Je tenais sincérement à tous vous remercier de me lire, et de laisser de si gentilles reviews. J'essaye d'y répondre à toutes, mais j'ai eu quelques soucis avec mon ordinateur et avec ma boîte mail, et il se peut donc que certains d'entre vous n'aient pas reçu ma réponse; et j'en suis désolée.
Voilà, et c'est pati pour un nouveau chapitre! J'espère que vous apprécierez. N'hésitez pas à me faire part de vos impressions, bonnes ou mauvaises, je prends tout!
SURPRISES, SURPRISE(S) !
Chapitre 4: Hermione Granger EST une fille…
Draco Malfoy trouvait ça bizarre. Plus il y réfléchissait et plus il trouvait vraiment ça bizarre. Depuis quatre jours qu'il avait publiquement ridiculisé la préfète des Gryffondors, Hermione Granger, celle-ci n'avait rien tenté. Rien ! Même pas un petit croche-pied dans les couloirs bondés de l'école. Bien sûr, au début, elle avait été énervée, voire en rage ; mais après le cours de Potions du lendemain, rien ! Elle semblait comme d'habitude, sauf que, parfois elle souriait toute seule. Non, c'était décidément vraiment très bizarre ! Il s'était attendu à tout, il regardait partout autour de lui, au cas où elle surgirait de nulle part, armée ! Il s'était tenu sur ses gardes. Draco y avait vraiment réfléchit : normalement, et d'après la logique même, elle aurait déjà dû se venger. Les Gryffondors étaient bien connus pour foncer dans le tas.
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Il faisait sombre, et froid. Et impossible d'identifier l'endroit. En fait, son seul souvenir, c'était une main à la poigne redoutable sur son bras au sortir de son cours de Défense contre les Forces du Mal ; un éclair de lumière rouge, et puis le trou noir. Et maintenant, cette pièce, ou cette remise (?), où il était difficile de reconnaître ce qui l'entourait. Un faible bourdonnement parvenait à ses oreilles, surement la rumeur des conversations, ainsi que le bruit de pas des autres étudiants. Plus elle y pensait, et moins Pansy Parkinson ne comprenait pourquoi elle avait été attaquée, se trouvait désormais dans cet endroit sombre, privée de sa cravate vert et argent et de son badge de préfète de Serpentard.
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Aujourd'hui, c'était le grand jour. Hermione Granger était prête. Elle espérait seulement qu'elle n'avait rien oublié. Elle avait tout planifié, jusqu'à l'enchaînement des moindres détails.
Elle s'était réveillée ce matin heureuse mais anxieuse, et aussi un peu coupable. Mais une partie de son cerveau culpabilisait de culpabiliser car elle savait, au fond d'elle-même, qu'elle voulait cette vengeance, ne serait-ce que pour montrer à Draco Malfoy que dans la vie, rien ne reste impuni bien longtemps. Et normalement, il se souviendrait de la leçon...
C'est donc un peu nerveuse que la préfète des Gryffondors se rendit en cours de Métamorphose. Hermione essayait de se montrer la plus attentive possible, mais elle ne cessait de penser à ce qui allait se dérouler ; et le professeur McGonagall, qui lui en voulait toujours pour son écart de conduite de début de semaine, le lui fit remarquer en lui ôtant cinq points car elle n'avait pas pu répéter ce qu'elle venait de dire.
Hermione avait ensuite double cours de Défense contre les Forces du Mal. En arrivant dans la classe, la jeune fille prit soin de se placer à proximité de Malfoy, tout en n'éveillant aucun soupçon. Alors que tous les élèves se préparaient ou s'entraînaient déjà à lancer le contre-sort du jour, elle s'empara de quelque chose dans son sac et le mit discrètement dans sa poche. Son action passa inaperçue aux yeux des autres, aussi elle s'entraîna avec Dean Thomas à bloquer différents maléfices.
Le cours finit, elle sortit ce qu'elle avait mis dans sa poche pour le glisser dans le sac de Draco Malfoy sans que personne ne la voit, ce qui ne fût pas chose aisée, et fit semblant d'avoir oublié quelque chose pour se diriger vers la salle où Pansy Parkinson parlait encore avec le professeur. Les couloirs étaient presque déserts, tous les élèves se dirigeaient à présents vers la Grande Salle pour prendre leur déjeuner. Dès que la Serpentard en franchit le pas de la porte, elle lui agrippa fermement le bras, et quand elle se retourna, elle lui lança un Stupéfix informulé. Elle devait faire vite, sinon son plan serait réduit à l'échec. Elle traina Pansy vers le premier placard à balais qu'elle trouva, lui enleva sa cravate, son badge, et vérifia qu'elle n'avait pas oublié son cheveu : ce n'était pas le moment de laisser un stupide détail gâcher tout le travail de préparation, d'élaboration, et d'organisation qu'elle avait fourni. Cependant, comme elle avait pris soin de l'apporter, tout allait bien… Elle cala la jeune fille contre un sot du mieux qu'elle pu (elle n'était pas inhumaine, et en plus, elle se vengeait juste de Malfoy !), et l'enferma avec un sortilège qu'elle seule pourrait désactiver.
Hermione courut ensuite aux toilettes, où elle s'enferma aussi. Elle s'empara du flacon de Polynectar, ajouta le cheveu de la jeune Serpentard qui gisait inconsciente plus loin et avala le breuvage en une fois. Elle ressentit instantanément la même sensation horrible qu'en Seconde Année et pria Merlin pour que cette fois son stratagème fonctionne. Après avoir repris ses sens, elle se dirigea vers le miroir le plus proche pour constater « l'étendue des dégâts ». Devant elle se tenait Pansy Parkinson, élève de Septième Année de Serpentard, Poudlard.
A partir de maintenant, il lui restait une heure…
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- Draacooo !! Dracooo ! Attends moi !
Le sus-dénommé daigna enfin relever la tête, et se retourna avec désinvolture, pour apercevoir Pansy Parkinson courir et s'arrêter près de lui. Celle-ci était toute essoufflée, les joues rouges, son uniforme était négligé à cause de sa course, et quelques mèches s'échappaient de sa haute queue de cheval.
Draco et ses amis reprirent leur chemin vers la Grande Salle, et la préfète se plaça derrière lui. Délicatement, elle entrouvrit le sac du jeune homme pour laisser dépasser un morceau de tissu rouge sang : le fameux soutien-gorge de Lavande Brown. Celui-ci pendait maintenant du sac de Draco Malfoy, qui ne s'était rendu-compte de rien, et se dirigeait avec ses camarades dans les couloirs pour aller prendre leur déjeuner. Pour l'instant, il n'y avait pas beaucoup de monde autour d'eux, aussi la jeune fille attendit-elle qu'ils soient rendus dans le Hall bondé pour mettre son plan à exécution.
De sa voix aigue qu'elle avait pris tant de soin à travailler, la préfète stoppa le jeune Malfoy, puis lui demanda ce que faisait un soutien-gorge qui ne lui appartenait pas dans son sac de cours, tout en essayant d'attirer le plus d'attention possible sur leur petit groupe. Curieusement, à la notion même d'un soutien-gorge, le Hall rempli d'adolescents devint tout de suite plus calme, et ceux qui n'étaient pas encore conscients de la conversation peu commune qui allait se dérouler recevaient des regards noirs et des coups de coudes de la part de leurs camarades trop curieux car ils les empêchaient d'écouter attentivement. Le temps semblait s'être subitement arrêté, comme si ce qui allait se dérouler l'intéressait lui aussi.
Draco ne semblait pas comprendre ce qui se passait. Il était le centre de l'attention de tous, et apparemment, ce n'était pas pour une bonne raison. Il se demandait s'il avait bien entendu le mot soutien-gorge ou s'il l'avait simplement rêvé. Dans tous les cas, l'affaire allait se solder très vite, car il n'était ni assez imprudent pour se faire prendre avec le soutien-gorge d'une de ses conquêtes, ni obsédé au point de les apporter avec lui en cours. Même s'il était très intéressé par la chose : après tout, lui aussi était un adolescent normalement constitué avec les hormones en folie !
Alors que tous les yeux étaient braqués sur lui, dans l'attente d'une des célèbres colères du préfet, le jeune homme se retourna calmement vers son homologue féminin, mais perdit un peu confiance en se demandant ce qu'il pouvait bien répondre à une question pareille. Il ne pouvait décemment pas lui répondre que c'était le sien, car tout le monde savait, et elle aussi, que Pansy ne portait pas de soutien-gorge. L'éloquence du grand Malfoy en prit en coup quand tout ce qu'il trouva à répondre fût un :
- Hein ?
C'était la seule chose qu'il avait trouvé pour gagner du temps. Quand à elle, si elle n'avait pas eu à jouer le rôle de sa petite amie trompée, Hermione aurait sûrement éclaté de rire devant cette réplique digne de ses acolytes habituels. Elle réussit cependant à masquer son contentement par une grimace, ce qui ne devait pas changer grand-chose puisqu'elle affichait sur le visage de Pansy.
- Draco, à qui appartient le soutien-gorge qui dépasse de ton sac ? Demanda-t'elle, les bras croisés sur sa poitrine, les sourcils froncés, et son pied droit tapant le rythme de son impatiente grandissante.
Le préfet la regarda d'un air de totale incompréhension, et se tourna vers le reste de l'assemblée. Les plus jeunes élèves étaient situés aux premiers ranges, le regard avide, permettant ainsi aux plus âgés, et donc plus grands, de profiter du spectacle. Ceux-ci affichaient plus des moues moqueuses, à l'exception de la plupart des élèves de Serpentard. Eux aussi, comme Hermione, avaient suffisamment soupé de l'arrogance et du mépris du jeune Malfoy, et étaient impatients d'assister à ce petit revirement de situation, dont la responsable n'était personne d'autre que sa petite amie.
Il aperçut au loin quelques Gryffondors de Septième Année, et parmi eux Harry Potter, Ronald Weasley, et Her… Ah non, mais où était Granger ? C'était la question que se posaient apparemment aussi ses deux amis, malgré le sourire plaqué sur leur visage. Finalement, il avait un peu pitié d'elle : après l'incident du Mardi précédent où il l'avait ridiculisée devant tout le monde et où même les élèves de sa propre maison s'étaient moqués d'elle, la préfète aurait été une des seules à mériter de le voir à son tour se faire humilier, et par une élève de sa maison, et également petite amie officielle. Malheureusement pour elle, elle allait rater cet événement.
- J'attends toujours… Tu es vraiment lâche à ce point ou c'est encore une de tes ruses ? Mais je te préviens Draco, cette fois-ci, tu ne t'en tireras pas comme ça ! Réponds moi maintenant : à qui est ce soutien-gorge ridicule ?
A cet instant, on entendit une petite exclamation : Lavande Brown était outrée. Du peu qu'elle pouvait voir, elle le trouvait très joli, il ressemblait un peu à un des siens, son préféré qui plus est.
De son côté, Draco était sidéré : jamais Pansy ne lui avait parlé de cette manière. Mais qu'est-ce qui lui prenait ? Si, en fait, finalement, elle avait une raison valable : elle venait d'apprendre, preuve à l'appui, qu'elle n'était pas la seule « femme » de sa vie. Ce n'était pourtant pas faute d'avoir été discret… Il avait sûrement dû se faire prendre ne flagrant délit, ou alors c'était une ridicule histoire de jalousie féminine : une des autres filles qu'il fréquentait avait dû en avoir assez d'être seulement « l'autre », et avait voulu se débarrasser de Pansy en la dégoûtant. Il ne voyait que ces deux possibilités.
Il se retourna à nouveau vers la préfète, la fixant attentivement. Elle semblait sûre d'elle, ses yeux brillaient d'une détermination farouche, et sa bouche était froncée dans une expression de colère. Son pied tapait toujours le sol, plus rapidement cependant. La jeune fille le regarda alors dans les yeux, lui intimant de répondre immédiatement.
- Euh… Pansy… Je ne sais pas trop quoi te dire ; tout le monde nous regarde… On pourra en parler une autre fois, non ? Il ne reste plus beaucoup de temps avant le début des cours, et nous n'avons toujours pas mangé. Peut être que c'est la faim qui te fait agir comme ça… Allez, viens, moi aussi j'ai faim. Tenta-t'il.
Apparemment, il croyait qu'en essayant de paraître aimable et attentif, il arriverait à ses fins. Malheureusement pour lui, ce ne fût pas le cas.
- Malfoy, j'en ai assez entendu. Et tu ne partiras pas comme ça ! En plus d'être lâche, infidèle, et j'en passe, tu es un idiot, et le mot est faible. Tu crois peut être que je te fais une scène devant tout le monde pour que tu t'en sortes avec une excuse comme celle-là et en me faisant passer pour une imbécile ! J'en ai plus qu'assez Malfoy, et tu vas me le payer…
Elle le regarda d'un air mauvais alors que tout le monde les fixait, quelques professeurs se frayant un passage à travers la foule compacte d'élèves, se demandant pourquoi il y avait si peu de monde dans la Grande Salle à l'heure du repas. Avant que Malfoy n'aie eu le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait, la jeune fille avait déjà saisi sa baguette et prononçait un sortilège.
Draco eu juste le temps d'ouvrir les yeux en grand avant de se retrouver transformé en l'animal qu'il abhorrait : la fouine !
La préfète rangea calmement sa baguette sous les applaudissements des élèves, et c'est ce moment là précis que choisi le professeur McGonagall pour faire son apparition. Elle avisa rapidement l'animal, puis Pansy, et parut plus surprise qu'en colère.
- Miss Parkinson, vous êtes dans une école, il est interdit de faire justice soi-même. Je retire donc vingt points à votre maison et je vous donne une retenue de deux heures pour votre comportement indigne d'une préfète. Cependant, je suis ravie de constater que vous avez parfaitement accompli votre métamorphose, qui est d'un niveau largement supérieur à celui que aviez en cours ! Je vais vous donner une chance de vous rattraper : si vous parvenez à rendre sa forme originelle à Mr Malfoy, je vous donnerai les points que vous venez de perdre et réduirai votre retenue à une heure.
La vieille enseignante était dubitative, mais curieuse de voir son élève exécuter un sortilège si complexe.
Pendant toute la durée de l'intervention de son professeur, Draco Malfoy, enfin, plutôt la fouine qu'il était, n'avait cessé d'émettre des couinements plaintifs et de remuer en tous sens. Cette fois-ci, il faisait des bonds tout seul, sans l'aide du professeur Maugrey.
Il n'arrivait tout simplement pas à le croire. Pansy n'avait pas pu lui faire ça : elle l'adorait, littéralement. D'accord, elle était en colère ; admettons ! Mais elle n'aurait jamais été capable de pratiquer une métamorphose humaine : ses notes dans cette matière étaient catastrophiques. Depuis le début de sa scolarité, il était persuadé qu'elle n'avait jamais obtenu une meilleure note que D en Métamorphose, et encore, cette année, elle en avait arrêté l'apprentissage. Comment, alors, par Merlin, avait-elle pu lui faire ça ?
McGonagall continuait toujours à fixer la préfète avec intensité. La jeune fille se concentra en fronçant les sourcils, tendit sa baguette vers Malfoy et lança le sortilège.
Alors que le Hall toujours rempli d'élèves explosait de rire et crépitait d'applaudissements, le professeur se retourna vers la préfète et la fixa sévèrement.
- Miss Parkinson, je vous avais demandé de retransformer Mr Malfoy en Mr Malfoy. Pas de le colorer dans cette teinte immonde !
En entendant ça, Draco, qui n'avait (encore une fois) pas compris ce qu'il se passait, essaya de tendre sa patte devant lui. Les couinements redoublèrent alors, devenant plus aigus encore, et il se mit à sautiller dans toutes les directions.
- Je suis désolée de vous informer, Miss Parkinson, que vous écopez de deux heures de retenue. Vous passerez me voir dans mon bureau pour de plus amples explications. Quand à vous, Mr Malfoy, je ne sais pas ce que vous avez bien pu faire encore pour que votre camarade réagisse de la sorte…
Sur-ce, la vieille professeur lança le contre-sort qui re-métamorphosa Malfoy en jeune homme. Mais même comme ça, il n'était pas vraiment à son avantage. En effet, tous ses poils, du moins ceux apparents, étaient colorés en vert fluorescent.
Les élèves autour de lui étaient toujours en train de rire, et discutaient avec animation, imitant et se refaisant le récit de son humiliation ; même McGonagall avait du mal à réprimer le sourire le sourire qui naissait sur ses lèvres fines. Aussi ne se fit-il pas prier pour saisir son sac, laissant par la même occasion tomber le soutien-gorge, et couru le plus vite possible vers son dortoir. Il ne s'était jamais senti aussi ridicule. C'était sûrement d'ailleurs pour cela que la professeur de Métamorphose ne lui retira pas de points car il avait oublié de la remercier.
Hermione s'éclipsa elle aussi rapidement, après s'être excusée auprès du professeur. Elle devait faire vite, les effets du Polynectar allaient bientôt se dissiper, et elle ne pouvait pas courir le risque de se faire prendre alors qu'elle avait enfin accompli sa vengeance.
Elle s'enferma dans les toilettes le temps de sa transformation, remit son badge et sa cravate, et se dirigea vers le placard où elle avait enfermée la Serpentard.
En arrivant devant la porte, elle entendit des bruits sourds à l'intérieur. Dégainant sa baguette, elle ouvrit le placard pour trouver une Pansy Parkinson en piètre état. Elle avait les yeux rouges comme si elle avait pleuré, ses vêtements étaient froissés et elle se tenait les poignés. Quand Hermione passa la tête dans l'entrebâillement de la porte, elle la regarda avec des yeux ronds, l'air totalement incrédule.
- Tu… Tu… Tu as réussi à l'ouvrir ? Comment as-tu fait ? Tu sais qui…
- Parkinson, calme toi. Qu'est-ce tu fais là ? Tu t'es enfermée toute seule ? Demanda la préfète des
Gryffondors. T'étais pas au repas ?
- Je… Je me suis… euh, réveillée ici. Quelqu'un m'y a enfermée. Comment m'as-tu trouvée ?
- C'est le chemin vers la classe d'Arithmancie, et j'ai entendu des coups contre la porte. Bon, je suppose que tu devrais retourner ne cours, le repas est fini, ou rentrer dans ton dortoir.
Faisant mine d'avoir oublié quelque chose, la préfète se retourna, et ajouta :
Au fait, tu as raté quelque chose à midi, et McGonagall veut te voir dans son bureau.
Sur-ce, elle tourna les talons et se rendit en cours, un petit sourire aux lèvres.
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Arrivée dans sa salle commune, Pansy la trouva vide (après tout, c'était l'heure des cours), à l'exception de Draco. Celui-ci releva la tête quand il entendit des pas, et tomba nez-à-nez avec la jeune fille. Son visage se tordit en un rictus de colère mal contenue et il se leva pour être à la hauteur de son ancienne (petite) amie.
Les yeux de Pansy s'agrandirent quand elle remarqua l'état de Draco : il avait les cheveux et les sourcils verts, et semblait dans une colère incroyable.
- Euh… Ca va ? T'as pas l'air bien ? Demanda-t'elle, l'inquiétude perçant dans sa voix.
- Tu te moques de moi Pansy ? Parce que si c'est le cas, c'est très drôle. Tu sais très bien ce qui s'est passé. Tu avais même une place de choix, si tu vois ce que je veux dire…
Ses yeux lançaient des éclairs, et la jeune fille commençait à craindre pour sa sécurité.
- Je vois pas de quoi tu veux parler Draco. Je n'étais pas au repas… En fait… euh, je me suis réveillée il y a une demi-heure dans un endroit sombre. Je me souviens juste que quelqu'un m'a attrapée et m'a Stupéfixée, enfin, je suppose : c'était un éclair rouge, et après… Après, Granger m'a trouvée dans un placard à balais et m'a dit d'aller en cours ou dans mon dortoir.
- Quoi ?!
- Quoi quoi ?
- C'est vrai tout ce que tu me dis là ? Pansy, c'est vrai ? Tu me le jures ?
- Euh, oui, je le jure. Mais pourquoi tu as les cheveux verts ?
- Attends ! Granger ! C'est tout ce qu'elle t'a dit ? Elle n'a pas rajouté quelque chose ?
- Euh… Je ne sais pas… Si ! Elle m'a dit que j'avais raté quelque chose à midi, et que McGonagall voulait me voir. Pourquoi ?
- La garce ! Oh, la garce ! Cette espèce de petite … garce !!
Draco avait le souffle coupé. Elle avait osé ! Finalement, elle s'était vengée. C'était évident maintenant. Comment pouvait-elle être au courant de ce qu'il s'était passé alors qu'elle n'était pas avec les autres ? Et lui, il l'avait plaint ! Elle avait pris l'apparence de Pansy et l'avait ridiculisé, comme l'avait fait auparavant. C'était pour cela que « Pansy » lui avait tenu tête, pour ça qu'elle avait réussi sa métamorphose, pour ça qu'elle avait trouvé la vraie Pansy dans un placard. Parce qu'elle l'y avait enfermée. Elle avait tout prévu, depuis le début jusqu'à la fin. Saleté de garce !
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Et oui, maintenant Draco avait compris quelque chose d'essentiel. Malgré le fait qu'Hermione Granger soit à Gryffondor, elle était et restait une fille…
