Voilà enfin le chapitre 6. Désolée pour cette longue attente.

Bonne lecture !


CHAPITRE 6

- Cher Journal -

Au NCIS

Tony se tenait debout dans l'ascenseur fixant nerveusement les portes gris métallisé et tenant à la main trois gobelets de café et un Caf-Pow. Il rentrait tout juste de sa dernière mission; rapporter des recharges de caféine pour toute l'équipe. L'air frais l'avait aidé à faire le vide et le sourire satisfait qu'il affichait laissait supposer que quelque chose avait changé. Il savait à présent ce qu'il voulait avec exactitude. Il souhaitait que Ziva revienne et pour rendre cela possible il était près à faire n'importe quoi, même aller la rejoindre en Israël. Il lui restait pas mal de jour de congé à prendre et il comptait bien les utiliser à bon escient.

Lorsqu'il passa les portes, la première chose qui attira son attention était la façon dont McGee et Abby étaient agglutinés près de l'écran au milieu de la pièce, et avec sa bonne humeur de retour il avait hâte de savoir ce qui pouvait être aussi intéressant. Très vite il alla vers son bureau sur lequel il déposa les cafés et alla ensuite les rejoindre sans même retirer sa veste tellement il était impatient.

"Cafés tout frais et tout chauds pour mes amis préférés !" Il s'exclama. "Qu'est-ce que vous regardez ?" Il aurait pensé qu'ils auraient une remarque à faire sur son soudain changement d'humeur mais au lieu de cela tout ce qu'il eu fut le silence total. "Hé ! Je peux savoir ce qui ce passe ?"

"Chut ! Tu vois pas que j'essaye de lire là !" Abby cria perdant complètement son sang froid.

"Lire quoi ? C'est la télé." Tony l'interrogea s'approchant un peu plus près d'eux. C'est là qu'il remarqua un message en blanc défilant sur un fond noir au bas de l'écran.

McGee se retourna vers lui. "Un avion vient de s'écraser dans l'Atlantique y une vingtaine de minutes." Il répondit à la place d'Abby sur un ton plus qu'inquiet.

"Atlantique ? Comme dans océan Atlantique ? Y a vingt minutes ?" Tony baissa les yeux et regarda à la montre autour de son poignet. "Tu veux quand même pas dire que c'est…?"

"Ils on pas encore affiché le numéro du vol." Abby le coupa avant qu'il ne termine sa phrase et dise tout haut ce que personne n'avait envi d'entendre. "Est-ce que quelqu'un sait au moins sur quel vol et quelle compagnie elle voyage ?"

"Attends, attend, attends, ça y est. Je l'ai." McGee dit tout en suivant le texte avec son doigt au bas de l'écran. "Vol numéro…A…F…5…"

"73."

Et McGee et Abby se retournèrent en même temps vers Tony qui venait juste de compléter la phrase.

"Comment tu peux lire de là où tu es ?" McGee lui demanda voyant qu'il se tenait derrière le bureau de Ziva.

"Il ne l'a pas lu sur l'écran." Abby constata, d'un air totalement abattu, qu'il était en fait en train de lire un bout de papier qu'il tenait entre ses mains. Le même papier que Ziva lui avait confié la veille.

McGee n'avait pas tout de suite comprit ce que cela impliquait mais Abby si. "Peut-être…peut-être…peut-être qu'elle s'est tout simplement trompé en les recopiant." Sa voix était si tremblante qu'elle avait beaucoup de mal à parler. Il fallait absolument qu'elle fasse quelque chose, il fallait qu'elle soit sûre. Elle s'assit au bureau de McGee et très énergiquement se mit à taper sur son clavier. "On trouvera le bon numéro sur Internet." Elle commença la recherche mais au bout de quelques secondes son corps entier se mit à trembloter si fort qu'elle ne parvenait même plus à utiliser la souris.

McGee se pencha par-dessus ses épaules, prit la souris de ses mains et continua ce qu'elle avait commencé. Abby resta assise, le regard fixé sur l'ordinateur, ses mains couvrant sa bouche. Tony, lui, se tenait toujours quelques mètres plus loin, le regard vide, incapable de bouger ou de dire quoi que ce soit. Il attendait simplement de se réveiller de cet horrible cauchemar. Parce c'est ce qu'il espérait que ce soit; un cauchemar. Il était tout à fait possible qu'il soit endormi dans sa voiture ou encore à son bureau; cela lui était déjà arrivé auparavant. Tout ce qu'il avait à faire était de se réveiller. Mais il ne dormait pas et ce n'était pas un rêve. Abby le lui fit réaliser lorsqu'elle se leva brusquement entraînant avec elle la chaise, qui bruyamment heurta la paroi derrière le bureau.

"Non, non, non,…non !" Elle s'écria, ses mots presque complètement étouffés par ses mains qu'elle pressait maintenant très fort contre ses lèvres.

Tony savait exactement ce que cela voulait dire; c'était l'avion de Ziva. C'était bien son avion mais il ne pouvait pas toujours pas y croire. Il passa son bureau et se dirigea vers l'écran. Il plaça le bout de papier juste en dessous et compara les numéros encore et encore, mais peu importe le nombre de fois qu'il le ferait, ils ne changeraient pas. Il devait accepter l'évidence; l'avion de Ziva s'était écrasé. Mais pour lui cela ne voulait pas dire qu'elle était morte pour autant. Ziva était une battante et si quelqu'un peu survivre à un crash d'avion c'était bien elle.

"Ça ne veux pas dire qu'elle est morte." Tony se dit à voix basse pour s'en convaincre. "Elle n'est pas morte." Il parla plus fort cette fois et alla vers le bureau de McGee. "Où est-ce qu'ils on emmené les survivants ?" Il lui demanda.

Personne ne l'avait entendu entrer, mais Gibbs se tenait derrière eux. "Il n'y a aucun survivant." Il dit les prenant tous par surprise.

Tony attrapa la main que Gibbs avait posée sur son épaule et violement la retira. "Tu ne sais pas ce que tu dis. Tu ne sais pas ce que tu dis." Il cria en s'éloignant de l'équipe.

"Crois moi, je préfèrerai ne pas savoir. L'avion a explosé en vol et s'est écrasé dans une eau gelée. Personne ne peut survire à ça." Gibbs devait se battre contre ses propres émotions pour ne pas craquer.

Tony savait que c'était impossible mais il avait la sensation que son cœur venait de s'arrêter. "Non !" Il s'écria en reculant et pointant son index vers eux. "Non !" Il perdait le contrôle submergé par toutes sortes d'émotions. Colère, culpabilité, confusion, douleur, peur, tristesse,…amour. Il ne pouvait pas rester dans cette pièce une minute de plus. Il jeta un dernier coup d'œil à Abby qui sanglotait dans les bras de McGee avant de partir en courant. Il courut dans les escaliers, il courut dans les couloirs, il courut sur le parking; il ne pouvait pas s'arrêter, il continua donc à courir dans les rues. Il n'avait aucune idée où il allait; cela l'aidait juste à s'évader. Mais il finit par s'essouffler et s'arrêta obligé de voir la vérité en face. Elle était partie. Tony était au bord des larmes mais il ne s'autorisa pas à pleurer. A la place il commença à marcher et même si cela était totalement inutile, il repensa à tout ce qu'il aurait pu faire pour l'empêcher de partir et mourir. Après plusieurs heures d'errance il se rendit compte que la nuit était tombée et qu'il était temps de rentrer chez lui. Il plongea sa main dans sa poche à la recherche de son portable mais tout ce qu'il trouva fut un trousseau de clés. Les clés de Ziva. Il les tourna et retourna entre ses doigts; son appartement n'était qu'à quelques pâtés de maison et il ressentait le besoin d'y aller.

Appartement de Ziva

Maintenant qu'il se trouvait sur le seuil de sa porte Tony hésitait à entrer. La dernière fois qu'il avait été là il s'était enfuit comme un voleur et il ne se le pardonnerai jamais. Un sentiment étrange le frappa lorsqu'il passa la porte. C'était un sentiment entre confort et inconfort. Confort parce que tout était exactement à la même place comme si elle allait revenir d'une minute à l'autre, et inconfort parce qu'il savait que cela n'arriverai pas. Il resta debout là, au milieu du salon pendant quelques instants, et l'examina. Juste en face de lui se trouvait la chambre avec la porte grande ouverte, à travers laquelle il pouvait voir le matelas dépourvu de draps reposant sur le lit. Sans vraiment réfléchir il entra et s'assit sur le lit dans l'obscurité. C'était la toute première fois qu'il se trouvait dans cette pièce et il ne pu s'empêcher de sourire intérieurement imaginant ce que Ziva dirait en le voyant ici sans en avoir la permission. Elle le menacerait très certainement de le tuer avec une pince à épiler ou une pince à linge.

Sentant quelque chose sous son pied droit, il baissa les yeux et réalisa qu'il marchait sur un petit carnet qu'il ramassa sur le champ. Il n'y avait pas de titre. Il l'ouvrit à la première page et commença à lire.

"Cher journal…"

Presque aussitôt il détourna les yeux. Lire ne serait-ce qu'un mot de plus serait une violation de son intimité. Il déposa le journal près de lui sur le lit et s'allongea. Le silence l'aida à réfléchir à la situation. Ziva était partie pour toujours et il n'y avait rien qu'il puisse faire pour changer cela. Aussi difficile que cela paraissait, il devait l'accepter. Mais accepter ne l'empêcherait pas de se sentir coupable. S'il n'avait pas agit comme un lâche ce matin à l'aéroport elle serait encore en vie. Il commençait à penser que peut-être cela était de sa faute si tout le monde mourait autour de lui. D'abords Kate, puis Paula et aujourd'hui Ziva. C'en était trop; il ne perdrait pas une autre partenaire. Demain le Directeur aura sa lettre de démission sur son bureau. C'était la plus importante décision de toute sa vie mais c'était le bon choix. En se redressant sa main effleura le journal et il tomba ouvert au sol. La première intention de Tony avait été de le laisser là où il était et quitter l'appartement, mais il changea d'avis lorsque accidentellement il remarqua son propre nom sur une des pages. Tout en s'agenouillant il commença a lire, et il devint encore plus attiré voyant la date. 31 mai; Ziva avait écrit ces mots la veille. Il survola très vite le paragraphe jusqu'à la ligne où son prénom apparaissait.

"… Aujourd'hui Tony m'a prise dans ses bras et c'était exactement comme je l'avait imaginé. C'était doux, très agréable et rassurant. Je sais c'était juste sa façon de dire au revoir, mais une part de moi aurait aimé que ce soit plus qu'une embrassade amicale. … J'ai attendu trop longtemps pour lui dire qu'il comptait beaucoup pour moi et maintenant il ne le saura jamais."

Son cœur se serra à l'idée qu'elle soit morte pensant que ses sentiments pour elle n'étaient que platoniques alors qu'en réalité c'était tout le contraire. Il ne pouvait pas retenir ses larmes plus longtemps.

"Je t'aime…je t'aimais Ziva." Il murmura.


TBC…Ce chapitre n'est pas sortit comme je l'aurais voulu. J'espère qu'il est quand même lisible.

Merci de laisser une review pour dire ce que vous en pensez, c'est toujours motivant.