Titre : Amour, quand tu nous tiens...
Genre : Slash, yaoi
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à Yukiru Sugisaki. Seules l'histoire et Shizuku Hiwatari sont de moi.
Couples : Satoshi/Daisuké et Dark/Krad (alors je prie aux homophobes de partir tout de suite !)
Bases : 8 premiers volumes de DN ANGEL
Résumé : Satoshi a une anémie et doit se reposer donc Daisuké lui apporte ses cours. Dans le même temps, une personne qui le connaît va veiller sur lui et faire en sorte que ses rapports avec Daisuké s'améliorent bien plus...
Rating : M !
Note de l'auteur : Coucou ! Je m'excuse de l'arrivée plus que tardive de ce chapitre ! Déjà, mon ordinateur est tombé en panne. Pour le remplacer en attendant la réparation, j'ai eu droit d'utiliser l'ordinateur portable mais ce n'était pas très pratique alors je n'ai pas pu faire grand chose. De plus, j'ai encore eu divers problèmes de santé et trop de travail scolaire. Bref, vous l'aurez attendue mais la suite est enfin là !
Autre note de l'auteur : J'ai appris récemment que les RAR étaient désormais interdites à l'intérieur d'un chapitre. Les auteurs ne peuvent répondre qu'aux gens inscrits sur le site, par mail. Ainsi, une question me vient inévitablement à l'esprit : Et pour les non-inscrits ? Et bien la seule solution que j'entrevois, c'est qu'ils précisent leur adresse, comme ça je pourrai leur fournir une réponse quand même. Pour ceux qui ne le font pas, soit je ferai de courtes RAR en fin de chapitre soit un petit message de remerciement. Voilà, ce sera tout ! Bonne lecture !
CHAPITRE 8 :
Arrivés chez Shizuku, les deux garçons s'allongèrent sur le lit de la chambre habituelle afin de panser leurs plaies.
« Où es-tu blessé ? demanda Satoshi à l'autre d'un ton inquiet.
- J'ai l'épaule déboîtée et un mal de cou horrible. Mais c'est supportable...
- Ca doit être vraiment douloureux... Moi ce ne sont que des égratignures. Pardonne-moi... Je ne sais pas pourquoi j'ai fait une telle...
- Si ! le coupa Daisuké avec détermination. C'est à cause de Dark, n'est-ce pas ? Je n'étais pas d'accord... Il fait toujours n'importe quoi pour embêter tout le monde... Je m'excuse donc à sa place !
- Krad n'est pas mieux... Il est obsédé par Dark et ne voit en toi qu'un obstacle... Si je pouvais le faire disparaître...
- Je pense que Krad a aussi de bons côtés, reprit gentiment l'adolescent. La preuve, il s'est énervé parce que je l'ai dérangé pendant qu'il... »
Le garçon aux cheveux rouges s'arrêta soudainement. Son ami n'était pas au courant de ce qui s'était déroulé pendant que Krad avait le contrôle, quand sa conscience était en sommeil. Et il ne savait pas si lui avouer était une bonne idée.
« Daisuké ! s'écria l'autre devant son mutisme. Qu'est-ce qu'il a fait ?
- Ah... Euh... Il...
- Dis-le-moi ! Je veux savoir...
- Eh bien, quand il a embrassé Dark... Celui-ci a justement choisi de me laisser la place et donc...
- Krad t'a embrassé ! finit Satoshi avec une pointe d'énervement.
- Mais ce... ce n'était pas volontaire ! Et ça a duré une seconde ! Je ne...
- Je sais... Mais je leur en veux encore plus, à ces deux-là ! »
Daisuké éprouva un peu de joie à savoir que Hiwatari était jaloux qu'il ait été embrassé par un autre. Cependant, si cela devait se terminer aussi mal à chaque fois, ils n'y survivraient pas longtemps. Que pouvaient-ils faire pour que cette querelle cesse enfin ? Réconcilier les deux ennemis ? Tiré de sa réflexion par un gémissement de With, Daisuké aperçut alors « Le berceau de minuit » posé sur la table de la pièce voisine.
« Ne t'inquiète pas, je te le laisse, dit le garçon aux cheveux bleus après avoir vu où se portait le regard de son compagnon. De toute façon, ça paraîtrait bizarre si je le rapportais demain au musée. Mon père va encore être déçu, tant pis pour lui.
- Satoshi, tu n'aimes pas ton père adoptif ?
- Non, je pourrais même dire que je le déteste. Il m'a pris sous son aile pour s'attirer la popularité et le mérite de tous ceux qu'il trompe. Les gens pensent qu'il a voulu mettre mon potentiel au grand jour et me donner en même temps l'amour d'une famille avec la fille qu'il avait déjà adoptée. Pourtant il ne se soucie guère de moi. Tout ce qui l'intéresse, c'est que je me fasse connaître en attrapant Dark, même si cela signifiait laisser le monstre en moi gouverner mon corps.
- C'est triste de penser que la seule famille que l'on a ne fait que nous utiliser... Tu dois te sentir bien seul...
- Shizuku est là. Dès que j'ai un problème, elle apparaît d'on ne sait où et fait ce qu'elle peut pour m'aider... Et puis maintenant, je ne suis plus tout seul. »
Satoshi fixait Niwa d'un regard doux. Soudain ses propres mots lui revinrent en mémoire et lui rappelèrent ce rêve qu'il avait fait quelques jours auparavant. Et puis, il était vrai que sa demi-sœur était arrivée peu après.
« C'est normal, je vous ai prévenu de mon arrivée, c'est tout.
- Hein ? »
L'adolescent avait été surpris car il ne s'attendait pas à entendre la voix de sa demi-sœur alors qu'il songeait justement à elle. Et après l'avoir aperçue juste devant la porte ouverte, il répondit en soupirant :
« Shizuku... Essaye d'entrer normalement sans faire peur aux gens s'il te plaît.
- C'est vous qui étiez plongé dans vos souvenirs, je n'ai pas cherché à vous faire peur. Et ne vous étonnez pas, en Angleterre, j'ai appris d'autres formes de mon don. Je peux lire les pensées les plus fortes, influencer les rêves, enfermer l'âme d'un démon et d'autres choses bien pratiques.
- C'est étonnant ! s'écria Daisuké qui cherchait à se mêler à la conversation. Comment arrivez-vous à faire tout ça sans vous affaiblir ?
- Hm, c'est bien là le problème... Je ne peux faire cela qu'un temps. Si j'utilise trop de mon énergie, je risque de ne pas résister et je pourrais en mourir.
- Shizuku, ça je te l'interdis ! rétorqua le garçon aux cheveux bleus.
- Je le sais, petit frère... Je le sais. »
Après cela, l'adolescente demanda à Niwa de ne pas crier, elle allait lui replacer son épaule. Daisuké sursauta, il n'aimait pas cette idée. Shizuku rigola et lui promit qu'il n'avait rien à craindre. Il lui confia donc son bras et ferma les yeux en serrant fort les dents. Il ressentit la douleur du déplacement et voulut pousser un hurlement mais sa main fut prise par Hiwatari et cela le calma d'un coup. La jeune fille annonça alors :
« Vous voyez, ce n'était pas si dur. Ne faites quand même pas de folie, il est encore fragile. Je vais le bander.
- Ah... Merci.
- Je vais prévenir ta mère que tu restes ici ce soir, ok ? intervint Satoshi en souriant. Je lui expliquerai que le tableau est en sécurité avec toi.
- Elle va peut-être penser que je suis ton otage. Telle que je la connais, elle ne t'imaginerait pas me venir en aide... Je vais l'appeler moi-même.
- Oui tu as raison... »
Daisuké vit que Hiwatari était déçu. Sans doute cherchait-il à se faire apprécier de sa famille. L'adolescent revit alors un peu sa conception de la situation. S'il prenait le téléphone après l'autre pour expliquer la situation à sa mère, elle comprendrait qu'il ne risquait rien ici. Il s'adressa donc à son ami avec résignation :
« Bon vas-y, je la convaincrai après.
- Hein ?
- Je sais que tu veux lui parler alors fais-le. Si elle pense que tout cela est un piège, je lui prouverai le contraire. »
Satoshi sourit pour montrer sa reconnaissance et se dirigea dans la pièce d'à côté pour prendre le téléphone dans ses mains. Puis, il composa le numéro des Niwa et attendit avant qu'une voix féminine ne lui demande :
« Allô ? Qui est à l'appareil ?
- Ah... Etes-vous la mère de Daisuké ?
- Oui. Pourquoi ? Il lui est arrivé quelque chose ?
- Non, enfin il a quelques blessures. Mais nous allons le soigner et je préfèrerais qu'il dorme ici...
- Vous êtes ce garçon ? Il est hors de question que mon fils reste chez vous ne serait-ce qu'une minute de plus ! Laissez-le partir ou je viens le chercher ! Ne me dites pas que la nuit dernière aussi il était...
- Maman ! cria Daisuké qui venait de prendre le combiné en entendant les hurlements hystériques qu'elle poussait. Ne t'énerve pas ! Il n'avait aucune mauvaise intention ! Hiwatari regrette et...
- ... veut te garder ici pour mieux te livrer à la police demain, finit la jeune femme à sa place. Rentre immédiatement.
- S'il avait voulu le faire, je ne serais pas ici maman ! Je n'arrivais même pas à me lever, il aurait pu m'arrêter facilement ! Arrête de toujours le considérer comme un ennemi tout ça parce qu'il appartient à la famille des Hikari !
- Daisuké, c'est comme ça. Vous êtes des ennemis héréditaires et je suis sûre que ce garçon comprend mieux ce que cela veut dire que toi.
- Tu peux penser ce que tu veux, je resterai ici ! Je n'ai pas la force de rentrer de toute façon. Et ne t'inquiète pas pour le tableau, il est avec moi ! Adieu ! »
Et il lui raccrocha au nez. Quelques secondes plus tard, quand il réalisa ce qu'il avait fait, Daisuké se retourna avec un air à moitié terrifié.
« Elle va me tuer demain... C'est sûr... »
Satoshi fut impressionné par la rébellion de son compagnon. Ca lui avait fait plaisir mais il savait que par sa faute, celui-ci allait avoir des ennuis. Donc, pour lui montrer sa gratitude, l'adolescent le serra dans ses bras et il s'aperçût que Niwa s'était mis à rougir. Shizuku, quant à elle, rigolait dans la pièce d'à côté.
« Satoshi, murmura son ami avec gêne, j'ai encore mal...
- Ah ! Je suis désolé ! »
Satoshi retira alors son emprise. Il rougissait désormais lui aussi mais préféra détourner la tête pour que Niwa ne s'en aperçoive pas. Il revint d'un pas vif dans la chambre, où Shizuku pansa ses quelques contusions et les coupures présentes un peu partout sur son corps. Soudain, la jeune fille s'arrêta dans sa tâche et s'adressa au garçon aux cheveux rouges avec un ton autoritaire :
« Vite, quelqu'un arrive. Cachez-vous avec votre animal et le tableau. Je vais vous montrer un passage que personne ne connaît. »
Effectivement, elle ouvrit une trappe cachée dans un placard de la chambre, qui dévoila un escalier secret. Daisuké descendit rapidement sans chercher à comprendre, With s'accrochant à son dos et piaillant joyeusement. Shizuku referma ensuite la trappe puis le placard et retourna à son occupation : soigner son demi-frère. C'est alors que la sonnette retentit. L'air légèrement apeuré, elle se leva et alla répondre.
Satoshi se tenait près du couloir. Il voulait savoir ce qui inquiétait tant sa demi-sœur mais lorsqu'il vit la personne qui se trouvait sur le palier, c'est lui qui ressentit comme une décharge de peur. Son père adoptif était là, plus mécontent qu'à l'accoutumé, et regardait fixement Shizuku dont le regard s'était abaissé. Puis, la voix grave et coléreuse de l'homme rompit la tranquillité de la maison :
« On m'a dit qu'on t'avait aperçue ce soir près du musée ! Quel étonnement j'ai eu en apprenant que tu n'étais plus en Angleterre mais ici, au Japon !
- Si j'étais au musée... c'était pour attendre Satoshi.
- Il n'a pas besoin de toi pour rentrer chez lui ! Depuis quand l'as-tu recueilli ici ? demanda sévèrement Mr Hiwatari.
- Il était malade et...
- J'ai dit : depuis quand ? »
Satoshi, s'inquiétant pour sa demi-sœur, quitta donc le coin où il était et décida de faire face à son père adoptif. Il prit donc la parole, sans aucun tremblement qui trahirait sa crainte :
« Père, c'est moi qui ai insisté auprès de Shizuku pour demeurer ici. Je me sentais malade et j'ai passé un appel pour l'Angleterre afin qu'elle vienne et me surveille durant quelques jours... au cas où il m'arriverait un problème fâcheux.
- Petit frère ! s'écria l'adolescente d'un ton qui se voulait moralisateur. Ne mentez pas ! Ecoutez Père... J'ai pris cette décision de moi-même. Vous ne pourrez sûrement pas comprendre mais j'ai senti qu'on allait avoir besoin de moi ici...
- Shizuku, je ne veux pas que tu interfères dans le travail de Satoshi. Si tu n'es là que pour l'aider dans sa fatigue, je ne dirai rien. Bon sinon Satoshi, je dois te demander une chose. Pourquoi as-tu laissé partir un adolescent qui pourrait très bien être le 1er suspect en tant que Dark ? demanda l'homme, s'étant visiblement calmé.
- Ca ne peut pas être lui, répondit le garçon avec assurance. Dark est connu comme ayant les cheveux violets et son âge se situe entre 16 et 17 ans. Le garçon que j'ai ramené chez lui a les cheveux rouges et n'a que 14 ans. Il n'a aucun rapport avec Dark. De plus, il est maladroit, ce qui n'est pas pratique pour voler des œuvres aussi vite que lui.
- Très bien. Pour cette fois, je me fie à toi, mais si ce gamin se retrouve de nouveau sur le lieu du vol, je l'arrêterai sans te demander ton avis. »
Sur ce, leur père adoptif partit. Le jeune garçon soupira, Niwa était sauvé pour le moment. Il demanda donc à Shizuku si elle pouvait aller le chercher, ce qu'elle s'empressa de faire.
OoOoO
« Qui était-ce ? demanda Daisuké, enlevant les deux ou trois araignées qui avaient élu domicile sur sa tête.
- Notre père, répondit son ami. Par chance, il n'a pas cherché plus loin te concernant. Tu es hors de danger pour l'instant.
- Bon petit frère il est l'heure, intervint Shizuku. Mettez-vous au centre du pentacle là-bas. »
Le garçon aux cheveux rouges tourna la tête dans la direction qu'indiquait la jeune fille. Effectivement, un dessin sur le sol en forme de cercle se trouvait là alors qu'il n'y était pas auparavant. Hiwatari s'avança, accompagné de sa demi-sœur, tandis qu'il les observait avec curiosité. La médium se mit à réciter des formules étranges, et Daisuké sentit alors que quelque chose en lui était touché.
« ... Daisuké...
- Dark ? demanda intérieurement l'adolescent. Tu es là ? Je ne savais plus quoi faire pour t'appeler.
- Ma conscience était en sommeil, les formules que cette fille prononce m'ont réveillé. Elles parviennent jusqu'ici. Elle doit avoir un pouvoir immense...
- Et que fait-elle à Hiwatari ?
- Elle scelle Krad en lui pour lui enlever de la puissance et l'empêcher de nuire à son hôte. Ainsi il ne peut intervenir, à part quand le sceau s'affaiblit. Mais il est dangereux de pratiquer de tels rituels trop rapprochés dans le temps. Elle devrait se ménager et chercher un moyen qui l'aiderait à économiser son énergie. »
Satoshi sortit du pentacle et regarda ses mains. Il serait tranquille un moment, mais cela ne pouvait pas durer éternellement comme ça. Il regarda avec une certaine inquiétude Shizuku, qui semblait fatiguée de son effort.
« Bon venez, leur dit-elle en souriant, je vais préparer à manger. Vous devez avoir faim après tout ça. »
Les deux garçons attendirent à la table dans une ambiance bien silencieuse, sans doute à cause de ce qui s'était déroulé. Soudain leur parvint l'odeur des ramens que l'adolescente préparait. Elle les apporta 5 minutes plus tard et sourit en voyant l'air ravi qu'ils avaient. Ils mangèrent et rirent dans cette petite ambiance familiale qui s'était incrustée. Shizuku leur racontait tout ce qu'elle avait fait en Angleterre, notamment la rencontre d'une fille nommée Alice. Celle-ci lui parlait souvent d'un rêve étrange qu'elle avait fait, qui avait commencé par la poursuite d'un lapin blanc avec une montre.
Après le repas, l'adolescente regarda l'horloge : il était 22h42. Elle pria donc les deux garçons d'aller dans la chambre et de revoir leurs cours avant de se coucher. Quant à elle, elle était atteinte d'une grande fatigue et s'éclipsa en s'excusant. Satoshi et Daisuké l'écoutèrent et allèrent dans la chambre qu'elle leur avait réservée.
Et voilà un nouveau chapitre qui s'achève. Le suivant promet d'être intéressant héhé. Comme d'habitude, si l'histoire vous plaît ou si au contraire vous la trouvez sans intérêt, la moindre remarque est toujours la bienvenue ! Alors si vous pouviez m'envoyer une petite review, j'en serais vraiment très heureuse. C'est le petit bouton en bas à gauche. Merci : )
RAR pour ceux dont je n'ai pas l'adresse :
Obscura : Contente que ma fic te plaise ! Lol je me suis bien amusée aussi quand j'ai écrit la scène avec tous les baisers, je nageais en plein délire ! Bref, j'espère que tu as aimé ce chapitre ! A bientôt !
