Disclaimer:Et c'est repartit pour un tour! Eh oui, comme toujours ce chapitre ne serait pas si cette charmante Madame Rowling n'avait pas eut la somptueuse idée d'inventer le sorcier à lunette et ses compagnons. Donc comme de coutume, remercions la chaleureusement car même si je ne gagne rien en écrivant ces quelques lignes, j'apprécie beaucoup les écrire!

Note de l'auteur: Malgré cette longue attente due à pas mal de complications (entre autre la perte du cahier où j'avais manuscrit tout le chapitre gloups!, et le fait que mon ordinateur ait été privé de deux semaines d'Internet ( à mon plus grand malheur)), je poste enfin le chapitre 6. Vous verrez, beaucoup de changement de relations entre les personnages ont lieu et un mystère met Nelly dans tout ses états. Je n'en dis pas plus et vous laisse lire, en espérant que toutes ces lignes vont vous contentez!

Ps: Ce chapitre n'ai pas basé sur les même modes d'écriture que les précédents. J'ai axé ce sixième chapitre sur les sentiments de Nelly, les descriptions tant du château que des personnages et de quelques connaissances qu'elle acquiert (ou qu'elle a acquit par des recherches). Donc, pour faire vite, les dialogues ne sont pas ce qu'il y a de plus présent. Dites moi ce que vous en pensé (je m'adapterai en fonction des commentaires!) !

BONNE LECTURE

Au Clair de Lune

Chapitre 6

Le mois d'octobre débutait à peine et déjà le mauvais temps commençait. La pluie battait les fenêtres avec force et le vent puissant faisait vriller les feuilles d'automne. Les couloirs étaient toujours emplis de sorciers avides de chaleur et de confort, et, très souvent, la bibliothèque, la chambre de repos du cinquième étage et les salles communes étaient surchargées.

Alors que la Grande Salle résonnait des faits divers, ragots et parlotes en tout genre des sorciers qui déjeunaient, dans un couloir inhabituellement vide, une jeune fille sortait d'un pas lourd de la classe de son professeur de Métamorphose. La tête basse et le regard triste, Nelly arpentait le couloir en direction de sa Salle Commune lorsque derrière elle, la porte se rouvrit de nouveaux et cette fois, sur le professeur McGonagall. Le visage sévère, elle s'approcha de son élève.

-Il ne servirait à rien de jeûner miss Cooper. La Grande Salle est de ce côté.

-Je le sais professeur, répondit-elle d'une voix enrouée.

-Je vous assure miss Cooper, commença le professeur McGonagall ayant comprit le malaise de la sorcière, qu'avec un travail plus sérieux, le fruit de vos efforts seront inscrit dans vos notes. Si besoin est, je sacrifierai de mon temps libre pour vous faire rattraper votre retard.

Nelly eut un sourire sans joie et elle persistait à ne pas regarder son professeur.

-Nelly, vous êtes une jeune fille intelligente et pleine de ressources, j'ai confiance en vous, reprit elle d'une voix étonnement douce ce qui fit lever la tête de Nelly.

Elle remarqua alors que McGonagall était très grande et cette vastitude était d'autant plus accentuer par son corps longiligne. Son regard n'était plus aussi dur et sévère qu'à l'accoutume. Il avait une certaine douceur inconnue qui disparut malheureusement très vite, pour être remplacé par ces traits sévères qui lui marquait déjà son visage.

-Bien, j'attends donc de vous un travail approfondi et pas seulement dans ma discipline, nouveaux regard sévère que Nelly évita, pendant vos temps libres. Le Brevet Universelle de Sorcellerie Elémentaire est à la fin de l'année et si vous n'avez pas acquis les rudiments, je crains que vous n'ayez plus de mal que vos camarades. Demandez-leur de l'aide, je suis certaine qu'ils seront ravis de pouvoir vous aider. Ah, j'oubliais, le professeur Meyers m'a fait parvenir vos dernières notes en Potion. Excellent.

Nelly vit une esquisse de sourire et son professeur tourna les talons en direction du Hall. Elle fit mine de la suivre mais lorsqu'elle ne vit plus le pan de robe de McGonagall, elle aussi fit demi-tour pour se rendre dans la tour de sa Maison.

Malgré les dernières paroles réconfortantes, elle ne pouvait sortir de sa tête le discourt qu'elle avait tenu dans la salle de classe. Elle soupira. Depuis peu son moral n'était pas loin de toucher les profondeurs abyssales de l'océan et le tout était agrémenté par une grande fatigue. La pleine lune se rapprochait inexorablement provoquant chez elle des poussées de fatigue qui l'empêchait de se concentrer sur ses devoirs. Alors les exercices s'accumulaient sans qu'elle ne les fasse et les professeurs lui en donnaient des supplémentaires pour qu'elle se remette à niveau. C'était un véritable cercle vicieux et une fois de plus elle soupira, las.

Elle donna le mot de passe à la Grosse Dame et s'arrêta derrière le tableau. Elle sourit. Elle adorait cette pièce circulaire. Malgré le fait qu'elle soit exagérément encombrée, que ce soit sur les murs que sur l'espace de la salle, elle dégageait quelque chose de particulièrement chaleureux et de confortable. De nombreuses tapisseries surchargeaient les murs de telle sorte qu'il était difficile de voir les pierres vieillies par le temps. Des tapis à la couleur dominante rouge et or, les tons des Gryffondors, recouvraient le sol et la multitude de canapés et fauteuils emplissaient le restant de l'espace. Une table dans un coin de la pièce pouvait accueillir une vingtaine d'élèves consciencieux, ce qui n'était pas très réputé dans cette Maison et Nelly avait remarqué que bon nombre des étudiants préféraient travailler sur les fauteuils –lorsqu'ils étaient libres- devant la cheminée. Et plus d'une fois, elle en vit à même le sol, regroupés par petits groupes, les jambes battant par à-coups régulier l'air et le regard penseur devant une feuille de parchemin.

Pensant qu'il serait tout de même mieux pour sa concentration en vu de l'agitation qui surviendrait les Gryffondors revenus dans leur antre, elle alla s'asseoir à la table se donnant l'impression de s'emprisonner elle-même dans le monde de l'ennuie et de l'effort. Elle resta pendant quelques secondes sans bouger, seulement à observer les minces filets d'eau glisser sur les vitres de la Salle Commune. Puis, d'un geste las, elle se pencha sur son sac et pris quelques rouleaux de parchemins et sa plume. Elle chercha dans son esprit ce qu'il était urgent de faire et elle trouva avec un sourire. Dans deux heures, elle avait un cours de Potion où il fallait rendre un devoir. Se replongeant une nouvelle fois dans son sac, elle empoigna son livre Manuel avancé des potions et filtres niveau 5 de Martha Greer, et le posa à côté d'elle. Puis, rapidement elle remonta dans son dortoir chercher les ouvrages qu'elle avait préalablement empruntés à la bibliothèque et redescendit droit sur sa chaise, reposant sur le manuel les paperasses. Lentement, et surtout proprement, elle écrit le titre du devoir : « La pierre de lune »

Les Potions. Voilà une discipline qui méritait d'être enseignée ! C'était même un art étant donnée les possibilités infinies et les sens qui étaient requis, voir même indispensable. Juste avec les bons ingrédients et une bonne préparation, il était possible de créer toutes sortes d'antidotes, de concentrés de vérité et même des poisons pour les mal intentionnés. Avec un sourire franc cette fois, elle ouvrit son livre et commença à rédiger.

Lorsque le tableau de la Gross Dame s'ouvrit comme elle l'avait prédit, avec les conversations bruyantes des Gryffondors qui revenaient du déjeuner, elle finissait tout juste son devoir. Très fiers d'elle, elle le relut, corrigeant les quelques fautes qui s'y étaient insinuées et se promit d'aller à la bibliothèque rapidement pour compléter et perfectionner un passage qu'elle avait lu un jour mais dont elle ne se souvenait plus de tout. Elle releva la tête et vit Sirius s'approcher d'elle tout sourire.

-Alors, on travail ?

-Comme tu le vois, répondit-elle en lui rendant son sourire. Je viens tout juste de finir mon devoir de Potion.

Sirius Grommela. Il était souvent dis de génération en génération que l'art des Potion était une pratique de Serpentard, et comme l'avait remarqué très rapidement Nelly, Sirius avait une aversion poussée envers tout ce qui touchait de près ou de loin les verts et argents.

Malgré la gêne qu'elle éprouvait du fait que Sirius l'apprécia beaucoup alors qu'elle n'avait rien fait de spécial pour se faire aimer, elle était désolée de voir le mécontentement de Sirius lorsque leur professeur de Potion lui faisait des éloges. Nelly songea qu'elle aussi haïrait les Serpentards avec la famille que devait supporter Sirius. Elle avait déjà eut plusieurs fois affaire à sa cousine, Bellatrix Black, et ses amies et une fois, elle avait remarqué un jeune garçon et Sirius gronder dans un couloir. Elle avait appris plus tard que c'était son petit frère, Regulus Black, qui d'après lui, tombait de plus en plus dans la perversion de la magie noire. Lorsqu'il lui eut dit ça, elle en avait eu un pincement au cœur. Apparemment, Sirius l'avait vraiment beaucoup aimé non seulement comme un frère mais aussi comme un confident et était à présent profondément déçut des agissements de son cadet. Comme quoi tout le monde changeait.

Ce souvenant avec une lassitude certaine des mots de McGonagall elle sortit sa baguette et la pointa sur sa plume devant elle.

-Plumascarum

La plume se noircit et se ratatina légèrement sur elle-même mais restait tout de même bien matérialisée en plume sur la table au grand mécontentement de Nelly.

Elle grommela. Ce n'était pas qu'elle n'aimait pas cette discipline mais elle n'arrivait pas à reproduire ce que lui demandait son professeur et cela, à chaque cours. A vrai dire, McGonagall l'intimidait. Pour beaucoup certes c'était le cas, mais Nelly se sentait oppressée pendant les leçons par son regard perçant et redoutait le moment ou son professeur allait fondre sur elle pour lui faire des remontrances sur son manque de concentration et de travail.

Une nouvelle fois, elle tenta, mais n'arriva à rien.

Les yeux dépassant de son magazine de Quiddich, Sirius observait les vaines tentatives de Nelly, fit la moue et se redressa.

-Tu ne prononces pas correctement la formule et tu es trop sèche avec ta baguette.

Nelly releva la tête vers lui et lui fit son plus beau sourire, certainement le plus franc depuis longtemps et il le lui rendit timidement.

-Tu accentues trop la première syllabe, en revanche, le « mas » doit être clair et c'est sur ce son que tu dois faire un tour avec ta baguette, de la droite vers la gauche en partant du bas. Regarde.

D'un geste gracieux, il sortit sa baguette de sa poche et prononça la formule avec le geste approprié. Tout fonctionna comme il se devait. La plume prit peu à peu l'apparence d'un scarabée noir et sa carapace brillait sous la douce lumière de la Salle Commune. Avant que le petit insecte ai put s'échapper, Sirius lui lança un sort et dans un «Pop ! » il redevint une plume blanche et scintillante.

-Tu vois, ce n'est pas compliqué. Allez, à toi.

Il tourna la chaise de façon à être face au dossier et posa ses bras dessus calant sa tête sur ses poignets.

-Heu… Très bien. Plumascarum !

Tout ce passa comme pour sa première tentative et elle soupira.

-Tu n'écoutes pas ce que je te dis, signala-t-il en la jugeant du regard. Accentue le « mas » et non pas la première syllabe et fait le tour avec ta baguette de…

-De la droite vers la gauche en partant du bas, coupa-t-elle mécontente.

-Tu vois, tu le sais. Alors met le en pratique !

D'un geste de la baguette, Sirius redonna à la plume sa couleur et sa taille originelle.

Elle recommença une nouvelle fois et cela lui parut prendre un temps considérable de voir la plume noircir pour devenir charbonneuse, se ratatiner et se mettre en boule, que les filaments se regroupent pour former une carapace dure et solide et qu'il en sorte enfin six pattes fines et deux antennes sur une tête... inexistante.

Sirius étouffa un rire et pris l'insecte entre ses deux doigts pour l'observer de plus près.

-C'est déjà un bon début mon petit scarabée!

-Te moques pas de moi, dit Nelly boudeuse de ne pas y être arrivée entièrement.

-Tu y était presque, recommence.

Encore une fois, il sortit sa baguette et de ce même geste gracieux qu'il avait, redonna au scarabée sa forme naturelle de plume.

Il lui fallut encore quelque essaie pour qu'elle parvienne à faire l'insecte dans toute sa forme -sans aucun membre manquant- et quelques uns de plus pour atteindre ce but à chaque tentative. Sirius bailla fortement, montrant sans aucune gène l'ennuie profond qui le prenait et se leva.

-Maintenant que tu sais faire ce sort, tu n'as plus besoin de mes services. A tout à l'heure, lorsque tu auras finis tes études!

Et précipitamment, comme s'il redoutait que Nelly le rappelle et qu'il ne puisse lui refuser un service de plus, il partit à grandes enjambées rejoindre Shannon qui lisait un livre au coin du feu.

Il avait eut raison et avait en effet bien fait de partir rapidement. Nelly pinça les lèvres, frustrée et se remit furieusement devant ses feuilles de cours. Elle avait encore des tonnes de choses à faire et seule, elle n'y arriverai pas! Ce qu'elle pouvait être idiote! Sirius réussissait bien sans travailler, pourquoi pas elle! La plume dans sa main se cassa.

Soudain, un morceau de parchemin se matérialisa devant elle. L'écriture était très fine, saccadé et légèrement penchée.

«Tu as besoin d'aide?»

Toute sa colère se dissipa grâce à ses quelques mots. Il y avait encore des gens -ou du moins une personne- qui se sentait capable de venir en aide à une idiote comme elle? Impensable. Nelly regarda devant elle, de l'autre côté de la table, mais aucun des étudiants n'avaient l'air de prendre conscience de sa présence trop occupés à ce concentrer sur leurs problèmes. Alors elle se retourna sur sa chaise et observa les autres élèves.

Assis sur l'un des fauteuils près du feu, entouré de Shannon, Sirius et Amy, Remus Lupin la regardait fixement. Il lui fit un petit sourire timide.

Prise au dépourvu, Nelly détourna les yeux et fixa le bout de parchemin qui était apparue devant elle quelques instant plus tôt. Elle scruta une nouvelle fois l'écriture et analysa chacune des lettres qui formaient un mot, puis ceux-ci assemblés, une phrase:

«Tu as besoin d'aide?»

Encore une fois, elle reporta son regard sur Lupin qui haussa les épaules avec ce même petit sourire réservé accroché au coin de ses lèvres.

Décidément, elle n'arrivait pas à comprendre ce qui traversait l'esprit du garçon; d'ailleurs, elle n'arrivait pas non plus à faire le clair avec ses pensées! Elle ressentit un élan de sympathie envers lui et elle n'arriva plus à refouler ce sentiment comme auparavant. Malgré le fait qu'elle se ressasse qui il était, ce qu'il lui avait fait, cela ne l'empêchait plus de commencer à l'apprécier. Il développait tant d'effort pour la "charmer" en se fondant en excuse avec ses doux sourires et ses yeux attentifs... Elle ne pouvait plus les ignorer et le haïr comme il se devait. Longtemps elle avait réfléchit à sa condition et non. Non, elle ne pouvait pas i vraiment /i lui en vouloir. Elle se rappela du premier soir où la transformation eut lieu et de la souffrance qu'elle avait ressentit. A ce même moment, Lupin endurait le même supplice et il lui était impossible d'ignorer cela. Et puis il lui revint en mémoire l'instant où, ayant repris conscience le lendemain matin, le petit cabinet qui l'avait enfermé durant la nuit avait été dévasté sans qu'elle ne s'en souvienne. Il en était sûrement de même pour lui... Lupin n'avait eut aucun contrôle de son corps et avait agit en fonction de l'instinct animal qui avait pris le dessus.

Alors qu'elle s'apprêtait à lui répondre elle ne savait trop quoi, Peter déboula dans la Salle Commune, tout haletant et riant déjà à moitié.

-Hé, les gars!

Il manqua de trébucher sur un deuxième année allongé au sol, qu'il réussi à enjamber de justesse et arriva finalement devant Sirius et Remus qui étaient assis auprès du feu. Tous deux relevèrent la tête surpris.

-J'étais avec James, il remplis ses poumons d'air, et le piège de troisième étage, il reproduit une nouvelle fois cette action sous le regard consterné de Sirius et rieur de Lupin, s'est déclanché vous savez sur qui?

Il avait un grand sourire niait sur son visage tout rond et sans attendre aucune réponse de ses amis il dit en riant:

-Rogue!

Ce simple nom fit relever Sirius de son fauteuil avec un sourire plus que large. D'autre Gryffondor qui avaient été perturbé par l'arrivée discrète du Maraudeur commencèrent à se parler entre eux sur ce qu'ils venaient d'entendre. Rogue n'était guerre apprécié dans cette Maison non seulement parce qu'il était un Serpentard, mais aussi parce que les Maraudeurs lui vouaient une haine sans merci et que chacun leur attribuait d'office la raison.

-Vraiment? Et James, il est où?

-Bah, à ton avis! Lança-t-il toujours essoufflé par sa course. J'étais avec James lorsqu'on a entendu Nick-Quasi-Sans-Tête dire qu'un "pauvre garçon au teint cireux et aux cheveux noirs" s'était pris un saut plein d'empestine sur la tête au troisième étages! T'imagines bien qu'il n'a pas voulu attendre pour voir ça!

-Et tu peux me dire ce qu'on fait encore là? S'écria Sirius sous les rires des étudiants qui eux-mêmes se levaient pour aller rire un peu en allant observer le spectacle. Remus! En avant toute!

Il lui prit le bras sans demander l'avis à ce dernier et sous les yeux de Nelly, il fut irrémédiablement entraîné vers la sortie. Juste avant de passer par le trou caché du portrait de la Grosse Dame, Lupin lui lança un regard désolé.

Saleté! Son dernier recourt pour lui venir en aide venait d'être entraîné vers la sortie!

Furieuse, Nelly pesta sur sa plume déjà cassé qu'elle démoli avec plus de force en la tapant fortement sur la table. En face d'elle, les quelques travailleurs qui n'étaient pas aller mirer ce pauvre Rogue recouvert d'empestine, la regardèrent très bizarrement. Ce n'était pourtant pas elle qui était la risée de Poudlard en ce moment même! Avec un soupire rageur, elle fusilla du regard les troisièmes années, ramassa ses affaires qu'elle enfourna vigoureusement dans son sac et se leva dans l'intention d'aller continuer ses études à la bibliothèque. Nelly remarqua qu'elle était surtout en colère contre Sirius qui ne lui laissait aucun moyen de s'améliorer étant donné que lui ne voulait pas rester trop longtemps en se présence, comme s'il avait peur d'être atteint de crétinerie aiguë, et qu'il emmenait avec lui son dernier secours. Elle siffla avec mauvaise humeur entre ses dents. Ce n'est pas parce que lui avait tout pour réussir, qu'il était intelligent et doué en classe sans produire le moindre effort qu'il en était de même pour tout le monde!

OoO

Sans prendre la peine de s'excuser, elle bouscula ses camarades et s'engouffra précipitamment dans le cachot pour son cours de Potion. Elle était bien consciente qu'elle faisait un caprice et que cela n'arrangerait pas les choses de se mettre à dos sa Maison mais c'était plus fort qu'elle. De plus la pleine lune arrivait bientôt et elle s'assurait constamment que c'était pour cette raison qu'elle s'irritait facilement -bien qu'au fond, elle avait parfaitement conscience que ce n'était pas vraiment le cas-. Elle ne s'aperçu de la présence de Lily que lorsqu'elle celle-ci déposa ses affaires sur le pupitre en la fixant.

-Qu'est ce qui ne va pas? Demanda elle en reposant son sac à terre.

-Pourquoi est-ce que je n'irai pas bien?

-Oh je sais pas, fit Lily faisant mine de réfléchir, tu fronces constamment les sourcils, tu ne souris pas, tu bouscules tout le monde, tu nous ignore et ton timbre de voix est froid et sec.. Et puis j'ai tendance à remarquer lorsqu'une personne que j'apprécie n'est pas de la meilleur humeur...

Nelly eut un petit sourire qui se perdit rapidement.

-Je n'aime pas la fausse franchise, lâcha-t-elle dans un souffle en lançant un regard noir à la sorcière.

Lily eut un léger mouvement de recul face à cette agression mais ce reprit vite et dit d'un ton calme:

-Qui est le problème? Elle regarda autour d'elle, le reste de la classe finissait de s'asseoir. Elles avaient cours en commun avec les Serpentards qui s'étaient regroupés dans le fond du cachot alors que les Gryffondor occupaient toute l'entrée. La salle de Potion s'étendait sous le lac et les quelques lumières qui se reflétaient sur le visage morose des élèves avaient l'air imprégné d'une couleur verdâtre et légèrement morbide. Le cachot était plutôt grand, dans un coin une gargouille rejetait de sa gueule une eau limpide qui émettait un léger clapotis rendant l'air doucement serein. Ce cachot était sûrement l'endroit le plus frai du château et l'hiver approchant à grand pas, il devenait rapidement glacial.

-C'est un Serpentard qui t'a mis dans cet état de tension?

Nelly grommela.

-Non? Je ne vois pas qui ça peut être alors. Remus?

-Non c'est Sirius, répondit elle ne voulant pas accabler la faute sur Lupin.

-Je peux savoir ce qu'il a fait? Cette fois Lily avait chuchoté. Le professeur Meyers venait de claquer la porte du cachot.

Nelly retroussa ses lèvres, contrariée. Elle n'avait pas la moindre envie de se dire une nouvelle fois idiote.

-En fait... il devait m'aider pour mes cours...

Elle avait pensé que Lily comprendrait tout de suite et qu'elle n'aurait pas à justifier encore, mais la rouquine lui fit un regard encourageant pour qu'elle poursuive. Elle poussa un soupir agacé.

-Il m'a aidé pour les sortilèges en métamorphose mais dès que la première occasion à pointée le bout de la baguette il s'est dépêché, s'est presque enfui en recherche de la main secourable des ses amis!

Nelly accentua le dernier mot et eu un regard triste.

-Je crois que tu n'as pas compris ... Commença Lily en murmurant d'un ton calme avant d'être coupé par la voix sèche de Nelly.

-Je comprend jamais rien c'est ça ? Je suis vraiment stupide à ce point ? Explosa t'elle en silence, chuchotant ses mots avec une colère croissante.

-Miss Evans, miss Cooper, je vous pris d'un peu de calme, merci ! Tonna la voix de Meyers.

-Excusez nous, dirent elles en coeur.

Une fois le professeur revenue sur quelques conseils qu'elle donnait à un des élèves, Lily se retourna vers Nelly.

-Arrête de t'énerver pour rien ! J'allais te dire que tu ne comprenais pas que tu étais appréciée chez les Gryffondor. Je veux dire vraiment appréciée ! Lily rabaissa ses épaules et eut un léger sourire. Black est un personnage, comment dire, trop doué et intelligent pour un comportement aussi gamin. Il n'a pas conscience de la difficulté que peuvent avoir les autres. Tout doit tourner autour de lui ou Potter. Ces deux la sont des cas à part, ils ne se considèrent pas comme des êtres humains. Aux yeux d'une partie de ce collège -composé à la majorité de la gente féminine- ce sont des dieux vivants qui les ont touchées de la grâce divine !

Nelly eut un petit rire.

-Il ne prenne pas en compte l'autre habituellement. Mais étrangement, Black t'est tout de même venus en aide. Travailler est un mot qui n'appartient pas à son vocabulaire...

-Miss Evans ! J'ai demander du silence!

-Oui Madame, veuillez m'excusez. Donc, reprit elle quand Meyers détourna le regard, ce mot vient du jargon pour eux mais cette fois, Black t'ai venu en aide, t'a en quelque sorte "secouru" alors que trimer est la dernière chose qu'il ferait dans sa vie. Je suis certaine que même Pettigrow n'a pas eut droit à ce traitement de faveur!

Cette fois Lily souriait vraiment et ses lèvres s'étirèrent de plus en plus en voyant les joues de Nelly se colorer d'une légère teinte rosée.

-Tu crois vraim...

-Cette fois ça suffit! S'exclama le professeur de Potion. Miss Cooper, ce n'est pas vos excellentes notes qui vous donneront un traitement de faveur de ma part! Allez faire équipe avec Mr Rogue! Allez!

Nelly soupira et regarda Lily avec un sourire d'excuse pour sa saute d'humeur. Celle-ci acquiesça en souriant elle aussi. Elle ramassa ses affaires qu'elle jeta pelle mêle dans son chaudron et vagabonda entre les tables jusqu'à arriver dans le coin le plus sombre du cachot, la table où était assis Rogue.

Il lui lança un regard méprisant que pratiquement tous les Serpentards réservaient aux Gryffondors et reposa ses yeux droit devant. Nelly avait remarqué que Severus Rogue était un spécimen très étrange. Toujours seul, pas vraiment d'ami mais elle était sûre qu'il ne s'en souciait guère, et les yeux plongés dans ses livres à longueur de journée... D'apparence on ne pouvait dire s'il était agréable à regarder ou non. Ses cheveux d'aspect gras retombaient comme deux rideaux autour de son visage cireux. Ses yeux noir donnaient l'impression d'être agressés; ils fixaient d'un oeil perçant et Nelly avait très souvent été déstabilisée. Ses traits étaient plutôt fins et régulier mais son teint blafard donnait l'impression d'un garçon maladif. Il était déjà voûté et on remarquait sa maigreur sous sa robe de sorcier. Pourtant, malgré cela, il restait aux yeux de Nelly imposant et déterminé. Elle avait aussi remarqué que le sorcier n'aimait absolument pas se faire remarquer -peut être du fait que deux Gryffondors turbulents l'avaient pris comme souffre douleur- et qu'il se dissimulait dans les coins les plus reculés, en cours de potion dans celui le plus sombre, et prenait des notes pointilleuses pendant les cours sans poser de questions ou participer à la vie de la classe. Il donnait l'impression de vouloir disparaître de la vue des autres sans pourtant ne pas exister à leurs yeux. C'était vraiment trop contradictoire mais Nelly n'arrivait pas à trouver d'autres explications avec le peu de chose qu'elle avait vu du sorcier. Elle savait néanmoins qu'elle était peinée de le voir se faire martyriser par Sirius et James car lors de ces instants dévalorisants, les Gryffondors n'était pas la seule Maison à rire... Qui aurait voulu d'un tel traitement?

Elle déposa ses affaires sur son pupitre prenant bien garde à ne pas croiser le regard dédaigneux de son voisin et écouta son professeur.

-Bien, maintenant que tout le monde est près, je vous demande de déposer vos devoirs sur votre table que je puisse les ramasser.

Nelly fouilla dans son sac et sortit les parchemins sur lesquels elle avait travaillé. Si elle n'obtenait pas un Effort Exceptionnel, elle serait déçut. Après tout, n'était-ce pas cette discipline qui lui relevait ces notes catastrophiques en Métamorphose?

D'un geste souple de la main, Meyers fit voler à elle les documents qui se déposèrent d'eux-mêmes sur le bureau qui trônait sur l'estrade, derrière elle.

-Bien. Avant de commencer la potion je vais demander à Mr Rogue de m'expliquer ce qu'est la pierre de lune.

Un faible grognement s'éleva de l'ombre et Rogue se redressa sur sa chaise.

-La pierre de lune est un minerai que l'on trouve principalement au Sri Lanka, Birmanie, Etats Unis, Inde, Madagascar et en Tanzanie dans les roches plutoniques, récita-t-il d'une voix morne et ennuyée. La luminescence fantomatique flottant au sein d'une matière cristalline lui ait dût grâce à la luminosité lunaire. La pierre de lune est un remède efficace pour combattre l'empoissonnement. Monté sur un anneau en or blanc, elle atténue légèrement la brutalité que peuvent avoir les changements sur le corps lors de la transformation de l'humain en loup-garou. Lorsque cette pierre a été traitée, c'est à dire liquéfiée, il est possible de l'incorporer aux potions. Celles-ci deviennent des filtres très puissants comme par exemple la potion qui plonge dans un coma réparateur. Pour liquéfier cette pierre qui a une dureté de 6 sur l'échelle du grand sorcier-chercheur Mohs, il faut l'avoir soumise au premier rayon du soleil qui précède la nuit de la pleine lune.

Lorsqu'il eut fini avec ce même ton monocorde qu'il avait employé durant toute son explication, il se ré adossa sur le dossier de sa chaise et croisa ses bras d'un air indifférent, comme si rien n'avait perturbé le cours de sa vie.

-Excellent, Mr Rogue. J'accorde vingt points supplémentaires à Serpentard même si vous auriez put être un peu plus enthousiaste.

Tandis que les étudiants s'énervaient sur leur devoir incomplet ou mal argumenté, Nelly levait la main attendant de se faire remarquer par son professeur de Potion.

-Oui, Miss Cooper?

-J'ai lu dans un livre chez moi que La pierre de lune était aussi un des éléments les plus important dans la préparation pour l'Imperverum (1)...

Rogue qui se balançait revint brusquement contre sa table en la regardant, ahuri.

-En effet, coupa Meyers. C'est bien le cas mais vous devez savoir que ce filtre est interdit à l'utilisation car c'est un puissant concentré que les Mages Noirs utilisent à mauvaise escient.

-Oui bien entendu mais...

-Rien de plus Miss Cooper. Nous sommes dans une salle de potion et non pas dans l'étude des magies noires, elle lui fit un léger sourire pour clore cette conversation.

-Bien, dit elle vexée.

Nelly mit un coude sur sa table et cala sa tête dans sa main, légèrement boudeuse. Le professeur était à présent revenue sur son estrade et réclama le silence qui se fit aussitôt. Malgré sa carrure fine, elle restait imposante et respectée par sa renommé. Nelly avait lu un jour à la bibliothèque qu'elle avait terminé Poudlard avec un an d'avance et qu'elle avait été classée première à chaque examen de son université. Pendant quelques années Meyers avait travaillé en collaboration étroite auprès d'un certain Nicolas Flamel avec qui elle avait élaboré la potion de sommeil sans rêve et ce fameux filtre qui lui avait valut un prix dans les années 1960: le Félix Félicis.

-Après cette explication tout à fait impeccable de votre camarade je vous pris d'aller chercher les ingrédients dans (elle fit un geste de la main et quelque part dans le cachot, une porte grinça) l'armoire et de vous référez aux consignes du tableau (elle refit ce même petit geste impatient et le tableau noir se couvrit d'une écriture ronde et régulière). La potion étudiée aujourd'hui est celle du coma réparateur. La pierre de lune est le dernier élément à rajouter et il faut que la potion ait reposé une semaine avant de l'associé. Faites surtout bien attention à l'ordre des questions et de ne pas trop abuser de la poudre de narcose lorsque vous l'incorporerez, car un mauvais dosage provoquerait des effluves et vous seriez pris par un élan de somnolence peu approprié pour la suite. Au travail à présent.

Et elle s'assit à son bureau en entreprenant de corriger les travaux.

Nelly se sentait très mal à l'aise. Elle sentait tout contre sa nuque le regard brûlant de Rogue qui n'avait pas bougé depuis qu'elle avait fait sa remarque. Elle ne comprenait pas pourtant, elle avait parlé d'une potion -presque- comme les autres... Mais était-ce cela qui avait relevé l'attention du Serpentard?

Perplexe, elle se leva précipitamment de sa chaise et se dirigea vers l'armoire pour prendre ces ingrédients. Lorsqu'elle revint les bras chargés des éléments requis pour la potion, elle s'assit lourdement à sa place en fusillant du regard le vert et argent. C'était ridicule de s'inquiéter pour un coup d'oeil aussi insistant soit il sans en savoir l'origine.

-Pourquoi est-ce que tu me fixes comme ça? C'est très agaçant!

-Oh, mais pour rien Cooper, dit il d'un ton doucereux.

Nelly sentait ses rétines brûler sous ce regard qui était trop étrange, trop imperturbable et surtout trop indéfinissable. Pourtant elle ne pouvait consentir à baisser les yeux et se montrer faible.

-Je ne t'ai pas pris tes ingrédients, siffla-t-elle entre ses dents. Tu n'auras qu'à te lever par toi même pour faire ta potion.

-C'est très gentil d'avoir pensé à moi Cooper, ça me touche beaucoup...

-Vous n'avez toujours pas commencé votre potion? Mais qu'est ce que vous attendez, s'énerva le professeur Meyers. Mr Rogue, allez chercher vos ingrédients et au travail!

A regret, Nelly le perçut, Rogue détourna ses yeux, se leva et marcha d'un pas lent et résolu vers l'armoire.

La sorcière poussa un long et lourd soupir de soulagement. Il n'y paraissait vraiment pas avec son dos voûté et ses bras malingres mais il dégageait une atmosphère étouffante. Encore légèrement perturbée, Nelly entama de lire les consignes sur le tableau noir.

Elle admirait avec la plus grande discrétion les gestes de son voisin. Elle remarquait, rien qu'en observant ses mains, que Rogue pouvait être très doux et méticuleux dans ce qu'il aimait. Un sifflement aigu la fit brusquement revenir à la réalité de son chaudron. Elle venait d'oublier d'ajouter la douzième gouttes au concentré et était passée à l'étape suivante. Le fluide d'une teinte doré prit une subite tournure verdâtre. Elle perçut distraitement un ricanement dédaigneux à sa gauche. Rogue l'observait lui aussi depuis le début du cours, s'étonnant des capacités de la sorcière. Elle qui était trop occupé à l'étudier n'avait pas été assez prudente. La sotte!

Nelly se précipita vers l'armoire alors que derrière elle, la mixture produisait un sifflement aigu. Du doigt, elle repassa en revue tous les éléments étiquetés à la recherche de l'ingrédient qui résoudrait son problème, elle était certaine de l'avoir vu une fois, sur une de ces étagères... Elle revint au pas de course à sa table et déversa dans le récipient un liquide bleu aux reflets orangés. Elle abaissa prodigieusement la chaleur du feu grâce à sa baguette, incorpora le reste des racines de marguerites broyées et prononça une formule. Avec un soupir de contentement, elle vit le contenue de son chaudron reprendre sa couleur doré de départ.

-Je vous félicite miss Cooper. Vous vous en êtes admirablement sortit. Malgré votre manque de concentration la maîtrise dont vous avez eu recours pour réparer les dégâts récompense les Gryffondors de dix points, lui dit le professeur Meyers avec un sourire. Nelly la remercia et ajouta sa douzième goutte -elle siffla tout de même en pensant à son manque de concentration. Voilà ce que cela lui avait coûté d'épier son voisin- et reprit le reste des explications du tableau en omettant cette fois aucune bévue.

-Bien, dit le professeur de Potion un peu plus tard, Vous devriez à présent voir tournoyer dans vos chaudrons un liquide dense de couleur bleue saphir.

Rogue grogna. Sa potion était un peu trop liquide en comparaison de celle de Nelly, qui était trop parfaite.

-Veuillez remplir une gourde étiquetée à votre nom que vous apporterez sur mon bureau la sonnerie déclanchée.

A cet instant là, le château résonna la fin du cours. Les étudiants entreprirent de ranger leurs affaires quand le professeur les rappela à l'ordre.

-Je veux une salle propre alors nettoyez-moi vos tables et remettez les ingrédients inutilisés dans l'armoire! Wilkes! (Ce dernier qui appartenait à la maison des Serpentards ce tourna vers le maître des potions, et la fusilla du regard) Je vous pris de nettoyer le sol incrusté par votre incompétence d'aujourd'hui et vous reviendrez ce soir pour désinfecter l'odeur qui règne dans ce cachot. Merci et bonne fin de journée! Dit elle avec un sourire.

Nelly entendit vaguement ce dernier bougonner des injures contre son professeur, lui promettant aucun répit les jours à venir. Elle fourra pêle-mêle le plus rapidement qu'elle pu ses ustensiles dans son sac et se précipita en dehors du cachot. Elle était de plus en plus inquiète. Rogue n'avait pas cessé de l'observer travailler, se perturbant lui même dans l'application du filtre durant ses deux heures. D'abord ce fut sa remarque qui attira l'attention du Serpentard et puis son manque de concentration tout a l'heure lui a valut d'autant plus de surveillance. Elle avait sentit tout en elle la perplexité et la gêne d'être étudié durant la dernière heure. Il avait perçut le moindre de ses gestes, avait espionné tous les dérivés dont elle avait eut recours, ne se souciant pratiquement plus des consignes pour mettre à l'oeuvre sa potion. Effectivement, Nelly -comme Rogue d'ailleurs- utilisait les consignes du tableau comme support à son imagination et à sa présence d'esprit. Elle prenait l'idée de base et la perfectionnait, la façonnait à sa manière en recourant à d'autres produits, d'autres procédés qui à la fin arrivait à un résultat plus conséquent.

Elle était à présent dans le couloir et marchait vite pour pouvoir mettre un maximum de distance entre elle et ce Serpentard qui la tourmentait tout particulièrement avec sa seule présence.

-Nelly! Hé, Nelly, attend! Cria une voix à l'autre bout du couloir. Elle se retourna et vit Lily courir à elle.

Arrivée à destination, la jolie rousse qui n'avait absolument aucune endurance dû prendre son temps pour retrouver un rythme cardiaque normal.

-Ca va aller? Lui demanda Nelly avec un sourire perceptible dans son intonation.

-Oui ça va aller, laisse moi juste le temps de respirer, répondit la sorcière en riant elle même de sa situation.

-C'est si important que ça?

-Non, même pas!

Le rire de la sorcière se perdit au fond de sa gorge lorsqu'elle discerna une nouvelle fois le regard d'un brun charbonneux qui persistait à la déstabiliser. Il avait le nez plongé dans un manuel à la couverture noire et à la reliure d'un rouge sombre, lui jetait des coups d'oeil frénétiques et revenait se coller le nez dans les pages du grimoires pour reporter une nouvelle fois ses yeux obscurs sans une once de lumière sur elle. Sur ses lèvres, un inquiétant sourire s'était formé; il la scruta une nouvelle fois en long et tourna au coin du couloir. Nelly se trouvait paralysée, les pupilles rétrécit à leur paroxysme en prenant cette fois réellement compte du danger que pouvait avoir Rogue sur elle. Ce sourire...

-Pourquoi est-ce qu'il te regarde comme ça? S'étonna Lily qui avait remarqué le comportement du Serpentard.

-J'en...j'en sais rien..., bredouilla-t-elle.

-Tu es sûre que ça va aller? Reprit Lily inquiète en s'approchant de Nelly.

-Je pense oui... mais je ne comprend pas, il m'épit depuis le début du cours...

-Il ne te fera rien je t'assure, la rassura la sorcière. Je voulais savoir, tu te mets à côté de moi en cours de Sortilèges? Je pourrais t'aider de cette manière. Etant donné que c'est ma matière favorite et que j'ai disons... quelque facilité, j'aurai tout le temps à te consacrer!

Nelly en oublia presque le comportement de Rogue et lui souri de toutes ses dents.

OoO

Elle avait l'impression que ses poumons allaient imploser tellement ils lui brûlaient. Ses jambes n'allaient elles non plus certainement pas tenir très longtemps cette cadence qu'elle tenait pour échapper à son chasseur. Ses oreilles bourdonnaient et elle sentait toute sa peur se répercuter en elle comme des claquements de tambours. Étourdit, elle s'arrêta net et en ressenti un léger vertige. Merlin. Ces yeux d'un jaune criard lui vrillaient les pupilles, lui brûlaient la rétine. Elle se sentit défaillir. La gueule du montre était barrée d'un semblant de sourire sardonique qui laissait voir de la salive s'écouler de ses dents jaunis. Elle recula d'un pas, tremblante comme une feuille. Elle n'arrivait pas a détourner son regard de ces deux yeux jaunâtres, avide et impatient de fondre sur sa proie. Son coeur battait tellement fort dans sa poitrine qu'elle avait le sentiment que toute la forêt l'entendait. Si seulement ce pouvait être possible, si seulement quelqu'un pouvait i réellement /i l'entendre et lui venir en aide.

Elle recula d'un nouveau pas mais cela ne changea absolument pas la donne. Le loup-garou aussi avançait pour ne pas perdre un seul de ses souffles de peur.

Soudain, dans le silence de la forêt, un bruit d'étoffe se fit percevoir. Ce fut tellement étrange qu'une telle chose se produise à un pareil moment, qu'elle détourna sans même y penser ses yeux du chasseur. Elle pensa défaillir lorsqu'elle reconnu les deux rideaux de cheveux noirs tomber de part et d'autre du visage cireux du sorcier. Rogue, avec sa même allure voûtée, était entre les arbres et l'observait de ses petits yeux noirs et glacés. Il tenait dans ses mains pâles une sorte de carnet où il griffonnait toutes ses réactions. Il lui lança un regard moqueur, chargé d'animosité et eut un rire diabolique qui finit de lui glacer le sang.

Nelly se réveilla en sursaut, le visage humide de larme et le corps trempé de sueurs froides. Merlin... Ce n'était qu'un rêve, un simple rêve... pourtant si différent des précédents. Elle revit le sourire sardonique de Rogue et frissonna. Sa respiration était forte et saccadée et son coeur lui tambourinait la poitrine. Elle voulu fermer les yeux pour se remettre de ses émotions mais à peine le geste fut fait qu'une panoplie d'images vint envahir son esprit. Elle rouvrit rapidement ses paupières et poussa un gémissement plaintif. Elle se rallongea dans son lit en position foetal et tenta de reprendre un rythme cardiaque des plus normal. Puis, lorsque cela fut à peu près réussi, elle s'assit sur le rebord de son lit en tremblant de tous ses membres. Elle posa un pied à terre et alla dans la salle de bain d'un pas incertain et chevrotant. Lorsqu'elle se fut passée de l'eau fraîche sur le visage qui finit de la réveiller pour être sûre qu'elle ne se rendorme pas avant d'avoir oublié toutes ses horreurs, elle ouvrit la porte de son dortoir et descendit dans la Salle Commune.

D'un oeil éteint, Nelly observait les bourrasques de vents qui faisaient vriller les feuilles d'automne devant la fenêtre. De nouveau seule avec ses pensées tortueuses, elle ne pouvait empêcher l'image de Rogue s'insinuer dans sa tête. Elle se colla le plus qu'elle pu contre la vitre glacée pour atténuer la chaleur de son corps qui la faisait tant transpirer que sa chemise de nuit lui collait la peau et reporta son regard sur le lac noir et les ondulations que provoquaient la pluie.

Des bruits de pas à l'étage supérieur attira son attention. Elle tourna la tête et vit les jambes d'un garçon descendant les escaliers de son dortoir. Lupin. Remus Lupin avait l'air tellement las et fatigué; il porta une main à ses cheveux qu'il ébouriffa d'un geste ennuyé, soupira et se dirigea vers les fauteuils en face de la cheminée. Il ne l'avait toujours pas remarqué mais le regard appuyé qu'elle lui lançait dû attirer son attention car il s'arrêta net et leva ses yeux vers la fenêtre où elle était.

-Heu... Je... Tu... Tu veux que je m'en aille? Bégaya il embarrassé. Il pointait vaguement l'étage supérieur où devait se trouver sa chambre.

Nelly détourna la tête et fixa une nouvelle fois la tempête. Elle entendit Lupin soupirer et devina plus qu'elle ne le vit, un sourire déçut et désolé se dessiner sur son visage. Il fit demi-tour et marcha d'un pas lent vers l'escalier.

-Tu peux rester, tu ne me déranges pas, murmura-t-elle. Il ne l'avait certainement pas entendu. Elle avait parler si bas que même elle avait eut du mal à entendre ses propres mots. Pourtant, Lupin tourna les talons et revint lentement vers le canapé.

Nelly n'arrivait pas à faire le point sur ses sentiments. La rancoeur était toujours présente mais elle ne pouvait plus ignorer la constante gentillesse du Gryffondor. Pourquoi tout cela ne pouvait être simple? Elle aurait tellement voulut ne jamais se trouver dans cette forêt ce soir là. Ou du moins ne jamais rencontrer la personne qui l'avait transformé...

-Tu n'arrivais pas à dormir toi aussi? Demanda une petite voix hésitante près de la cheminé.

-Oui, j'ai du mal à trouver le sommeil pendant cette période. Avant la pleine lune je veux dire..., répondit elle sans le regarder.

-Oh... oui, je comprend..., dit il si bas que Nelly aurait douté l'entendre si son ouïe n'était pas plus affinée la semaine qui précédait la transformation.

Le silence revint lourdement, perturbé par le tambourinement léger de la pluie contre les fenêtres. Qu'aurait elle pu dire d'autre? Elle n'aurait pas pu feindre un autre problème que la pleine lune... Il s'en serait aperçut si elle avait mentit, il l'aurait détecté dans sa voix. Depuis qu'elle s'était faite mordre -elle omit le fait de se rappeler i qui /i en était responsable et de ne pas jeter un coup d'oeil à sa droite- chaque semaine précédent la pleine lune, ses sens devenaient plus aiguisé, mais la fatigue l'imprégnait plus que tout. Cette tendance à somnoler l'empêchait de se concentrer correctement mais surtout, elle affaiblissait ses défenses autant moral que physique. La moindre contrariété pouvait prendre des dispositions phénoménales; dans son sommeil, elle était d'autant plus exposée à ses souvenirs qui prenaient un malin plaisir à regrouper tous les moments les plus troublants de sa vie et les insinuer dans ses rêves. Celui-ci n'en faisait pas exception car la présence de Rogue n'avait absolument aucun rapport avec l'attaque des vacances. Elle soupira et fit de son mieux pour expulser une fois de plus ces pensées nuisibles de son esprit.

Elle pencha légèrement la tête et regarda Lupin. Elle étouffa son rire en le simulant par un éternuement. Comme chaque fois que Nelly avait remarqué Lupin faire toutes ces manières, c'est qu'ils étaient plongés dans d'intenses réflexions. La tête penchée en arrière, il se mordillait la lèvre inférieur. Avec un i tap! tap! /i rapide et régulier, ses pieds battaient le sol au rythme de ses pensées, certainement. Il lui donnait l'impression de se torturer l'esprit pour savoir ce qu'il pourrait lui dire d'autre. En effet, quelques secondes plus tard, Lupin se mit à parler.

-Ca te dirais si, heu..., je t'aidais dans tes devoirs? commença il incertain. Enfin... Vu que je n'ai pris aucune option à cause de... enfin tu comprends, c'est comme toi... Il grimaça de gène en se rendant compte qu'il abordait encore une fois le sujet sensible. Heu... on aurait donc le temps de travailler pendant que les autres sont en cours... Mais c'est une idée, tu n'ais pas obligé de l'accepter mais... heu, je pense que... je pourrai t'aider à progresser, finit il confus.

Nelly sourit devant le comportement du Gryffondor et acquiesça.

-Je ne voudrais pas te retarder dans tes devoirs à toi. Mais c'est gentil de proposer.

-Alors c'est O.K ? Dit il avec un sourire en se tournant vers elle.

Leurs regard se croisèrent et ils ne détournèrent pas les yeux.

-C'est O.K, sourit elle.

-Très bien alors! Dit il apparemment heureux. Heu... demain après le double cours de Botanique ça t'irais?

-Oui.

Le silence était de nouveau retombé. Mais contrairement au dernier, Nelly n'était pas plongé dans ses même pensées cauchemardesques. Au contraire elle remerciait intérieurement Lupin d'être aussi attentif à ses besoins. Puis, prise de nouveau par un élan de fatigue, elle posa un pied à terre et passa la Grande Salle dans l'intention d'aller se coucher. Elle fit un vague « Bonne nuit » à Lupin et commença à monter les premières marches de l'escalier lorsque la voix de celui-ci la rappela.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

(1) Imperverum: D'après une histoire (Le phénix doré, de Morgane -- à lire c'est super! ), l'impervérum est un sordide mélange de Veritaserum et d'Imperium. Ingéré, cette potion fait dire ou faire tout ce que l'autre souhaite tout en étant parfaitement conscient (c'est donc différent de l'Imperium) de ses actes/ paroles. La personne a beau tenter de dire un mensonge, la potion annule cette volonté et fait dire la vérité.

Et voilà la fin du chapitre 6! Je l'ai finalement écris sans mes notes des vacances même si elles m'auraient été d'un grand secours à quelques passages. M'enfin, le fait est que j'ai fini le chapitre, et que, chose importante, les relations entre Remus et Nelly commence à changer.

J'espère que ce chapitre vous aura plus, si c'est le cas, faites moi part de vos commentaires!

A bientôt avec le point de vu de Remus au chapitre 7!

Calimero

ps: N'ayant pas de bêta reader, je profite de cette publication de chapitre pour savoir si je pouvais bénéficier de la charmante aide d'un de mes chers lecteurs pour les chapitres à venir. Qu'en pensez vous? ptit-rotihotmail.fr -- et surtout on ne se moque pas de mon adresse !