Titre : Amour, quand tu nous tiens...
Genre : Slash, yaoi
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à Yukiru Sugisaki. Seules l'histoire et Shizuku Hiwatari sont de moi.
Couples : Satoshi/Daisuké et Dark/Krad (alors je prie aux homophobes de partir tout de suite !)
Bases : 8 premiers volumes de DN ANGEL
Résumé : Satoshi a une anémie et doit se reposer donc Daisuké lui apporte ses cours. Dans le même temps, une personne qui le connaît va veiller sur lui et faire en sorte que ses rapports avec Daisuké s'améliorent bien plus...
Rating : M !
Note de l'auteur : Coucou ! Et oui, cela fait à nouveau bien longtemps depuis le dernier chapitre. Pfff, je devrais être plus sérieuse ! C'est méchant de ma part de vous faire mariner comme ça ! J'espère que vous ne m'en voulez pas trop ! Bonne lecture à tous !
CHAPITRE 12 :
Daisuké commença par présenter à Satoshi sa famille. En premier lieu sa mère, Emiko, dont le regard semblait près à le tuer au moindre mouvement brusque. Ensuite son père, Kosuké, qui restait calme et paisible malgré l'ambiance électrique qui avait pris place. Et enfin, son grand-père, Daiki, qui faisait mine de lire le journal pour ne pas se mêler à cette confrontation. Les deux garçons comprirent très vite qu'il ne valait mieux pas rester là. Ils se rendirent donc dans la chambre de Daisuké.
« Ne fais pas attention à tout ce qui traîne, pria l'adolescent en rougissant. Je n'avais pas prévu que tu viendrais alors ce n'est pas vraiment rangé… Je vais te faire un peu de place.
- Tu veux que je t'aide ? demanda Satoshi, cachant un sourire moqueur. Shizuku adore le rangement alors j'ai pris l'habitude avec elle.
- Non, s'il te plaît, ne m'aide pas ! s'écria Daisuké, encore plus honteux. Je… Je préfère le faire moi-même… »
Le garçon aux cheveux rouges se baissa alors pour ramasser quelques revues qui traînaient, laissant une vue magnifique à son compagnon. Celui-ci sentit à cet instant qu'il perdait peu à peu le contrôle. Son ami était déjà vraiment mignon lorsqu'il se sentait gêné ainsi, si en plus il lui offrait ce genre de vue... Sans plus attendre, Satoshi s'approcha de Niwa et lui prit le bras, le redressant immédiatement. Sans comprendre les raisons qui poussaient l'autre à faire ça, Daisuké tourna la tête pour le lui demander mais il reçut dès lors un baiser des plus tendres. Surpris, il se laissa tout d'abord emporter par l'émotion, lâchant ce qu'il avait ramassé précédemment. Mais lorsque le baiser devint plus érotique, la crainte d'être découvert naquit dans sa tête. Soudain, il se sentit tomber sur le lit. Alors que son pantalon devenait étrangement de plus en plus serré, il tenta de dire :
« Arrê… Hm… Sato… »
Mais sa brève supplication ne sembla pas convaincre son partenaire. Celui-ci avait un regard qui montrait aisément le désir qu'il ressentait. Il avait d'ailleurs entrepris de déboutonner la chemise du garçon aux cheveux rouges. Mais, loin de se laisser faire, Daisuké commença à se débattre. Il ne voulait pas de ça, lui. Cela ne devait pas se faire maintenant, chez lui, après de tels évènements. Etait-ce une manière pour son ami de se consoler de cet accident ? Allait-il reporter sur lui toute la frustration qu'il contenait ? Ne regretterait-il pas ensuite son geste ?
« Je t'en prie Satoshi ! Stop ! »
Cette fois, Daisuké avait réussi à s'exprimer. Heureusement, Hiwatari avait au préalable délaissé sa bouche, trop occupé à lécher son torse en maîtrisant les mouvements de sa victime. Ainsi, le jeune garçon espérait avoir pu se faire comprendre. Cependant, la réaction de son partenaire fut contraire à son souhait. Une main glissa au-delà de la zone qu'ils avaient convenu la dernière fois, cherchant à tâter son intimité.
« Qu'est-ce que tu fais ? s'écria-t-il, effrayé. Nous avions décidé quelque chose ensemble !
- Tu veux tant que ça que l'on nous entende ? rétorqua l'adolescent, fixant ardemment sa proie.
- Mais tu… »
Satoshi couvrit, une fois de plus, la plainte de son camarade. A partir de ce moment, Daisuké comprit qu'il n'arriverait pas à le raisonner. Cette lueur dans ses yeux allait bien plus loin que tout ce qu'il avait vu auparavant. Etait-ce un besoin qu'il devait combler ? Qu'allait-il se passer alors ? Cette chaleur qui montait en lui brûlait petit à petit ses craintes. Même s'il savait qu'il devait être prudent, le garçon aux cheveux rouges se laissait bercer par ce sentiment étrange.
« Tu aimes quand je te touche ici ? demanda sournoisement Satoshi en glissant sa main sur l'avant du pantalon noir de son compagnon.
- Ah… ah… oui… »
Daisuké ne voulait pas répondre à une question si embarrassante mais les mots sortaient tout seuls.
« Aimerais-tu que j'enlève cet obstacle ? continua l'autre, s'attardant sur le bouton qui pourrait le libérer de cet enfermement désagréable.
- Ah… ah… mais…
- Je vais prendre ça pour un oui », coupa-t-il sans attendre son consentement.
Impatient, Satoshi s'apprêtait à débarrasser son ami de son pantalon quand une douleur monstrueuse le fit tomber à terre.
« Tu as assez joué pour cette fois ! se moqua Krad, l'air mauvais. Ne crois-tu pas que je t'en ai bien fait profiter ce soir ?
- De quoi tu parles ?! s'exclama l'adolescent par pensée, se tenant fermement la tête.
- Tu ne crois quand même pas que tout seul, tu aurais eu le cran de faire ça ? Ne me fais pas rire ! Je suis intervenu dans ton esprit pour te pousser à oublier tes interdits ! Cela a parfaitement marché puisque tu n'as pas respecté le souhait de ton ami ! Ahaha, regarde donc ta faiblesse !
- Tais-toi ! hurla Satoshi à vive voix, frappant son crâne par terre.
- Calme-toi ! répliqua Daisuké, lui donnant une gifle. Reviens à la réalité ! »
Lorsqu'il ouvrit les yeux, la douleur disparut instantanément. Le jeune garçon vit son camarade remettre sa chemise, l'air gêné. Il se rappela alors ce qu'il était en train de faire avant que cette douleur ne l'atteigne.
« Daisuké ? demanda Emiko en entrant dans la chambre. Il y a un problème ?
- Ce n'est rien, maman. Je rangeais la chambre et j'ai bousculé Hiwatari sans le vouloir. Il s'est cogné la tête par terre et a commencé à hurler alors je l'ai aidé à reprendre conscience de l'endroit où il était. Tout va bien donc tu peux nous laisser.
- Hm… Le repas est bientôt prêt. Je vous appellerai tout à l'heure. »
Quand sa mère sortit de la chambre, Daisuké soupira. Ensuite, il se baissa pour se mettre au niveau de son ami et tâta son front.
« Hm, tu auras peut-être un bleu ou une bosse à ce niveau. Je te mettrai un peu de pommade avant de dormir, d'accord ? Et puis un peu sur la joue aussi… Désolé pour ça.
- Pardonne-moi…
- Pour quelle raison ? Tu as fait quelque chose de mal ?
- J'ai agi bêtement… Je ne t'ai nullement respecté et j'ai failli faire quelque chose contre ta volonté… Si tu savais comme je m'en veux…
- Peu importe puisque cela ne s'est pas produit, répondit calmement le jeune garçon. J'ai bien compris que tu n'étais pas vraiment toi-même. Maintenant, je suppose que Krad y est pour quelque chose. Il souhaite simplement te faire douter de toi. Ne fais pas attention.
- Et si j'avais été jusqu'au bout, prendrais-tu les choses aussi bien ?! s'exclama Satoshi, les yeux humides. Je ne veux pas être pardonné ainsi, pour les erreurs que je commets ! Je…
- Mais il t'a arrêté, non ? Alors, s'il te plait, n'en parlons plus. Je préfère de loin ton sourire à tes larmes. »
L'adolescent n'ajouta rien, trop touché par la dernière phrase de son compagnon. Essuyant les quelques gouttes qui avaient commencé à couler sur ses joues, il se reprit en main. De cette façon, ils continuèrent tous deux à faire du rangement, oubliant la scène qui s'était jouée précédemment.
OoOoO
C'était maintenant l'heure du repas. Toute la famille était assise, Emiko fixant Hiwatari avec prudence. Ce dernier se sentait en outre très mal à l'aise car il voyait bien qu'il n'était pas le bienvenu dans cette demeure. Mais comme le garçon aux cheveux rouges avait déjà fait beaucoup d'efforts pour lui, il n'allait pas abandonner si vite. Il déclara donc aussi aimablement que possible :
« Merci pour le repas.
- ... »
Quoi qu'il dise, il ne recevait aucune réponse. L'ambiance restait toujours aussi lourde, et même Daisuké avait dû s'apercevoir que sa famille n'était guère enchantée que « cet » ami vienne dormir ici. Pourtant, Kosuké, comprenant un peu son fils, essaya de démarrer une conversation :
« Alors... J'ai entendu dire que ton père, le haut commissaire, attendait beaucoup de toi. Cela ne te pèse pas trop à ton âge ?
- Pas vraiment, enfin un peu... Il n'agit que dans son propre intérêt et se fiche de mettre ma vie en danger si cela peut lui amener la popularité. Mais si je ne suis pas ses ordres, je n'aurai plus de famille alors je supporte cette idée.
- Et c'est pour cela que tu es obligé d'attraper Dark ? demanda la jeune femme d'un ton assez agressif.
- Ah... Euh... En partie... Mais Dark vole toutes les œuvres créées par ma famille. Le capturer est la mission qui m'a été confiée afin de protéger nos trésors.
- Les membres de ta famille savaient pertinemment que ces œuvres étaient possédées par l'aura maléfique du cœur des Hommes, et ils t'ont demandé ça ? continuait-elle toujours sur le même ton.
- Maman, Hiwatari n'y est pour rien, intervint durement Daisuké. Bon, on va aller dans ma chambre ! Salut ! »
Il entraîna alors son compagnon le plus loin possible de ses parents. Cette première approche n'était pas superbe mais au moins, ils avaient essayé. Bien qu'il ait été déçu de l'attitude de sa mère, Daisuké comprenait qu'elle ne l'accepte pas facilement. Après tout, c'était normal qu'elle ne puisse pas faire confiance trop rapidement à celui qui cherchait encore à attraper son fils il y a peu.
« Satoshi, tu verras, elle finira par te comprendre. Maman n'est pas agressive normalement, essaya-t-il de le rassurer. Il lui faut juste un peu de temps... pour admettre notre amitié.
- Tu ne comptes pas... lui parler de notre relation ?
- Pas maintenant... Elle deviendrait folle en le découvrant. Je préfère attendre un peu... qu'elle te connaisse mieux.
- D'accord, je comprends... Moi-même je ne peux pas en parler à mon père... alors je ne vais pas te forcer à le faire... »
OoOoO
« Pourquoi notre fils a-t-il amené ce garçon ici ? C'est de la folie ! s'énervait Emiko en frappant d'un coup sec sur la table. Je n'aurais pas dû accepter... Le mieux pour Daisuké serait d'éviter de croiser...
- Tu ne penses pas être un peu dur ? demanda Kosuké, ne se préoccupant pas de l'avoir coupée. Je pense sincèrement qu'ils tentent chacun d'oublier la rivalité entre leurs deux familles. S'il l'avait voulu, ce garçon aurait pu attraper Daisuké dans la vie courante, mais il ne le fera pas car ils sont amis. Quoi que tu puisses dire, Daisuké ne t'écoutera pas. Alors essaye d'être plus gentille, même si tu dois te forcer au début.
- Mais…
- Ne sois pas si têtue et reconnais que tu en fais trop ! continua-t-il en l'observant sévèrement.
- Je… Kosuké... Je devrais m'excuser, n'est-ce pas ?
- C'est le mieux à faire. Allez, je sais que tu ne penses pas réellement que Hiwatari est mauvais. »
Emiko soupira et se dirigea vers la chambre de Daisuké, préparant son texte dans sa tête. Lorsqu'elle arriva devant la pièce, elle entendit des bruits étranges et imagina tout de suite le pire des scénarios. Elle se précipita alors à l'intérieur, inquiète.
« Daisuké ! Est-ce que...
- Maman ? demanda l'adolescent en enlevant la couverture qui lui était tombée dessus. Attends, je suis à toi dans deux minutes.
- Ton ami... Où...
- Il est allongé sur mon lit, la journée l'a exténué. Tu voulais lui dire quelque chose ?
- Ah... Je tenais à m'excuser... pour tout à l'heure... Tu sais Daisuké, je m'inquiète juste pour toi.
- Je sais maman, merci. Je lui passerai ton message. Ne te fais pas de souci, Hiwatari est plus gentil que tu ne le crois, je t'assure.
- Bien... Alors dors bien. Et n'oublie pas de te lever à l'heure demain.
- Oui maman. »
Daisuké installa la couverture sur un matelas gonflable préparé auparavant puis se coucha dessus. Ce n'était pas aussi confortable que son lit mais il pouvait bien faire un effort cette fois-ci. With vint le rejoindre en quelques secondes pour se blottir entre ses bras. Le garçon aux cheveux rouges regarda un instant son camarade qui dormait profondément sur son lit et sourit. Puis, il ferma les yeux pour se rendre dans le monde des songes.
OoOoO
Daisuké fut réveillé dans la nuit par des hurlements. Quelqu'un se débattait non loin de lui, et il n'eut aucun mal à deviner de qui il s'agissait. Il se leva pour aider Hiwatari à sortir de son cauchemar et la main de l'adolescent l'agrippa, son corps étant pris de violentes convulsions.
« Satoshi, calme-toi ! Tu vas réveiller les parents ! Je suis là...
- Arrrhh... J'ai mal... Krad, arrête ! Je... Je ne veux pas... leur faire du mal...
- Satoshi... Mince, qu'est-ce que je peux faire ?
- ... Shizuku... Daisuké... Faites attention... Guhhrr... »
Les spasmes de son partenaire ne s'arrêtant pas, Daisuké prit une décision et l'embrassa, comme un signe pour lui faire comprendre qu'il n'était pas tout seul et que Krad n'avait pas encore gagné. Le garçon aux cheveux bleus se stoppa net, étonné par l'audace de l'autre. Il prit conscience de l'endroit où il était et se leva d'un bond.
« Daisuké... Je...
- Ca va mieux ? Il a l'air de gagner du terrain... Je pourrais demander à mes parents de faire le rituel que pratiquait ta sœur...
- Pourquoi ne fait-il que me tourmenter ? Je n'en peux plus, Daisuké...
- Je suis là, c'est bon. Je l'empêcherai de te faire du mal, promit celui-ci en enlaçant son compagnon.
- Daisuké... Vraiment... Merci... »
Pendant l'autre partie de la nuit, les deux garçons dormirent côte à côte dans le lit de Daisuké. Qu'importe si sa mère les trouvait ainsi le lendemain, au moins Hiwatari était rassuré et seul ça comptait pour le moment. De toute manière, quel mal y avait-il à ce que deux garçons dorment dans le même lit ? Entre amis, cela pouvait se faire. Daisuké tentait de se persuader de cette vérité, alors qu'il s'endormait à nouveau en présence de cet être si fragile.
En cette fin de chapitre, j'aimerais remercier tous ceux qui me lisent encore. Je vais faire de mon mieux pour que vous appréciez la suite ! J'attends vos magnifiques reviews, qui me font toujours chaud au cœur !!! Essayez de préciser votre adresse comme ça vous êtes prévenus quand le nouveau chapitre est posté. Gros bisous à mes plus fidèles lecteurs (et un petit pour les autres nyark) !
RAR pour ceux dont je n'ai pas l'adresse :
Jy-chan : Hihi ton enthousiasme me fait plaisir ! Ne deviens pas trop gaga quand même :)
Lilybulle : C'est quand je relis ce type de reviews que je me sens coupable de la distance entre mes chapitres. Je te demande mille fois pardon pour l'attente !
Helyn : Je suis désolée de n'avoir pas pu te prévenir cette fois-ci mais si tu n'écris pas de review sous un nom inscrit ou en insérant ton adresse, je ne peux pas y répondre autrement que dans le chapitre. À la prochaine !
Shashiin : Merci pour toutes les reviews que tu as pris la peine d'écrire. Le chapitre 12 aura mis le temps avant d'arriver mais j'espère que l'attente en aura valu la peine.
Kitasama : Je ne pense pas que Krad soit si méchant. Il a un but et ne se fixe pas de limite, c'est pour cela qu'il paraît si cruel. Enfin, je finirai bien par dévoiler quelques bons côtés héhé ! J'espère que cette suite t'aura plu.
Shirogane : J'aime beaucoup ta review ! Je pense que tu n'es pas la seule à attendre un rapprochement Dark/Krad ! Concernant mon écriture, j'envisage d'être écrivain (je travaille mes propres écrits en dehors de mes fanfics) donc ta remarque m'encourage vraiment ! Je trouve toujours qu'il y a des défauts quand je publie un chapitre, et pourtant je fais tout ce que je peux pour qu'il soit le plus parfait possible !!! Bisous et merci !
