Amour Inavouable

Chapitre IV

Gohan atterrit devant l'immeuble géant qu'était Capsule Corporation, et alla sonner à la porte. Ce fut le Prince des Saïya-jins en personne qui répondit.

« QUOI ?? » fit-il.

Gohan grimaça légèrement au volume de sa voix. Parfois ce n'était pas un avantage d'avoir une ouïe surdéveloppé. « Bonjour Végéta. Bulma est là ? Je dois lui parler. »

« Dans son labo. » marmonna Végéta, retournant à sa salle de gravité pour s'entraîner.

Gohan entra dans l'immeuble, se dirigeant vers le laboratoire de Bulma. Il rencontra Trunks en chemin.

« Salut Gohan ! T'es venu pour jouer avec moi ? » demanda le jeune demi Saïya-jin.

« Pas aujourd'hui, Trunks. Je dois parler avec ta mère. »

« Ah. Elle est dans son labo. »

« Je sais, j'y allais justement. »

« De quoi veux-tu lui parler ? »

« C'est… personnel… »

« Oh ! C'est au sujet de cette fille dont Goten m'a parlé, je pari ! »

Gohan rougit légèrement, maudissant intérieurement son petit frère et sa grande bouche.

« Alors, j'ai raison ? » demanda Trunks.

« Bon je dois voir ta mère, hein, on discutera plus tard ! » dit-il, avant de filer vers le laboratoire.

Il arriva devant la porte du labo, légèrement essoufflé, et frappa doucement dessus. Il entra après y avoir été invité, et vit Bulma qui sortait de sous une voiture, s'essuyant les mains avec un chiffon.

« Salut Gohan ! Qu'est-ce qui t'amène ? » demanda-t-elle.

« J'ai besoin de te parler, Bulma. »

« Ah ! Je pari que c'est au sujet de cette fille dont m'a parlé Chichi ! Hum… Videl, c'est ça ? »

Gohan leva les yeux au ciel. Etait-il possible d'avoir une relation sans que toute la ville soit au courant ?

Il soupira. « Oui, c'est au sujet de Videl. »

« Raconte-moi tout ! Qu'est-ce qui t'arrive ? »

« Je… Je crois que je suis amoureux d'elle, Bulma. »

« Oh mais c'est merveilleux ! » s'exclama la scientifique, des cœurs à la place des yeux. « Mais où est le problème ? »

Il soupira encore. « Je ne crois pas que ce soit réciproque. »

« Quoi ? Mais pourtant, vous sortez ensemble, non ? »

« Oui mais… J'ai l'impression qu'elle n'est avec moi que pour le… sexe. »

« Oh. » fit-elle. « Je sais parfaitement ce que tu ressens, c'était pareil pour moi, avec Végéta. C'est toujours le cas, d'ailleurs. »

« Tu veux dire que… Tu ne sais toujours pas s'il t'aime ou pas ? »

« Je pense qu'il m'aime, mais il ne me l'a jamais dis. Mais ce n'est pas le sujet de notre conversation. Je pense que tu devrais lui dire directement ce que tu ressens pour elle. »

« Mais si elle me rejette ? Si elle ne m'aime vraiment pas, et qu'elle décide de me quitter ? »

« C'est un risque, mais je suis sûre que tout va bien se passer. »

« Si tu le dis… » Il resta un moment silencieux. « Bulma, il y a un autre problème. »

« Un autre problème ? Lequel ? »

« Récemment, j'ai ressentis le besoin de la… marquer. »

« A ce point ? »

« Oui. Mais je me suis retenu. Je ne peux pas lui imposer ça. Une fois que je l'aurais marqué, ce sera pour la vie, et je ne sais même pas ce qu'elle ressent pour moi. »

« Je vois. » Elle soupira. « Je crois que pour l'instant tu devrais lui dire ce que tu ressens pour elle. Et continues à te retenir. »

« Facile à dire… »


Gohan fronça les sourcils, regardant Videl discuter avec un garçon. Il était clair que ce garçon flirtait avec elle, et cela ne semblait pas la déranger. Ses sourcils se froncèrent encore plus, et il se dirigea vers eux.

« Mademoiselle Satan, pourrais-je vous parler une minute ? » demanda-t-il.

« Euh oui, Professeur. » dit-elle, le suivant dans un couloir désert. « Qu'est-ce qu'il y a, Gohan ? » demanda-t-elle, une fois seuls.

« Je peux savoir qu'est-ce que tu fais ? »

« Mais de quoi parles-tu ? »

« Tu flirtais avec ce type ! »

« Mais n'importe quoi ! On ne faisait que discuter ! Tu vas pas me faire une crise de jalousie ? »

« Si !! Je suis jaloux ! Parce que je… ! »

Elle leva un sourcil. « Parce que tu, quoi ? »

Parce que je t'aime, idiote ! voulu-t-il crier. Il soupira. « Rien, laisse tomber. »

Elle lui caressa la joue. « Gohan, qu'est-ce que tu as ? »

Il lui sourit faiblement. « Rien, ne t'inquiètes pas. Je suis désolé de m'être emporté comme ça, c'était de la jalousie mal placé. »

Elle lui sourit. « C'est pas grave. Ça prouve que tu tiens à moi. »

Je tiens à toi bien plus que tu ne le penses, Videl.


C'était de plus en plus dur de se retenir. Le besoin de la marquer devenait de plus en plus fort. Il voulait la faire sienne, il avait besoin de la faire sienne, mais il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas lui imposer ça. Alors, malgré ses besoins, il se retenait. Et ça le tuait à l'intérieur.

Il roula sur le dos, essoufflé. Elle posa sa tête sur son torse, également essoufflée, écoutant les battements rapide de son cœur, qui revenaient petit à petit à la normal. Elle soupira de contentement. Ce qu'elle pouvait aimer faire l'amour avec Gohan. Il était si tendre, si doux, avec elle, et en même temps, il avait ce côté sauvage qu'elle adorait.

« Videl ? »

« Hmm ? »

Il resta un moment silencieux, ne sachant pas comment formuler ce qu'il voulait dire. Puis, il soupira. « Rien. »

Elle fronça les sourcils, et releva la tête pour le regarder. « Non, ce n'est pas rien, Gohan. Dis-moi ce qu'il y a. »

Il soupira encore. « C'est juste que… Où va-t-on tous les deux ? J'ai l'impression que notre relation est basée sur le sexe. »

Elle se redressa, lui donnant une bonne vue de sa poitrine. « C'est vraiment ce que tu penses ? Tu penses que je ne suis avec toi que pour le sexe ? »

Il avala difficilement, ayant du mal à la regarder dans les yeux avec la vue qu'elle lui donnait. Elle s'en rendit compte, et se couvrit avec le drap, rougissant légèrement.

« Je t'ai posé une question ! »

« Ecoute, Videl… » commença-t-il. « Je suis désolé. Je ne voulais pas te blessé. »

« Tu ne m'as toujours pas répondu. »

Il soupira. « Ben… Tout ce qu'on fait quand on est ensemble c'est faire l'amour. Tu ne peux pas m'en vouloir de me poser des questions. »

« Tu doutes de notre relation ? »

Il resta silencieux, détournant le regard.

« Je vois. » fit-elle. « Alors peut-être qu'on devrait arrêter de se voir. »

Il tourna brusquement la tête vers elle, les yeux écarquillés. « N-Non ! Je ne veux pas ! »

« Je crois que c'est la meilleure solution. » dit-elle, commençant à s'habiller.

Il l'attrapa par le poignet. « Videl, je suis désolé. Je suis un idiot. Ne me quitte pas, je t'en pris… »

Il l'attira vers lui, la prenant dans ses bras. « Ne me quitte pas… » murmura-t-il.

Elle soupira. Elle se voulait pas le quitter non plus, mais s'il doutait de leur relation, s'il pensait vraiment qu'elle n'était avec lui que pour le sexe…

Il interrompit ses pensés en l'embrassant tendrement, et tous ses doutes s'envolèrent en un instant avec ce baiser. Elle enroula ses bras autour de son cou, répondant au baiser, alors qu'il l'attirait tout contre lui, leurs corps nus se pressant l'un contre l'autre. Il la roula sur le dos, se mettant sur elle, intensifiant le baiser. Elle gémit contre sa bouche quand il se mit à la toucher, caressant son corps avec ses mains expertes. Elle gémit encore quand il commença à embrasser son cou, puis à descendre lentement jusqu'à sa poitrine.

Il savait vraiment comment lui donner du plaisir…


Il la regarda s'habiller en silence. Il n'était toujours pas sûr s'il avait réussi à la convaincre de ne pas le quitter. Il ne savait pas ce qu'il ferait si elle le quittait vraiment. Il avait besoin d'elle, il ne pouvait imaginer sa vie sans elle. Il l'aimait tellement…

« Videl, tu… » commença-t-il. « Tu ne vas pas me quitter, hein ? »

Elle se tourna vers lui, finissant de boutonner son chemisier, et lui sourit. « Non, je ne vais pas te quitter, Gohan. »

Il soupira de soulagement. « Bien, parce que je ne sais vraiment pas ce que je ferais sans toi. »

Elle s'assit sur le lit, s'approchant de lui, et l'embrassa doucement. Il l'attira contre lui, intensifiant le baiser. Eventuellement, ils durent s'arrêter, devant reprendre leurs souffles.

« Tu dois vraiment t'en aller tout de suite ? » demanda Gohan.

« Oui, il faut que je rentre. Il se fait tard, et j'ai cours demain. »

Il la relâcha, poussant un soupir. « Bon, alors rentre bien. »

Elle lui sourit, et se leva du lit. « A demain. »

Et elle était partie. Gohan se rallongea sur le lit, poussant un autre soupir.

« J'arrive pas à croire que j'ai failli la perdre à cause de ma stupidité ! » se dit-il. « Mais je ne sais toujours pas ce qu'elle ressent pour moi… »


Kisa-kun : Bon, alors, je suppose que pas tout le monde sait ce que signifie cette 'marque' dont je parle dans ce chapitre. En fait, c'est marque est une morsure que deux amants se font au cou pendant l'acte sexuel, les liant pour la vie. Ils partagent alors leurs émotions, leurs pensés, et leurs souvenirs.