafond, diffusant sa lumière faible dans la pièce. Du côté des paillasses, vers le haut du mur, un trou se creusait dans le béton, en guise de fenêtre, mais le soleil laissait rarement passer ses rayons par cet interstice.
Kiba regarda en direction de paillasses, et se retint de pousser un cri : Deux formes étaient allongées sur la paillasse, et l'une d'entre elles commençait à bouger. C'était deux filles, apparemment. Celle qui bougeait semblait se réveiller, et les deux jeunes hommes l'entendirent marmonner. Lorsqu'elle se retourna et s'aperçut de la présence de Gaara et son ami, elle poussa un cri aigu et alla se réfugier dans un coin, réveillant au passage l'autre fille. Cette dernière se leva aussi, et eut la même réaction que sa colocataire.
« Vous êtes qui, vous ? » demanda la blonde d'une voix qui indiquait clairement qu'elle venait de se réveiller.
Elle surpassait son amie de quelques centimètres, et ses cheveux étaient ternes et sales, ils n'avaient pas dû être lavés depuis longtemps. Deux yeux de glace rehaussaient son visage pâle et sale par endroits, deux yeux assassins. Son short court déchiré et son débardeur dans un pire état signifiaient clairement qu'elle était restée longtemps dans cette cellule.
Son amie aux cheveux roses, dans le même état que ceux de son amie, semblait très fatiguée : de grandes cernes soulignaient ses yeux mi-clos. Elle était plus chétive, mais avait une poitrine un peu plus développée, et un peu plus dévoilé par son débardeur… un peu moins sobre. Ses habits étaient déchirés çà et là, elle aussi.
« Euh… fit Kiba, d'une voix hésitante. On est désolé, on nous a emmenés ici.
- Ca réponds pas à notre question ! » fit la fille aux cheveux roses. Malgré son état, elle semblait dotée d'un tempérament sec.
« Je suis Kiba Inuzuka, là, par terre, c'est ma mère, Yuka, et lui…
- On s'en fout ! Vous faites quoi ici ?
- On en sait pas plus que vous, figurez-vous ! répliqua Gaara. On nous a traîné ici comme des chiens !
- Ah, vous avez été enlevés aussi…
- Faut croire, lança Kiba. Mais…
- Attends deux secondes, coupa Kiba. J'ai l'impression de les connaître…
- C'est possible, dit la blonde en rougissant un peu.
- Oui, on est…
- Mais oui, coupa Gaara, vous êtes les deux chanteuses du groupe super populaire en Europe, Shu-u-You !
- Exact, je suis Sakura, et elle c'est Ino. »
Soudain, ils virent Yuka bouger un peu. Elle se réveilla lentement, et se frotta les yeux. Les autres s'assirent et ils commencèrent à parler avec plus de liberté, de tout et de rien. Ils apprirent que les deux jeunes chanteuses avaient été enlevées deux semaines auparavant dans un pavillon de Floride, et, mis à part les gardes, elles n'avaient eu aucun contact depuis.
Elles expliquèrent aux trois nouveaux prisonniers le fonctionnement de la cellule et de la prison entière. La nourriture était donnée deux fois par jours, matin et soir, par une trappe taillée en bas de la porte. Souvent elles avaient tenté de d'écouter les rares conversations des gardes mais elles n'avaient jamais tiré d'information importante concernant ce qu'ils allaient faire deux, ni même la personne qui dirigeait l'opération. Elles avaient donc patiemment attendu qu'il se passe quelque chose.
Elles finirent de parler, et un silence léger s'installa. Tout le monde se mit à réfléchir, et ils s'allongèrent. Les minutes passaient lentement. Une voix douce s'éleva soudain dans la cellule, et dans le couloir. Ino commençait à chanter « Mon amour perdu », un air célèbre de leur groupe. Sakura l'accompagna, et même les gardes trouvèrent ce chant mélodieux et envoûtant…
Naruto savait que ce baiser sonnait faux. Cet être parfait avait été trop vite. On ne pouvait pas proposer un baiser si rapidement. Mais pourquoi essayer de le tuer ?
Sasuke avait encore la main sur le manche du couteau, et l'enfonçait fortement dans le ventre de celui qu'il embrassait quelques secondes à peine auparavant. Naruto, embrumé par l'alcool, ressentait cette douleur comme une douleur diffuse et lointaine. En revanche, ce geste déclencha en lui un sentiment de folie et de rage incroyable. Il envoya un crochet à son agresseur, ce qui l'envoya à terre, et le couteau tomba au sol, un peu plus loin, à côté d'une ruelle. Le jeune détective donna un grand coup de pieds que Sasuke eut du mal à parer. Ce dernier fit un tonneau pour s'éloigner, mais Naruto lui sauta dessus, et appuya de tout son poids son genou sur le cou du jeune homme aux cheveux d'ébène. Ce dernier se débattit, essaya de crier, gesticula, mais Naruto n'y fit rien. Peu à peu, le corps ne bougea plus. Le corps se convulsa dans un dernier spasme, et une odeur désagréable s'en dégagea.
Naruto reprit son souffle, en se tenant le ventre. Personne n'avait vu la scène, la rue était plongée dans l'obscurité presque totale. Il prit le couteau qu'avait utilisé Sasuke, et le mit dans sa poche. Il traîna rapidement le cadavre dans une ruelle. Il regarda son ventre, et constata que la blessure était moyennement profonde. En effet, dans une poche intérieure de sa veste, il avait conservé son chéquier ainsi qu'un livret de tourisme.
Naruto rentra chez lui par les ruelles, évitant les endroits éclairés, traînant le cadavre au sol. Il entra dans son salon, et posa le cadavre à même le sol. Après avoir nettoyé, désinfecté et bandé la plaie dans la salle de bain, il alla se verser un petit verre de whisky qu'il sirota vautré dans son canapé, pour se remettre les idées en places.
Je n'ai pas pu sentir ma force… Rah… J'étais embrumé par l'alcool. Bien évidemment, ce n'est pas comme si c'était la première personne que je tuais, mais tout de même…
Il se leva, prit le corps et le transporta, non sans difficulté, dans sa cave. La fraîcheur l'envahit et il fut soulagé, en ce mois d'août, il faisait chaud même la nuit.
Dans sa cave, une grande table de bois occupait un grand espace au centre. Il posa le corps dessus, et entreprit de le déshabiller pour l'examiner, essayer de voir qui il pouvait être. Il était tout blanc, pas bronzé. Très athlétique, et très musclé, il avait dû suivre un entraînement intensif pour en arriver là. Il paraissait de plus très agile. Pas assez pour échapper à la mort, en tout cas.
Naruto retourna le corps, et remarqua immédiatement quelque chose. Un tatouage, au niveau de la nuque, un peu vers la gauche. Il représentait un serpent entourant trois gouttes noires en spirale. Ce symbole était aussi présent à la base de la lame du couteau. Celui-ci n'était pas des moindres : une lame de quinze centimètres, le manche en laiton poli.
Ce serpent l'intriguait, il avait déjà vu ce symbole quelque part. Il laissa le cadavre sur la table, et monta dans son salon, se mit sur son ordinateur portable. Deux minutes lui suffirent pour trouver : ce tatouage était apparenté à une secte internationale surnommée la secte Uchiwa. Ne trouvant pas les informations nécessaires sur cette secte sur le net, il décida de se documenter lorsqu'il serait à Washington. Pour trouver le plus rapidement qu'il lui était possible, il décida de partir cinq jours plus tôt à Washington, c'est à dire le soir même.
Sur mars. La salle de repos des gardes des âmes à Chakra est une grande pièce, avec une sorte de lustre pendant du plafond, un frigo contenant bières, sodas et nourriture dans un coin, des fauteuils rembourrés tout autour d'une table basse de verre. Une douzaine de gardes étaient assise et buvaient leur boisson favorite. Le seul point négatif pour eux était l'air, qui était évidemment respirable mais qui était fabriqué artificiellement, qui donnait toujours une impression de renfermé et de non naturel.
Un grand blond debout, qui sirotait un petit verre de whisky, agita son bras en soulignant ses propos :
« Vous avez vu le peu d'Ames à Chakra qu'il nous reste à garder ? Ca risque d'être très difficile de continuer de faire tourner la Base, à ce rythme…
- Je pense que Commandant Tayuya aura tout prévu pour ne pas manquer de carburant, intervint un homme assis mangeant un sandwich.
- Aussi douée soit-elle, répliqua un troisième, elle ne peut pas créer la vie pour donner des Ames à Chakra…
- C'est vrai, et ce n'est pas elle qui irait se suicider pour nous couvrir… »
Un garde s'apprêta à dire quelque chose, mais tout le monde fit silence. A cette remarque, tout le monde eut un doute. Tout le monde pensa à quelque chose, et le blond qui avait parlé en premier exprima la pensée de tous :
« Elle se servira peut-être de nous… Des gardes en Ame à Chakra…
- Non… Non, elle trouvera certainement quelqu'un d'autre !
- Mais qui ? Nous sommes les seuls êtres vivants. A part les chercheurs, les mécaniciens et les réparateurs qui sont indispensables…
- Oui, et ce sont des robots qui fabriquent les armes. Des robots aussi qui sont entraînés.
- Il faut nous sortir de là. Maintenant que j'y pense, cette idée de conquérir le monde me semble vraiment malsaine…
- Mais comment tu veux faire, abruti !!! s'énerva un jeune homme qui n'avait pas encore ouvert la bouche. Nous sommes sur Mars ! Il n'y a pas de navette retour ! On est condamné ! »
La salle entière se tut, plongée dans une profonde réflexion.
« Je suis désolé, monsieur, mais je n'ai pas l'autorisation de vous laisser entrer si vous ne me présentez pas votre carte de membre. Il faut en faire une là-bas, vous la recevrez chez vous d'ici un à trois semaines. »
Naruto était arrivé à l'aéroport trois heures auparavant, après avoir prévenu Hatake Kakashi de son arrivée prématurée. Mais il lui avait dit qu'il allait devoir attendre, car il avait sa propre enquête à mener.
Il avait rapidement trouvé un hôtel chic près de la Grande Bibliothèque Nationale de Washington, la plus grande des Etats-Unis et la cinquième plus importante du monde. Les informations collectées dans ces livres étaient considérables. Mais arrivé à l'entrée, la femme à l'accueil ne voulait pas le laisser entrer, sous prétexte qu'il n'avait pas de carte de membre.
« Nous sommes désolés, monsieur.
- Bon. C'est pour une affaire d'Etat top secrète, je n'étais pas censé vous le dire, dit-il en sortant sa carte d'inspecteur. Je veux trouver des informations concernant ces enlèvements.
- Dans ce cas… Entrez. Je vous donne une carte V.I.P. »
Dès son entrée, il fut frappé par le silence et la grandeur des choses. Il se trouvait dans une énorme salle, à un plafond illuminé de lustres, à plus de dix mètres du sol. La salle faisait plus de cinquante mètres de long sur dix de large environ, avec des étagères jusqu'en haut, et des escabeaux roulants permettaient de chercher les livres les plus inaccessibles. Au milieu de la salle, des tables et de confortables chaises servaient aux lecteurs. Au fond de la salle, de grandes fenêtres teintées, semblables à des vitraux d'église, coloraient la lumière du soleil, et donnaient à la pièce un air de XXème siècle. Dans un coin dépourvu de livre, une table ronde était dressée, où une cinquantaine d'ordinateurs tournait, Naruto se dit qu'ils servaient certainement à chercher où se trouvait le livre adéquat.
Naruto s'avança dans cet univers immense, et arrivant au bout de la salle, vit une énorme porte ouverte sur une salle similaire, et il comprit qu'en réalité, cette salle n'était qu'une infime partie de la bibliothèque.
Pour commencer ses recherches, Naruto demanda à une jeune femme en chemisier bleu (qui indiquait qu'elle travaillait dans la bibliothèque) où se trouvait la partie dédiée aux livres concernant les clans et sectes du 20ème siècle. Elle lui expliqua et Naruto trouva rapidement, en traversant cinq énormes salles tapissées de livres de toutes tailles, de toutes couleurs et de tout âge.
Il prit un escabeau pour monter à un mètre trente du sol, et chercha rapidement quelques ouvrages, qu'il trouva. Il s'assit à une table de chêne massif, sur un siège moelleux. Il prit un ouvrage, le feuilleta rapidement, et constata rapidement qu'il ne s'agissait en rien à ce qu'il recherchait, et passa à un autre ouvrage.
Une heure passa, puis deux. Il n'avait rien trouvé et il n'en était pas au tiers des ouvrages qu'il avait choisis. Soudain, dans le silence de la bibliothèque, il entendit un doux tintement. Il se retourna et vit un chariot qu'une jeune femme passait au milieu de l'allée, avec des tasses, et une grande théière fumante.
« Excusez-moi, madame, dit Naruto à voix basse pour éviter de gêner les autres lecteurs. Ce… Ces boissons sont pour les lecteurs ?
- Vous n'êtes pas d'ici, vous, répondit la jeune femme en souriant. Dans cette bibliothèque certains restent pendant des heures, voire des jours. Il y a des couchettes dans une pièce attenante, si vous voulez, et un restaurant, là-bas, ajouta-t-elle en montrant un coin. Et en effet, ces boissons sont pour les lecteurs.
- Combien pour un café ?
- Un dollar. »
Naruto paya et mit son café sur la table, sur un repose-tasse prévu à cet effet. Il s'apprêtait à continuer ses recherches lorsqu'une voix douce parvint à ses oreilles :
« Monsieur ? »
Il se retourna, et trouva face à lui une jeune femme à l'allure fine et gracieuse. Deux grands yeux noirs profonds, des cheveux d'ébène encadrant un visage pâle et délicat. La femme était vêtue d'un jean noir et d'une chemise de la même couleur, et Naruto fut troublé : ce visage lui rappelait étrangement quelqu'un.
« Sans indiscrétion, sur quel sujet porte votre recherche ? »
Naruto trouva la question assez déplacée et indiscrète, et il s'apprêtait à gentiment renvoyer balader la personne lorsqu'il se souvint où il avait vu ce visage. Dans un journal.
« Eh, mais… Ne seriez vous pas Haku, par hasard ? L'enquêteur russe qui a réussi à démembrer tout un réseau de la Mafia Russe ?
- Oh… fit la jeune femme, qui était en réalité un jeune homme, en rougissant. Quel honneur d'être reconnu ainsi par l'un des plus grands détectives du Japon ! Mr… Uzumaki Naruto ?
- Oui, c'est bien ça. Asseyez-vous donc », dit Naruto à voix basse pour ne déranger personne.
Haku s'assit et expliqua la situation dans laquelle il se trouvait. Il cherchait de la documentation sur le clan Uchiwa, et avait donc décidé de venir se documenter ici, profitant de l'invitation des Etats-Unis pour faire ses recherches dans l'un des meilleurs centres de documentation mondiaux.
On l'avait laissé rentré dès qu'il avait présenté sa carte d'enquêteur, et on lui avait donné une carte V.I.P. Lorsqu'il s'était approché de l'espace concernant les sectes, il n'avait pas trouvé les livres adéquats, et voyant Naruto assis peu loin de là, le jeune homme au visage de femme avait pensé, à juste titre, que c'était ce jeune blond qui avait prit les livres concernant le clan Uchiwa.
Haku répondit au jeune détective, lorsqu'il lui demanda pourquoi il cherchait des informations sur le clan Uchiwa, qu'un jeune homme, un mois auparavant, l'avait agressé un soir, alors qu'il rentrait chez lui, pour le tuer. Mais un groupe de personne inconnu qui se baladait dans les rues était arrivé et avait fait fuir l'agresseur. Mais Haku avait eu le temps de voir, lorsqu'il lui avait arraché son tee-shirt en se débattant, le tatouage sur la nuque.
Naruto raconta lui aussi son aventure, et ils conclurent qu'il s'agissait de la même personne. Lorsqu'il eut fini, il lui demanda de ne rien dire au sujet de l'homicide involontaire qu'il avait commis, ce à quoi Haku répondit :
« Ne t'en fais pas… Tu crois que j'ai toujours été un ange, moi ? Lors de mes missions d'espionnage, il m'est arrivé de devoir réduire un gars au silence… »
D'un commun accord, les deux jeunes enquêteurs décidèrent d'associer leurs recherches sur le clan Uchiwa, mais aussi, lorsqu'ils l'auraient résolu, sur l'affaire des enlèvements qui assombrissait le moral des américains depuis quelques mois…
Deux jours plus tard, dans le quartier des affaires de New York, l'agitation était croissante en ce début d'après midi. Les voitures de riches ne s'entendaient presque pas derrière la voix des passants. Ceux ci marchaient lentement et parlaient, ce qui était plutôt étrange dans cette ville.
Une passante semble pressée. Son grand chapeau mauve semble mal placé dans cette foule, elle a l'air à part. Quelques passants se retournent pour regarder les formes avantageuses dissimulées derrière un tailleur léger de la même couleur que le chapeau. Ses hauts talons claquaient sur le trottoir, au rythme de ses pas. Une simple chaîne d'or pend à son cou.
Cette passante se nomme Anko. Elle est la femme du Premier Ministre américain.
Elle entra sans hésiter dans un grand immeuble au hall outrageusement luxueux, et sans s'arrêter, sortit sa carte VIP d'une poche, et les gardes s'écartèrent rapidement de l'ascenseur. Elle s'installa seule dans l'ascenseur, et appuya sur le bouton indiquant le dernier étage. Elle patienta tranquillement.
Un tintement léger se fit entendre lorsque l'ascenseur arriva en toute douceur à l'étage indiqué. Elle attendit à peine que les portes coulissantes d'acier blindé soient ouvertes pour sortir d'un pas sec. Rapidement, elle traversa le couloir qui menait jusqu'à la porte. La carte passa dans une encoche prévue à cet effet, et la porte se déverrouilla. Elle ne frappa pas lorsqu'elle entra dans la salle, et elle fut pétrifiée par le spectacle qui s'offrait à ses yeux.
Sortant précipitamment du dessous du bureau, Kurenai, la secrétaire personnelle d'Orochimaru rougissait. Ce dernier essaya de bégayer quelque chose, sans y parvenir, et se leva de son fauteuil en tremblant, et refaisant on ne sait quoi à sa braguette. Lui aussi rougit, ce qui était plutôt rare.
« Chérie… Je…
- Chut.
- Mais je peux…
- Tais-toi !!! Pas la peine. J'étais venue ici pour te parler de ton fils. Konoha-Maru en a assez de ne pas avoir de père. Il se sent mal. Ses résultats baissent, et il risque de redoubler sa seconde. Je voulais que tu reviennes un peu pour t'occuper de lui. Mais après ce que je viens de voir… »
Durant ce long discours qu'elle débita presque en crachant, elle s'était approchée du bureau, et avait maintenant les mains posées à plat dessus. Elle regardait son mari d'un regard assassin, qui aurait figé n'importe qui. Orochimaru, quant à lui, avait un regard fuyant :
« Ma chérie… Je peux tout t'expliquer, enfin… Je serai plus présent à la maison…
- Explique-moi. Allez. Pourquoi ta secrétaire personnelle te taillait une pipe durant tes heures de travail ?
- Mais… Elle n'était pas… Elle avait laissé un stylo rouler sous mon bureau…
- Orochimaru… Tu sais bien que je n'apprécie pas qu'on se fiche de moi, dit Anko d'une voix menaçante.
- Je… Je ne me fiche pas de toi ! »
Anko ferma les yeux et prit une grande inspiration. Orochimaru la regardait avec inquiétude, la stagiaire regardait d'à côté le bureau alternativement son patron et sa femme. Anko rouvrit les yeux, déterminée. Elle mit posa un pied un peu en arrière, faisant mine de partir, mais au dernier moment elle lança un violent coup de son poing serré dans la pommette gauche de son mari, qui fut tellement sonné qu'il tomba au sol.
Sans reprendre son souffle, elle envoya un chassé dans le ventre de la jeune secrétaire, qui alla s'écraser trois mètres plus loin.
Rapidement, Anko sortit du bâtiment. Les gardes qui avaient vu une femme sérieuse mais sereine entrer virent ressortir une femme calme mais légèrement décoiffée.
« C'est décevant, tous ces ouvrages consultés et rien. »
Haku revint s'asseoir après avoir rangé le dernier livre qui aurait pu les aider. Il se mit à réfléchir, la tête appuyée contre la paume de sa main, coude sur la table. Il regardait dans le vide, les yeux rêveurs. D'un air inconscient, Naruto regardait son visage pensif.
Pendant ces deux longs jours de recherche, le détective japonais avait appris à connaître le jeune russe. Il l'aimait bien, Naruto le trouvait sympathique, en plus de son intelligence hors du commun, et de sa beauté féminine.
« Hum ? Qu'y a-t-il ? »
Naruto sursauta. Il était en train de rêvasser lorsque Haku lui avait posé cette question. Il rougit un peu, et dit, en passant la main dans ses cheveux :
« Hem… Rien, j'ai faim, simplement. Si on allait manger ? »
Haku, à cette réponse, baissa des yeux qui semblaient déçus vers le sol, puis il sourit gentiment, et proposa d'aller manger en dehors de la bibliothèque, vu qu'ils avaient fini leurs recherches. Naruto acquiesça, car il voulait sortir un peu.
Ils cherchèrent un restaurant dans un quartier chic, et n'eurent pas à chercher longtemps. Un restaurant italien, à trois pas de la bibliothèque, les attendait. Ils entrèrent et apprécièrent l'air frais de la climatisation, car il faisait déjà assez chaud dehors. Ils commandèrent leurs plats sans regarder les prix, à la douce musique diffusée dans tout le restaurant.
Ils avaient commandé un plat de spaghetti à la sauce tomate, tout simple, mais ils le trouvèrent succulent. Les cuisiniers de ce restaurant comptaient parmi les meilleurs du monde, certainement. Ils continuèrent avec de la viande et un vin blanc du meilleur cru. Lorsqu'il finirent, ils prirent une énorme glace composée chacun, et la mangèrent lentement en parlant d'eux.
« Dis, Haku, tu as quelqu'un dans ta vie ?
- Eh bien… Tu sais, en Russie, c'est plutôt mal vu… (1)
- Tu veux dire que…
- Bah oui, je suis gay. Je croyais que tu l'avais vu !
- …
- Bah quoi, toi aussi non ? »
Il laissa Naruto bouche bée. Jamais il ne l'avait vraiment caché, mais que quelqu'un le voit alors qu'il n'avait passé que deux jours en sa compagnie, il trouvait ça plutôt fort !
« Euh, oui ! fit Naruto en se grattant la nuque, comme il sait si bien le faire.
- J'en suis venu à une conclusion, après des années d'observation... les gays se grillent entre eux ! C'est évident… C'est ce que je pense, fit Haku d'une voix légère.
- J'espère que tu as raison…
- Ah, tu t'inquiétais de savoir si ça ne se voyait pas trop !
Naruto ne répondit pas, et ils finirent leurs glaces. Soudain, il eut un grand sursaut, et dit plus fort qu'il ne le voulait :
« J'ai trouvé !!!
- Quoi donc ?
- Je ne m'en souvenais plus, mais… J'ai entendu parler à la télévision du clan Uchiwa, les cinq derniers membres de ce clan ont été pris à la solde de la famille Orochimaru !!! Mais ils disaient qu ça datait déjà de quelques années…
- Quoi ? fit Haku. Vite, il faut aller en chercher plus ! »
Quinze minutes plus tard et après avoir payé l'addition, les deux jeunes gens étaient à la bibliothèque devant deux gros volumes. Deux volumes concernant la vie de la famille Orochimaru durant les trois derniers siècles.
« Oui, regarde ! chuchota Haku dans le silence de la bibliothèque. Ici, c'est marqué : ''Le clan Uchiwa a été pris à la solde de la famille Orochimaru le 30 juin 1993.'' Il y a même le chapitre suivant entier dédié aux cinq membres !
- Lisons… une femme, quatre hommes… Dont un enfant de onze ans… Ca devait être Sasuke !
- Un homme et la femme du clan sont morts dans un attentat en 1994. Un autre homme est mort en protégeant Orochimaru, en 2000… Il ne reste donc qu'un membre Uchiwa vivant, si on enlève le jeune homme que tu as tué… »
En désignant la photo dudit survivant, Haku fit :
« Regarde, c'est lui ! C'est fou ce qu'il ressemble à Sasuke.
- Oui, c'est vrai. C'est étonnant. Ah, ils disent que c'est son frère… Il se nomme… Itachi. »
(1) Le pire, c'est que c'est vrai /
Voilà !!! Eh ben, je suis pas fâché d'avoir terminé. Il m'en aura demandé du temps (et du courage) ce chapitre !!! Je pense faire les prochains plus courts, parce que là, ça m'a prit trop de temps, réellement.
En tout cas, dites moi ce que vous en pensez !!!
