SURPRISES, SURPRISE(S)!

Voilà le nouveau chapitre, cinquième du nom! J'espère qu'il vous plaira, et qu'il valait le long retard... A ce propos, je suis vraiment désolée, et le pire est que je n'ai absolument aucune excuse... Je pourrais vous dire que je me suis fait enlevée par des Nargoles, si seulement j'étais sûre que vous me croyiez... Alors, c'est crédible?? ... Je m'en doutais un peu, pour tout vous dire..;

Bon, je vais (peut être un jour) vous laisser profiter du chapitre, mais avant, je voulais juste le dédier à Mina008, qui m'a aidé (un peu ), sauf pour la fin où j'avais besoin d'elle et qu'elle n'était pas là!!Si ça ne vous plait pas, c'est entièrement de sa faute!! Merci à toi Mina!! J'attends toujours tes fins heureuses...

Bonne lecture (enfin!!)


Chapitre 5: La revanche d'une blonde, version Malfoy

Il avait tout essayé, mais cela avait été en vain. S'il n'avait pas été Draco Malfoy, arrogant Serpentard ne jurant que par lui-même, il aurait admis qu'elle était forte; cependant, comme il était d'une mauvaise foi déconcertante, il n'osait même pas le penser. En même temps, le weekend allait s'achever dans quelques heures, et ses cheveux n'avaient pas encore recouvré leur blondeur naturelle dont il était si fier, mais viraient à présent lentement vers le vert pâle. Le nombre colossal de sortilèges et de potions qu'il avait appliqué dessus y était peut être pour quelque chose.

Il avait passé les deux derniers jours reclus dans sa chambre, n'en sortant même pas pour manger. Savoir que les gens se moquaient de lui était une chose, le voir en était une autre, et Draco Malfoy tenait autant à sa dignité (déjà bien écorchée) qu'à son égo. Ainsi, les deux jours durant, il était resté assis sur son lit, à maudire Hermione Granger et le reste du monde. Aussi ironique que cela puisse paraître de l'extérieur, seule Pansy Parkinson était autorisée à rendre visite au préfet. Quand il avait finalement compris le stratagème de la Gryffondor, il avait ordonnée à Pansy de n'écouter personne à part lui, et de ne pas prêter attention aux ragots qui circulaient. Il avait aussi réussi à convaincre la jeune fille de ne pas signaler son agression aux professeurs, même si cela équivalait à laisser la préfète de la maison Gryffondor en paix. Il s'occuperait d'elle plus tard.

Pansy, quant à elle, ne comprenait pas vraiment la situation, mais avait remarqué que son petit ami semblait très affecté. Il refusait de voir du monde, lui qui aimait être le centre de l'attention, et de lui expliquer quoi que ce soit. Il restait enfermé dans sa chambre, et seule elle avait le droit d'y rentrer, du moment qu'elle continuait de lui obéir et de lui apporter ce qu'elle pouvait des repas auxquels il ne se rendait même pas. Qu'elle soit là ou pas, il marmonnait sans cesse des propos incohérents (ou en tout cas incohérents pour elle).

Seulement voilà, le weekend s'achevait bientôt, et Draco Malfoy n'était pas disposé à sortir et à retourner en cours. Il avait fui depuis le Vendredi soir, et maintenant, c'était fini... Le courage n'était pas le point fort des Serpentards... (Mais la ruse si!)

Hermione Granger, de son côté, avait, contre toute attente, passé un weekend maussade. Même si la soirée du Vendredi avait été assez agréable (l'ambiance dans la salle commune des Gryffondors était au beau fixe), elle avait angoissé tout le weekend. Et si jamais Pansy parlait à Malfoy (autant que ça la dérange de l'admettre, il était assez intelligent pour comprendre...), et si jamais il mettait les professeurs au courant, et si jamais on lui retirait son badge de préfète, et si jamais on la renvoyait, et si jamais... ? Il s'avéra finalement qu'elle était restée, elle aussi, cloitrée dans la tour des Gryffondors pour rien, et son humeur s'en été ressentie, surtout qu'il avait fait beau, chose rare au Royaume-Uni...

Tout au long de ces deux jours, Harry et Ron n'avaient eu de cesse de lui rejouer, inlassablement, la scène de l'humiliation de Malfoy, ajoutant au fur et à mesure des détails qu'elle savait inventés de toutes pièces, comme Pansy dévoilant sa poitrine pour montrer l'absence de soutien-gorge (Ron), ou saisissant la queue de la fouine et la faisant tourner au dessus de sa tête (Harry). Quelle imagination débordante!

Au début, elle s'était efforcée de rigoler avec les autres, et de répéter à qui voulait l'entendre sa déception de ne pas avoir assisté à ce moment « culte », mais après la huitième répétition en l'espace de trois heures, la préfète n'avait plus répondu que par hochements de tête successifs, qui par ailleurs étaient passés inaperçus. C'est donc pour cela qu'elle s'était rendue sans plus attendre dans sa chambre, et s'était allongée en vitesse sur ses couvertures. Sa journée avait été éprouvante: elle avait stressé, agi, stressé, stressé, un peu ri, stressé, et stressé encore... Hermione Granger était une stressée stressante, pour elle, mais aussi pour les autres... Elle avait mal à la tête. Elle se releva à regrets et se dirigea vers sa petite salle d'eau attenante pour regarder dans sa trousse de toilette s'il ne lui restait pas quelques comprimés anti-douleur que sa mère, aussi stressante qu'elle, lui avait ordonné d'emporter avec elle à l'école, en cas de besoin. Elle avala deux pilules avec un verre d'eau, remerciant au fond d'elle sa mère d'être autant prévoyante qu'agaçante. Elle retourna se coucher, pour dormir cette fois, et sa nuit fut peuplée d'horribles cauchemars incluant Draco Malfoy et toutes les façons les plus retorses qu'il utiliserait pour se venger d'elle... Et c'est exactement de la même manière que se déroula le weekend d'Hermione Granger.

Au matin du Lundi, la jeune préfète des Gryffondors avait d'énormes cernes, et n'était pas vraiment d'attaque pour revoir ses homologues de Serpentard. A vrai dire, c'était réciproque du côté de Draco Malfoy, qui avait peur d'être à jamais traumatisé par les cours de Défense contre les Forces du Mal: c'était son premier cours de la matinée, et il n'était pas sûr d'apprécier l'ironie de la chose...

Ils se dirigèrent, tous deux de leur côté, vers la Grande Salle afin de prendre leur petit-déjeuner, Hermione accompagnée de Harry et des deux Weasley. L'ambiance était décontractée dans la salle, et celle-ci était peu remplie, tous les élèves n'étant pas encore descendus.

Malfoy, Pansy accrochée à son bras, était tendu: il jetait des coups d'œil fréquents autour de lui, et grimaçait au moindre mot plus haut que l'autre. Quand Hermione s'en aperçu, elle en fut presque désolée pour lui, puis se rappelant sa propre humiliation, constata que la leçon était bien retenue du côté de Malfoy. Elle retourna ensuite à son petit-déjeuner, ne souhaitant pas attirer les regards sur elle: en effet, il était assez inhabituel qu'un élève de Gryffondor, quel qu'il soit, fixe le préfet des Serpentards autrement qu'avec un regard de haine ou de dégoût.

C'est donc d'un pas morne que tous deux se dirigèrent la salle de classe, et si Hermione jetait des regards fréquents dans la direction du jeune homme, Draco lui ne levait pas les yeux du sol, percutant ainsi le vieux professeur Flitwick dont la salle de cours était voisine de celle de Défense contre les Forces du Mal.

Une fois tous les élèves entrés dans la pièce, le professeur énonça les consignes et forma les groupes de travail. Harry fut placé avec Parvati, tandis que Ron écopait de Justin Finch-Fletchey, et Hermione travailla encore une fois avec son camarade de Gryffondor: Dean Thomas. Ces deux-là s'entendaient bien, et Hermione trouvait Dean drôle et intelligent. Pour tout avouer, elle avait même un petit faible pour lui, mais jamais elle ne tenterait quelque chose: elle n'était pas suffisamment sûre que ça en vaille la peine pour risquer une seconde humiliation...

Heureusement pour Draco Malfoy et à la déception des autres élèves, le cours se déroula sans aucun incident. Comme à son habitude, le professeur leur assigna une montagne d'exercices pratiques, afin de préparer le cours prochain du Vendredi.

Le cours suivant était celui de Potions et le professeur Snape leur avait concocté en vue des Aspics approchants un programme de préparation de niveau très élevé. Aussi il se déroula silencieusement, et l'ambiance qui régnait était tendue, tous les élèves étant concentrés à leur maximum pour fabriquer la potion du jour. A la fin des deux heures de ce cours éprouvant, les élèves se dispersèrent sans demander leur reste, afin d'aller prendre leur déjeuner dans la Grande Salle.

Si lui n'avait pas cours de l'après-midi, Hermione, elle, devait se rendre en classe de Botanique à 14h00. De toute façon, ça lui laisserait le temps de faire ses devoirs pour les jours à venir: il ne pourrait pas les faire le soir même à cause de ses obligations de préfet. Et par la même occasion, il pourrait réfléchir à son plan de vengeance envers la préfète des Gryffondors. Il fallait à tout prix qu'il la surprenne...

Alors, il s'était interrogé: qu'est-ce qui faisait peur? Pour lui, c'était simple. La mort était sa phobie; mais il ne pouvait pas tuer la Gryffondor pour avoir la satisfaction de la voir hurler comme la dernière fois. De plus, qu'est-ce qui lui garantissait qu'elle partageait la même peur que lui, le noble Draco Malfoy, Serpentard jusqu'aux bouts des ongles et atrocement peureux. Sa seconde peur était la vieillesse: il ne supportait pas l'idée de finir incapable de se débrouiller seul, sénile, sans parler de la décrépitude de son atout majeur: son aristocratique beauté. Du coup, il souhaiterait presque mourir jeune, mais cela reviendrait à disparaître bientôt, et ça lui faisait peur aussi... Parfois, il se demandait si les gens savaient qu'il était fou...

« Qu'est-ce qui faisait peur? Mais de quoi pouvait-elle donc avoir peur? » C'est en mettant le point final à sa dissertation de Runes Anciennes que le préfet des Serpentards eu sa réponse. Et il s'occuperait des détails pendant sa ronde du soir...

Le lendemain, toute l'école assista, surprise, à la métamorphose du Draco Malfoy peu avenant (soit, encore moins avenant...) des derniers jours en un jeune homme dynamique et souriant (certes, son sourire était toujours narquois...).

Hermione Granger s'inquiétait: elle sentait bien que ce revirement de situation n'allait pas lui être favorable: « pourquoi cet idiot de Serpentard serait-il soudain de meilleure humeur? » Cela ne présageait rien de bon, et encore moins pour elle..

En sortant de son cours d'Enchantements, Draco Malfoy annonça à ses mais qu'il avait quelque chose à régler, et leur demanda de le laisser seul. Alors que ceux-ci le quittaient, Malfoy se mit en quête de la préfète des Gryffondors: il avait une surprise pour elle...

Il la trouva au détour du couloir qui menait à la classe de Métamorphose, et elle n'était exceptionnellement pas accompagnée de ses amis, sûrement partis à la recherche d'un nouveau règlement à enfreindre... Toujours est-il que c'était pour lui le moment idéal d'agir.

Il porta la main à sa poche, laquelle contenait la solution à sa vengeance. Il se saisit de son « cadeau »: une fiole sombre, dans laquelle il avait réussi à faire rentrer ce qu'il avait tellement cherché pendant sa ronde le soir précédent. Il y avait d'ailleurs passé deux heures supplémentaires, mais il était sûr que cela en valait le coup!

Après un dernier coup d'œil, il interpella la jeune fille qui se retourna brusquement. Il jeta alors la fiole violemment, et se cacha rapidement derrière une tenture toute proche. Alors qu'Hermione était toujours en train de chercher qui l'avait appelée, et qu'elle se rendait compte qu'elle était seule dans le couloir, la fiole s'écrasa par terre, projetant des centaines des petits éclats de verre. Une sorte de brume sans consistance s'en échappa alors, pour se placer en face de la préfète interloquée. Celle-ci, les yeux et la bouche grands ouverts, était complètement tétanisée: devant elle s'élevait la silhouette imposante de Lord Voldemort. Son visage émacié était d'une pâleur extrême, qui faisait ressortir ses yeux rouges d'une manière plus frappante encore. Sa bouche se tordait dans un rictus sadique, et ses narines, deux fentes en fait, étaient dilatées.

De sa place, bien à l'abri derrière la tenture, le préfet des Serpentards faisait moins le fier... La vue de Lord Voldemort, même s'il savait qu'il s'agissait en réalité d'un Epouvantard, était loin de le réjouir autant qu'il l'avait prévu. Premièrement parce qu'il comptait sur le fait que la Gryffondor soit comme les autres jeunes filles de son âge, et qu'elle ait peur des araignées ou des serpents (ça, il pouvait gérer!); et deuxièmement parce que Voldemort était « l'incarnation » de ses peurs à lui. Cet « homme » aurait dû mourir il y a bien longtemps déjà; et d'ailleurs, techniquement, il était mort. Sans compter qu'il était assez barbare et avait « l'Avada Kedavra! » facile...

Draco Malfoy fut cependant tiré de ses pensées par les sanglots incontrôlés que la jeune fille laissait maintenant échapper. Celle-ci était tétanisée: pressée au maximum contre le mur le plus proche, son visage pâle totalement décomposé, ses traits exprimaient on ne peut mieux sa peur-panique devant le sorcier qui s'avançait vers elle à pas lents et mesurés.

Le sourire toujours aux lèvres, le sosie de Lord Voldemort dégaina lentement et avec une délectation certaine sa baguette.

Dans un soudain éclair de lucidité, Hermione comprit, et en se maudissant de ne pas y avoir pensé plus tôt, que le Lord Voldemort face à elle ne pouvait être le vrai sorcier. Et ce pour de raisons très simples.

La première était qu'il était apparu tout à coup, sortant de nulle part. A moins qu'il se soit caché dans les couloirs de Poudlard pour faire peur aux élèves, et elle avait de sérieux doutes: en effet, il avait certainement mieux à faire de son temps..., ce n'était pas lui. L'autre solution était qu'il avait transplané à cet endroit, et, comme tout le monde le sait, il est impossible de transplaner dans l'enceinte de l'école: tous ceux qui ont pris la peine de lire « L'Histoire de Poudlard » ou d'écouter Hermione Granger le savent.

L'autre raison résidait dans le fait qu'avant de se retrouver face à l'être qu'elle craignait le plus au monde, elle avait été interpellée. Elle n'était donc plus seule dans le couloir. A cela venait s'ajouter une autre donnée: elle avait humilié Draco Malfoy publiquement moins d'une semaine auparavant, et les Serpentards étaient réputés pour être revanchards...

Donc, si elle ne se trompait pas, celui-ci était quelque part à côté, en train d'apprécier sa réaction face à la petite surprise qu'il lui avait offerte. Pour sûr, elle allait lui montrer qu'on ne se moquait pas d'elle impunément...

Feignant d'être toujours effrayée, mais ayant eu un sursaut d'intelligence, la préfète se redressa, et chercha rapidement les cachettes où Malfoy serait susceptible de s'être dissimulé (la seule possibilité était une tenture proche, et, en regardant plus attentivement, elle aperçu un pied en dépasser). Elle reporta alors son regard vers l'Epouvantard, et leva sa baguette dans sa direction.

D'une voix qu'elle voulait tremblante, elle lança l'incantation:

- Ridikulus!

Dans un bruit saugrenu, Lord Voldemort disparut derrière un nuage de fumée, pour laisser place à un Draco Malfoy en tenue de danse classique moldue, essayant par tous les moyens possibles de rabattre le tutu sur ses jambes galbées par d'affreux collants roses.

La préfète ne put alors retenir un éclat de rire, qui fit ainsi disparaître la vision comique. Derrière la tenture, le Serpentard bouillait de rage: elle l'avait repéré, et lui avait montré ce qu'elle savait faire. Décidément, il avait l'impression qu'il n'aurait plus le dessus dans cette affaire, et surtout, qu'il aurait mieux fait de ne pas commencer ce petit jeu avec elle. Merlin seul savait comment tout cela allait se terminer...

Et voilà, le chapitre est déjà fini!! Maintenant, il ne vous reste plus qu'à faire votre part du travail (je plaisante!!, même si j'adore vos reviews!! (subtilité, quand tu nous tiens...))

Gros bisous à tous et à toutes (plutôt toutes je crois...), et j'attends vos commentaires!!

Ed'