Chapitre 17 : Mercenaire.

Harry réapparut dans le parc et tomba à genoux immédiatement, il avait pensé que le fait de concentrer toute sa magie serait moins dangereux que ça. Il avait risqué le tout pour le tout mais il en avait payé le prix. Lorsqu'un sorcier canalise sa magie, il a très peu de chance de contrôler la réaction, il faut une concentration très intense pour ne pas que la magie à l'état pur explose. Il avait les paumes de ses doigts brûlées assez sévèrement et ses nerfs semblaient lâchés en même temps, comme s'il n'était plus qu'un tas de guimauve. Il serra les dents et se remit debout en ignorant les cris d'alarmes de son corps et prit la direction du château et s'appliquant une nouvelle fois un sort de guérison durant sa marche. Comment il avait apprit ce genre de sort il n'en savait rien, c'est comme ci il avait toujours connu les sortilèges de soin mais il n'en tînt pas rigueur à cet instant.

Drago réapparut un quart d'heure plus tard dans le parc de Poudlard et marcha d'un pas lent tout en réfléchissant aux événements de la soirée. Il s'arrêta devant les portes du château toujours songeur. Après s'être assuré qu'il n'y avait personne dans les environs, il franchit les portes. Il n'avait pas fait quelques pas qu'il se sentit observé. Il s'arrêta net et glissa sa main dans sa poche pour saisir sa baguette mais à peine eut-il le temps d'amorcer un demi-tour qu'il se trouva désarmer.

- Joli réflexe Drago mais tu manques encore d'agilité, dit une voix encore dans l'ombre
- Qu'est ce que tu veux Alwin ? Tu ne crois pas que tu t'es assez battu pour aujourd'hui, pesta-t-il
- Je ne t'ai pas attendu pour me battre en duel avec toi, je ne suis pas intéressé par ce type de combat sans intérêt. Je n'ai pas de temps à perdre Malefoy et il faut qu'on parle tous les deux, répondit Harry en lui rendant sa baguette.

Ils se dirigèrent tous deux vers une classe vide et n'en ressortirent qu'une plus tard. Drago sortit en premier de la salle, songeur et plus blanc que jamais, en rejoignant les cachots des Serpentards. Harry sortit cinq minutes plus tard et alla rejoindre le dortoir attribué à Beauxbâtons, ses exploits de la soirée l'avaient épuisé.

Le lendemain, il se réveilla à une heure déjà bien avancée et se prépara rapidement avant de sortir dans la salle commune des Gryffondors. Il croisa peu de monde chez les rouges et or car les cours avaient repris pour les élèves de Poudlard. Chacun avait pourtant encore bien à l'esprit les exploits des champions à la seconde tâche et il n'était pas rare de voir quelques élèves demandaient aux professeurs de leurs enseigner différents sortilèges qu'ils avaient vus. D'autres, plus impressionnés, salués les champions avec de grandes manières. Harry, de son côté, n'eut le droit qu'à quelques vagues tentatives de salutation. Son attitude excessivement froide était maintenant connue de tous.

Il se dirigea vers la grande salle pour prendre son petit déjeuner. On lui avait signalé que les elfes servaient des repas jusqu'à 9h30 et il lui restait une bonne demi-heure. Il s'installa à la table des Gryffondors tout en saluant de la tête quelques élèves de Beauxbâtons qui lui faisaient signe et commença à manger. Il fit venir une pomme à lui, en levant une main et fit un geste de l'autre comme s'il chassait une mouche. Dans un petit éclat lumineux argenté, la pomme se découpa en plusieurs portions en laissant tomber sur la table la peau et le trognon. Il fit léviter un quartier de pomme et commença à manger. Il s'arrêta quand il vit que plusieurs regards s'étaient tournés vers lui, à dire vrai quasiment tous les personnes présentes ou presque le fixaient. Il leur jeta un regard tellement froid qu'ils finirent par détourner le regard non sans chuchoter. Max, Ayla et Neville étaient présents n'ayant pas encore cours. Ils ne purent s'empêcher de frissonner quand il avait découpé la pomme aussi facilement.

- Ce type est effrayant, vous avez vu comment il a découpé cette pauvre pomme ? fit Neville
- C'était son sort Eternia, marmonna Ayla
- Le sortilège qu'il a utilisé contre les Médusas ? C'est une projection de matière tranchante c'est ça ? interrogea Max
- Hermione s'est renseignée sur ce sort quand on a décidé d'en savoir plus sur lui. Aucune personne ni aucun livre n'y avait fait encore référence. C'est donc un sort qu'il a inventé. Le moins que l'on puisse dire ce que c'est efficace. Hermione nous a dit qu'il ne restait qu'un tas gluant des Médusas qui ont été frappés par l'Eternia. Elle pense qu'il s'agit d'un sort de magie noir très avancée et qu'il s'agit peut être d'une projection de particules de diamants argentés, dit Ayla.
- J'ai jamais entendu parlé de diamant argenté… commenta Max
- Moi si, répondit Neville timidement. Je crois que j'ai lu quelque chose la dessus dans un livre sur les plantes les plus rares du monde.
- Les plantes ? Mais qu'est ce que ça à voir avec des diamants ?
- Et bien le livre disait qu'il existait une plante, l'Argentia Domagus, qui était la seule plante à pouvoir vivre dans des conditions extrêmes. Les rumeurs disaient qu'elle pouvait survivre sous une coulée de lave aussi bien que sous la calotte polaire. On dit qu'elle ne pousse que dans des champs éternels. Ils sont balayés continuellement par une pluie de poussière très nocive qu'on a appelé diamant argenté. On n'a pas pu vérifier la véracité de ses informations car d'après l'auteur du livre, le seul endroit où l'on peut la trouver est impossible à trouver à moins de mourir.
- Quoi ? s'exclamèrent Max et Ayla d'une même voix
- L'auteur fait par d'une légende comme quoi le seul endroit où la fleur pousserait, serait dans le royaume des morts, dit Neville en haussant les épaules.

Max et Ayla se lancèrent un regard lourd de sens.

- Comment se fait t'il qu'il puisse produire se genre de matière ? murmura Ayla pour elle-même.
- Je ne sais pas, mais c'est une arme redoutable, d'après ce que je sais, le diamant argenté et la seule matière au monde capable de tous découper, fit remarquer Neville

Ayla laissa tomber sa fourchette bruyamment la bouche légèrement ouverte par la surprise. Elle se leva d'un bond et sortit de la grande salle d'un pas vif.

- Où est ce qu'elle va ? demanda Neville
- Trouver un moyen pour se défendre j'imagine, répondit Max en la regardant quitter la pièce.

Harry quitta la salle peu de temps après et se dirigea vers la forêt. Il resta une bonne partie de la journée là bas avant de revenir pour dîner le soir dans un triste état. Ces vêtements étaient en lambeaux et de nombreuses brûlures et écorchures parsemaient son corps. Il alla prendre une douche et se changer avant de rejoindre les autres élèves pour leur repas. Il y avait tellement d'agitation dans la grande salle que son retard ne provoqua aucune réaction. Il se glissa furtivement vers sa place que lui réservaient les élèves de Beauxbâtons et s'assit à côté de Freyia si discrètement qu'elle ne remarqua même pas sa présence. C'est seulement lorsqu'il commença à manger qu'il attira son attention.

- Où étais tu ? Je t'ai cherché partout, pesta-t-elle en se tournant vers lui
- Je vais bien merci et toi comment vas-tu ? répondit-il avec un sourire
- J'irais mieux si un inconscient me disait au moins où il allait, je ne m'inquiéterais pas. Et n'essaie pas de me faire culpabiliser sur mon impolitesse parce que toi tu…
- Pourquoi tu me cherchais ?
- Notre directrice m'a chargée de te remettre ceci, déclara-t-elle en lui tendant un petit aigle miniature qui le toisait d'un regard pénétrant.
- L'indice n'est pas très compliqué cette fois, murmura-t-il en le regardant quelques secondes.

Il se dépêcha de manger tout en répondant avec une grande brièveté aux questions de Freyia puis se leva et sortit de la salle. Il prit le chemin de dehors et une fois sortit, il regarda si personne ne le voyait et disparut dans un éclair de flamme bleue. Une heure plus tard, il revint à Poudlard et s'installa dans une classe au cœur du château. Il lança toute une batterie de sort de protection, allant de l'insonorisation à l'impassibilité de la porte et des fenêtres ainsi que des sorts d'anti-spiritua ,qui empêchait quiconque étant sous la possession d'un autre esprit d'y entrer, et rendit opaque toutes les fenêtres. Une fois qu'il eut finit, on n'aurait pas fait plus sûr pour un endroit aussi protégé que Poudlard. Il se mit dans un coin de la pièce et attendit, adossait au mur, les bras croisés. La porte s'ouvrit quelques instants plus tard et se referma.

La personne semblait hésiter, puis alla s'asseoir comme si elle s'apprêtait à assister à un cours. Quelques instants plus tard, la porte se rouvrit pour laisser apparaître quatre autres personnes. Elles entrèrent dans la classe à leur tour et pointèrent leur baguette vers la personne assise en s'avançant prudemment. La personne la plus proche murmura un sortilège Lumos mais celui-ci ne fonctionna pas, il essaya l'Incendio sans plus de résultat.

- Ce n'est pas la peine, dit une voix amusée, celui qui nous a fait venir ici semble vouloir rester… dans l'ombre.
- Pr…Professeur Dumbledore ? Qu'est ce que vous faites ici ? demanda Hermione
- Il semble qu'on m'est gentiment invité à me joindre à cette petite réunion
- On vous a également envoyé un message ? Vous savez de quoi il s'agit ?
- Je l'ignore… mais maintenant que nous sommes tous réunis, peut être que Monsieur Alwin voudra bien nous dire de quoi il retourne, fit il en se tournant vers une zone totalement obscure de la pièce.
- Vous méritez votre réputation Dumbledore, vous êtes plutôt douédit Harry en sortant de l'obscurité.

Il se dirigea vers la porte qu'il verrouilla puis toujours sans un mot, alla s'asseoir sur une table contre le mur.

- Vous devez avoir une petite idée de la raison pour laquelle vous êtes ici, n'est ce pas ? dit-il en relevant la tête vers Dumbledore.
- De toute évidence, vous voulez nous parler de quelque chose de relativement important si on en juge par les précautions que vous avez prises.
- Pourquoi cette salle de cours dans ce cas ? Le bureau du directeur est plus sécurisé qu'ici, déclara Max.
- Pas tout à fait, fit Harry à voix basse.
- Mais oui, cette salle si situe au centre du pentacle, là où la magie est la plus concentrée, s'exclama Hermione
- Il n'y a pas que votre directeur qui s'est faire marcher sa tête, commenta Harry
- Mais comment es-tu au courant pour le pentacle ? demanda Hermione en rosissant légèrement
- Le fait est que je sais beaucoup de chose, c'est d'ailleurs la raison de cette petite réunion.
- Qu'est ce que tu veux dire ? demanda Ayla
- C'est simple, j'ai des informations très importante à vous apporter
- Que nous vaut ce changement de position ? Je croyais que tu ne voulais pas nous aider ? Et pourquoi ne pas t'entretenir qu'avec Dumbledore ? fit Hermione
- Que de questions, murmura Harry
- Je dois avouer que moi aussi je suis curieux, annonça Dumbledore
- Très bien, mais avant de commencer, je dois vous faire par de mes requêtes.
- Tes requêtes ? dit Max
- Vous ne croyez tout de même pas que ce que j'ai à vous dire sera gratuit. Je pense que vous serez estimés que la valeur de mes informations vaut bien quelques petites choses. Un échange d'information en quelques sortes. Tout d'abord je veux obtenir des informations sur le ministère de la magie, que ce soit les personnes qui y travaillent que l'agencement des lieues. Je veux également des instructions sur la manière d'acquérir son aura. Enfin je veux pouvoir consulter vos souvenirs concernant l'affrontement entre Potter et Voldemort. Je veux votre parole avant de continuer.
- Qu'est ce qui nous dit que tes informations valent tous ça ?
- Je n'ai qu'une parole, répondit Harry avec patience
- Oh alors nous devons croire sur parole un type qui menace tout le monde et affirme que Lord Voldemort n'est pas si méchant que ça, cracha Max
- Max… murmura Hermione

Harry s'avança vers lui le regard froid et s'arrêta à un mètre de lui.

- Si tu mets en doute encore une fois mon honneur, ça sera la dernière chose que tu feras dans ta vie, déclara-t-il en détachant chaque mot.
- Tu seras mort bien avant, tonna Ayla en pointant sa baguette sur sa gorge, hors d'elle.
- Eh bien vas-y Anderson, qu'est-ce que tu attends
- Hmm, fit Dumbledore pour s'éclaircir la voix. Je crois que nous avons un peu débordé le sujet. Mr Alwin vous aurez ce que vous demandez si nous estimons que vos informations sont dignes d'intérêt.
- Très bien dans ce cas asseyez vous tous, il risque d'y en avoir pour un petit moment.

Il alla s'asseoir sur le bureau de professeur et les regarda avec gravité.

- Comme vous le craignez Lord Voldemort n'est pas mort mais vous n'aviez pas tout envisagez.
- Vous l'avez vu ? demanda Dumbledore.
- Oui, nous avons eut un échange assez sympathique…
- Qu'est ce que nous n'avions pas envisagés ? fit Hermione
- En fait celui qui m'a fait face devait avoir pas plus d'une vingtaine d'années.
- Quoi ? mais alors ce n'était pas… commença Ayla
- Si c'était bien lui, rajeunit et beaucoup plus fort qu'avant mais il s'agit toujours de Lord Voldemort. Il a mit la main sur un objet appelé Coupe de Jouvence qui a d'étranges pouvoirs. A ce que j'ai pu en voir, au moins deux. La régénérescence et le rajeunissement. Grâce à elle, il a retrouvé sa forme et il a put se constituer une armée en très peu de temps. Il a maintenant à sa disposition une sorte de super inféris.
- Je me doutais que Voldemort cherchait une chose précise parmi les affaires de Flamel mais j'avais pensé qu'il souhaitait mettre au point une pierre philosophale. Je l'ai sous-estimé je l'avoue, et le problème est bien plus grand que je l'avais imaginé mais poursuivez, je vous prie, dit poliment Dumbledore
- Il a fait revenir à la vie ses anciens Mangemorts décédés. Ce qu'ils ont de plus : une intelligence humaine et soumise, la possibilité d'utilisé la magie à un bon niveau mais le plus intéressant et leur résistance, j'ai lancé Raiden sur l'un d'eux et il n'a pas mit dix secondes à se relever.
- Quoi ? ils résistent aux sortilèges maîtres ? s'exclama Max.
- Ils restent des morts auxquels on insuffle la vie, ils ne ressentent rien. Seulement maintenant, il n'est plus question d'utiliser simplement les sorts de type feu sur eux, ils l'éteindraient en quelques secondes.
- Pourquoi t'es tu battu contre eux ? c'était un test ? demanda Hermione
- Non plutôt un désaccord, Voldemort voulait que je le serve et j'ai refusé donc il n'a pas apprécié comme vous pouvez l'imaginer. Heureusement pour moi, je sais me défendre et ses serviteurs ne sont pas invincibles à mes techniques.
- Si tu ne le sert pas comment t'en es tu sorti vivant ? Ce n'est pas son genre d'épargner des témoins gênants, fit Max soupçonneux.
- Si je suis vivant c'est grâce à ceci, répondit Harry en montrant son pendentif.
- Qu'est ce que c'est ? demanda Neville
- Le pendentif de Lémurie, il a des pouvoirs bien étranges lui aussi.
- Tu plaisantes ? il existe ? alors si c'est le cas il serait lié à la coupe de Jouvance ? dit Hermione en se levant soudainement
- Hermione ? l'appela Ayla
- On dit qu'il existe cinq artefacts d'une très grande puissance magique. Ils auraient été créés par de grands mages des grandes civilisations de l'antiquité. Séparément elles ont une puissance très grande celui qui les réunis devient quasiment invincible car il pourra réaliser n'importe quel vœu en faisant apparaître le livre des Dieux qui lui seul à ce pouvoir. Il est impossible d'annuler un vœu, même si une personne parvenait à ce saisir du livre. Chaque souhait est gravé et inaltérable, récita Hermione
- Tu m'étonnes, je ne pensais pas que la légende du livre divin était si répandue, déclara Harry.
- C'est toi qui a éveillé ma curiosité en y faisant référence pendant le cours de Hagrid, répondit-elle, gênée.
- Ca va me faire gagné du temps, les cinq artefacts magique existent bien et sont reliés entre eux. Mon pendentif s'est mit à vibrer et à émettre de la chaleur quand il était en présence de la coupe. Voldemort veut s'emparer des cinq artefacts pour réaliser son vœu, devenir immortel.
- C'est évident et il est sur des pistes ?
- Si c'est le cas, il ne m'en aurait pas fait part. Il veut juste que je fasse quelques missions pour lui moyennant des récompenses assez généreuses.
- Mais pourquoi ne t'a-t-il pas tué pour récupérer le pendentif ?
- C'est simple j'ai menacé de le détruire s'il essayé de me le prendre et…
- Alors cette signature magique c'était toi…
- Il fallait bien, aucun de mes sorts n'auraient eut d'effet sur lui. Même Eternia ou Odyssey n'auraient été que de faibles brises pour lui.
- Il pourrait te l'arracher avant que tu ne puisses le détruire.
- Je pense qu'il est curieux, j'ai dût l'impressionner à un certain point. Et puis, il sait où trouver le pendentif, ce n'est donc plus une priorité pour lui. Il peut mettre la main dessus quand il le voudra. Il a vu que je ne fuirais pas.
- Pourquoi nous dire tous ça ? Pourquoi ne pas te mettre vraiment à son service ? demanda Max
- Pour des raisons qui ne concerne que moi.
- Tu veux surtout obtenir des informations sur nous.
- Je peux obtenir ce que j'ai demandé auprès de lui, je ne serais pas si stupide
- Et tu nous dis juste ça pour obtenir ses informations, a quoi elles te serviront ? à gagner les CRIMES ?
- A le tuer de mes mains.
- Pourquoi ? tu as bien dis à Hermione qu'il n'avait pas complètement tort, que tout le monde se valait.
- C'est exact, seulement pour devenir le meilleur, il faut que je batte le meilleur.
- Question de prestige alors ?
- Tu as tout compris. Je ne fais ça que pour la gloire. D'ailleurs je vais peut être commencer par vous ça me fera un bonne échauffement.
- Max, Will arrêtez ça, pesta Hermione d'une voix autoritaire.
- Je ne veux pas être votre allié, je veux juste éviter qu'il devienne impossible à abattre. Mes raisons ne regardent que moi comme les méthodes que j'utilise. Vous n'avez aucun pouvoir sur moi, aucune influence. Je me fous que des innocents crèvent, je ne suis qu'un égoïste qui ne voit que son intérêt. Je n'éprouve pas de pitié. Si je vous donne ses informations c'est uniquement pour que je progresse plus vite. Nous avons un objectif commun mais nous prendrons des chemins différents pour y arriver. Je vous conseille de mobiliser vos ressources pour vous emparer de la couronne dorée Aztèque. J'ai lu qu'il s'agissait d'un objet qui avait la faculté de rendre invincible son possesseur mais elle se nourrie de sa magie en contrepartie. Etant donné le niveau de Voldemort, si on devait l'affronter maintenant et qu'il ne ferait que se défendre, on mettrait des dizaines d'heures pour que l'artefact cesse de lui fournir sa protection, ce qui est fâcheux, cela va de soit.
- Bon et quelles sont les pouvoirs des autres artefacts ? demanda Ayla
- Le pendentif de Lémurie est un lien entre le monde des morts et le notre. La lyre d'Orphée possèderait de grands pouvoirs offensifs et défensifs. Enfin le cristal de lumière serait l'objet le plus pur qui soit, il permettrait de développer des pouvoirs spirituels un peu comme les Fenrirs mais en beaucoup plus puissant, expliqua Hermione.
- Tous ces artefacts dans les mains de Voldemort lui assureraient une quasi-invulnérabilité. Mais si une armée s'attaquait à lui, il est fort possible qu'elle échouerait. S'il obtient les cinq c'est terminé. Il pourra avoir la vie éternelle et il n'y aura plus rien à faire, poursuivit Harry.
- Pourquoi ne pas détruire le pendentif maintenant ? proposa Neville
- J'y ait pensé mais il faut comprendre que Voldemort a de l'avance sur nous et possède un peut-être bientôt deux artefacts. Personne n'est à la hauteur pour le battre pour le moment. Le seul moyen c'est…
- D'utiliser les artefacts contre lui, finit Dumbledore.
- C'est mon opinion, conclut Harry

Un silence s'installa dans la petite salle de classe, chacun réfléchissait sur ce qu'ils venaient d'apprendre.

- Je ne comprends toujours pas pourquoi tu as accepté la proposition de Voldemort. Je suis désolé, je n'arrive pas à te faire confiance, déclara Max
- Tu es encore un novice Lewis. Si tu veux connaître les failles et les secrets de ton ennemi alors soit son plus proche ami.
- Ca peut s'appliquer pour nous aussi dans ce cas.
- Tu commences à m'agacer, si je voulais vous tuer je ne perdrais pas mon temps de la sorte. Voldemort est beaucoup plus puissant que moi mais vous c'est différent. J'aurais pu tuer Granger à plusieurs reprises, j'aurais pu laisser tomber Anderson pendant la seconde tâche. Londubat est moins puissant que moi, quand à toi tu laisses tes sentiments guidés tes actions, ce qui est une faiblesse grave.
- Je…
- Qu'est ce que vous allez faire maintenant ? demanda Dumbledore
- Continuer à m'entraîner pour les CRIMES. Voldemort ne me contactera que lorsqu'il aura besoin de moi. De toute façon, je ne m'attends pas à plus de révélation de sa part. Il se méfie de moi et ne me fait pas confiance. Je pense qu'il savait que j'allais vous révéler ce qu'il m'a dit. Il teste ma loyauté. Je ne pourrais pas faire illusion longtemps mais suffisamment pour recueillir d'autres informations. D'ailleurs ses espions me surveillent étroitement, je n'ai pas beaucoup de marge de manœuvre. Le côté positif est que je le suis utile, mes techniques mortelles et ma capacité à détecter les artefacts grâce à mon pendentif ne sont pas négligeables. Il va sans doute essayer de me contrôler et c'est à moi de lui donner l'illusion qu'il y arrivera mais pas sans lui avoir opposé une certaine résistance.
- Tu as dis qu'il y avait des espions ? interrogea Hermione
- Oui, il y en a plusieurs au sein de Poudlard. Vous ne croyez pas que la présence des Détraqueurs et le fil qui casse sans raison pendant les tâches étaient des accidents.
- Je suis au courant de leurs présences, mais ça serait une mauvaise idée que de les arrêter, fit Dumbledore
- Pourquoi ? demanda Neville
- De la désinformation Londubat, marmonna Harry
- Exact, Mr Alwin. Je comprends pourquoi Voldemort vous a laissez en vie. Vous êtes très intelligent et vous avez un sens de la stratégie étonnant pour votre âge, dit Dumbledore en lui adressant un léger sourire.
- Trêve de compliment, je veux maintenant obtenir ce que je vous ai demandé.
- Le temps de regrouper les informations, vous les aurez demain, annonça le directeur
- Très bien, Granger j'ai encore un mot à te dire, lança Harry en la fixant.

Elle hocha la tête et fit un sourire rassurant à ses amis qui s'en allèrent non sans méfiance. Lorsque le dernier d'entre eux eut fermé la porte, il s'avança vers elle avec une expression impassible sur le visage.

- Tu dois savoir que certains Gryffondors sont sur la mauvaise pente. Ceux qui t'ont agressés ont fait ça pour vous chasser toi et Londubat des dortoirs de votre maison afin d'avoir le champs libre pour gagner de l'influence sur les autres. Ca ne serait pas important si l'ordre ne venait pas de Voldemort lui-même. Il est toujours très intéressé par Poudlard et avoir le plus de partisans dans chaque maison et pour lui primordiale. Ta maison peut être encore sauvé si tu agis maintenant. Le noyau dur est centré sur Ronald Weasley, lui seul sait qu'il agit dans l'intérêt de Voldemort. Il a toujours voulu être populaire et c'est la seule méthode qu'il a trouvé. Tu n'arriveras pas à convaincre son groupe de cesser leur agissement sans leur dire comment tu as eut cette information. Il y a une faille à exploiter dans leur groupe, Ginny Weasley. Elle semble réticente à leur agissement, à toi de lui proposer une alternative, déclara Harry avant de prendre le chemin de la porte
- Alwin, pourquoi tu ne te bats pas à nos côtés ? Ne dis t'on pas que l'ennemi de mon ennemi est mon ami.
- Je te l'ai déjà dis Granger, je n'adhère pas à vos principes. Je veux être libre de mes mouvements sans avoir à me justifier.
- Il y a quand même quelque chose chez toi qui à changer. Je crois en savoir la raison. C'est Voldemort le responsable n'est ce pas ? Pour Léa, il voulait mettre la main sur son pendentif.

Harry s'arrêta une main sur la clenche de la porte et resta immobile quelques secondes.

- J'ai entendu dire que les mages utilisent avec une très grande maîtrise la magie blanche et tirent leur pouvoir de leur capacité à aimer les gens. Tu es forte et intelligente Granger, j'espère que cela te sera utile pour protéger les tiens et de réussir là où j'ai échoué. Voldemort s'en prendra bientôt à vous et à vos proches. Vous devriez vous mettre sérieusement à votre entraînement, si vous savez vous défendre ce n'est sûrement pas le cas des personnes qui vous entourent.
- Will…
- Ne te méprends pas, je veux juste ne pas avoir à faire tout le boulot tout seul dans ce combat. Ceux qui étaient présents dans cette pièce sont des piliers de la résistance contre Voldemort. Si vos proches venaient à mourir, ces piliers seraient fragilisés et si par la suite vous êtes vaincus, je n'aurais aucune chance de tuer cette tête de serpent. Peu importe ce qui m'arrivera, je ne décevrais pas celle qui m'a tant donné. Ne me considère pas comme une personne Granger, je ne suis qu'une arme. Une arme qui n'aura plus lieu d'exister dans ce monde quand elle aura été utilisée à bon escient. Je ne redeviendrais humain que lorsque je ne serais plus parmi eux, dit il en ouvrant la porte avant de disparaître dans l'obscurité des couloirs.