Mes réponses a...

GaBy27: Merci pour le conseil et pour l'encouragement... ;) et voici la tant attendue suite :D (I'm just kiddin') see u...

WolfieRickmaniac: Tout d'abord, je tiens à te dire que ton pseudo... déchire ;D! Ensuite, tout comme à GaBy27, je te remercie pour ton conseil (je suis nouvelle, c'est ma première fic donc je n'y connais pas grand chose a ce site!). Pour la suite, j'ai eu un peu plus de mal a retranscrire sur papier (plutôt écran XD) les sentiments et réactions de Snape (Rogue) puisque moi aussi je suis une de ses adeptes et j'ai tendance a le voir avec un coeur tendre, mais j'espère que cela te plaira tout de même... a bientôt!

« Chapitre 3 : Une ombre dans l'obscurité. »

Lorsque Hermione émergea de son profond sommeil, deux heures plus tard, elle fut agréablement surprise de constater qu'elle ne reposait plus sur la moquette miteuse de son tuteur. L'endroit ou elle se trouvait était plongé dans l'obscurité, si bien qu'elle distinguait a peine le bout de son nez. Mais la jeune fille se sentait engourdie au possible, et ses membres lui étaient très douloureux. Elle porta la main à sa joue, qui la lançait particulièrement, mais lorsqu'elle la retira, elle s'aperçut que son index était recouvert d'une substance crémeuse à l'odeur de verveine. Hermione s'assit alors sur le bord du divan, soudainement angoissée : ou pouvait-elle bien se trouver ?

C'est alors que la gryffondor se rendit compte qu'elle était vêtue d'une simple chemise masculine dont elle ne parvenait pas à analyser la couleur. Elle commença a s'imaginer le pire : son oncle l'avait-il violée ? Mais cet homme, comme elle se le rappela, était stupéfixé dans sa salle de séjour ! S'était-elle changée sans s'en apercevoir ? Mais ou aurait-elle trouvé la chemise, dans ce cas ? La jeune fille en approcha le col de son nez, afin de tenter de reconnaître l'odeur dont il s'imprégnait. La seule senteur s'en dégageant était celle de la lessive, sans doute a la lavande.

D'un seul coup, un bruit de porte claquée jailli tout droit des ténèbres retentit à quelques mètres d'elle. Elle voulut pousser un hurlement sous l'effet de la surprise, mais seul un petit cri aigu sortit de sa gorge :

« - Ahhhhhhhhhhhhh ! s'écria-t-elle, prise d'une peur sans précèdent.

- Calmez-vous, Miss Granger !!! Ce n'est que moi ! souffla une voix traînante, à l'autre bout de la pièce.

L'homme connaissait donc son nom…pendant une fraction de seconde, elle crut reconnaître la voix…ce n'était pas possible, ce ne pouvait pas être…

- Et qui est ce…moi ? s'enquit-elle d'une voix mal assurée, tâtonnant pour retrouver sa baguette

- Lumos ! proclama l'homme en brandissant sa baguette et celle d'Hermione dans l'autre main, ce qui répandit une soudaine clarté aveuglante. C'est peut-être ça que vous cherchez, Miss Granger ? fit-il, amusé, en tournant le regard vers la baguette de pin. Allongez-vous et arrêtez donc de gigoter dans tous les sens ! ajouta…Severus Rogue.

La jeune fille obéit sans contester, malgré le flot de questions qui se bousculait dans son crâne, redoublant sa migraine. Elle se trouvait dans une vaste pièce aux murs couverts de livres abîmés, et devant elle se tenait, droit comme un cyprès…le maître des potions ! Prise d'un vertige semblable aux précédents, elle ferma brusquement les yeux et s'accrocha à l'accoudoir du sofa. Sa tête tournait, et lorsqu'elle tenta en vain de s'asseoir, le sol se déroba sous ses pieds. Elle avait a présent l'impression que les pavés a la reliure de cuir détériorée l'attaquaient de tous les coins le la salle. Et, pour la seconde fois de la soirée, elle s'évanouit, le teint livide, baignée de transpiration.

Rogue, bien malgré lui, se sentit coupable de cette rechute. Il aurait du pénétrer dans la salle de séjour avec plus de calme, en évitant de faire tant de bruit avec le panneau de bois effrité lui faisant office de porte d'entrée. Il aurait du la ménager, la rassurer, au lieu de lui ordonner de se coucher d'un ton placide. Il remplaca les bougies sur le chandelier en quatrième vitesse, se précipita à son chevet, s'agenouilla devant la jeune fille à la respiration saccadée et lui prit la main dans l'espoir de la calmer. Il ne souhaitait pas avoir un mort de plus sur la conscience ! Mais Hermione, dont le cœur s'emballait, frissonnait de tous ses membres. Le serpentard se hâta d'aller chercher un plaid a l'aspect pitoyable et l'en recouvrit toute entière, allant préparer un thé aux vertus curatives dans sa cuisine exigue. Lorsqu'il en revint, deux minutes plus tard, avec une tasse brûlante remplie du liquide fumant, elle s'était remis a bredouiller des paroles vides de sens.

Le professeur souffla sur le thé en vue d'accélérer son attiédissement, en faisant gicler quelques gouttes dans la soucoupe, alors que l'état de son élève n'allait qu'en empirant. Il ne pouvait guère lui administrer ne serais-ce qu'une goutte de potion contre la fièvre avant une heure, et il espérait que sa température descendrait grâce au liquide verdâtre que contenait le récipient de porcelaine. Une fois la boisson légèrement refroidie, il tenta d'engouffrer une cuillère de thé dans la bouche entrouverte, mais Hermione ne parvenait pas à avaler, sa gorge devant lui être douloureuse.

Une dernière solution s'offrait au maître des potions, désemparé par la situation s'aggravant à chaque minute qui défilait sur la pendule cliquetant a intervalles réguliers. Il prit le corps frêle dans ses bras et se dirigea vers la salle de bain, ou il le déposa au fond de la baignoire aux joints moisis. Il dégagea la gryffondor de la chemise, révélant ses blessures plus ou moins profondes, et commença a faire couler l'eau a grand débit, en en surveillant la température. Lorsqu'il estima que le niveau d'eau était suffisant, il tourna le robinet dans le sens inverse d'une montre et s'apprêta à rejoindre la pièce principale pour contacter Dumbledore par la poudre de cheminette. Mais alors qu'il quittait la salle de bain, la jeune fille ouvrit bien grands ses yeux de couleur noisette faisant contraste avec son teint blafard, des cernes violets formant des poches sous sa rangée de cils inférieure, l'air possédée, hantée :

« - Ne me laissez pas ! Ne me laissez pas ! répéta-t-elle, affolée, fixant un point indéfini sur le mur auquel le serpentard tournait le dos.

Ne vous inquiétez pas, miss Granger, je reviens dans un instant ! »

Celle-ci referma les yeux aussi brusquement qu'elle les avait ouverts et se retourna douloureusement vers la droite. Severus Rogue précipita le pas vers la cheminée à l'intérieur noir de suie, y jeta une petite poignée de sable magique et s'écria haut et fort « bureau de Scrimgeour », engouffrant sa tête dans l'âtre de la cheminée. Il se fichait de savoir si la réunion du directeur de Poudlard était achevée, ce qui lui importait pour l'instant étant de sauver la jeune fille agonisant dans la baignoire. Que lui arrivait-il donc pour qu'il ne parvienne point a conserver son légendaire sang froid ?

Son buste arrivé a destination, il distingua au fond de la pièce richement décorée deux silhouettes concentrées sur leur discussion. Il prit alors la parole, n'osant pas perdre du temps en plus :

« - Excusez-moi de vous déranger, mais la situation est critique, lâcha-t-il sans reprendre son souffle, à la vitesse du Poudlard Express. Puis, se tournant vers Dumbledore, manifestement troublé par son intrusion : Professeur, pourriez vous me rejoindre le plus promptement possible chez moi ? Dumbledore le questionnant du regard, il ne put s'empêcher d'ajouter : C'est une de vos élèves… »

Le célèbre directeur ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase. En entendant le mot « élève », il se leva d'un bond, promit à un Scrimgeour déboussolé de reporter la conversation a plus tard et se rua vers l'âtre de la cheminée dont le serpentard venait de disparaître. Visiblement, la sécurité de ses précieux protégés lui importait plus que ce fou furieux de Lord Voldemord rodant dans la ville à la recherche de victimes. Quelques secondes plus tard, Dumbledore et Rogue étaient dans la salle de bain crasseuse, observant attentivement Hermione, secouée de spasmes de folie, en proie à une véritable transe.

Dumbledore s'approcha prudemment de la brillante élève, porta sa main au front de la jeune fille. S'apercevant de l'ampleur des sévices, considérant scrupuleusement chacune de ses innombrables plaies, il rompit le silence qui s'était installé dans l'étroite et sombre pièce :

« - Severus, connaissez-vous la raison de cet état ? Où l'avez-vous trouvée ? s'enquit-il brusquement.

- Plus tôt dans la soirée, j'ai entendu des hurlements puis un « stupéfix » dans la maison attenante. J'ai alors décidé d'aller voir ce qui s'était passé et je l'ai trouvée a même le sol, évanouie, face a mon voisin ayant perdu connaissance. Je l'ai donc portée jusque chez moi et l'ai soignée du mieux que j'ai pu, étant donné que je savais que vous étiez en réunion. Quant au moldu d'a cote, je l'ai libéré du sortilège et l'ai plongé dans un profond sommeil de 24 heures, en attendant de connaître vos directives. Je n'ai aucune idée de ce que pouvait bien faire Miss Granger chez mon voisin, mais une chose est sure : il est la cause de ses blessures. Je l'ai retrouvé étendu parmi des bouteilles d'alcool, la main en l'air et une expression de rage sur son visage violacé, raconta-t-il. Pensez vous qu'elle va s'en sortir, professeur ? demanda-t-il timidement, sur un ton trahissant une pointe d'inquiétude.

- Oh, j'en suis pratiquement sûr…quels soins lui avez-vous fournis, Severus ? »

Le serpentard résuma les méthodes employées pendant les dernières heures dans le but de la soigner. Dumbledore hochait fréquemment la tête en signe d'approbation, se tournant de temps à autres vers son élève, dont la fièvre s'était a présent légèrement calmée, et qui affichait une expression plus sereine. Il conclut en disant qu'il allait de ce pas prévenir les parents de la blessée et disparut cette fois par la porte, transplanant dans la rue déserte.

Le professeur de potions resta la, planté devant de corps immergé dans l'eau, comme enraciné au sol depuis l'arrivée du directeur de Poudlard. Hermione laissait échapper des larmes silencieuses, malgré ses yeux clos, roulant sur ses joues émaciées et blêmes. Les entailles écarlates pratiquées dans sa peau semblaient se résorber peu à peu grâce a l'onguent et ses hématomes bleutés, recouvrant pratiquement toute la surface de son corps, n'avaient pas changé d'aspect. Rogue, s'éveillant de sa contemplation, vida le bain et débouchant le siphon de métal argenté se découpant dans l'email ébréché de la baignoire. Il sécha du mieux qu'il put, à l'aide d'une serviette identique à la première, l'Hermione méconnaissable qu'il retenait avec peine et l'emmena dans ses bras jusqu'au divan ou elle sommeilla recroquevillée telle une petite créature cherchant une quelconque chaleur, cachée de la tête aux pieds sous la couverture défraîchie, veillée par le directeur de serpentard qui s'était vu confier cette tache par Dumbledore.

Inquiétude ?

En esperant que cela vous ait plu... au fait, la rentree des classes, c'est demain pour moi, donc maintenant il va falloir attendre un peu plus entre chaque updating. Merci de votre comprehension (pour ceux qui comprennent ;D) et je vous souhaite une bonne lecture pour le chapitre suivant, qui, je l'espere, arrivera sous peu...