Tu n'es qu'un idiot...

Chapitre n°3

Le son des coups devenait de plus en plus puissant, Hermione était appuyée dos à la porte. Elle se décida finalement à lui dire quelque chose.

« Si tu voulais vraiment m'étrangler tu ferais sauter la porte!

- Un peu plus et je croyais que c'est ce que j'allais devoir faire!

- Pourquoi un « peu plus »? questionna Hermione.

- Tu n'es pas si maligne que ça, tu viens d'ouvrir ta porte, lui lança-t-il passant la tête dans l'entrebaillement. »

Hermione se releva et instinctivement poussa la porte.

« Et toi tu n'es qu'un idiot! Qui aurait pensé que tu mourrais la nuque brisée par une sang-de-bourbe? Cracha-t-elle rageuse.

- C'est ce qu'on va voir! La defia-t-il.

- Ne sois pas idiot, retourne dans la salle commune, bois ton thé et a te coucher! Avait-elle sussuré au creux de son oreille, avant de lui plantait sa baguette sous le menton. Ne t'avise pas d'essayer une nouvelle fois de passer ta tête dans l'entrebaillement de ma porte, lui dit-elle vissant son regard dans le sien.

- Tu crois que tu me fais peur Granger, avec ta petite baguette? Lui murmura-t-il.

- Malfoy, une question ma taraude, l'autre fois, de quoi étais-tu désolé? D'avoir eu un regard humain, ou d'avoir essayer de me tuer? Ce n'est pas ton genre de t'excuser pour le mal que tu as fait.

- Tais-toi! Je ne te permets pas! Et...

- Et va te coucher! Et par dessus tout apprend à vivre! »

Sur ce, elle lui avait claqué la porte au nez. Les larmes aux yeux. Même avec Ron, elle n(avait jamais était aussi méchante, après tout c'était son pire ennemis.

Lelendemain matin, c'est un Draco endormit sur l'un des canapés, qu'elle trouva, les cheveux emmêlés, le teint pâle, comme à son habitude et l'air d'avoir beaucoup réfléchit.

« Malfoy, ta maison risque d'avoir des points en moins si tu ne te lèves pas! Avait-elle crié à moitié au dessus du Serpentard.

- Hmm, laisse moi dormir maman, c'est pas l'heure...

- Malfoy, cria Hermione.

- Quoi?! Avait tonitrué ce dernier.

- Sort de ce canapé et va prendre une douche, tu empestes le fauve.

- La prochaine fois, je t'étripe, dit-il se rendormant.

- Oué, c'est ça, en attendant tu vas être en retard, tu ne pourras faire de tendre câlins à ta Parkinson!

- Ferme-la! Laisse-moi tranquille! Casse-toi! »

La Gryffondor ne se fit pas prier et sortit presque en courant, de peur qu'il ne la tue de ses yeux, si gris.

La journée de Hermione commençait par cours de DCFM, avec Rogue et donc en commun avec les Serpentards, par malheur. Elle retrouva Harry et Ron devant la salle, après avoir pris un rapide patit déjeuner. Le cours se passa sans trop d'incident à part Malfoy qui été arrivé en retard, mais son cher parrain ne lui dit rien, comme d'habitude. Ces quatre heures de cours communs avec les Serpentards avaient épuisés les jeunes Griffondors qui, à leur plus grand plaisir, ont pu aller se promener dans le parc.

Hermione était allongée dans l'herbe, Harry et Ron étaient assis à côté, sous l'influence de Hermione ils avaient décidé de réviser une leçon de Bottanique.

Se redressant, la jeune femme aperçu Malfoy au pied du grand chaîne des amoureux. Elle en conclue qu'il était surement avec Parkinson. Ron sortit alors Hermione de ses rêveries:

« Qu'est-ce que tu fais? Tu ne révises pas?

- Tu pourrais me poser n'importe quelle question, j'y répondrai en moins d'une seconde, je ne suis pas comme vous les garçons, leur dit-elle souriante.

- Ha! Bin avec Harry on va à la bibliothèque, il faut qu'on termine notre devoir de Potion, lança Ron, quelque peu vexé.

- D'accord, on se rejoint en cours de Bottanique, lança-t-elle se relevant et partant vers ses appartements. Ne soyez pas en retard, lâcha-t-elle à ses amis en se retournant.

- T'en fais pas pour nous, cria Harry tandis que tous deux se relevaient. »

Hermione marchait tranquillement dans le couloir qui mène à la maison des prèfets, lorsqu'elle vit au loin le tableau se refermer. Elle se précipita sur le tableau, lança le mot de passe et entra en trombe dans la salle commune.

Elle resta immobile face au spéctacle qui s'offrait à elle: Malfoy pleurait, roulé en boule dans un coin de leeur salle commune. Ne sachant pas quoi faire, elle tenta une approche.

« Heu, Malfoy ?

- Fiche-moi la paix, murmura-t-il en reniflant.

- Quel accueil dis-donc! Mais qu'est-il arrivé au beau et grand Malfoy?

- Je t'ai dis de me lâcher la grappe! Tu comprends pas ce qu'on te dis ou quoi? Cria-t-il au visage de Hermione.

- Après tout, pourquoi est-ce que j'essaie de t'apaiser puisque tu n'en as rien faire? »

Elle se releva et fit mine de partir quand Draco commença à dire quelque chose:

« L'autre jour j'étais désolé de t'avoir touché comme je l'ai fait. Je n'ai pas le droit de regarder des filles comme toi, sanglota-t-il.

- Alors pourquoi tu m'as regardé, si tu n'as pas le droit? Lança-t-elle sur un iar de défi.

- Tu n'as aucun coeur! Cria-t-il.

- Parce-que toi tu en as un ? Rétorqua-t-elle. »

Malfoy se leva et commença à s'approcher dangereusement de la jeune femme, il fallait qu'elle se rapproche un peu, juste un peu, de la porte de la salle de bain, trop tard! Draco lui empoigna le cou, son regard était affreusement gris.

« Tu vas me tuer? Demanda-t-elle sans crainte.

- Ta beauté me hanterait, murmura-t-il, les larmes coulant sur ses joues.

- Alors qu'est-ce qui s'est passé ? Parkinson t'en fais voir de toutes les couleurs?

- Si tu veux que je te lache, trouve la bonne question Granger, au lieu de m'enrager encore plus, lui sussura-t-il à l'oreille droite.

- Très bien, plus je m'éloigne du sujet, plus tu serres?

- T'as compris, lança-t-il sechement.

- C'est une fille qui te rend comme ça? Il resserra, Hermione réfléchit.

- C'est ton père? Il desserra. Encore une question correcte et elle pourrait s'enfuire.

- Ta blessure, tu as été torturé et ton père te met la pression? Il desserra encore, elle tenta d'attraper la poignet de la porte.

- Raté, la poignet est encore un peu loin...Arrête de vouloir te cacher! Cria Malfoy »

Hermione avait réussi à lui échapper. A toute vitesse elle était rentrée dans une des chambres, mais pas la sienne, heureusement elle avait pris soin de fermer la porte à double tour. Elle entendit crier à travers le bois lourd de la porte.

« A quoi tu joues Granger? Vocifera le jeune homme.

- Je t'échappe! Ça ne se voit pas?

- Dans ma chambre? Quelle cachette dis-donc!

- La ferme Malfoy, si je sort tu me laisses tranquille?

- Je ne sais pas...

- Je voulais juste t'aider! Et toi tu m'aggresses en échange! Cria-t-elle.

- Ce n'est pas comme ça que l'on remercie? Ironisa-t-il frappant contre la porte.

- Plus te seras violent, moins je voudrais sortir! Je t'avais dis d'apprendre à vivre, pas te refaire ton éducation, déjà pourrie, encore plus mal.

- N'insultes pas mon éducation!

- Alors pourquoi ne sais-tu pas remercier, ni parler sans frapper ou menacer? Lâcha-t-elle en ouvrant la porte. Surpris le jeune homme resta devant la porte, il avait enlevé sa cape pour être plus être plus à l'aise.

- Bouge, ordonna-t-elle. Il la laissa passer et retourner en cours »

L'après-midi avait mal commencée, mais Hermione c'était un peu remise de cette vive discution avec son collocataire. Ils étaient tous en train de dîner dans la grande salle maintenant.