Chapitre 2

(PDV NELLY)

Disclaimer: Je remercie vraiment J.K.R de nous avoir donné ce monde fabuleux roman, où l'on peut laisser notre esprit s'égarer dans les limbes d'un univers magique.

Mon blabla: Ce chapitre est nettement plus cours que le dernier, mais je pense avoir dis tout ce qu'il fallait savoir pour le moment, j'espère que vous aimerez! Alors

BONNE LECTURE!

Nelly regardait sans vraiment les voir, les rideaux pourpres qui encadraient son lit. Dans sa main, une fiole vidée de tout liquide. Elle l'observa quelque instant et ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Sa mère avait préparé cette potion avec un grand «Amour». Nelly sentait une nette amélioration comparée aux deux transformations précédentes, à croire que ça mère ne lui avait donné que de l'eau à la place de la potion revitalisante. Madame Cooper devait vraiment être ravie de ne plus avoir sa fille, le monstre. Mais même avant qu'elle devienne un loup-garou, sa mère ne l'aimait pas. Dans ses souvenirs, Nelly ne se rappela guère d'un quelconque signe d'affection à son égard. Elle sourit une nouvelle fois. A la seule pensée qu'elle ne verrait plus sa mère jusqu'à la fin de l'année, qu'elle n'aurait plus à supporter son hypocrisie, et qu'elle n'aurait plus besoin de faire comme si elle aimait ce monstre qui lui servait de mère, Nelly sentait une bouffée de chaleur circuler dans tout son corps.

Pendant quelques temps, alors que le soleil commençait à se lever, transperçant de sa lumière aveuglante les fins rideaux de soie, elle pensa à tout ce que cette année allait lui apporter. Elle s'entendait bien avec les Maraudeurs.

A part Lupin, se disait elle. Mais il y avait quelque chose en lui, qui l'empêchait de l'apprécier comme il se devait.

Les filles de son dortoir lui avaient eu l'air, à première vue, très sympathique. Certes Léthé Adharas était un peu spécial. Elle n'avait entendu le son de sa voix qu'une fois, dans le train. Une voix froide et dénuée de toute expression. Elle avait l'air épuisé et fragile comme une feuille. En revanche Mia Shang, est le «boute-en-train» du groupe, toujours cet air jovial, ce sourire réconfortant et heureux. Et puis Lily Evans, cette jolie rousse qui avait l'air très sereine et qui aimait vraiment ce qu'elle faisait, quitte à tout perdre si elle ne l'accomplissait pas jusqu'au bout.

Nelly se décida à se lever en constatant que ses partenaires de dortoir commençaient déjà à s'agiter dans leur lit. Calmement elle sortit de son lit. Elle s'apprêtait à se diriger vers la salle de bain, mais toujours sous le coup des courbatures et des hématomes qu'elle avait au niveau du coccyx et des cervicales de l'avant-veille, en plus des nombreuses griffures qu'elle avait réussi à masquer la veille, elle se rassit et reprit son souffle. Puis, une fois cela fait, elle s'enferma dans la salle de bain.

Encore une fois, elle fut émerveillée de constater que même la beauté de ce château allait jusqu'au pommeau de douche en argent.

Le temps qu'elle prenne sa douche, relaxant encore ses muscles endoloris par la transformation, Léthé, Mia et Lily s'étaient réveillées et préparaient leurs affaires. Mia parlait frénétiquement d'un garçon qu'elle avait repéré chez les Serpentards, tandis qu'Evans l'écoutait d'une oreille discrète alors que Léthé les yeux clos, repassait de son doigt les contours du pendentif qui ornait son cou.

-Bonjour! Comment s'est passée ta première nuit? S'exclama Mia à la vue de Nelly.

-Très bien! Les lits sont très confortable!Répondit elle en riant.

-Personne n'a jamais résisté au pouvoir du sommeil…et du lit!

Nelly sourit et s'habilla, difficilement. Elles descendirent ensuite de leur chambre. Arrivée dans la Salle Commune quasiment vide en cette matinée de rentrée, encore une fois, Nelly ne put laisser passer sur ses lèvres le plaisir certain d'être là. Elle scruta la salle d'un œil observateur, repérant le moindre détail, jusqu'à ce que Lily la prenne par le bras pour l'entraîner enfin dans la Grande Salle.

Elle s'assirent en bout de table. Nelly, comme pour la veille, était estomaqué par le nombre incalculable de mets sur les tables. Elle resta là quelque instant, hésitant sur ce qu'elle allait choisir. Tout avait l'air si appétissant… Elle releva la tête lorsqu'elle entendit ronchonner Lily à côté d'elle. Elle n'eut pas à attendre longtemps, la cause du problème était là. Les Maraudeurs allaient dans leur direction.

-Bonjour les filles! S'exclama joyeusement Sirius en s'asseyant au côté de Nelly.

-Black… pourquoi viens tu nous envahir de ta présence. Fit doucereusement Lily.

Sirius lui répondit par un sourire charmeur, tandis que James se mettait loin de Lily, c'est-à-dire à côté de Mia, Remus s'assit à côté de la jolie rousse avec un regard innocent. Peter, lui se retrouva à côté de Léthé et les regards apeurés qu'il lui lançait disaient de grandes choses.

Pendant le cours du petit-déjeuner, alors que Nelly riait aux blagues des Maraudeurs sous l'œil courroucé de Lily, McGonagall vint leurs distribuer leur emplois du temps.

-Ah, petite Nelly, tu vas enfin pouvoir découvrir le pouvoir ancestrale de notre bonne vielle médium.

-Comment ça? Demanda-t-elle intriguée.

-Elle n'a aucun don réel, elle affabule tout ce qu'elle dit. Son grand passe temps est de nous prédire des morts; Raconta James. Moi, encore elle n'est pas trop méchante. Bon bien sur elle m'a prédit une mort prématurée et abominable, mais c'est avec Remus qu'elle sévit.

-Pas seulement avec moi! Enfin bon, si je peux lui procuré une joie de vivre certaine, il n'y a pas de problème… ! Qu'elle continue à s'amuser! Dit il souriant.

-J'ai jamais voulu faire de Divination, je trouve ça idiot de vouloir savoir à l'avance ce qu'il va nous arriver, fit Lily se prêtant à la conversation.

-Quoi? Mais tu rigoles c'est génial de savoir le futur!

-Tu vois Potter, encore une chose qui que nous n'avons pas en commun.

-Et j'espère ne jamais en avoir avec toi, répondit il.

-Bien d'accord avec toi. Sourit elle.

La fin du petit déjeuner continua dans cet esprit provocateur, et très amusant aux yeux de Nelly. Cela la changeait des faux rapports qu'elle entretenait avec sa chère mère, où tout n'était que sourire forcé. En plus de cela, la solitude dont elle avait été habituée toute sa jeunesse avait changé du jour au lendemain en arrivant à Poudlard. Elle se leva accompagnée des Maraudeurs et de ses camarades de chambre pour se diriger vers la tour nord, là où se déroulait le premier cours de la journée: la divination.

Près de la fenêtre, Nelly inspira un grand coup. Ces vapeurs, l'encens, et la chaleur étouffante qui émanaient dans toute la pièce lui donnait le tournis. Elle ferma les yeux quelques instants et se résigna à reporter une intention minime aux cours de cette bonne femme. Trelawnay parlait de l'importance de sa matière, des BUSEs, puis du programme de l'année, centré sur un regard plus approfondit porté à la boule de cristal, aux feuilles de thé et aux astres. Elle l'observa de plus près. Des cheveux emmêlés et frisés, de grosses lunettes rondes qui lui agrandissaient les yeux, une bouche fine, qui lors de ses excès de joie, se contractait sur le bord, une silhouette gracile enveloppé dans des châles. Au moindre de ses pas, un cliquetis dû à ses colliers en grosses perles, la suivait.

Elle sortit de son observation, au son de la mélodieuse voix de Lily qui lui implorait de suivre au lieu de rêvasser… Tout le reste du cours se fit à inspecter le fond d'un tasse et d'en déchiffrer la signification dans le livre 'Milles et une signification' de Martha Greer.

Quand la cloche sonna la fin du cours, Sirius se jeta sur Nelly, impatient de savoir ce qu'elle pensait de la «dingue»

-Heu… elle est spéciale… Mais je n'ai pas trop suivit, j'ai eu du mal à dormir cette nuit, du coup… j'ai eu tendance à rêvasser! Elle regarda Lily avec un sourire espiègle.

-Oui, je vois ça, dit il en apercevant les cernes qu'elle avait essayé tant bien que mal de cacher le matin même. Il faudra remédier à ce manque de sommeil… Paroles de Maraudeurs! S'exclama Sirius. Mais avant, nous avons notre chère McGonagall à voir. Essaie de ne pas rêvasser, elle risque de ne pas apprécier.

Le cours de Métamorphose se révéla très instructif. Bien entendu, elle leur avait parler de l'importance des BUSEs, qu'il faudrait travailler dès le début de l'année, et persévérer; elle lança un rapide coup d'œil à Peter qui lui, se ratatina sur sa chaise. Puis ils entreprirent de commencer un nouveau chapitre: La disparition.

C'était un travail particulièrement ardu pour Nelly qui avait que de très piètre connaissance en la matière. Elle entreprit de suivre n'importe quel ordre de son professeur.

-La disparition est un acte de magie extrêmement difficile, voilà pourquoi je vous la fait étudier dès le début de l'année. L'année précédente, nous nous en sommes vaguement approché avec la métamorphose de certains objets. A présent, nous allons utiliser un corps vivant. Cela nécessitera donc la plus grande concentration de votre part. Au tableau, vous est indiqué la formule à employer. Le geste qui suit est simple. Observez.

Elle sortit d'une boîte en carton, une petite souris blanche qu'elle posa sur la table. Elle retroussa sa manche, et d'un geste vif et mesuré, elle la fit disparaître.

-Bien, à vous à présent. Gibson, veuillez distribuez ces bêtes à vos camarades.

-Oui, madame.

Sa souris devant elle, Nelly ressentit une légère nervosité lorsqu'elle vit son professeur la regarder de loin. Elle inspira un grand coup, prononça la formule et fit le geste qu'elle pensa approprier. Malheureusement, elle ne fit que hérisser les poils de sa souris. Exaspéré par sa propre incompétence, elle réessaya. Mais toujours rien. Puis, vint le moment où McGonagall s'approcha d'elle furieuse.

-Je ne vous comprend pas, miss Cooper. Voilà cinq que vous recommencer l'expérience, mais vous n'y êtes toujours pas parvenue alors que la plupart de vos camarade ont eu des résultats satisfaisant! Fit elle remarquer durement.

-Je… je n'y arrive pas.

-Oui, cela, je l'avait bien remarqué! Recommencer, ordonna-t-elle.

Nelly s'exécuta, mais elle échoua encore une fois.

-Vous ne prononcer pas la formule correctement, détachez plus les syllabes, et accentuez la dernière. Voilà, c'est bien, dit elle lorsque Nelly le lui eu répété, maintenant, je veux ce geste vif du poignet. Non, non, non! Plus vif vous dis-je! S'énerva-t-elle.

A présent, une grande majorité de la classe les regardait. Nelly sentit ses joues s'empourprer d'une jolie teinte rosée. Elle refit le mouvement, plus vive cette fois, mais elle donna un coup malencontreux à la pauvre bête qui se reçut la baguette sur le crâne. Nelly, confuse et les larmes aux yeux, essaya de calmer autant qu'elle le pouvait la petit bête qui s'agitait sur la table en gémissant.

-Je vous conseil de bien travailler, je n'accepterai pas autant de médiocrité dans ma classe. Recommencer. Souffla le professeur de Métamorphose.

Elle n'eut pas le temps de prononcer le moindre mot que le cours se finissait enfin. Elle rangea sa baguette dans sa robe de sorcier sous l'œil perçant de McGonagall.

-Je compte sur vous pour travailler miss. Allez remettre cette pauvre souris dans la boîte je vous prit.

Nelly sortit de la classe en se mordant la lèvre pour ne pas pleurer. Lily arriva accompagné de Léthé et Mia.

-Allez, ne t'inquiètes pas Nelly, rassura Mia, on va t'aider!

-Merci, mais vous allez perdre votre temps. Murmura-t-elle.

-Tu n'est pas si mauvaise que tu le penses, Dit Léthé, ce qui fit sursauter Lily et Mia. Apparemment, il était étonnant de la voir ouvrir la bouche. Il te manque la théorie, et tu néglige la pratique. Continua-t-elle de sa voix toujours neutre.

-Cela fait quand même beaucoup. Dit elle agacée.

-Tu ne connais pas ta force, poursuivit elle en la regardant. Le regard qu'elle lui lança la gela sur place. Nelly avait l'impression que Léthé était dans son esprit et qu'elle savait. Elle savait beaucoup de chose.

Plus tard dans la journée, après avoir eu son premier cour de botanique qui ne s'avéra pas aussi médiocre qu'elle l'avait craint au début après le fabuleux déjeuner où les Maraudeurs avaient envoyé un cadeau de bienvenue à un certain Rogue; Nelly se trouvait dans la classe de Binns, le professeur d'Histoire de la magie. Ce cours était d'un ennuie certain, et elle ne pouvait, malgré son réel enthousiasme à vouloir participer, s'empêcher de se laisser partir dans les bras de Morphée.

Il n'était pas excessivement tard. A peine plus de dix heures lorsque Nelly sortit de chez elle pour prendre un peu l'air. Elle était près d'une forêt très sombre où les rayons de la pleine lune arrivaient à peine à franchir cette barrière de branches. Elle pénétra dans la forêt pensant se changer les idées. Au fur et à mesure de son escapade nocturne, plus elle s'enfonçait dans les bois, plus elle se sentait libre. Mais elle se rendit compte aussi, que la faune se faisait plus rare, comme si quelque chose les avaient fait fuir… Elle n'y prit pas garde et continua. Soudain, un grognement se fit entendre de derrière un buisson, n'étant pas timoré pour deux gallions, elle resta à sa place attendant un quelconque signe de présence néfaste. Comme il ne se passait rien, elle continua sa route.

Elle entendit dans l'instant qui suivit, tout autour d'elle des galops de plus en plus approché. Elle commençait à avoir peur, elle tournait la tête en tous sens pour savoir d'où venait ce bruit. Elle courut aussi vite et aussi loin qu'elle le put mais rien n'y faisait, elle entendait toujours cette galopade qui la suivait. Elle était la proie de la chose, elle le sentait. Brusquement, elle s'arrêta. A bout de souffle, les yeux béa, elle fixait, apeurée, deux grand yeux d'un jaune criard qui la tuait du regard. Le loup-garou face à elle se léchait goulûment ses dents jaunâtres, en approchant d'un pas lent et mesuré… Sa respiration était présentement très rapide, au rythme des palpitations hâtives et violentes de son cœur. Elle reculait synchroniquement avec l'avancement du loup. Puis tout devint noir… Elle rouvrit les yeux, et vit se transformer devant elle un homme d'environ seize ans, qui l'observait. Il avait les yeux ambrés, des cheveux châtain clair aux reflets blonds…

Brusquement, elle rouvrit les yeux, reprenant au passage une grande bouffé d'air. La première chose qu'elle vit, fut les pupilles ambrées de Remus Lupin, qui la fixait. Elle regarda autour d'elle. Elle était toujours dans la salle de classe, de nombreuses paires d'yeux étaient tournées vers elle, et l'interrogeait pour savoir si tout allait bien. Elle les regarda furtivement avant de reposer horrifier ses yeux dans ceux de Lupin. Elle sentit une nausée l'envahir.

-Monsieur, dit elle précipitamment, puis-je sortir s'il vous plait.

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, de toute manière il n'avait pas remarqué qu'une élève lui eut posé une question, et sortit en courant de la salle de classe sous les yeux surpris de tout le monde et de Lupin. Elle se précipita aux toilettes les plus proches et s'effondra sur une des cuvettes…

Elle ouvrit un des robinets, et prit l'eau fraîche pour se la faire couler sur le visage. Elle s'adossa au lavabo et se laissa glisser par terre. Elle ne pouvait pas y croire, mais elle comprenait enfin. Elle était proprement dégoûtée, elle voulait détruire tous ce qu'il y avait autour d'elle, griffer, mordre! Mordre n'importe quoi, n'importe qui! Elle inspira une nouvelle fois, et cria toute la tristesse, tous ce qu'elle avait gardé au fond d'elle depuis des mois. Trois mois et quelques jours. C'était à cause de se mauvaise humeur qu'elle en était arrivée là. A cause de cette forêt, à cause de lui. C'était la faute de Lupin si elle était ce qu'elle était devenue aujourd'hui.

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Fin du chapitre 2. J'espère franchement que cette histoire vous plait parce que moi, j'adore l'écrire. Je ressens tout ce que peut ressentir Nelly, je suis son personnage, je le vit et ça me fait un bien fou de pouvoir exprimer tout cela à l'écrit. (Non, je ne suis pas un loup-garou, oui, j'aime mes parents, mes deux parents m'aime aussi! je m'imagine à sa place, et j'arrive à ressentir tout ce que Nelly peut ressentir dans des situations pareilles. J'aimerai réussir à vous les retransmettre.) Mais pour cela, juste une petite reviewé allez, bonne soirée! (Après avoir raconté ma vie!)