Chapitre treize : Ursa


Je suis mère avant d'être femme. C'est tout mon bonheur. Et c'est aussi mon drame. Pour mes enfants, pour leur vie, leur bien-être, je serais prête à tout.

Pour mon fils, j'ai sur les mains le sang d'un père et d'un roi. Et je ne regrette aucun de mes actes de cette nuit-là. Il n'a jamais oublié qui il est, peut-être grâce à moi.

Pour ma fille… j'ai sur la conscience la mort d'une reine et d'un enfant égorgé avant de naître. Oh je donnerais tout ce qui me reste de décence et de conscience pour que les esprits nous les ramènent et me prennent à leur place. Mais les esprits sont sourds à mes appels et restent obstinément absents.

Elle pleurait, elle disait que je la détestais, que je la craignais, que j'avais toujours préféré son frère à elle, que je me fichais qu'elle soit enfermée là, seule, parce que je ne l'aimais pas assez, parce que je n'aimais que lui. C'était faux. Et je lui ai prouvé.

Et j'ai peur d'avoir encore à vivre avec ce poids, d'avoir fait le malheur de mon fils, lui pour qui j'étais prête à mordre.

Et le pire… c'est que, malgré ses actions et ses mensonges, je ne parviens pas à haïr ma fille.


Je voulais glisser ces quelques mots d'Ursa avant de passer à la suite. Si je travaille bien, je devrais encore pouvoir "updater" dans la soirée.

Vous semblez nombreux à suivre cette fic. Vraiment, ça me touche beaucoup.

J'attends vos suggestions pour le prénom de la fille de Katara.