Lost Angel

Chapitre 4

Le réveil sonna. Six heure du matin. Kaoru grogna mais ne trainna pas plus longtemps au lit. Il n'en avait pas le temps au risque d'être en retard. Son épouse dormait toujours. Il était inutile de la réveiller. Elle pouvait encore se reposer un peu. L'inspecteur prit la direction de la salle de bain où une bonne douche lui ferait du bien. De préfence glacée afin de réveiller immédiatement chacun de ses sens qui se devaient d'être parfaitement opérationnel pour l'enquête qui l'attendait et elle promettait d'être épineuse mais aussi douloureuse. D'ailleurs, chaque fois qu'il y pensait, son estomac se nouait. En toute sincérité, il aurait aimé en être dispensé mais il se voyait mal expliquer le pourquoi du comment à Yoshiki qui dans le fond devait quand même s'en douter. Mais le commissaire faisait la sourde oreille ou du moins l'aveugle. Jouer les idiots était une de ses spécialités ce qui obligeait ses subalternes à avoir le courage de leurs opinions avec lui. Kaoru lui avait plus d'une fois dit ses quatre vérités. Yoshiki ne s'en était jamais froissé. Il aimait la franchise. Il aimait les hommes de caractère. Et il fallait en avoir pour faire leur métier. Le culot était également une qualité nécessaire mais cette fois-ci, Kaoru déclarait forfait, du moins pour le moment. Après tout, Yoshiki avait peut-être raison. Ils avaient peut-être affaire à un immitateur. C'était plus que probable puisque le Vampire de Tokyo n'était pas gay. Or ce nouveau tueur en série s'il était déjà permis de le qualifier ainsi, était gay. Toutes ses victimes avaient subi des relations sexuel avant leur mort. Des traces de latex avaient été retrouvées, ainsi que des bleus sur leurs cuisses. Un rapport consentant ? Il y avait de grande chance et la mort n'avait été donné qu'après l'orgasme si on en croyait le médecin légiste. Des traces de drogue avait été retrouvées dans le sang des victimes. De l'ecstaxy. Une substance plutôt répendues dans les boîtes de nuit. Mais la connaissance de Kaoru sur le sujet restait limitée tout comme sur le monde homosexuel de Tokyo et à plus forte raison sur celui underground.

Après une douche revigorante, l'inspecteur descendit au rez-de-chaussé pour préparer le petit déjeuné. Il était en train de boire une tasse de café fumante tout en regardant le journal TV du matin quand sa fille entra dans la cuisine. Elle le salua rapidement puis prit place à table et commença à déjeuner. Un quart d'heure plus tard, ils étaient en voiture. C'était généralement lui qui l'emmener au lycée avant d'aller au commissariat. Son épouse ne se levait que bien plus tard dans la journée puisqu'elle travaillait de nuit comme infirmière à l'hôpital.

Ce matin là, quand sa fille descendit de voiture et marcha vers le portail en compagnie d'autres lycéens de son âge, Kaoru ne repartit pas immédiatement. Il la regarda s'éloigner de lui et entrer dans la cours du lycée. Sa gorge était nouée tout comme son estomac. Il avait soudainement peur. Peur de la perdre. Peur de ce que la libération du Vampire de Tokyo voulait dire. Et il était au courant que cet homme avait été relaché dans la nature. Ironie du sort, quelques jours plus tard on avait retrouvé dans une rivière le premier cadavre. Celui d'un jeune homme semblable aux deux victimes suivantes. Mis à part le fait qu'il s'agissait d'hommes, d'homosexuels, donc de victime non potentiel du Vampire de Tokyo qui avait sévi il y a dix ans, il y avait cette façon de tuer. On leur avait ouvert les veines. C'était la signature du Vampire qui avait toujours pris le soin de vider ses victimes de leur sang. Mais la ressemblance s'arrêtait là car la drogue utilisée n'était pas la même. Ce n'était pas le Vampire de Tokyo. C'était ce que Kaoru se répétait sans cesse sans parvenir à y croire. Au fond de lui, il espérait que ce soit ce tueur. Au moins, ses affaires auraient été arangées et il n'aurait pas à vivre dans cette crainte que la libération de cet homme avait amener chez lui, dans ce foyer qu'il avait construit il y a à peine dix ans.

Il se tourmenta ainsi tout le long de sa journée qui lui parut bien pénible. Au point qu'il suivit à peine la réunion du service qui faisait le point sur cette nouvelle affaire de meurtre en série. Yoshiki le rappela plusieurs fois à l'ordre mais rien n'y faisait. Ses pensées convergeaient toujours et inlassablement sur cette jeune fille, cette petite lycéenne qu'il avait vu grandire et qu'il aimait comme sa fille. Elle était d'ailleurs la sienne à présent. C'est lui qu'elle appeler papa. Elle n'avait pas d'autre père. C'était lui qui l'avait nourri. C'était lui qui l'avait protégé. C'était lui qui était présent pour elle pas un fantôme incapable d'assumer ce rôle.

« La réunion est finie pour aujourd'hui, regagnez chacun vos postes, déclara Yoshiki avec fermeté. Sauf toi Kaoru. Il faut qu'on parle. »

L'inspecteur qui s'était levé pour s'en aller, poussa un profond soupir et reprit place sur sa chaise. Yoshiki quitta l'estrade et reposa la télécomande du rétroprojecteur sur une table avant de venir s'asseoir face à son subalterne. Ce dernier avait les yeux baissés mais aucune expression ne transparassait sur son visage, mis à part un profond agacement. Yoshiki l'observa attentivement puis lui dit :

« Je sais ce que tu resens Kaoru. Si tu veux laisser tomber cette enquête, tu peux mais tu sais ce que ça veux dire ? »

Kaoru releva les yeux vers lui. Son regard en disait long sur ses pensées. Il ne laisserait pas tomber cette enquête. Il la mennerais jusqu'au bout malgré tous ses préjugeaient et son resentiment.

« Je sais que tu n'es pas objectif mais fais un effort, reprit Yoshiki. Tu es l'un de mes meilleurs éléments et j'ai besoin de toi pour ce coup. Alors ? Tes conclusions ? »

Kaoru poussa un profond soupir tout en se redressant sur sa chaise. Il se frotta les yeux, se massa les tempes puis déclara dans un nouveau soupir :

« Trois cadavres en deux semaines. Nous ne les avons pas trouver dans l'ordre chronologique de leur mort. Le deuxième corps retrouvé étant le premier mort. Il est possible qu'il y en ait d'autre. Quoi qu'il en soit, ce jeune homme a été tué quelque jour après la libération de celui qu'on appelle le Vampire de Tokyo. Or, le Vampire de Tokyo ne s'attaquait qu'aux vierges. Qu'à des jeunes femmes entre 16 et 25 ans. Le Vampire de Tokyo les droguait, puis leur ouvrait les veines au niveau des deux poignets. Même procédé utilisé par ce tueur. Or la similitude s'arrête là. L'imitateur drogue lui aussi ses victimes mais pas avec les mêmes substances. Il leur fait boire de l'alcool et a des rapports sexuel protégé avec eux juste avant de les tuer. Et dernier point de détail très important, l'imitateur est homosexuel, le Vampire de Tokyo était hétérosexuel. C'était d'ailleurs son amour pour les femmes qui l'avait conduit à commettre ses meurtres.

- Donc ?

- Donc on peut suposer qu'il s'agisse d'un déséquilibré qui aurait lu dans le journal la libération du Vampire de Tokyo et qui par fanatisme aurait voulu l'imiter.

- Tu vois Kaoru, quand tu veux, tu peux.

- Pfffff... Je rentre chez moi commissaire. Je ne me sens pas très bien.

- Comme tu veux, mais je veux te voir ici demain à la première heure, rétorqua Yoshiki en se levant. »

Kaoru le suivit des yeux sans bouger et le regarda quitter la salle de réunion pour sans doute prendre la direction de son bureau où des affaires de gestion du commissariat devaient l'y attendre. Et puis dans un coin de sa table, devaient probablement trainner quelques dossiers relatifs à l'affaire du Vampire de Tokyo mais aussi à celle de l'imitateur qui venait de surgire. Une bien troublante enquête dont ils devaient impérativement arrêter le coupable. Malheureusement, si Yoshiki avait ses entrées dans le monde des dealer, dans celui des Yakuza et autres bizness underground qu'il avait appris à cotoyer de par son métier et où il avait de nombreux contacte, celui des homosexuels lui apparaissait comme une nébuleuse étrange et inconnue. Et c'était bien là le problème. Il n'avait aucun gay dans ses proches ou même dans ses connaissances. Kaoru était apparement logé à la même enseigne et tout le commissariat était également au même banc, quoi que le commissaire les soupsonnait de ne pas être totalement honnêtes de peur de se voir une étiquette collée à vie sur le front. Mais comment en vouloir à ces braves agents en uniforme ? D'autant plus que l'homosexualité passait encore très mal dans les moeurs japonais bien qu'elle soit largement médiatisée par des groupes de musique douteux et autres mangas jugeaient par beaucoup comme peu recommandable. Mais ce n'était pas en lisant un bouquin ou bien en visionnant un concert d'un quelconque groupe déjanté du moment qu'il en apprendrait plus sur le sujet. Non, il lui fallait mettre les pleins pieds dans le sujet. Mais comment ? Une vague idée germait dans son esprit mais cela voulait dire prendre ou plutôt reprendre contacte avec une tierce personne, ce qui ne lui faisait pas forcément plaisir. Bien au contraire, devoir lui téléphoner pour lui demander un tel service... il ne savait pas si sa fierté allait s'en remettre. D'autant plus qu'il n'était pas sûr de quoi lui demander.

Yoshiki était perdu dans ses pensées quand une petite tête brune se glissa dans l'embrassure de la porte de son bureau. Le blond releva les yeux et découvrit le sourire de Dahlia qui lui fit un grand coucou avant d'entrer en refermant la porte derrière elle. Yoshiki se redressa de son fauteuil avant de se lever pour aller embrasser sa nièce. Elle était bien son seul rayon de soleil ces derniers temps. Il fallait dire qu'il jouait assez de mal chance entre ses relations amoureuses infructueuses qui finissaient toujours en tragédie et cette enquête sordide qui lui tombait sur les bras et dont il s'en serait allègrement passé.

« Je me suis remise du décalage horraire et j'ai passé la journée à faire les boutiques. Et puisque pour rentrer je devais traverser le quartier, je me suis dit qu'il serait bon que je te rappelle qu'il faut te ménager tonton. Pense un peu à ta santer.

- Dis aussi que je ne suis trop vieux pour travailler autant.

- C'est pas moi qui l'ait dit ! Se moqua-t-elle. »

Yoshiki lui adressa un regard faussement furieux avant de s'emparer de sa veste et de lui faire signe de prendre la porte. Il ne tarda d'ailleurs pas à la suivre et ils quittèrent ensemble le commissariat sous les regards et les murmures des agents de gardes qui se demandaient bien ce qu'une femme aussi jeune pouvait bien faire au bras de Yoshiki. Quoi que la réputation de leur commissaire en matière d'aventure amoureuse n'était plus à refaire et beaucoup ne s'étonnait plus de rien. Bon nombre ne se souvenaient pas à défaut sans doute d'avoir été présent à l'époque, qu'il y avait quinze ans de cela c'était une petite fille qui quittait le commissariat dans ses bras, suivi d'un homme brun au sourire rempli de bonté et au regard bienveillant...

Pour son premier dîner à l'extérieur, Yoshiki avait décidé d'emmener Dahlia dans un grand restaurant. À dire vrai, ce n'était pas la première fois qu'elle y mettait les pieds. Jadis, étant enfant, Yoshiki l'y avait déjà emmener. Elle mais aussi et surtout son père. Malheureusement, la jeune femme ne s'en souvenait plus. Elle était trop jeune à l'époque et avait gardé très peu de souvenir de sa courte enfance au Japon. C'était bien avant le divorce de ses parents. Bien avant de douloureuse séparation et déchirure qui aujourd'hui parraissaient tellement ridicules.

L'ambiance était mondaine. Mais quoi de plus normal pour un restaurant situé en haut d'une tour dominant la ville. La musique avait un brin d'exotisme puisqu'il s'agissait d'une salsa sur laquelle le commissaire avait volontiers entrainné sa nièce en attendant leur commande. Et Dahlia s'était une fois de plus demandée pourquoi elle s'étonnait de lui découvrire un nouveau talent : celui d'un danseur hors paire qui en quelque pas lui avait appris à se mouvoir sur cette musique qui lui paraissait si étrange.

La jeune femme passa une soirée divine et ne regrettait pas d'avoir décidé de revenir dans son pays natale, ni même d'avoir frappé à la porte de son oncle. Malheureusement, si ce petit moment bonheur lui avait changé les idées, il ne lui avait pas fait oublier l'angoisse des retrouvailles avec son père. Elle y pensait sans cesse. C'était d'ailleurs le véritable but de son retour au Japon. Renouer avec cet homme qu'elle avait reniée à tort.

Yoshiki aussi appréhendait beaucoup ce moment car si Dahlia renouait avec son père, lui aussi allait devoir renouer avec son vieil ami. Cela n'allait pas être facile car près de dix ans s'était écoulé depuis qu'ils avaient plus ou moins rompu tout contacte. Le commissaire se demandait même si retrouver leur complicité d'avant était possible. Enfin, il verrait bien le moment venu et puis peut-être que Dahlia les y aiderait. Après tout, n'était-elle pas leur point d'attache le plus sûr ?

Ils ne quittèrent que très tard le restaurant, l'un comme l'autre épuisé par la danse mais surtout par un trop bon repas. Ils avaient également beaucoup rit, enfin surtout Yoshiki quand il lui racontait ses souvenirs d'elle enfant. Et Dahlia boudait toujours à une évocation peu glorieuse de ses bêtises. Et elle avait été une enfant terrible à cause de qui Yoshiki s'était souvent arraché les cheveux. Il avait d'ailleurs plus d'une fois été à deux doigts de la jeter par la fenètre mais heureusement, elle avait toujours su lui faire les yeux doux. Et puis comment en vouloir longtemps au bébé de son meilleur ami ? L'homme qui comptait le plus pour lui... Cela avait été vrai il y a dix ans et l'était encore aujourd'hui même s'ils ne se fréquantaient plus et qu'ils ne se parlaient plus. Mais toutes ces choses qui les séparaient ne voulaient pas dire que leur amitié était morte. Elle ne pouvait pas tant ils avaient partagé de chose ensemble. Après tout, il s'agissait d'une amitié qui remontait à l'enfance et on ne balaye pas trente ans de sa vie d'un revert de manche. Ajouté à cela Dahlia qui était quelque part leur bébé à tout les deux...

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur le parking souterrain. La jeune femme n'aimait pas vraiment ce genre d'endroit qu'elle trouvait plutôt glauque mais puisqu'elle était avec son oncle, elle ne risquait rien. Ce n'était d'ailleurs pas ici qu'elle refait une mauvaise rencontre. Mauvaise peut-être pas mais...

« Da... Dahlia ? »

La jeune femme se figea. Autant que l'homme qui leur faisait face et qui avait eu l'intention d'emprunter l'ascenseur. Yoshiki était tout aussi surpris. Cette rencontre était aussi inatendue que surprenante. Personne ne s'y était attendu. Personne ne s'y était préparé et le choc n'en était que plus grand.

« Papa, balbutia la jeune femme en proie à l'émotion.

- Je ne savais pas que tu étais rentrée au Japon. Ta mère n'est pas avec toi ? Elle va bien au moins ? »

Dahlia se crispa à ces questions. Comment pouvait-il lui demander ça comme si de rien n'était ? Comment pouvait-il s'inquieter pour son ex-femme après tout ce qu'elle lui avait fait ? N'avait-il pas souffère qu'on l'ai éloigné de sa fille ? Était-il si stupide ? À moins qu'il s'en moquait éperdument. Cette gentillesse de son père à l'égart de sa mère qui ne le méritait pas, blessa Dahlia sans qu'elle ne puisse se l'expliquer. Peut-être parce que dans le fond, elle se sentait un peu plus coupable d'avoir tourner le dos à un tel homme. D'ailleurs, elle haïssait un peu plus sa mère de l'avoir ainsi monté contre son père. Malheureusement le mal était fait et que pouvait-elle bien faire ? Lui sauter au cou en s'excusant ? Elle n'y arrivait pas. Elle n'y était pas habituée. Et puis, il était encore un étranger pour elle qui ne savait pas encore ce qu'il ressentait pour cette fille qu'il avait un peu connu et qui réapparaissait devant lui après qu'elle l'ai cruellement renié.

« Je...je, reprit-elle en resserrant sa main sur le bras de Yoshiki qui aurait aimé l'aider dans un moment aussi difficile. Je ne te présente pas l'homme avec qui je couche. »

Elle avait déclaré cette phrase si vite qu'elle n'avait même pas réfléchi à la porter de ses paroles. Tout ce qu'elle voulait c'était le toucher, lui faire mal et ainsi voir si elle comptait encore pour ce père qu'elle n'avait pas revu depuis longtemps. Yoshiki pour sa part lui adressa un regard consterné. Et il l'était ! Au point qu'il n'arrivait même pas à démentir quoi que ce soit. Il ne pouvait pas parler tant le choc était grand. Leur vis à vis, lui, ne répondit rien non plus. Il ne semblait ni choqué ni en colère. Ses yeux et l'expression qui s'en dégageait restaient inchangés. On y lisait toujours de l'amour et de la tendresse. C'était à croire qu'il n'avait rien entendu et qu'il ne voyait rien à part Dahlia, cette fille qu'il n'avait pas vu grandire à son grand désespoir. Il ne voyait même pas les regards supliant de Yoshiki qui tentait de lui faire comprendre qu'il n'y avait rien de vrai dans ce qu'elle avait déclaré.

« Bon et bien nous allons y aller, déclara froidement la jeune femme profondément blessée par le manque de réaction de son père. »

Encore une fois, sans avoir eu le temps de dire ou faire quoi que ce soit, Yoshiki la laissa prendre les devant. Dahlia l'entrainner loin de l'ascenseur et de son père. Tout ce que le blond pu faire fut d'adresser un regard inquiet et tellement désolé à son vieil qui étrangement se contentait de sourire tout en les regardant s'éloigner.

« Mais Dahlia tu es complètement folle ! S'écria Yoshiki une fois qu'ils furent dans sa voiture. Ton père va me tuer ! Non pire que ça... »

Le commissaire s'arrêta net dans ses reproches en l'entendant sangloter. Et Dahlia, assise sur le siège passager, pleurait avec tellement de désespoir que la colère du blond s'évapora complètement. Il ne l'avait pas revu pleurer depuis si longtemps ! La dernière fois, elle n'était qu'une toute petite fille à peine plus haute que trois pommes. Et comme à chaque fois, il ne pouvait pas lui en vouloir longtemps pour ses bêtises.

« Hé ! Ma chérie pourquoi tu pleures ? Murmura-t-il en effaçant les larmes qui coulaient le long de ses joues.

- Je... je... je suis désolé tonton...

- Mais c'est pas grave, je passerais juste pour un gros pervers. Un peu plus ou un peu moins. Enfin, l'essentiel c'est qu'il ne m'ait pas cassé la figure...

- Mais c'est ça le pire ! Il ne s'est même pas mis en colère. Il n'a rien dit... Il s'en fout complètement ! Il me déteste...

- Mais non mon bébé. Tu sais bien que ton père est du genre à tout garder pour lui. Allé ne pleure plus, murmura Yoshiki en la serrant dans ses bras. J'irais lui parler. En espérant qu'il ne me tue pas avant que je n'ai pu lui expliquer que ce n'est qu'un malentendu...

- Tu m'en veux pas ?

- Pas plus que le jour où tu as vidé le beau de confiture dans mon piano de concert.

- Ah... J'ai vraiment fait ça ?

- Je te montrerais la photo que ton père a pris. Le pire c'est qu'il en est fier. »

Elle ne put s'empécher de rire. Yoshiki en fut satisfait car au moins, elle avait cessé de pleurer et il n'aimait vraiment pas la voir dans cet état là. Par contre, c'était lui qui était dans de beau drap. Enfin, d'ici peu ils en riraient tous les trois, si bien sûr son ami ne le tuait pas avant...