Amour Inavouable
Chapitre II
Videl se figea, voyant la dernière personne qu'elle s'attendait à trouver ici. Mais qu'est-ce qu'il faisait ici? Il n'était tout de même pas… son professeur? Si c'était le cas, les Dieux lui jouaient vraiment un mauvais tour.
«Euh… Excusez mon retard, mais il y avait un braquage à la banque…»
Gohan se remit de son choc, et haussa un sourcil. «Et qu'est-ce que cela à avoir avec vous, Mademoiselle…?»
«Satan. Satan Videl. Et la police m'appelle parfois à la rescousse, quand ils n'arrivent à s'occuper seuls des criminels.» expliqua-t-elle.
«Je vois.» dit-il. «Vous avez dit Satan? Vous ne seriez pas…?»
«La fille de Mister Satan, oui.»
«Bon, allez vous asseoir.» dit-il, essayant de masquer son choc.
C'est pas vrai… pensa-t-il. J'ai couché avec la fille de Mister Satan, qui est maintenant une de mes élèves. Une mineure! Elle m'a menti! Elle m'a dit qu'elle avait vingt ans! Je pourrais être arrêté pour détournement de mineure, moi, maintenant!
Il secoua la tête, s'éclairant les idées, et commença son cours.
«T'as vu ça?» chuchota Erasa à son amie, qui venait de s'asseoir à côté d'elle. «Le nouveau prof est vraiment canon!»
Videl roula des yeux, mais était intérieurement soulagée qu'Erasa n'ait pas reconnu Gohan. «Concentres-toi sur le cours, Erasa.»
Une heure plus tard, la sonnerie annonçant la fin du cours retentit enfin, et les élèves se dépêchèrent de ranger leurs affaires pour aller à leur prochain cours.
«Mademoiselle Satan?» appela Gohan, alors qu'elle s'apprêtait à sortir de la classe. «J'aimerais vous parler un instant.»
Videl déglutit. Il allait sûrement lui demander des explications. Elle était si près de la sortie…
La classe se vida, laissant seuls Videl et Gohan, ce dernier fermant la porte pour ne pas être déranger. Il tourna son regard dur sur elle, et elle déglutit une nouvelle fois.
«Je crois que tu me dois quelques explications, Videl.» dit-il.
«Oh, c'est Videl maintenant? Fini les 'Mademoiselle Satan'?» dit Videl, reprenant de l'assurance.
«Ne joues pas à ça avec moi, Videl. Tu peux me dire pourquoi tu m'as menti sur ton âge? Et pourquoi tu es partie sans un mot? Sais-tu à quel point que je me suis senti con, en me réveillant ce matin là?»
«Je… Je suis désolée. C'est juste que…»
«C'est juste que quoi, Videl?»
«On venait à peine de se rencontrer…»
«Quoi, tu regrettes, maintenant? Il fallait y penser avant de m'allumer.»
«Mais je ne t'ai pas allumé!» s'exclama Videl, outrée.
Il haussa un sourcil. «Ah? Et ben alors, c'était une très bonne imitation.»
Elle tenta de le gifler, mais il attrapa sa main.
«T'es vraiment qu'un sal con!Je me demande comment j'ai fais pour coucher avec toi!»
«Oh, mais tu sais très bien comment…» dit-il, s'approchant d'elle.
«Ne… Ne fais pas ça, Gohan.»
Mais c'était déjà trop tard; il l'embrassa, et elle ne put résister bien longtemps avant de répondre à son baiser. Il l'attira contre lui, tandis qu'elle enroulait ses bras autour de son cou. Il la souleva alors, et elle enroula ses jambes autour de sa taille, le baiser s'intensifiant. Ils durent s'arrêter après un moment, le souffle court.
«Gohan… C'est de la folie… On pourrait nous surprendre… Et tu perdrais ton travail…» dit-elle, reprenant son souffle.
«Je prends le risque.» dit-il, avant de l'embrasser encore.
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Elle arriva très en retard à son prochain cours, essoufflée. Elle s'excusa auprès de son professeur, et alla s'asseoir à sa place, à côté d'Erasa.
«Alors,» commença celle-ci. «Qu'est-ce qu'il te voulait?»
«Oh, rien d'important.»
«Okay…» fit Erasa, la regardant suspicieusement.
Videl sourit, repensant à ce qui s'était passé quelques minutes plus tôt. Ils avaient fait l'amour, là, comme ça, dans la classe. Et décidemment, Gohan savait exactement quoi faire pour donner du plaisir à une femme. Elle soupira rêveusement. Elle avait hâte d'être à ce soir; ils s'étaient donné rendez-vous chez lui.
Les cours se passèrent à une lenteur inimaginable, puis, enfin, vint la dernière sonnerie de la journée, annonçant la fin des cours. Videl soupira de soulagement, rangeant précipitamment ses affaires dans son sac, puis sortit de sa classe, marchant dans les couloirs du lycée, se dirigeant vers la sortie. En chemin, elle le vit. Il était en train de discuter avec un autre professeur. Leurs regards se croisèrent, et ils se sourirent, puis Videl continua son chemin, sortant du lycée. Elle actionna sa capsule, la jetant, et son Jet Copter apparut dans un nuage de fumé. Elle monta dedans, et décolla, rentrant chez elle.
Elle avait vraiment hâte d'être à ce soir.
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On sonna à la porte, et Gohan sourit, sachant très bien qui c'était. Il alla ouvrir, et son sourire s'élargit en voyant Videl. Elle était très belle ce soir. Ses cheveux étaient lâchés, et elle portait un débardeur blanc sous un blouson en jean, une mini-jupe en jean elle aussi, et des bottes noires.
Il l'attira vers lui, l'accueillant avec un baiser. «Bonsoir.Tu es très belle comme ça.» lui dit-il, après le baiser.
Elle sourit.«Merci.»
Elle fit quelques pas dans l'appartement, regardant autour d'elle. La première fois qu'elle était venue ici, elle n'avait pas vraiment eu le temps de regarder autour d'elle, étant occupé à autre chose. L'appartement était plutôt sympa, spacieux, et bien décoré. Il y avait le salon, avec un canapé et deux fauteuils, tous tournés vers la télévision, une petite table, et l'on pouvait voir la cuisine du salon.
«C'est sympa chez toi.» dit-elle.
Il sourit. «Tu as dîné?»
«Pas encore.»
«Moi non plus. J'espère que tu as faim, j'ai préparé plein de bonne chose.»
Il se dirigea vers la cuisine, qui était aussi une salle à manger. Videl le suivit, un sourcil levé.
«Tu cuisines?»
«Il faut bien, quand on vit seul.» répondit-il, s'installant à table, qui était remplie de nourriture. Videl fut surprise par la quantité.
«Tu attends d'autres personnes?» demanda-t-elle.
Il haussa les sourcils. «Non, pourquoi?»
«Pour rien.» dit-elle, s'installant à table à son tour.
Gohan commença à manger, à un rythme pas trop rapide pour ne pas trop effrayer Videl. Celle-ci était quand même surprise par la quantité de nourriture qu'il pouvait manger. Puis elle tourna son attention sur son propre repas, et gouta. Elle fut agréablement surprise. C'était vraiment super bon!
«C'est délicieux.» complimenta-t-elle.
Il avala ce qu'il avait dans la bouche, puis sourit. «Je suis content que ça te plaise. C'est ma mère qui m'a appris à cuisiner. Et tu devrais gouter sa cuisine un jour; ma cuisine n'est rien comparée à la sienne.»
Elle sourit, et continua à manger son délicieux repas. Ils eurent bientôt finis de dîner, et Videl se leva de sa chaise, s'asseyant à califourchon sur les genoux de Gohan, lui souriant malicieusement.
«Et si on passait au désert, maintenant?»
Le sourire de Gohan miroitait celui de Videl. «Avec joie.»
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Il était vraiment inépuisable, et elle était crevée. Elle haletait, tentant de reprendre sa respiration, alors que lui était à peine essoufflé. Elle avait envie de dormir, mais elle ne pouvait pas s'endormir ici; ils étaient en semaine, et elle avait cours demain. Alors, à contrecœur, elle se redressa, et commença à se rhabiller.
«Hé, où tu vas comme ça?» demanda-t-il. «Tu ne comptes pas passer la nuit avec moi?»
«Je ne peux pas, j'ai cours demain.»
Il lui prit la main. «Reste encore un peu. S'il te plait.»
Elle soupira. «D'accord.»
Videl se rallongea, se lovant contre son amant. Il lui releva le menton, puis l'embrassa tendrement. Il la fit rouler sur le dos, se mettant sur elle, et commença à embrasser son cou, parcourant ses mains sur son corps.
Elle se mordit la lèvre inférieure, se retenant de gémir de plaisir. «Gohan, encore?»
Il arrêta son assaut sur son cou, et releva la tête, la regardant avec un sourcil levé. «Quoi, déjà fatiguée?»
Elle plissa les yeux, et le fit rouler sur le dos, étant maintenant assise sur lui à califourchon. «Jamais.»
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«Là, il faut vraiment que j'y aille Gohan. Il est minuit passé, mon père va me tuer.»
Il soupira. «Okay.»
Elle sourit, et se rhabilla en vitesse. Il soupira encore, la regardant mettre ses bottes.
«Bon, j'y vais.»
Il l'attrapa par le poignet. «Je n'ai pas le droit à un baiser d'au revoir?»
Elle sourit, puis l'embrassa longuement. Elle se retira après un moment, le souffle court.
«A demain.» murmura-t-elle, avant de sortir de la chambre, et quelques instants plus tard, Gohan entendit la porte d'entrer se fermer.
«Cette fille me rend dingue.»
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Videl entra discrètement dans le grand Manoir, espérant que son père soit au lit. Elle n'eut pas cette chance.
«C'est à cette heure-ci que tu rentres?» réprimanda Mister Satan. «Je te rappelle que tu as école demain.»
«Je suis désolée, Papa, mais j'ai pas vu le temps passé…»
«Bon, va te coucher, maintenant.»
Elle n'eut pas besoin qu'on le lui répète une deuxième fois, et fila dans sa chambre. Elle s'écroula sur son lit, clairement épuisée. Gohan était vraiment inépuisable, d'où lui venait toute cette énergie?
Malgré sa fatigue, elle alla prendre une douche, puis se mit en pyjama, et alla se coucher. Elle était endormie avant même que sa tête ne touche son oreiller.
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Videl gémit, les yeux à demi clos, sentant une des mains de Gohan se glisser sous son T-shirt, caressant sa poitrine, tandis que ses lèvres étaient occupées sur son cou. Elle resserra ses jambes autour de sa taille, sentant son membre se durcir avec l'excitation.
C'était la pause déjeuné, et ils en profitaient pour passer du temps ensemble, seuls, dans un placard à balais.
«Gohan…» gémit-elle. «Je n'en peux plus… Prends-moi, tout de suite.»
«Tes désirs sont des ordres…» lui murmura-t-il à l'oreille.
Erasa, qui passait par là, entendit de drôles de bruits venant du placard à balais. Curieuse, elle tendit l'oreille, et écarquilla les yeux en réalisant ce qui se passait dans ce fameux placard. Encore plus curieuse, elle alla se cacher derrière un mur, et attendit. Plusieurs longues minutes plus tard, les deux occupants du placard sortirent, et elle eut le choc de sa vie en voyant Videl et le Professeur Son. Elle mordit son poing pour s'empêcher de crier.
OH MON DIEU!
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Videl regarda son amie blonde en fronçant les sourcils. Erasa semblait lui faire la gueule depuis le déjeuner, et elle n'avait aucune idée de la raison. A la fin des cours, elle décida de la confronter à ce sujet.
«Erasa, qu'est-ce que je t'ai fais?» demanda-t-elle. «Pourquoi tu me fais la gueule depuis le déjeuner?»
«Demandes-toi plutôt ce que tu n'as PAS fais.» rétorqua furieusement Erasa.
«Erasa, explique-moi, je ne comprends vraiment pas.»
«Tu veux savoir? Très bien! Toi et le prof de science, voilà ce qui se passe!»
Videl se figea. «Moi et prof…? De… De quoi parles-tu?»
«Oh ne fais pas l'innocente, je vous ai vu! Tu couches avec lui et tu ne me l'as même pas dis!»
La jeune fille brune avala difficilement. «Tu… Tu nous as vus? Quand?»
«Quelle importance? Je croyais être ta meilleure amie, Videl, mais je vois que je me suis trompée!»
Videl l'attrapa par le poignet. «Erasa, tu ES ma meilleure amie. Si je ne t'ai rien dit, c'est parce que je ne veux pas que Gohan perde son travail.»
«Parce que tu crois que j'allais le crier sur les toits? Tu crois que je ne sais pas garder un secret?»
«Ce n'est pas ça, Erasa. Mais on ne voulait pas prendre de risque.»
«Hmph!» fit Erasa, continuant son chemin.
«Erasa, pardonnes-moi, je t'en pris! Tu es ma seule amie! Je te dirais tout ce que tu veux, mais ne sois pas fâchée.»
Erasa s'arrêta de marcher. «Tout ce que je veux?»
Videl déglutit. «Tout ce que tu veux.»
«Très bien!» s'exclama la jeune blonde, retrouvant sa bonne humeur. «Alors dis-moi, comment ça a commencé entre vous deux?»
«Ben en fait… Tu te souviens du type avec qui j'ai passé la nuit, il y a quelques semaines?»
«Oui mais où veux-tu en veni- »Erasa s'interrompit, la réalisation se lisant sur son visage. «Oh mon Dieu! C'était lui!»
«Oui…»
«Je n'arrive pas à le croire! Quelle coïncidence quand même!»
«Ça c'est sûr…»
