Disclaimer: Remercions chaleureusement Madame Rowling pour nous avoir permis de nous exprimer à travers nos écrits!
CHAPITRE 5
(pdv Remus)
BONNE LECTURE!
-Mais arrêtez donc de bouger monsieur Lupin! Comment voulez-vous que je vous soignesinon?
Il ne répondit rien et se laissa au bon soin de la toute jeune madame Pomfresh qui lui administrait un baume sur sa pommette endolorie et son œil légèrement noir.
-Ne voulez vous vraiment pas me dire qui vous a fait ça?
Toujours aucune réponse. Bien sûr, il savait qui lui avait donné ce coup de poing. Son cher ami Sirius! La conversation qu'avait entreprit de commencer le Maraudeur s'était très rapidement terminée.
C'était de la faute de Cooper. Ce qu'il pouvait la haïr! Il avait vraiment fait un effort et voilà comment cela se terminait! Il la haïssait, et si James et Sirius (surtout ce Maraudeur) ne l'appréciaient pas autant, il se serait fait un plaisir de l'humilier devant tout ce collège. Il avait tout fait pour qu'il n'y ai pas de conflits entre eux. Bien sûr, le soir de la pleine lune resterait gravé, mais, ne pouvait elle donc pas oublier? Passer à autre chose?
Il soupira. Non, bien entendu qu'elle ne le pouvait pas. Il avait déjà toutes les réponses envisageables en tête. D'une, cette triste soirée était beaucoup trop récente pour qu'elle n'est subit aucun «traumatisme». Trois mois, ce n'était pas grand chose pour se remettre d'une telle transformation. Deux, chaque soir de pleine lune –ce qu'il pouvait détester ces soirs là- elle devait se remémorer le traumatisme. Lui-même, alors que plus de sept ans s'étaient écoulés, se souvenait très –même trop- bien cette nuit là. Foutu pleine lune! Il pesta.
-Bon, restez ici monsieur Lupin, il faut que j'aille vous chercher la potion cicatrisante.
Elle se dirigea vers son cabinet. Pendant ce court laps de temps, Remus s'allongea sur le lit et posa sa tête contre l'oreiller. Comment Sirius avait il eu l'audace de lui faire ça? N'étaient-ils donc pas amis? Est-ce que le simple fait que cette blonde de Cooper arrive, fasse cesser l'amitié qui durait depuis maintenant cinq ans? Il se souvenait parfaitement l'avoir refusé au départ de peur de la perdre un jour. Comme aujourd'hui d'ailleurs. Il espérait que non.
Madame Pomfresh le laissa partir cinq minutes plus tard, lorsqu'elle lui eut redemandé de donner son agresseur (dont il ne dit aucun nom) et de bien faire attention à ce qu'il n'y ait aucun nouveau coup brusque sur sa blessure.
La fin de semaine était arrivée et n'ayant pas pris d'option supplémentaires, il partit directement dans le parc. C'étai un endroit qu'il aimait tout particulièrement. Si l'on voulait être seul, il y avait toujours une place quelque part. Pour Remus, sa préférée était loin du château, loin du saule cogneur, mais près de la forêt. Dans la forêt même. Il y avait environ un an, il avait découvert une petite plaine recouverte d'une douce herbe et de petites plantes qui feraient le bonheur de son professeur de potion. Les arbres laissaient des rayons de lumières s'infiltrer entre se branches, et le glouglou de l'eau du lac berçait légèrement. Décidément, cet endroit était pour lui le plus reposant et énergisant.
Remus s'allongea de tout son long sur l'herbe en le prolongeant d'un lourd soupir. Cette Cooper lui faisait revenir en mémoire pleins de souvenir.
Lorsque le 1er Septembre 1971, Remus mit un pied sur le quai de King's Cross, lorsqu'il vu au côté de sa mère la locomotive rouge laisser s'échapper des monceaux de fumées, un amonts de sentiments l'avait imprégné. Il y avait eu la joie. La joie de pouvoir enfin parler, jouer, rire avec des enfants de son âge, avec quelqu'un tout simplement. La peine de laisser sa mère derrière lui alors qu'elle était la seul personne qui l'aimait. Et la crainte de ne pas être accepté. D'être rejeté si jamais quelqu'un apprenait son secret. Il s'était juré de ne jamais la divulguer et de ne jamais de lier d'amitié avec qui que ce soit pour ne pas souffrir d'avantage qu'il l'était chaque mois. Il avait faillit avec ces deux promesses…
Il avait eu mal au cœur de la laisser là, sur le quai de la gare en larmes.
Depuis que sa lycanthropie était apparue, sa mère était tombée malade. D'après les médicomages, c'était irréversible car la douleur qui la tuait à petit feu était la culpabilité. Remus avait tout fait, tout essayé pour qu'elle n'éprouve pas ce sentiment, mais il n'était pas sa conscience.
Alamélia Lupin restait d'habitude cloitré dans la maison, abasourdi pas les soins médicaux que lui prescrivait le médicomage, mais pour la rentrée dans le monde magique, elle s'était levée et l'avait accompagné. Elle tenait faiblement debout et Remus en voulait à son père de ne pas être venu. Il lui en voulait pour de nombreuses raisons. Le fait de ne plus l'aimer était sûrement la plus présente. Et le fait de laisser sa mère seule alors qu'elle avait montré par le passé qu'elle perdait bien trop souvent connaissance pour qu'elle ne soit pas soutenue…
Mais Alamélia ne lui laissa pas le choix. Le train non plus d'ailleurs. Alors que le sifflet retentissait pour alerter le départ prochain, Remus fut engouffré contre sa volonté dans le train. Sa mère avait les yeux larmoyant et un sourire aux lèvres de voir son fils grandir parmi les enfants dont il avait été coupé.
Puis Remus se souvint d'avoir couru dans l'allé du train pour échappé au dernier regard de sa mère qui lui faisait trop mal au cœur, et était entré dans un compartiment, sans même chercher à savoir s'il était occupé. Il l'était par un jeune garçon à lunette aux cheveux noir de geai incroyablement ébouriffé qui parlait avec un autre jeune garçon, du même âge qu'eux, aux cheveux bruns et aux yeux gris. Remus se souvint du sentiment que répercutaient sur lui ses yeux si triste et soulagé. Remus voulu partir du compartiment. Il préférait être seul. Il avait l'impression que tout le monde pouvait lire sur son visage «LOUP GAROU!» et crier de peur avant de l'humilier. Mais pour James, cela ne marchait pas comme ça. Il lui avait dit de rester car de toute façon plus aucun compartiment n'était libre et qu'il risquait de rencontrer une «rousse au caractère exécrable!» qui allait lui hurler dessus pour un rien. C'était avec un sourire plus que crispé qu'il avait refermé la porte du compartiment sur lui. Il avait rencontré Peter qu'un peu plus tard, lorsqu'il était entré avec James et Sirius dans leur dortoir. Tous avaient appris à s'apprécier. James y veillait clairement.
Ils avaient découvert sa lycanthropie en deuxième année. Fatigués de voir leur ami malade chaque mois, de le voir réticent à chaque nouvelle rencontre, ne se fiant que très peu aux autres, sachant pendant leurs escapades nocturnes qui arrivait, les trois jeunes Gryffondors avaient exigé une explication. Remus cru qu'il avait perdu tout ce à quoi il tenait mais leur regard dur l'avait dissuadé de penser cela. Remus les avait emmené dans la chambre et leur avait parlé. Il avait buté sur chaque mot, ralentissant à chaque fois l'échéance, et dire «Je suis un monstre». Au fur et à mesure de ses piètres explications, Sirius fut le premier à comprendre. Il s'était levé et avait tourné autour de lui avec des yeux ronds. Il avait regardé par la fenêtre, entre les rideaux et un sourire était apparu sur son visage. Il était alors tout excité et sautillait partout comme un gosse. Il était impressionné, fasciné et le regardait avec beaucoup de respect. Remus se souvenait très bien de ce passage de sa vie. Très étrange comme réaction; mais après tout, c'était Sirius. James avait réagi tout à fait de la même manière. Les yeux ronds, un sourire aux lèvres et une lueur de respect dans les yeux. Ces deux là se ressemblaient tellement en caractère qu'on pourrait croire des frères. Peter, lui, avait eu peur et Remus ne lui en voulu absolument pas. Mais les deux bruns l'avaient rassuré.
Ce fut cette fin d'année là, que James lui annonça l'idée qu'il avait entretenue avec Sirius pendant une heure de retenue. Ils voulaient l'accompagner à la cabane hurlante à chaque pleine lune car ils ne toléraient pas le fait que leur ami doive endurer seul cette souffrance. C'était inconcevable pour eux de ne rien faire pour l'aider.
-Remus…
Remus sortit de ses pensées. Il n'était plus dans son dortoir en deuxième année, mais sur l'herbe haute de la plaine du parc de Poudlard; et James était accroupi et le regardait avec sympathie.
Il se releva de sa position couché pour se mettre en tailleur devant James. Lui aussi s'assit et il lui sourit.
-Que se passe-t-il avec Sirius?
Remus détourna la tête avec une grimace. Il ne voulait pas parler…
-Remus?
-Je ne veux pas en parler. Demande-le-lui, il saura très bien te répondre, dit-il plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu.
-Il ne m'a rien dit, dit James pas touché pour un gallion. Il le connaissait assez bien pour dire qu'il n'avait jamais voulu être désagréable. Quand je suis rentré au dortoir, j'avais l'impression de voir une bête en cage. Il ne cessait de tourner dans la chambre en marmonnant! Il dit qu'il a honte, qu'il n'aurait jamais dû faire ce qu'il t'a fait et qu'il regrettait.
Remus releva la tête et regarda James qui avait toujours ce demi-sourire.
- Que s'est-il passé?
-Juste une petite dispute…
-Mais encore?
-Pourquoi… pourquoi apprécie-t-il tant Cooper? se décida-t-il à dire après avoir bien retourné cette question dans sa tête.
-Aah, soupira James avec un sourire. C'est donc ça le problème? Nelly?
Remus le regarda durement mais James rit. Frustré, il détourna les yeux et mit son menton sur sa paume.
-Je ne pourrais pas te dire pourquoi il l'apprécie. Il y a quelque chose chez elle qui l'attire. Je ne sais pas moi-même pourquoi je l'apprécie tant alors que je ne connais absolument rien d'elle. On en a parlé avec Sirius. Savoir ce qui faisait qu'elle n'était qu'appréciable. Ce que m'en a dit Sirius c'est qu'il sent qu'il peut lui faire confiance. Il sent qu'elle a besoin d'aide, qu'elle se sent perdu et il a l'impression qu'avec elle, tout va bien. Comme toi en première année, tu nous as tout de suite plus!
-Je suis un monstre, James.
-Dans quel sens? demanda-t-il avec un petit rire.
-Tous les sens que tu veux… je lui ais fait du mal, je regrette mais je n'étais pas moi.
-Du mal? A qui, Cooper?
-Quoi que je te dise, je me sentirai encore plus responsable.
-Responsable de quoi? Je patauge là!
-Je te l'ai dit, je suis un monstre, j'ai foutu en l'air la vie de Cooper.
-…
-Tu te souviens de la lettre que je t'ai envoyée après la pleine lune de Juin…
-Oui.
-Et bien c'est bizarre… la part de loup en moi était affreusement puissante, il se sentait invincible. J'avais du sang dans la bouche, je m'étais enfuis de la cabane et… étais allé dans la forêt…
-Non… tu veux dire que…Remus…
-Je suis un monstre!
Il se releva d'un bond et couru jusqu'au château, ignorant James qui l'appelait. Il ne savait plus où aller, son «coin tranquille» ne l'était plus. Il monta les étages quatre à quatre pour arriver dans la tour nord. Il fit les dernières marches plus lentement pour reprendre son souffle et lorsqu'il ouvrit le panneau de bois, il vit ses problèmes lui revenir en plein dessus.
Sirius était là, à demi assis sur le rebord, les mains dans les poches, regardant ses pieds, et un léger vent lui soufflait dans ses cheveux bruns. Il avait l'air totalement perdu et écoutait la jeune fille en face de lui.
Cooper était là aussi, assise, le dos contre le mur, ce protégeant du vent et qui avait l'air embêté. Elle se retourna et se releva rapidement, se collant un peu plus contre le muret de pierre lorsqu'il franchi la porte.
Il hésitait vraiment entre courir et ressembler à Cooper lorsqu'il avait voulu lui parler, ou attendre qu'elle fasse le premier pas. Il se sentit très mal lorsqu'il vit son air presque apeuré. De quoi avait-elle peur? Qu'il la mange? Il trouva d'abord cette idée absurde mais plus il l'a regardait plus il se disait qu'il était proche de la réalité.
-Remus, je...
Sirius était sortit de sa léthargie et le regardait désolé. Remus le fusilla du regard et passa une main sur sa pommette montrant qu'il n'avait tout de même pas oublié. Il n'était pas rancunier d'habitude, ou alors il pardonnait plutôt rapidement. Mais lorsque c'était un ami proche qui lui faisait un sale coup, il n'arrivait pas à s'en remettre.
Sirius grimaça, et enfonça ses mains dans ses poches, boudeur. Remus ressentit un pincement au cœur du fait qu'il soit en froid avec Sirius, mais ce n'était en aucun cas sa faute; alors il se promit de ne pas culpabiliser.
Remus vit que Cooper s'était détendue au regard de Sirius et elle se rassit, le dos contre le muret. Sirius fit la même chose en le fixant toujours. Et sans savoir réellement pourquoi, lui aussi s'assit.
C'était un des moments les plus étranges de sa vie. Cela devait bien faire vingt minutes qu'ils étaient tous installés au sommet de la tour nord. Le vent se faisait de plus en plus fort, et Remus observait d'un œil distrait les ondulations que provoquaient les bourrasques dans les boucles blondes de Cooper. Elle avait replié ses jambes sur sa poitrine et ses bras les entouraient. Sa tête sur ses genoux, elle regardait dans le vide.
Sirius évitait toujours son regard et avait l'air de bouder.
Lorsque le tonnerre gronda et déversa sur eux les premières gouttes de sa pluie, rien ne vint les perturber dans leurs pensées.
Remus ne ressentait pas extrêmement le froid. Il sentait juste l'eau lui couler lentement –au départ- dans le dos pour fini par le mouiller entièrement. Il ne fit rien non plus lorsque ses cheveux châtains vinrent lui encombrer la vue. Il écoutait juste le vacarme infernal que faisait l'orage sur le lac. Sirius fut le premier à bouger lorsque le premier éternuement se fit (commencé, naturellement, par Cooper). Il était trempé, ses cheveux bruns retombaient eux aussi sur ses yeux sans qu'il ne fasse rien pour les dégager. Il se dirigea vers Cooper et la releva. Elle eut un sourire de remerciement qui fut coupé par un nouvel éternuement. Il s'approcha ensuite de lui et lui tendit sa main. Tout d'abord surpris, il ne fit rien. Mais l'insistance qu'avait Sirius le fit revenir sur sa décision a son plus grand mécontentement. Il n'arrivait jamais à être rancunier bien longtemps avec quelqu'un comme Sirius. Le Maraudeur eu un grand sourire lorsque Remus lui empoigna la main pour se relever. Remus ne savait plus quoi penser. Il se sentait à la fois ridicule, mais une autre partie de lui continuait à en vouloir à Sirius. Après tout, il l'avait frappé!
OoO
Seul le crissement des plumes, le froissement des parchemins, et les éternuements réguliers d'une sorcière blonde rompaient le silence de la salle commune. Remus était assis à une table, et faisait tant bien que mal son devoir de métamorphose car son esprit était embrouillé par les évènements de la veille.
Remus avait décidé de pardonner à Sirius. Plus pour lui que pour son ami d'ailleurs. Le fait d'être en froid avec quelqu'un ne le mettait absolument pas à l'aise. Il aimait pouvoir discuter, rire, travailler (même si cette dernière option n'était pas le fort de Sirius) et surtout, avec les autres Maraudeurs, il pouvait se confier sur sa lycanthropie, même si cela arrivait très rarement, qui le mettait bien trop souvent mal. Sirius aimait beaucoup faire des petits sous-entendus sur sa lycanthropie lorsqu'ils étaient entourés de monde. Bien sûr il s'arrangeait toujours pour qu'eux seuls comprennent, mais à chaque fois, Remus ne pouvait s'empêcher de le réprimander et de regarder tout autour de lui, certain que quelqu'un avait compris. Des petits surnoms lui étaient attribués comme «mon petit loup». Mais sa condition apparaissait très souvent dans les conversations lorsqu'ils lui disaient qu'il avait une faim de loup, lorsqu'une fille s'approchait trop de lui, ils lui disaient qu'ils allaient faire des louveteaux… Cela l'agaçait proprement mais au contraire, amusaient ses amis. Alors, pour ne pas les peiner, ils les laissaient dans leur joie.
Remus avait remarqué que pour Sirius, l'histoire de la veille était déjà terminée. Apparemment, le fait qu'il était fâché du fait que lui, Remus, voulait parler avec sa protégée ne le dérangeait plus. Il l'imaginait très bien dire: «Pourquoi rester sur ce mauvais souvenir alors que tant de choses nous attendent?»
En ce moment, «la chose» sur laquelle ils travaillaient le plus était le mystérieux professeur de Défense Contre les Forces du Mal.
-J'en ai marre, marre, marre, marre, maaarre!
Cooper. Ne pouvait-elle donc pas se faire plus silencieuse? Certes elle était restée un minimum discrète, pestant silencieusement dans son coin, mais elle l'avait tout de même ramené au présent. Remus releva la tête de son parchemin et l'observa. Elle avait l'air de vraiment se chamailler avec ses devoirs. Devant elle, cinq livres étaient ouverts, de nombreux parchemins avaient été froissés, et ses longues boucles blondes étaient affreusement emmêlées à force de les martyriser. Il ricana en pensant que c'était tant mieux pour elle.
Cooper, s'adossa à sa chaise, lasse et souffla un grand coup. Elle regarda autour d'elle en quête d'une personne connue mais à part les quelques sixième années qui travaillaient, tous étaient dehors à s'amuser dans le parc.
Des chuchotements alertés retentirent dans le groupe de sorcières installées près de la cheminée.
Nelly croisa son regard à peine une seconde et y vu une certaine appréhension.
L'une d'entre elle sortit sa baguette et murmura une formule sur Remus et Cooper. (1)
Tout à coup, ce regard changea, il n'y avait plus de peur. Une certaine sympathie désolée était apparue à la place.
Les rires dans les sièges près du feu s'affaissèrent un peu. Et un calme appréciateur se fit.
Peut être avait il mal vu. C'était sûrement cela. Comment en une journée cette crainte qu'il lui inspirait aurait elle pût disparaître? Mais au fond de lui, il était rassuré. Il n'aimait pas du tout l'idée qu'il puisse effrayer quelqu'un, malgré ce qu'il avait fait. Elle détourna son regard et se replongea dans ses devoirs. Du coin de l'œil, Remus continuait de l'espionner.
Les murmures reprirent apparemment satisfait, mais Remus n'y faisait toujours pas attention.
Il remarqua qu'elle avait beaucoup de mal et à présent, en contradiction même avec ce qu'il avait pensé quelques minutes plus tôt, il aurait bien aimé pouvoir l'aider. Une multitude de question se chamboula dans son esprit. Pourquoi, alors qu'il avait dit la veille qu'il la haïssait et qu'il aurait tout fait pour lui mener la vie dure, se retrouvait-il à l'apprécier? Il ne comprenait absolument rien. Que se passait il donc pour qu'elle lui inspire de la sympathie en cet instant?
Il se retourna pour enfin identifier les rires et remarqua des visages connues lui sourire.
-Shannon, Amy, Latha, Dit il avec un sourire éclatant en se levant pour aller à leur rencontre.
-Remus! On se demandait justement si tu avais pris conscience de notre existence cette année! Dit Shannon en riant et se réinstallant confortablement dans son siège en rangeant discrètement sa baguette.
-Est-ce ton travail de préfet qui t'occupe tant? Demanda Amy.
-J'espère que tu n'en profite pas trop! Maraudeur préfet! Ricana Latha
-Comment as-tu fais? Reprit Amy
-Tu as soudoyé McGonnagall? Questionnait Shannon.
-Mais non, arrêtez!
-Aha! Tu ne réagis que maintenant! C'est donc bien le cas! s'exclama Latha en le pointant du doigt avec un grand sourire vainqueur.
-Ton sens de déduction m'impression Latha. Toujours aussi bonne en Divination?
-Toujours, comme tu l'as remarqué! Si je continue comme ça, le ministre de l'éducation devra revoir les notes.
-Comment veux-tu qu'il y ait pire que Troll! C'est déjà bien assez rabaissant!
-Tu t'imagines toi avoir un troll à tes BUSE's? J'imagine même pas ce que dirais mes parents…
Alors qu'il allait émettre une hypothèse sur la réaction qu'auraient les parents de Latha à cette nouvelle, il fut attiré par l'entré fracassante de ses amis dans la Salle Commune.
James courait, manquant de s'affaler sur un premier année qui passait, tandis que Peter et Sirius sautaient d'un pied sur l'autre impatient.
-Remus! Il faut que tu viennes de suite! S'écria James en l'attrapant pas le bras. Remus fit donc un vague salut aux filles et courut à la suite de James.
-Hey! Tu ne nous dis pas bonjour James? Bougonna l'une d'entre elle.
Remus ne sut pas laquelle, James l'entraînait déjà à vive allure par le portrait de la Grosse Dame. Sachant déjà de quel sujet il s'agissait il demanda.
-Vous avez découvert quelque chose?
-Pas le temps de parler. Il sera sûrement partie avant que nous ayons pu savoir quoique se soit. Ca avait l'air intéressant en tout cas.
-On l'a entendu dire à quelqu'un qu'il avait un rendez vous important avec la cheminée…. On voit tout de suite où il veut en venir.
-Où avez-vous entendu ça?
-Au septième étages, le renseigna Peter.
-On va passer par tous les raccourcit possible, dit Sirius. Peter, c'est ton étages celui-là, où est le plus proche?
-Heu…, il ralentit et s'arrêta.
-Peter! On n'a pas le temps là!
-Mais je cherche! Il regarda autour de lui et il sourit. Le plus proche est sûrement celui du Chevalier à la lance imaginaire, dit-il en se remettant à courir avec les autres.
-Et ensuite? Demanda Remus.
-Ensuite on passera par le mur de l'armure au casque à plume du couloir de la salle d'Arithmancie. Il est plutôt fin. Après on sera dans l'aile Sud.
-Et?
-Et c'est le côté de Sirius après. Il nous emmène dans les passages qu'il connait. Et normalement on est arrivé dans dix minutes si on garde se rythme, poursuivit James.
Ils ralentirent lorsqu'ils furent dans un couloir du septième étage où une immense tapisserie représentant la stupide tentative de Barnabas le Follet d'apprendre à des trolls l'art de la danse était placé sur un mur face à une porte inconnu à Remus.
-C'est ici? Demanda-t-il.
-Ouais. On passait par là avec Sirius, en faisant les plans de chaque pièce de cet étage.
-Mais on était surtout absorbé sur qui était ce prof. Depuis le soir du début de l'année il ne m'inspire pas confiance!
-Il me fait peur à moi, dit Peter.
Remus regarda Sirius et James. Même si aucun d'eux ne le disaient vraiment, ce professeur ne leur faisaient pas battre des ailes non plus. La force qu'il avait dégagé était abominable… C'était pourtant un excellent professeur de Défenses Contre les Forces du Mal et tout le monde l'appréciait. Sauf eux car dès le premier jour, la mauvaise impression qu'il avait présentée –contre son gré- était resté dans les mémoires.
-Où cette porte nous emmènera-t-elle?
-Dans un placard vu l'espace étriqué dans lequel nous avons été tout à l'heure, répondit James.
-Par curiosité on y était entré et on a entendu Dohrn dire à quelqu'un de revenir par la cheminée dans vingt minutes le temps qu'il aille chercher quelque chose… On est tout de suite partit vous chercher.
-On s'expliquera après, la conversation ne va pas nous attendre!
Sirius se dirigea donc vers la porte et l'ouvrit silencieusement. James, Remus et Peter le suivirent.
-C'est vraiment exigüe! Ce serait bien si nous pouvions être installés plus confortablement!
A peine Sirius avait maugréé ces mots que le placard s'agrandit assez pour qu'ils y soient tous à l'aise.
-C'est génial!
-Arrête de t'enthousiasmer Peter, on va se faire repérer.
-Excusez-moi…
Malgré la remarque de James, tous étaient réellement excité à l'idée de cette nouvelle salle. Remus ne comprenait pas vraiment comment elle marchait mais elle était très utile pour le moment. Des voix se firent entendre à travers le battant du placard. Remus murmura une formule et une ouverture en forme de losange s'ouvrit à leur vue sans l'être pour les individus de l'autre côté.
C'était une salle vaste à dominante verte. Une Grande baie vitré permettait d'avoir une vue sur toute la forêt interdite et devant celle-ci, un grand bureau en merisier. Il était encombré d'une multitude de dossier, de parchemins souillés par une écriture rapide et de nombreuses cages renfermant des bestioles que Remus n'avait jamais vues. En observant le reste de la pièce, il remarqua que les murs étaient recouvert de grandes affiches de monstres, de sorciers connus pour leurs exploits en temps qu'Auror, ou bien des recherches sur les sorciers qui pratiquaient une magie dite noire. Le sol devait supporter un bon nombre de bocaux et de cage où des animaux, toujours inconnu à Remus, se mouvaient.
Une grande cheminée, où de petites boîtes étaient installées, trônait au milieu d'un des murs et réchauffait la pièce de son feu. Agenouillé devant l'âtre, le professeur Dorhn conversait avec une tête qui dansait dans les flammes.
-… te l'ai déjà dis Antonin, tu n'es pas censé apparaître dans les cheminé de Poudlard! Quelqu'un pourrait te voir et ce serait assez gênant pour ma carrière! Une pointe de sarcasme perçait la voix de Dorhn.
L'interlocuteur dit quelque chose qui ne parvint pas aux oreilles des Maraudeurs. En revanche leur professeur avait très bien comprit et sifflait de rage.
-Tu es exaspérant tu le sais? Et c'était quoi cette idée de faire toute cette agitation sur le chemin de traverse? Cette fois, il n'y avait plus d'ironie dans son timbre; en revanche, une colère contenue restait présente et sifflait méchamment.
Dorhn s'assit en soupirant et Remus put voir le visage qui était dans l'âtre. Il eu un mouvement de recul lorsqu'il mit un nom sur ces traits. Antonin Dolohov. Pendant l'été, une petite troupe de Mangemorts s'étaient faite appréhendée sur le chemin de traverse. Les Aurors avaient à peine eut le temps d'enregistrer dans les anémemoires le nom et le visage de tous, que le Grand Mage Noir était apparu avec d'autre de ces fidèles et avait libéré les autres…
Dans un numéro spécial de la Gazette, des avis mouvants les montraient au grand jour. Il se souvint lorsqu'il avait lu cet article. Il avait été affreusement choqué d'apprendre cette attaque et le nom des victimes. Des amis.
-Antonin, tu diras au Maître que je lui donnerai mon rapport le plus rapidement possible. Pars maintenant.
Maître? Remus n'en revenait pas. Il sentit le souffle contenu de Sirius à côté de lui et sa colère croissante. Il se reprit lui-même car apprendre que… non, Dumbledore n'aurait jamais permis ça. Il ne se serait jamais fait berner de la sorte surtout. D'après les journaux, les Mangemorts avaient une marque sur leur bras, un serpent comme la Marque des Ténèbres. Il serait donc possible de le vérifier…
La brusque relevé de leur professeur les fit sursauter. Il fixa intensément leur cachette et fit un pas lent vert le cabinet en sortant sa baguette
-Nonononon! Paniqua Peter en se reculant si subitement qu'il fit tomber un bocal.
-Peter! S'exclama silencieusement Sirius.
-Taisez vous, vous deux! Grogna Remus.
-Mais ouvrez la porte nom d'une gargouille!
-Elle ne s'ouvre pas!
-Vous êtes vraiment des incapable!
-Beurk! C'est quoi ce truc gluant?
-On vous a dis de vous taire bon sang! fit James en donnant un coup de coude à Peter.
-Il est passé où? Chuchota Remus en regardant par le petit interstice qu'avait créé Remus plus tôt.
A peine l'eut il demandé que la porte s'ouvrit à la volé sur Dorhn.
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Fin du chapitre 5. A vrai dire, je ne sais pas du tout quoi penser... J'espère qu'il vous aura plu c'est la première chose à savoir. Sinon, dites moi ce qui vous semble incompréhensible, incohérent, absurde, ou peut être bon. Merci!
En espérant vous revoir dans une review!
Calimero
(1): si vous cherchez à savoir quel sort à été lancer, c'est bien simple. C'est un sortilège d'Allégresse. A quoi sert il? A enlever toute animosité entre personne soumise au charme.
