N/A: Désolée du retard et merci pour toutes vos super reviews et vos encouragements. Le chapitre 5 est le premier chapitre pour lequel j'ai un beta-reader, alors un énorme merci à Audrey qui à accepté de me corriger.

Bonne lecture !


CHAPITRE 5

- Trop Tard -

A l'extérieur de l'aéroport

Au départ Tony avait pensé que venir ici serait la chose à faire. Il n'avait pas dormi de la nuit, repensant sans cesse à ses nouveaux sentiments et il en était arrivé à la conclusion qu'il devait faire tout ce qu'il pouvait pour empêcher Ziva de partir. Mais en approchant de l'aéroport, il sentit son estomac se nouer, et cela ne fit qu'empirer lorsqu'il sortit de la voiture rendant le moindre mouvement quasi impossible. Depuis cet instant il avait trouvé refuge dans sa voiture en attendant que ce nœud se décide à disparaître.

Un coup donné sur la fenêtre du côté passager le ramena à la réalité. Il se pencha et l'ouvrit.

"Ziva m'a presque fait douter tout à l'heure mais j'étais certaine que c'était bien toi." Abby s'exclama passant sa tête à l'intérieur. "Petite question. Tu peux m'expliquer ce que tu fais ici, assis dans ta voiture ?"

Elle était bien la dernière personne qu'il s'attendait à voir. "Je devrais être celui qui pose cette question. Parce que j'ai le vague souvenir d'une conversation entre nous ce matin où tu disais clairement que tu ne viendrais pas."

"Techniquement je n'ai pas…laisse tomber. Et puis de toute façon toi non plus tu n'étais pas censé être là, et pourtant, à moins d'être au beau milieu d'un rêve, tu es bien là."

Elle avait raison ; c'était lui qui ce matin avait demandé à tout le monde de s'abstenir de venir, il avait intérêt à trouver une sacrée bonne raison qui expliquerait sa présence ici. "Peut-être, mais moi au moins je n'ai pas menti et puis…et puis Ziva n'est pas la raison pour laquelle je…" Ce n'était même pas la peine de continuer ; il avait été si hésitant qu'il n'y avait aucune chance qu'elle le croie. "Ok, d'accord. J'avoue. Je suis venu pour elle." Il capitula.

"Oh vraiment ?" Elle répliqua sur un ton plus qu'ironique. "Et c'est probablement pour ça que tu n'as même pas mis un pied dans l'aéroport... Attends ! Surtout ne donne aucune explication. Tout est parfaitement logique." Elle sourit.

Tony soupira. "C'est compliqué."

Il ne l'avait pas proposé mais Abby monta à bord de la voiture. "Compliqué ? Moi je dirais plutôt un truc du style : 'c'est stupide'. Vous êtes tous les deux stupides. Il est évident que tu l'aimes bien ; ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Pourquoi tu ne lui as rien dis ? Je suis sûre qu'elle aurait préféré le savoir. Et peut-être même que ça lui aurait donné le courage de te parler à propos de ses sentiments à elle…et regarde où vous en êtes maintenant. Elle est partie, peut-être pour toujours et toi t'es là, assis sur ton derrière, à essayer de comprendre où les choses on bien pu déraper.

Dans tout ce qu'Abby venait de dire, seul un détail avait retenu l'attention de Tony. "Ziva a des sentiments pour moi ? T'es sûre de ce que tu dis, je veux dire, est-ce qu'elle t'en a parlé ?" Il était aussi enthousiaste qu'un enfant qui découvre les bonbons pour la première fois.

"Elle n'avait pas besoin de dire quoi que ce soit ; son comportement et ses petits regards ont parlé pour elle tout au long de ces derniers mois."

"J'aurais dû…attends une seconde. Qu'est-ce que tu viens de dire ? Des mois. C'est une blague ?" Tout s'était accéléré à une vitesse, que cela lui en donnait presque le tournis.

Abby n'en revenait pas non plus qu'aucun d'eux n'ait eu le moindre soupçon quant aux sentiments de l'autre. "Je n'y croyais pas auparavant mais l'expression 'L'amour rend aveugle' a finalement réellement un sens et on peut même dire qu'elle s'applique parfaitement, mais vraiment parfaitement à votre cas."

Toute cette conversation avait donné à Tony des ailes et maintenant tout ce qui l'intéressait c'était de rattraper Ziva au plus vite. Mais c'est exactement à cet instant qu'il se souvint d'un autre détail qu'Abby avait mentionné. "…elle est partie, peut-être pour toujours…" Il était trop tard. Il avait attendu trop longtemps et avait laissé sa chance s'envoler.

Sa déception était si profonde qu'il se mit en colère et commença à crier après Abby. "Tu peux me dire à quel genre de jeu pervers tu joues ? Pourquoi tu me dis toutes ces choses sachant pertinemment qu'elle est déjà loin et qu'il est trop tard ?"

"J'y crois pas. Tu me rends responsable de ce qui arrive ? Mais pour ton information, avant aujourd'hui, j'étais loin d'imaginer la nature de tes sentiments envers Ziva et ce n'était pas non plus mon rôle de la pousser dans tes bras. Et peut-être aussi que si tu avais pris le temps de l'écouter au lieu d'agir comme un gosse vous n'en seriez pas là aujourd'hui." Abby savait que c'était contre lui-même qu'il était en colère, c'est pourquoi elle lui répondit sur un ton calme, même si elle aussi avait envie de crier.

"Désolé, je n'avais aucun droit de m'en prendre à toi." Plein de remords, il s'excusa.

"Excuses acceptées." Elle pencha la tête vers lui et lui sourit.

"Tu as complètement raison, tout est de ma faute. J'imagine que c'est comme ça que c'était censé ce passé pour nous. On savait dès le départ qu'elle ne resterait pas. Je suppose que c'est même mieux qu'il ne se soit rien passé entre nous ; tout aurait été trop dur, bien plus dur que ça ne l'est maintenant." Il tourna la clé de contact et démarra le moteur. "Il est temps de retourner au travail, j'ai dit à Gibbs que j'allais chercher un café, et ça fait…" Il regarda sa montre. "…ouf, ça fait deux heures ! On ferait mieux de se dépêcher."

"Tony, juste une petite chose. Je sais que tu dois penser que c'est trop tard, mais ça ne l'est pas. Elle vit toujours sur la même planète, non ?" Abby dit espérant lui remonter le moral.

Dans l'avion

Ziva marchait le long de l'allée centrale à la recherche de sa place. Elle jeta un œil à son billet puis à nouveau aux sièges. Elle se tenait juste devant le siège numéro 107, qui était le sien. Sa voisine, une femme d'une soixantaine d'années, était déjà installée et lui souriait. Ziva plaça son sac dans le compartiment supérieur et s'assit.

"Susan." La femme se présenta.

"Ziva."

"C'est un prénom tout à fait charmant. C'est de quelle origine ?" Susan engagea la conversation.

"C'est Hébreu." Dit-elle sur un ton las.

"Surtout n'hésitez pas à m'arrêter si je parle trop. J'ai toujours tendance à trop parler quand je suis nerveuse, et là je suis plutôt nerveuse. Ma fille vient de mettre au monde mon troisième petit-enfant ; une petite fille. C'est d'ailleurs chez elle que je me rends."

Ziva fit discrètement les gros yeux. Sur toutes les personnes qu'il y avait dans l'avion il fallait qu'elle tombe sur la plus bavarde. C'était bien sa veine. Elle était déjà ravie d'avoir ce genre de compagnie durant son voyage. "Félicitations." Elle se sentit obligée de répondre.

"Merci…Alors ? Qu'est-ce qui vous amène à New York ?" Susan continua pour le plus grand plaisir de Ziva.

"En fait, je ne vais pas à New York, je rentre chez moi,…à Tel Aviv." Elle ne pouvait pas l'ignorer, il fallait juste qu'elle trouve un moyen de mettre rapidement un terme à cette conversation.

"Oh…Dans ce cas j'espère que vous avez passé de bonnes vacances. Comme avez-vous trouvé Washington ?"

Apparemment cette Susan était une vraie pipelette et Ziva commençait à bouillonner. Une question de plus et Ziva botterait des derrières bien plus tôt que prévu. "J'ai travaillé ici pendant presque trois ans avant d'être rappelée au pays, hier." Elle se força tout de même à répondre.

"Je vois. Ça n'a pas l'air d'être facile, tout quitter comme ça au bout de plusieurs années." Susan semblait compatir au sort de Ziva.

"Ça ne l'est effectivement pas."

"Tout laisser derrière soi n'est jamais sans conséquences. C'est pour votre petit ami que ça a dû être dur. Remarquez, pour vous aussi. Comment est-ce qu'il l'a pris ?"

Voilà, c'était arrivé, une autre question. Mais très étrangement l'évocation d'un petit ami éventuel avait ramené Tony dans ses pensées et c'était sans réfléchir qu'elle répondit. "Je…je n'en ai pas."

"Une ravissante jeune femme comme vous ? Je ne vous crois pas. Il y a forcément quelqu'un."

Ziva ferma les yeux et une à une les images des années passées défilèrent dans sa tête. Le première étant sa rencontre avec Tony. Au premier abord elle l'avait trouvé étrange et maladroit, surtout avec ses 'charades' et la façon qu'il avait de se remémorer Kate. Pas mal de personnes le qualifieraient d'immature, mais les petites taquineries qu'il n'arrêtait pas de provoquer furent une des raisons pour lesquelles ils étaient devenus amis en si peu de temps ; elle n'avait jamais à surveiller ses paroles en sa présence. Au fil du temps elle avait aussi appris à voir qui se cachait vraiment derrière ce gamin. Un excellent agent, loyal, drôle, sensible et un ami sincère. Il avait répondu présent pour elle à pas mal d'occasion et il avait été d'un très grand soutien lorsqu'elle avait dû surmonter la mort de Roy. Elle avait vu Tony changer, devenir plus mature et sérieux, capable de s'engager dans une relation à long terme. C'était certainement ces changements en lui qui étaient à l'origine des changements chez elle. Elle avait été la première surprise quand soudainement elle avait ressenti de la jalousie envers Jeanne. Elle avait essayé de le nier pendant un temps mais tout avait basculé le jour où elle avait vu la voiture de Tony exploser sur l'écran plasma du MTAC. C'était le jour où elle avait arrêté de prétendre que ses sentiments pour Tony n'étaient qu'une passade. Après cet évènement elle avait tenté plus d'une fois de le sonder pour voir s'il y avait une chance, même infime, pour qu'il ressente la même chose, mais toutes ses tentatives avaient misérablement échoué. Et même s'il était trop tard maintenant, grâce à Abby, elle savait que les sentiments étaient effectivement partagés et ça, c'était une pensé très rassurante pour elle.

A présent elle n'avait pas seulement envie de répondre à Susan, elle en avait besoin. "Il y aurait pu y avoir quelqu'un, mais j'ai tout gâché et il est trop tard."

"S'il y a bien quelque chose que j'ai retenu parmi toutes celles que la vie m'a enseigné c'est bien qu'il n'est jamais trop tard, surtout lorsqu'il est question d'amour. Si ce jeune homme est le bon, vous trouverez une solution pour que ça marche. C'est certain." Susan avait trouvé les mots parfaits qui redonnèrent le sourire à Ziva et elle commença à réfléchir à cette solution sur le champ.


TBC… Je sais pas ce que vous en pensez, perso j'ai eu un peu de mal pour la fin et elle ne me convient toujours pas tout à fait, mais j'ai décidé de poster le chapitre comme ça quand même. Le prochain chapitre est en cours de traduction, donc il y aura un peu d'attente avant que je puisse le poster.