Vous savez à qui appartient Avatar. Je leur fais mes compliments.


Chose promise, chose due.

Et plus encore puisque je vous ai écrit deux chapitres aujourd'hui! J'espère que vous tiendrez au moins une semaine avec ça parce que je ne pourrai plus garder ce rythme le mois prochain.

Je me suis à peine relue donc j'essaierai de ré-ajouter le chapitre prochainement avec les probablement nombreuses et immondes fautes de frappe et d'accord corrigée.


Chapitre quatorze: deuil


Katara avait passé les jours suivant son accouchement et la crémation de Mai à se reposer. Et à tenter d'oublier les évènements dramatiques qui avaient frappé Zuko, les aveux d'Ursa dont les mots lui revenaient sans cesse et les remarques acerbes de la mère de Mai pendant la célébration.

Katara avait d'abord croisé Tom-Tom. Il ne se souvenait pas d'elle, évidemment. Et il ne se souvenait que mal de sa sœur aussi. Quand Katara lui dit qui elle était et comment, avec l'Avatar, ils avaient fait sortir les habitants d'Omashu, il rit beaucoup en ajoutant que sa mère lui faisait régulièrement prendre des infusions de racines de Koopshup pour le protéger contre la poulpatose. Et qu'il prétendait avoir attrapé la mystérieuse maladie dès qu'il voulait rester dans sa chambre et qu'on lui fiche la paix.

Mais la mère de Mai… elle avait été si dure avec Zuko et si mesquine. Elle avait ouvert la bouche deux fois, et elle usait de sa langue comme d'une lance. La noble dame tirait juste.

Katara portait le deuil comme on le fait dans les tribus, pas en revêtant les robes blanches traditionnelles de la Nation du Feu, mais en se voilant le visage de noir. Elle s'était frappée la poitrine quand les prêtres avaient mis le feu au corps de Mai et avait musé très bas l'oraison des Tribus. C'était comme ça qu'on faisait chez elle, et ça avait de la signification pour elle. Elle avait répété les mêmes gestes que ceux qui avaient accompagné le dernier voyage des deux femmes les plus importantes de sa vie, Kanna et Kaya.

La mère de Mai, probablement trop mesquine et trop ignorante, voyant que Katara ne portait pas de blanc, avant sifflé

- Pouvait-on espérer que les paysans témoignent suffisamment de civilité et de respect pour porter le deuil ? Surement non.

Et Katara n'avait pu se retenir de lui répondre que grâce à Tai Lee, arrivée de Kyoshi en un temps record pour assister à la cérémonie, qui enroula son bras autour du sien et leva les yeux au ciel.

L'acrobate avait appris la mort de son amie, les efforts de Katara pour la sauver et avait surtout reçu la dernière lettre de Mai, celle qui trônait inachevée sur la table de scribe, dans sa chambre. Elle dit à Katara quelques mots qui lui apportèrent plus de réconfort qu'elle ne l'aurait cru

- À la fin, elle était vraiment heureuse de t'avoir.

Tai Lee avait été si sincère, Katara n'avait pas trouvé de mots pour exprimer sa reconnaissance.

Plus tard, une fois la dispersion des cendres effectuée, la mère de Mai lança une autre attaque, plus cruelle cette fois, car dirigée contre Zuko. Katara lui avait offert son bras pendant la longue marche funèbre et était restée à ses côtés, toujours silencieuse, pendant la veillée. Comme elle estimait devoir le faire.

- Quel malheur de constater que notre fille aura été si vite remplacée !

Zuko avait pâlit et ne s'était plus attardé. Le père de Mai avait toussé et lancé un regard assassin à son épouse et elle s'était tue. Comment une femme aussi bienveillante envers son fils pouvait avoir une telle langue de vipère échappait à la compréhension de Katara.

Ces derniers jours avaient été difficiles à vivre, malgré la présence de Ty-Lee et d'Izora avec qui Katara avait rapidement noué une certaine complicité. (Les anecdotes transmises de mère en fille dans sa famille sur les enfances des Fire Lord étaient tout simplement croustillantes.)

Elle passait également beaucoup de temps à s'occuper de sa fille qui se montrait déjà un peu plus réactive et dont les yeux prenaient peu à peu la couleur de ceux de Aang. Et Momo lui avait fait regretter de l'avoir un peu délaissé ces dernier temps : le lémure avait passé une matinée entière à voler en criant tout autour de la pièce. Puis il avait remarqué le bébé et s'était mis dans la tête que les enfants adoraient les lychees. Il avait donc déposé gentiment un demi kilo de ces fruits, apportés un par un, au pied du berceau.

Katara ne s'ennuyait pas… il lui manquait juste quelque-chose. Les commérages de palais ne valaient pas une bonne prise de bec avec son ami.

Mais elle n'avait plus parlé à Zuko. Leur dernier vrai contact… datait toujours de cette fichue nuit, quand elle s'était approchée malgré les flammes. Et elle se décida à le brusquer un peu et à lui parler. Elle avait quelque-chose d'important à lui demander. Elle prit son bébé dans ses bras et sortit de sa chambre d'un pas décidé pour entrer en collision avec le jeune seigneur du feu sur le pas de la porte.

- Ah, je te cherchais ! s'exclama-t-elle

- Et me voilà, dit-il platement avant d'ajouter en pointant la chambre : Je peux entrer ?

Katara regarda à l'intérieur de la pièce. Elle fuyait la chaleur et la pénombre qui y régnait.

- Je préfèrerais qu'on marche un peu, répondit-elle

- Bien.

Il lui offrit son bras et elle s'y appuya en se forçant à sourire : ses côtes la lançaient encore de temps à autres.

- Tu… tu voulais me dire quelque-chose ? demanda Zuko

- Oui. C'est, disons, une tradition dans ma tribus qu'un proche soit choisi par les parents pour veiller sur l'enfant en cas de pépin, tu sais, on vit entouré par la neige et les bêtes sauvages, et pendant la guerre… les pères ne restaient que rarement aux côtés de leur femme pour voir grandir leurs enfants. Cette personne devient le parrain de l'enfant, il choisit ses prénoms ou affronte le baptême de glace avec le fils quand le père ne peut pas le faire. Pour Sokka, Bato était cette personne.

Elle s'arrêta de marcher et le regarda dans les yeux, parce qu'on ne demande pas ça distraitement, c'était vraiment sérieux, vraiment important. Et son engagement, s'il acceptait, serait plus que symbolique.

- J'aimerais… que tu sois cette personne pour ma fille.

Il eut l'air saisi puis dubitatif. Elle sentit le besoin d'ajouter

- Ça compte beaucoup pour moi… que ce soit toi.

- Pourquoi pas Sokka ? Il est son oncle.

- Justement, il est déjà "l'oncle Sokka" et Iroh a prouvé qu'un oncle pouvait être quelqu'un de précieux. Mais il a aussi trois enfants et…

Elle chercha ses mots un instant. Vraiment, elle ne s'attendait pas à ce qu'il réagisse comme ça. Elle s'attendait à ce qu'il dise « oui » ou « non ». Elle aurait dû savoir qu'il ne se contentait jamais de si peu.

- Je me dis que ça pourrait reconsolider le lien, ajouta-t-elle enfin. Et nous aider à tenir la promesse qu'on avait faite à Toph, tu te souviens ? J'aimerais que tu existes dans la vie de ma fille et que tu sois là pour elle s'il nous arrivait malheur, à Aang ou à moi.

Il sourit enfin et parla, la voix un peu rauque

- Tu… tu veux que je veille sur ton enfant, que je sois son « parrain » ?

- Oui. Oui, si tu acceptes ?

- Bien sûr que j'accepte ! fit-il.

Elle sursauta et son visage s'illumina.

- Mon ange, dit-elle en élevant le bébé à hauteur de ses yeux, face vers Zuko, dis bonjour à ton parrain.

Le nourrisson répondit par un son guttural comique. Katara rougit en l'attirant contre elle en soufflant « oups ! »

- Au moins elle est à l'aise avec toi ! dit-elle

- Oh, je ne voudrais surtout pas qu'elle s'arrête de digérer pour moi, répondit-il sur le même ton qu'il employait pour dire « M'accorderiez-vous cette danse ».

Katara riait. Elle lui attrapa le bras et le força à le plier avant de tendre son bébé pour le poser au creux du coude du jeune homme.

- Oh, je ne suis pas sur… commença-t-il avant de se retrouver avec le petit paquet dans les bras.

Il sourit malgré lui et berça doucement la fille de ses amis, la fille de Katara.

- Elle a les yeux de Aang, dit-elle.

- Dommage, répondit-il simplement.

- Oh, pourquoi ?

Il avala sa salive, le regard toujours fixé sur le bébé, comme un troisième bras pour l'empêcher de tomber.

- Je préfère les tiens, juste… répondit-il, volontairement évasif avant de s'adresser directement à la petite : Alors, il semblerait que je doive m'occuper de toi si ton Avatar de père ou ta tête-de-coq-âne de mère se mettaient dans encore plus d'embrouilles que d'habitude.

- Et choisir ses prénoms, ajouta Katara.

- Quoi ?

- Oui, c'est une des missions du parrain ; Il choisit les prénoms.

- Comment veux-tu que je fasse ça, je n'avais déjà pas la moindre idée de comment j'allais nommer mon…

Il se tut. Longtemps. Et Katara n'osa pas parler. Elle était désolée d'avoir réveillé la douleur, prête à fuir et pourtant elle resta là. Enfin il leva les yeux vers elle

- Je suis très touché et très honoré par ta demande, Katara. Je… je vais réfléchir pour le prénom, je ne sais pas. Je ne connais pas les prénoms des Tribus ni ceux des nomades, mais j'essaierai. Je ne te décevrai pas.

- Le Zuko que je connais ne m'a jamais déçue, répondit-elle doucement.

Il lui tendit sa fille en s'excusant

- J'ai encore des choses à préparer avant de partir.

Oh mince ! Le mot était lâché et il ne pourrait plus le ravaler.

- Tu pars ? demanda Katara, intriguée

- Oui, c'était prévu. Je pars pour Omashu, tu te souviens.

Il avait prévu de ne surtout pas le rappeler à la maitre de l'eau, connaissant d'avance sa réaction :

- Tu pars ? Et… et moi ?

- Tu ne peux pas courir affronter le Dai-Li avec un nourrisson sous le bras !

- Tu ne peux pas me laisser en plan comme ça ! Arrête de te servir d'elle comme excuse pour te débarrasser de moi ! J'irai libérer Aang avec toi, que tu le veuilles ou non.

- Katara… Tu es vraiment la plus obstinée, la plus inconsciente, la plus irrespons…

- Arrête, tu me flattes ! Quand est-ce qu'on part ?

Il eut peur un instant qu'ils en viennent à un affrontement verbal comme quelques semaines plus tôt, parce qu'elle avait des mots violents. Sans parler du reste qu'il chassa vivement avec une once de culpabilité vis-à-vis de Mai.

- Je ne pars pas avec toi dans cet état-là.

Une fois de plus, en moins de deux minutes, sa langue avait fourché (et il rédigea une petite note mentale pour ne pas oublier de s'en faire amputer !) et Katara le prit au mot

- Ahaah, ça veut dire que tu ne refuses pas que je t'accompagne… ?

- Combien de temps avant que tu sois pleinement reposée et soignée ?

Elle eut l'air de réfléchir, puis, le regard déterminé, elle dit

- Donne-moi une semaine.

- Pfff. Je ne peux vraiment rien te refuser.

Ty-Lee repartait pour Kyoshi le lendemain, elle y serait à temps pour avertir Sokka et Suki. L'île était une escale obligatoire puisque le couple pourrait le renseigner sur la mission de Toph. Et maintenant que Katara s'était mis en tête de le suivre, …

L'artisan Hego revint au palais le jour dit. Il entraina Zuko dans les écuries royales. Le Seigneur du feu lut une intense fierté sur le visage de l'éleveur et en comprit la cause lorsqu'il vit les trois bêtes.

- Mon Seigneur, commença Hego, j'ai l'immense honneur et le plaisir de vous offrir ce couple de zèbre-aigles, race qui avait pratiquement disparu et que j'ai pu recréer par quelques croisements ingénieux. Ils vous emmèneront à Omashu en quatre jours. Si mes calculs sont exacts, et je ne doute pas un instant qu'ils le sont, le même trajet à dos de bison vous en aurait demandé seulement trois.

- Mon cher Hego… ce sont de pures merveilles.

…oooOOOooo…

La patience d'Izora entrerait dans la légende. Elle avait essayé de s'avancer à l'encontre de la volonté inébranlable de Katara et de la convaincre de ne pas aller à Omashu. Peine perdue.

Katara passa les quelques jours suivant bien sagement dans sa chambre. Et elle assista à un vaste ballet de servantes et d'intendants en tout genre qu'Izora tenait à lui présenter. La nourrice semblait être l'axe, le tronc commun de tous les commérages. La moindre rumeur naissant au palais passait obligatoirement par ses oreilles et elle avait un droit de véto sur leur expansion. Elle faisait autorité en la matière.

- Il y a des choses que je ne peux pas laisser se répandre, confia-t-elle à Katara.

- Ah, par exemple ?

- Comme ça vous concerne, je peux vous le dire : les femmes de chambres ont beaucoup d'imagination et dès qu'elles voient un homme charmant parler à une femme charmante, elles vont s'imaginer qu'ils formeraient un couple charmant.

- Mais encore ?

- Plusieurs d'entre elles s'étaient mise en tête que vous et le Fire Lord… Mais j'ai coupé court à tout ça. Par contre, en cuisine, on attend l'annonce du mariage de votre amie aveugle et du jeune guerrier avec qui elle est partie.

- Toph ? Oh, je doute vraiment qu'elle soit intéressée. Elle…

Katara réalisa qu'elle tombait dans le piège d'Izora et qu'elle s'apprêtait naïvement à alimenter ses potins. Elle changea de lieu mais non de sujet

- Qu'est-ce qui leur faisait penser que j'avais une relation- adultère- avec Zuko ?

- En fait, ça a commencé avant votre arrivée, longtemps avant, quand le général est revenu de Shun-Op avec la petite Maneka. Sa ressemblance avec vous a été le grand sujet et chacun avait sa version. Vous avez été sœur, cousine, même mère et fille. Quand c'est absurde, je laisse courir. Mais on a aussi dit que le Seigneur du feu était mal à l'aise avec la gamine et on a mis ça aussi sur le compte de la ressemblance. Selon certains, vous vous détestiez, selon d'autres, vous viviez un amour caché et interdit. Et quand c'est interdit, c'est glamour. J'aurais pu étouffer ces ragots dans l'œuf si la petite n'avait pas demandé à repartir pour son village natal.

- Oh ? Pourquoi est-ce qu'elle voulait partir, il ne lui restait rien là-bas ?

- Je ne l'ai jamais su. Elle ne s'est confiée qu'à Mukr, parce qu'il était au bon endroit au mauvais moment. Apparemment, notre Seigneur Zuko l'aurait effrayée.

- Il est parfois un peu brusque, je suis sure que…

- Non, vraiment effrayée. C'est tout ce que je sais.

Quand la nourrice la laissa, Katara, pourtant relativement hermétique aux racontars, ne put s'empêcher de repenser à ce qu'Izora avait dit au sujet de Maneka. Et Mukr était la clef. Mais comment faire parler le vieux domestique ?

Katara décida de tenter sa chance le lendemain. Elle fit appeler Mukr. Elle décida de prétexter n'importe quoi, sachant que l'homme comprendrait très vite où elle voulait en venir. Et elle avait, étrangement, l'intime conviction qu'il ne résisterait pas et qu'il lui dirait ce qu'elle avait besoin d'entendre, parce qu'elle devait être d'une manière ou d'une autre impliquée.

- Ah je suis contente de vous avoir, dit-elle en allongeant sa fille au fond du berceau. J'aimerais qu'elle entende aussi des voix masculines, pour former son oreille, vous comprenez.

- Oui, madame.

Comme à son habitude, Mukr restait très droit, très solennel, les bras croisé dans le dos et le regard droit, toujours un poil à côté du visage de son interlocuteur, parce que regarder quelqu'un qu'on sert dans les yeux, c'est lui manquer de respect.

- Je suis désolée, je sais que vous n'êtes pas un grand bavard- pas comme Izora- mais je préfère que le Seigneur du Feu ne passe pas trop de temps dans ma chambre, avec toutes ces rumeurs, vous savez.

- Si vous changez vos habitudes, ce sera une confirmation pour les cloportes qui colportent ce genre de fables.

- Je n'y prête pas trop attention, mais j'ai peur que ça parvienne jusqu'à lui. Il… en a assez vu ces dernières semaines et c'est si difficile de ne pas entendre ce que les gens autour disent de soi.

- Je comprends.

- Il y a malheureusement quelques mots qui sont parvenus jusqu'à moi… et que je ne parviens pas à chasser… Je serais même tentée d'y croire, précisément parce que je connais Zuko et son tempérament.

- Venez en au fait, Lady Katara.

- Que s'est-il passé avec Maneka ?

- Vous voulez le savoir ?

- Oui. Parce que j'ai de l'affection pour cette petite et qu'il aura des comptes à me rendre si ce qu'on m'a dit est vrai.

- On ne vous aura rien dit de vrai. Je suis le seul témoin de la scène, ce qu'on raconte ne sont que des suppositions hasardeuses qui vont, malheureusement- et c'est assez rare pour être signalé- dans le sens de la réalité.

Il hésita, sembla débattre avec lui-même puis soupira :

- On vous a dit qu'il s'était montré violent avec elle, c'est bien ça ?

- Oui. Et j'ai imaginé… toutes sortes de choses. C'est pour ça que j'ai besoin de savoir la vérité.

- Il s'est montré agressif. Il lui a crié dessus, assez violemment, et l'a attrapée par l'épaule. Elle a surtout eu peur parce qu'il n'a pas contrôlé sa maitrise et que toutes les flammes dans la pièce ont grondé avec lui.

- Mais… pourquoi ?

- Maneka était une petite curieuse. Elle avait voulu essayer un bijou qui ne lui appartenait pas, apparemment fragile ou précieux. C'est ce qu'elle m'a confié après, qu'elle avait trouvé ça joli et qu'elle voulait « juste voir, pour s'amuser ».

- Qu'est-ce que c'était ?

- Je peux vous le montrer.

Il marmonna un machinal « Si vous voulez bien me suivre » et devança Katara dans les couloirs jusqu'à une pièce proche de la chambre de Zuko. Il frappa avant d'entrer et repéra rapidement un tiroir qu'il ouvrit. Il en sortit un coffret dont Katara sut, à ses gravures en forme de feuilles de vignes entortillées et à la peinture écaillée sur le couvercle, qu'il venait du Royaume de la Terre. Mukr le lui tendit en disant

- Faites en bon usage.

Et il quitta la pièce sans se retourner. Devant ses airs sévères, Katara hésita. Elle avait en main la clef du mystère. Se sentant étrangement coupable- elle fouillait dans les affaires de Zuko, après tout, elle souleva le couvercle et avala de travers

- Suis-je vraiment à ce point aveugle !?

Entre ses doigts glissait déjà les liens familiers, le ruban de cuir bleu foncé, presque noir et la pierre qui se réchauffa instantanément au creux de sa paume, le pendentif rond d'un bleu fascinant et changeant, vibrant, gravé par un certain amoureux transi au pôle nord, cinquante ans plus tôt.