Amour Inavouable
Chapitre III
Videl soupira, sa tête posée sur le torse musclé de Gohan, tandis qu'il lui caressait les cheveux.
« Erasa sait. » dit-elle, brisant le silence.
« Erasa ? Rubber Erasa ? La jeune fille blonde qui est toujours assise à côté de toi ? » demanda Gohan.
« Oui… Elle sait pour nous deux. »
« Tu… lui as dis ? »
« Non, mais apparemment, elle nous a vu ensemble, je ne sais pas quand. »
Gohan fronça les sourcils. « J'espère que personne d'autre ne nous a vu. »
« Moi aussi… Je ne veux pas que tu perdes ton job à cause de moi. »
« Elle ne dira rien, au moins ? »
« Non, ne t'inquiètes pas. »
Il soupira de soulagement. « Bien. »
Videl ferma les yeux. C'était enfin le week-end, et elle pouvait enfin passer toute la nuit avec son amant. Elle avait dit à son père qu'elle passait la nuit chez Erasa, et avait prévenu celle-ci aussi, au cas où son père appellerait chez elle.
Elle soupira de contentement, et s'endormit dans les bras du jeune homme. Celui-ci réfléchissait, pensant à sa relation avec Videl.
Il savait que c'était mal. Malsain, même. Elle n'était qu'une adolescente, et lui était un homme de vingt-trois ans. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher, c'était plus fort que lui. Il la désirait, depuis le moment où il avait posé les yeux sur elle, cette nuit là, dans cette boite de nuit, il la désirait, comme il n'avait jamais désiré personne.
Il soupira, et ferma les yeux à son tour, fatigué par cette nuit agitée, et s'endormit bien vite, rêvant de la jeune femme dans ses bras.
C'est la sonnerie de la porte qui les réveilla, et Videl grogna, n'étant pas du tout contente d'être réveillée si tôt par ce bruit si dérangeant. Gohan soupira, et s'écarta de Videl, commençant à s'habiller, alors que la sonnerie de la porte continuait de sonner bruyamment.
« J'arrive, j'arrive. » dit-il, finissant de boutonner sa chemise.
Il alla ouvrir la porte, et se figea. Là, devant lui, se tenait sa mère, Son Chichi, et son petit frère de treize ans, Son Goten.
« Et bien, tu en as mis du temps pour répondre ! » fit sa mère, les poings sur les hanches.
« Ben… Euh… Je dormais… » balbutia-t-il.
« Tu dormais ? Mais il est onze heures ! Tu fais la grâce matinée, maintenant ? »
Il se frotta l'arrière de la tête. « Ben, c'est le week-end… »
« Bon, tu vas rester debout toute la journée, ou tu vas nous laisser entrer ? »
Gohan déglutit, et s'écarta, les laissant entrer. Il espérait vraiment que Videl allait rester dans la chambre, sinon, il ne savait pas comment il allait expliquer sa présence à sa mère.
« Salut grand frère ! » s'exclama le jeune Goten, étreignant son grand frère.
Gohan sourit, et ébouriffa les cheveux de son petit frère. « Salut Goten. Tu as l'air en forme. »
« Ouaip ! Je m'entraîne très souvent avec Trunks ! Je suis sûr que je peux te battre, maintenant ! »
Le jeune homme rit doucement. « On verra ça. »
« Alors, Gohan, » commença Chichi. « Comment se passe ton travail de professeur dans ce lycée ? »
« Oh, ça se passe très bien. Et je crois que mes élèves m'apprécient. »
Surtout une.
« Je suis ravie d'entendre ça. » dit sa mère. « Je suppose que tu n'as pas encore petit déjeuné. Heureusement que je suis là. »
Elle sortit une capsule, l'actionna, et la lança sur la table. Un véritable festin apparut sur celle-ci, et le ventre de Gohan gronda bruyamment, se rappelant qu'effectivement, il n'avait pas encore mangé ce matin, et la vue de toute cette bonne nourriture le fit saliver. Sans plus attendre, il commença à manger, à la manière typique des Saïya-jins.
Dans la chambre, la bonne odeur de la nourriture réveilla Videl, dont le ventre se mit à gronder, lui rappelant sa faim. Elle se leva, encore à moitié endormie, se couvrant juste du drap, et sortit de la chambre, oubliant qu'on avait sonné à la porte il y a peu et que donc il y avait de forte chance qu'il y ait des invités.
« Gohan, y'a quoi à manger ? » demanda-t-elle, toujours à moitié endormie.
Gohan arrêta ses baguettes à mi-chemin entre sa bouche et son assiette, et ses yeux s'écarquillèrent en voyant Videl, uniquement couverte par un drap. Il déglutit, tournant son regard vers sa mère, dont la mâchoire était tombé.
Videl cligna des yeux, réalisant qu'ils avaient de la compagnie. Elle réalisa alors sa tenue, ou plutôt, son manque de tenue, et fila dans la chambre pour s'habiller.
Chichi, s'étant remis de son choc, se tourna vers son fils aîné, les poings sur les hanches, le regard sévère. « Je peux savoir qui est cette jeune fille ? Elle a l'air bien jeune ! Quel âge a-t-elle ? »
Gohan commençait à transpirer. Il savait que sa mère ne serait pas très contente de savoir qu'il couchait avec une jeune fille d'à peine dix-sept ans, qui de plus était son élève.
« Elle a… Dix-sept ans. » dit-il après un moment, redoutant le pire.
« Dix-sept ans ?! Mais elle est mineure !! Tu veux être accusé de détournement de mineure ?! »
« Maman… »
Mais sa mère ne l'écoutait plus. « Je croyais t'avoir élevé mieux que ça, Son Gohan ! Mais qu'est-ce qui t'est passé par la tête ?! Dix-sept ans ! Dix-sept ans !! Elle pourrait être l'une de tes élèves !! »
Gohan grimaça, et décida qu'il valait mieux ne pas dire à sa mère que Videl était effectivement l'une de ses élèves.
Chichi soupira, se calmant un peu. « Et sinon, comment elle s'appelle ? »
« Videl. »
« Elle n'a pas de nom de famille ? »
Il soupira, sachant que sa mère ne sera pas contente d'apprendre le nom de famille de Videl. « Satan. »
Chichi écarquilla les yeux. « Comme dans… ? »
« Mister Satan, oui. C'est sa fille. »
« QUOI ?? Tu sors avec la fille de cet imposteur ?! »
« Comment ça, imposteur ? » demanda Videl, venant d'arriver, habillée décemment cette fois. « Je vous interdis de parler de mon père de cette façon ! Il a sauvé le monde, sans lui vous ne seriez pas vivante aujourd'hui ! »
« Ha ! Comme si ce trouillard aurait pu faire quoi que ce soit contre Cell ! Je vais vous dire une chose, jeune fille, celui qui a vraiment vaincu Ce- »
« Maman !! » s'écria Gohan, l'interrompant. « Ça suffit. »
Chichi plaqua sa main sur sa bouche, réalisant ce qu'elle était sur le point de dire. « Oh je suis désolée Gohan… Je ne sais pas ce qui m'a pris… »
Videl les regarda suspicieusement. La mère de Gohan s'apprêtait à dire quelque chose, pourquoi Gohan l'avait-il interrompu ? Que lui cachait-il ?
Le jeune Saïya-jin soupira. « Bon, Maman, je te présente Videl. Videl, voici ma mère, Chichi. »
Les deux femmes se lancèrent un regard glacé, mais elles se serrèrent quand même la main.
« Enchantée. » marmonnèrent-elles.
« Est-ce ça veut dire que Videl est ma nouvelle grande sœur ? » demanda innocemment Goten.
Gohan poussa un profond soupir. Son week-end commençait bien…
Sa mère et son petit frère étaient enfin partis, et il pouvait enfin passer du temps seul avec Videl. Ils avaient tout le week-end pour eux tout seuls, et ils comptaient bien en profiter.
Videl posa la tête sur le torse musclé de son amant, reprenant son souffle, un sourire satisfait sur le visage. Gohan lui caressait les cheveux, essoufflé lui aussi, bien que moins qu'elle. Il inspira profondément, s'enivrant de son parfum, les battements de son cœur reprenant un rythme normal.
« Ta mère n'a pas l'air de m'apprécier. » dit Videl, brisant le silence.
« C'est parce qu'elle ne te connait pas. Je suis sûr qu'elle va t'adorer une fois qu'elle te connaitra mieux. »
« Peut-être… Mais pourquoi semble-t-elle détester mon père ? Et pourquoi l'a-t-elle traité d'imposteur ? »
« Ben… Je sais pas, moi… » répondit Gohan, commençant à transpirer.
Elle se redressa un peu pour le regarder dans les yeux, les sourcils froncés. « Ne me mens pas, Gohan. Qu'est-ce que tu me caches ? »
« Mais rien, je t'assure ! » mentit-il.
Videl le regarda suspicieusement, les yeux plissés, puis soupira, reposant sa tête sur son torse, décidant de laisser couler pour cette fois. « Bon, je te crois. »
Gohan soupira de soulagement. Il n'était pas prêt à lui raconter son histoire. Pas pour le moment, en tout cas. Peut-être plus tard, quand leur relation deviendra plus sérieuse, mais pas maintenant. Elle n'était pas prête.
Il la regardait dormir, un doux sourire aux lèvres. Elle était vraiment magnifique. Elle avait l'air d'un ange. Il dégagea doucement une mèche de cheveux de son visage, faisant attention à ne pas la réveiller.
« Je crois que je tombe amoureux de toi, Videl. » dit-il doucement. « Et ça me fait peur, car je n'ai aucune idée de ce que tu ressens pour moi. »
Il soupira, puis ferma les yeux, laissant le sommeil l'envahir.
C'était la fin du week-end, et Videl devait rentrer chez elle. Elle soupira, se redressant, et commença à se rhabiller. Gohan soupira aussi, la regardant se rhabiller en silence. Il ne voulait pas qu'elle parte, vraiment pas, mais il était tard, et il ne voulait pas qu'elle ait des problèmes avec son père.
Elle s'approcha de lui, maintenant complètement habillée, et l'embrassa longuement.
« On se voit demain. » dit-elle doucement.
« Oui, à demain. »
Elle lui sourit, et se leva du lit, sortant de la chambre, puis de l'appartement. Elle s'appuya contre la porte, fermant les yeux, et soupira. Elle avait vraiment passé un super week-end avec Gohan, mais malheureusement, toutes les bonnes choses avaient une fin, et elle devait rentrer chez elle. Elle marcha vers l'ascenseur, et bouscula quelqu'un en chemin.
« Désolé. » dit l'homme qu'elle avait bousculé. Puis il cligna des yeux, regardant Videl plus attentivement. « Et mais je te reconnais ! T'es la fille que Gohan a rencontré l'autre nuit en boite ! Alors il a finalement réussi à te retrouver ? Je suis vachement content pour lui ! »
Elle haussa les sourcils. « Je vous connais ? »
« Je suis le voisin de Gohan, Ken. Mais on ne s'est jamais rencontrer. Par contre, je t'ai vu l'autre nuit en boite. »
« Et bien, je suis enchantée de faire ta connaissance, Ken, je suis Videl. Par contre, il faut vraiment que j'y aille, là, peut-être pourrions-nous discuter une autre fois ? »
« Ce sera avec plaisir, Videl. »
Elle lui sourit, et entra dans l'ascenseur.
« Et ben, Gohan est un sacré petit veinard ! » se dit-il, une fois que les portes de l'ascenseur se soient refermées. « Cette nana est super canon ! »
