Je me suis dépêchée de traduire ce chapitre pour ne pas vous faire attendre trop longtemps, il se peut donc qu'il y ait des tonnes de fautes et je m'en excuse. J'espère que vous allez quand même apprécier.
CHAPITRE 7
- Douce Hallucination -
Quitter l'appartement de Ziva n'avait pas été facile pour Tony, mais il avait essuyé ses larmes et avait prit le chemin de la maison. Il n'avait cessé de penser à elle depuis leur conversation la veille de son départ et il était de plus en plus convaincu que le sentiment de culpabilité qu'il ressentait le hanterait toute sa vie. Démissionner du NCIS ne l'aiderai pas à aller mieux ou à oublier mais au moins il n'aurait pas à faire face au bureau vide de Ziva en permanence. Il était si perturbé par toute cette situation qu'il n'avait aucune idée de comment il avait bien pu arriver jusqu'à son immeuble. Il avait très probablement prit un taxi. Au même moment où les portes de l'ascenseur s'ouvrirent la lumière s'éteignit. Très surprit, il laissa tomber ses clés au sol. Il se baissa et tâtonna pour les récupérer avant de rallumer la lumière. Presque instantanément il eu le souffle coupé lorsqu'il aperçu Ziva assise sur le pas de sa porte. Il ferma très fort ses yeux pour faire partir cette image. Il n'avait pas besoin de cela; il avait bien assez de remords. Lorsqu'il rouvrit ses yeux, elle était toujours là.
"Je perds complètement l'esprit." Il murmura secouant la tête.
Il répéta l'opération, fermant les yeux encore plus fort et plus longtemps cette fois.
Il soupira réalisant que cela ne marchait pas; Ziva était encore au même endroit, juste à quelques mètres de lui.
Elle lui apparaissait comme elle était la première fois où ils s'étaient rencontrés. Elle portait exactement les mêmes vêtements, le même pantalon beige à poches, la même veste verte et elle portait même un haut blanc, tout ce qui manquait à sa tenue était le foulard violet enroulé autour de sa tête.
Pourquoi est-ce que son esprit jouait avec lui de cette manière ? Cela avait déjà été difficile lorsque la même chose était arrivée après la mort de Kate, il y avait trois ans. Très lentement, il avança vers son appartement les yeux rivés au sol essayant d'ignorer la vision morbide. Mais l'ignorer était une tâche bien plus compliquée qu'il ne l'aurait pensé, son regard était attiré par elle et il ne pouvait s'empêcher de la fixer. Elle avait l'air paisiblement endormie. Peut-être était-ce la façon dont son inconscient souhaitait qu'il se souvienne d'elle. Il accéléra le pas, espérant qu'une fois à l'intérieur, la vision disparaitrait. Mais être si près d'elle lui fit perdre ses moyens et il fit tomber ses clés à nouveau. Il sursauta et recula brusquement voyant qu'elles avaient rebondi sur la main de Ziva.
Tony paniqua. "Ne crois pas ta vue." Il pensa et son cœur se mit à battre à toute vitesse.
Soudain, la vision se réveilla, se leva et en un instant Ziva lui fit face, clignant des paupières pour s'habituer à la lumière.
"Mais où est-ce que tu étais ? Ça fait des heures que j'attends." La vision dit d'une voix endormie.
Tony ne savais pas ce qu'il devait croire; ses yeux, ses oreilles ou sa tête. Mais ensuite il se mit à sentir son parfum, le même parfum qui flottait dans son appartement, le même parfum qu'elle portait tous les jours. Ses sens ne pouvaient pas tous mentir au même moment, c'était tout simplement impossible. Ce n'était pas une vision de Ziva qu'il avait devant les yeux, c'était vraiment elle, debout devant sa porte.
"Ziva ?" Ce fut tout ce qu'il pu dire dans son état actuel.
"Qui d'autre tu crois que c'est ?" Ziva sourit. Elle s'attendait à ce qu'il soit surprit, mais pas à ce point. Elle remarqua que ce n'était pas seulement de la surprise; il était devenu tout pâle et elle pouvait l'entendre respirer difficilement. "Je sais que c'est une surprise, mais on dirait que tu as vu un fantôme."
"Par…parce-que…tu es morte." He bégaya la dévisageant de la tête aux pieds.
"Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?"
"Tu es morte Ziva ! Ton avion s'est écrasé cet après-midi." Tony expliqua la voix toujours tremblante.
En attendant Tony, elle avait imaginé cette scène où elle aurait à expliquer son changement d'avis, mais avec cette réaction il l'avait prise de court et elle devait improviser.
"Tout le monde me croit morte ?" Elle demanda.
Le choc initial surmonté Tony ne pu résister à l'envie de la prendre dans ses bras. Et c'est de manière plutôt brusque qu'il le fit. "Tu n'es pas montée dans l'avion ? Qu'est-ce qui t'as fait changer d'avis ?"
Elle ne répondit pas tout de suite; être dans ses bras était très agréable et elle ne voulait pas que ça s'arrête. Il avait l'air si heureux et enthousiaste de la voir qu'elle en oublia complètement les longues heures d'attente.
"Toi." Elle murmura finalement sa tête reposant au creux de son épaule.
Doucement il posa ses mains sur ses épaules et l'éloigna de lui légèrement pour pouvoir ses magnifique yeux sombre. "Moi ?"
"Abby m'a dit quelque chose à propos de toi; elle n'était pas sûre, mais ensuite tu es venu à l'aéroport, alors… Je sais que ça va avoir l'air stupide and que j'ai probablement tout inventé mais je ne pouvais pas partir sans savoir si…si tu…" Elle avait commencé sa phrase le regardant dans les yeux mais la peur et la honte d'avoir eu tort l'obligea à poser son regard sur le sol.
"…si j'avais des sentiments pour toi." Tony finit la phrase pour elle ce qui la força à relever la tête.
"Et ?" Ziva scrutait son visage à la recherche du moindre détail qui pourrait lui donner une réponse. D'un coup elle se sentit dépendante de sa réaction; c'était la première fois qu'un homme avait cet effet là sur elle et c'était plutôt angoissant.
Sa question et le ton nerveux sur lequel elle l'avait posée arrachèrent un sourire à Tony. "Ziva." Il commença. "Ziva, quand ton avion c'est écrasé, j'ai eu l'impression que toute ma vie s'était crashée avec lui. Je ne pouvais plus respirer, je ne pouvais plus bouger ou parler, tout ce qui occupait mon esprit étaient toutes ces choses que je n'aurais plus jamais l'occasion de te dire."
Ziva fronça les sourcils, curieuse de savoir ce que ces chose pouvaient bien être. "Comme ?"
Tony l'avait sans cesse tourné et retourné dans tous les sens depuis plus d'un jour maintenant et il n'avait même pas besoin de réfléchir une seule seconde pour répondre à sa question.
"Comme le fait que je tiens bien plus à toi que tu peux même l'imaginer. Le fait que j'aime ce petit regard sur ton visage quand tu te rends compte que tu as encore mélangé les mots. J'aime ta façon de sourire à mes blagues même quand elles sont nulles et la façon dont tu réponds à mes taquineries. J'aime aussi ta force et le fait que tu sois capable de venir à bout des criminels les plus dangereux sans aucune aide. Et aussi j'adore quand mon cœur se met à chavirer à chaque fois que tu entre dans une pièce. Je…je t'aime…Ziva."
Une fois arrivée à New York, elle avait décidé de revenir à Washington pour savoir si Tony avait des sentiments pour elle et si quelque chose était possible entre eux, mais elle ne s'attendait absolument pas à ce qu'il prononce les trois mots aussi rapidement. Les choses allaient bien plus vite que prévu. Cela aurait dû lui faire peur mais étrangement ce n'était pas le cas.
"Embrasses-moi." Elle ordonna gentiment ses yeux plongés dans les siens.
"Qu…quoi ?"
"Ne m'obliges pas à le redemander."
Très lentement, avec ses doigts, il déplaça une mèche de ses cheveux derrière son épaule. Il plaça cette même main derrière sa nuque et l'approcha de lui. Elle le laissa faire et ferma les yeux attendant impatiemment que leurs lèvres se touchent. Et quand finalement cela arriva, elle pressa ses mains contre son torse et agrippas sa chemise. Tony enroula ses bras autours d'elle et la serra plus fort tout en l'embrassant plus passionnément. Pour quelqu'un qui était censée être morte il y avait à peine quelques minutes, elle avait semblait bien en vie.
"Alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Est-ce que tu vas rester ?" Tony demanda sans reprendre son souffle.
"C'est mon intention." Elle répondit avant de l'embrasser à nouveau.
"Et ta mission ?"
Ce n'était probablement pas le bon moment pour une conversation, mais après ce qui venait de se passer entre eux Tony avait besoin de savoir si elle allait vraiment rester.
De son côté Ziva, elle, devait lui faire part de sa décision. "J'ai appelé mon père il y a quelques heures et je lui ai dis que je devais rester ici quelques jours de plus." A la mention de son père, elle détourna le regard exactement de la même manière qu'avec Gibbs la veille.
Tony plaça ses doigts en-dessous de son menton pour lui faire relever les yeux. "Qu'est-ce qu'il à dit ?" Tony demanda l'encourageant à parler.
"Il a dit…il a dit que s'il me voyait pas d'ici deux jours il y aurait des sanctions. Mais…mais je ne suis pas le genre de personne qui cède au chantage."
"Non tu ne l'es pas." Tony confirma.
"Je me suis énervée et je lui ai dis que je ne reviendrais pas tout de suite. Ensuite il m'a clairement fait comprendre qu'il considérait cet acte comme une trahison et que ce ne serait plus la peine de revenir à Tel Aviv car personne ne m'attendrait plus là-bas, jamais."
Tony remarqua le changement dans sa voix. Elle était sur le point de pleurer, mais comme toujours elle contrôlait ses émotions et retint ses larmes.
"Et tu as tout quitté pour moi ?" Il fit remarquer de façon ironique en souriant.
"Il est très doué." Elle pensa comme il avait réussi à la faire sourire. "Pour toi et aussi parce que j'aime ma vie ici et j'aime mon travail au NCIS. Et tu avais raison; J'ai trop changé pour retourner travailler pour le Mossad."
Tony la regarda avec des yeux grands écarquillés; elle venait juste d'admettre qu'il avait raison. Ziva David venait d'admettre que Tony DiNozzo avait raison.
"Tu n'était pas au courant que j'avais toujours raison ?" Il répliqua et plaça un petit baiser sur ses lèvres. Il ramassa ensuite les clés. "On devrait entrer, à moins que tu préfère passer le reste de la soirée sur le palier ?" Il déverrouilla la porte et lui donna un petit coup l'ouvrir plus grand et invita Ziva à entrer en premier. Il attrapa son sac et la suivit. "Qu'est-ce que tu veux faire ? Sortir ? Dîner ?"
"Est-ce que ça serait gênant si on ne fait rien ?" Ziva dit timidement espérant qu'il comprendrait.
"On dirait que c'est ton jours de chance alors, parce qu'il se trouve que j'excelles à ne rien faire." Tony était plutôt soulagé d'entendre qu'elle ne voulait pas sortir non plus. Après tout ce qui s'était passé aujourd'hui, il n'était pas du tout d'humeur. "Mais il y a quand même quelque chose que tu vas devoir faire."
Elle se retourna et fronça les sourcils.
"Tu vas devoir appeler tout le monde et leur dire que tu es vivante. Tu ne veux pas qu'ils pensent que tu es morte toute la nuit quand même ?" Il ferma la porte et accrocha sa veste au porte manteau.
"Non, je crois que non." Elle répliqua en ouvrant son téléphone portable.
...TBC
