Chapitre 21 : Convalescence
- Il a été très gravement blessé, je ne sais pas s'il pourra continuer les CRIMES. Miss Granger a tout fait pour le soigner et grâce à elle, il restera en vie. Mais j'ai les plus grandes craintes sur sa santé. Si vous voulez qu'il se rétablisse complètement, il lui faudra beaucoup de repos et de rééducation. Il faudra le forcer à abandonner les CRIMES, l'épreuve d'hier l'a anéantie et je ne sais même pas s'il pourra se réveiller avant la prochaine épreuve. Madame Maxime, je vous demande d'être raisonnable, cet enfant a souffert comme jamais vous pourrez l'imaginer. Même en ce moment, la douleur qu'il ressent doit être insupportable. Si vous ne voulez pas le tuer, amenez le à Sainte Mangouste, le temps que son état se stabilise et qu'il puisse rentré dans sa famille, fit madame Pomfresh
La directrice de Beauxbatons, visiblement ébranlée, regarda son jeune élève avec appréhension.
- Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je voudrais qu'il reste encore un peu à Poudlard. Je ferais venir les meilleurs guérisseurs de France s'il le faut. Il ne prendra plus aucun risque, vous avez ma parole. Je souhaite seulement qu'il reste assez de temps pour que ses camarades puissent venir lui parler et le féliciter. Il a perdu un duel mais il a gagné l'estime éternelle de mon école, répondit finalement la directrice.
- Il le mérite, je vais aller de ce pas m'entretenir avec le professeur Dumbledore, il a tenu à être informer des nouvelles de mes patients.
- Comment va la jeune fille ?
- Elle va bien, elle doit se reposer mais ses blessures guériront rapidement. Je dois vous dire qu'avant de perdre conscience, elle a insisté longuement sur le fait que ce soit Will qui a gagné le combat.
- Oui, Dumbledore a souhaitait une délibération entre le jury étant donné ce qu'il s'est passé. Ils ont été déclarés vainqueur tout les deux. C'est une bonne nouvelle que cette jeune fille aille bien. Il faut maintenant que j'aille informer mes élèves sur l'état de leur… héros, déclara t'elle avec un sanglot dans la voix.
Toutes deux sortirent de l'infirmerie et le plus grand calme se fit entendre. Harry, qui avait repris conscience depuis peu, ouvrit les yeux. Il avait entendu toute la conversation mais ne voulait pas qu'elles voient qu'il était réveillé. Ses souvenirs mirent du temps à refaire surface. Il se sentait fatigué, que ce soit physiquement que psychologiquement. Il revit son duel avec Ayla, l'apparition de la créature et le moment où il décida de modifier son sort pour ne lui laisser aucune chance et puis le trou noir. Il se demanda combien d'heures où même de jour avaient pus s'écouler depuis ce moment. Tout ce qu'il pouvait voir c'est qu'il faisait nuit. Il réfléchit à la discussion qu'il venait d'entendre et la conclusion ne lui plaisait pas du tout. Il avait perdu l'épreuve mais pas les CRIMES. Il tenta de se redresser sur ses coudes mais son corps fut gagné par une atroce douleur et il dut renoncer.
Il pesta contre sa faiblesse et fit le point sur son état lui-même. Il fit bouger tout d'abord ses doigts et vit que seuls ceux de sa main gauche pouvaient bouger librement. Sa main droite était emprisonnée sous une tonne de bandage. Son mauvais état lui fit confirmé quand il tenta de la bouger, une violente douleur lui traversa son système nerveux comme de l'électricité dans ses veines. Il grimaça quelques instants avant que la douleur ne se calme. Lancer deux sortilèges extrêmes dans la même journée alors qu'il ne les maîtrisait pas du tout n'était pas de l'inconscience mais de la folie. Les sortilèges extrêmes demandaient la plus grande concentration et surtout une pleine forme physique car le corps devait subir une tension énorme.
Il tenta ensuite de bouger ses bras mais ils ne bougèrent que de quelques centimètres. Les bandages et la douleur lui interdisaient d'en faire davantage. Il fit le mouvement pour se redresser en s'appuyant uniquement sur ses abdominaux mais à mi chemin, ces derniers furent en feu et il dut se rallonger rapidement pour ne pas se blesser davantage. Mais quelque chose l'inquiéta bien plus, ses jambes… il ne les sentait plus. Il fit de nombreux efforts pour tenter de les bouger en vain. Pas de douleurs, pas de mouvements, il était handicapé.
Il se concentra et essaya la magie mais ce fut pire que tout car cela fit quasiment le même effet que le sortilège doloris. La porte de l'infirmerie s'ouvrit doucement et plusieurs silhouettes passèrent la porte. La luminosité du couloir contrastée avec l'obscurité de l'infirmerie, empêchée de voir les visages des nouveaux arrivants. Il compta six personnes en tout. Harry eut tout de suite le pressentiment que ce n'était pas une visite amicale. Il tenta une nouvelle fois de se relever mais en vain. Un grognement se fit entendre dans la pièce, celui d'un fenrir. Lily, qui était couchée à côté du lit d'Ayla se dressa devant eux, tout crocs dehors. Elle s'apprêta à bondir sur la première silhouette à sa porter mais elle se prit deux sortilèges de paralysie et dans un couinement de douleur, elle tomba sur le sol tout raide. Une des personnes se dirigea ensuite vers Harry.
- Stupéfix, murmura une voix à peine audible.
Il se prit le rayon de stupéfixion et tomba aussitôt inconscient. Un homme, d'un gabarie imposant, se saisit de lui et le mit sur son épaule. Le groupe fit demi tour et s'avança silencieusement de la porte. Soudain, ils furent doublés par un patronus très grand qui passa la porte sans les toucher.
- Je ne vous laisserais aller nulle part, fit Ayla, chancelante, qui s'appuyer sur son lit d'une main et saisissait sa baguette de l'autre.
- Pauvre idiote, notre mission n'était pas de te tuer mais on va arranger ça très vite, murmura la voix d'une femme assez jeune.
- Je ne vous laisserais pas l'emmener, laissez-le, ordonna la Serpentard d'une voix dure.
- Je vais m'occuper d'elle, fit la femme en faisant un pas en avant.
- Non, la mission d'abord, amenez le à l'endroit prévu, je vous couvre, murmura un homme qui tendit sa baguette vers Ayla
- Tu n'as pas d'ordres à nous donner gamin, j'ai envie de jouer avec elle, rétorqua la femme
- Très bien, dans ce cas expliqueras ta conduite à notre maître, je doute qu'il soit très apte à tolérer l'insubordination, quand à moi j'ai ma mission à accomplir alors dégagez tout de suite.
- Pff, on se reverra, petite traînée, cracha la jeune femme avant de partir en direction de la porte.
- Raiden, cria Ayla de toute sa voix. Le sort illumina la pièce et se dirigea vers ses ennemis quand l'homme qui était resté en arrière le dévia et le sort alla s'abattre sur le mur d'à côté.
Les cinq personnes en profitèrent pour sortir de la salle alors qu'Ayla faisait face à son assaillant avec le plus grand mal. Le sort avait drainé ses dernières forces et elle savait pertinemment qu'elle n'avait aucune chance, elle avait juste voulue gagner du temps. Il y eut un moment de silence entre les deux avant que l'homme se mette à parler.
- Je n'ai jamais été autant tenté à l'idée de torturer quelqu'un mais je dois passer outre car je n'ai pas beaucoup de temps. Ton patronus doit déjà avoir averti Dumbledore à l'heure qu'il est. Je vais donc faire court.
- Qu'est ce que tu veux ? pesta t'elle en s'asseyant, ne pouvant plus tenir debout.
Elle essaya de faire parler l'homme en espérant que quelqu'un est vu son patronus avant Dumbledore et vienne lui donner un coup de main. Le jeune homme sembla hésiter un moment avant de finalement se lancer.
- Te donner une chance de sauver ton ami. Quand tu reverras ton ami il ne sera plus le même, le mal l'aura gagné. Voldemort fera de lui une véritable arme de guerre et le mettra à la tête de son armée…
- Pourquoi me racontes tu ça ? Tu n'as pas peur de trahir ton maître ?
- Ecoutes moi au lieu de chercher à gagner du temps, tonna la voix de l'homme qui paraissait elle aussi très jeune sous le coup de la colère. Tu ne pourras pas retrouver Alwin tout de suite il est trop bien gardé. Tu dois savoir que dans deux jours il sera guérit. Dans deux jours, vous allez perdre cette guerre. Si tu es arrivé à la même conclusion que moi sur Alwin, alors toi seul peux trouver un moyen de le sauver. Ne parle à personne de cette discussion. Falasarna, au couché du soleil, le 6 décembre, déclara t'il très vite.
Il entendit du bruit dans le couloir et prit sa cape.
- Petrificus Totalus, lança t'il rapidement sur Ayla, qui surprise, ne put l'éviter.
Il se recouvrit de sa cape et sauta par la fenêtre. Le calme revint jusqu'à l'arrivé de Dumbledore suivit de près par la directrice de Beauxbatons et McGonagall. Il se précipita vers Ayla et la libéra du sort avant de lui demander ce qui venait de se passait. Elle lui raconta qu'elle avait juste entendue du bruit et s'était levé pour prendre sa baguette lorsqu'elle s'est faite pétrifié. Il acquiesça et soupira en voyant le lit vit de Harry. Il donna ensuite des instructions à McGonagall pour qu'elle prévienne le ministère et que les Aurors commencent tout de suite les recherches.
Pendant ce temps, au château de Voldemort. Les cinq Mangemorts venaient de faire leur rapport en déposant Harry aux pieds de leurs maîtres. Ce dernier les félicita et fit léviter le corps inerte vers une table.
- Excellent, vraiment excellent on va pouvoir passer aux choses sérieuses maintenant, marmonna t'il. Où est le jeune Malefoy ?
- Je suis là, maître. Je n'ai pas eut le temps d'en finir avec Anderson, elle a réussit à tenir jusqu'à ce que Dumbledore débarque. Je ne voulais pas faillir à la mission alors j'ai fait en sorte qu'elle ne se souvienne de rien avant l'arrivé du vieux fou. Si certaines personnes ne nous avaient pas fait perdre un temps précieux je…, déclara t'il en se mettant un genou à terre.
- Ca ira Drago, je ne te blâme pas tu as bien rempli ta mission et tu seras récompensé comme les autres. Bon passons à ce cher Alwin. Je dois dire que ses capacités sont énormes. Je ne pensais pas qu'il existe quelqu'un de plus fort que Potter….
Drago fut songeur quelques instants mais il reprit tout de suite constance et baissa les yeux.
- Je vais tout d'abord commencer par lui retirer ce pendentif si précieux, murmura Jedusor.
Il tendit sa main sur le pendentif mais quand il le toucha il fut projeté en arrière sur dix mettre par un puissant choc. Il se remit debout tant bien que mal alors que ses serviteurs, choqués, se précipités pour aider leur maître. Celui-ci les repoussa violement en hurlant contre eux.
- Il est malin, je ne me doutais pas qu'il avait mit autant de précaution… Je pourrais le tuer maintenant mais je ne pourrais plus me servir de lui et je ne prendrais pas le risque de perdre le pendentif s'il a installé d'autres protections. Amenez moi l'élixir Evilia, ordonna t'il sèchement.
Les Mangemorts se dépêchèrent et l'un d'entre eux ramena une fiole représentant une tête de mort, remplie d'un liquide rouge sang. Il le remit précautionneusement à Voldemort qui fit apparaître la coupe de Jouvence dans sa main gauche et versa le liquide dedans.
- Maître pourquoi est ce que… demanda le Mangemort qui avait remit la fiole.
- L'Evilia fera de lui mon plus dévoué serviteur mais il ne me servira à rien s'il ne peut pas se battre. La coupe restaura son corps et il pourra entreprendra la mission que je compte lui confier.
- Mais maître, on pourrait s'en occuper…
- Ca suffit, je ne vous fais pas confiance pour cette mission, seul Alwin pourra réussir. Les Aurors surveillent étroitement ce village depuis que ce cher Dumbledore les a prévenu de mes intentions. S'il y en a un qui peut franchir les lignes ennemis sans problème c'est bien lui. Toutefois, tu n'aurais pas dût mettre ma stratégie en doute. Nanigi, l'heure du repas est arrivée.
Il pointa sa baguette sur le Mangemort et ce dernier fut frappé d'une lumière rouge. Son corps fut soudainement découpé en de nombreux morceaux qui mirent en appétit le serpent du mage noir.
Le jour se leva sur Poudlard, les Ombres qui avaient été au courant du kidnapping pendant la nuit décidèrent de faire des rondes pour s'assurer de la sécurité d'Ayla. Ce fut au tour de Hermione d'arrivée à l'infirmerie sous un soupir exaspéré de la convalescente.
- C'est pour ton bien, tu ferais la même chose pour nous, dit Hermione en s'asseyant à côté d'elle.
- Peut être, mais s'ils avaient voulus s'en prendre à moi, ils m'auraient tués avec facilité, ils ont eut ce qu'ils voulaient. Ca ne sert à rien de vous acharner à me tourner autour. Je vais leur faire payer ce qu'ils ont fait à Lily, fit elle hors d'elle.
- Ne discutez pas miss Anderson, et reposez vous au lieu de vous énerver. Tu auras tout le loisir de leur faire payer quand tu seras remise.
Ayla sembla ne pas avoir écouter la dernière phrase, elle avait déjà l'esprit ailleurs.
- Ayla, tu es toujours avec moi ? Quelque chose ne va pas ? demanda Hermione, inquiète.
- Non c'est juste… que je m'interrogeais sur Alwin. Je comprends pourquoi Voldemort le voudrait dans son camp. Il a réussit à dépasser le niveau de Harry pendant ses duels. C'est bizarre qu'on est pas entendu parler de lui avant, il aurait pu nous aider lors de l'assaut contre la forteresse du diable et Harry n'aurait peut être pas été obligé de…
Ayla s'arrêta en voyant les yeux de Hermione se volaient de tristesse en entendant son nom.
- Désolé, je pensais à haute voix.
- Non, ce n'est pas grave, tu as raison, Will, nous aurait été bien utile.
- Tu as de nouvelles informations sur lui ?
- Quelques unes oui mais ce n'a pas été sans mal, les dossiers des élèves de Beauxbatons sont confidentiels. Je sais par son amie, Freyia, qu'il est originaire de l'île d'Aurigny, au sud de l'Angleterre, près des côtes Françaises. Il n'est que le fils adoptif des Alwin. J'ai parlé aux Alwin pendant qu'on attendait de ses nouvelles. Ils m'ont dit qu'il l'avait trouvé dans un près peu de temps après que la guerre ait pris fin. D'après sa description physique, il aurait été le fils Mangemort, appelé Guilbert d'après le ministère Français. Ils pensent que sa mère a dût l'abandonné ici après la défaite de Voldemort pour lui offrir une seconde vie.
- Il a donc décidé de changer d'identité de lui-même ?
- Pas vraiment, apparemment il a subit un sortilège de magie noire très efficace et indécelable qui a supprimé tous ses souvenirs. J'ai fait des recherches, apparemment c'est une variante du sort Oubliette mais en beaucoup plus puissant. Les Mangemorts l'utilisaient souvent ce qui confirme la version du ministère. On sait aussi par des voisins des Guilbert que leur fils a disparu, d'après la photo on sait que c'est lui. Ca explique aussi son niveau de magie, il a dut avoir des sortilèges qui lui sont revenus en tête malgré son amnésie. Son animagus était un Skoll, ce qui ne fait aucun doute sur sa provenance.
- Oui, sans doute… mais cette aura… murmura Ayla
- Ayla ?
- Ce n'est rien, fit Ayla en serrant les dents.
Elle se redressa pour s'asseoir puis se tourna vers Hermione et la fixa intensément.
- Ce regard, pourquoi j'ai l'impression que ce que tu vas dire ou demander quelque chose qui ne va pas me plaira ?
- Parce que c'est le cas. Hermione, je veux être rétablit le plus vite possible.
- Ayla je t'ai déjà expliqué que les sorts de soins étaient dangereux si on en abusé. Le corps humain ne supporte pas l'afflux de magie à répétition pour remplacer les défenses immunitaires. On doit laissé au moins une ou deux semaines entre chaque guérison aussi massive sinon c'est la catastrophe. Regarde ce qui est arrivé à Will, je n'ai pu que lui sauvé la vie pas le guérir, son corps a fait un rejet de la magie. Il n'est même plus capable de l'utiliser lui-même. Je suis désolé, tu vas devoir utiliser les méthodes traditionnelles pour te soigner.
- Ecoute, je ne veux pas que tu me soignes complètement, je veux juste être capable de me déplacer et de faire quelques sorts sans douleur.
- Je…
- Je ne t'en tiendrais pas pour responsable, je sais à quoi m'attendre…
- Pourquoi tu…
- Je suis désolée, je ne peux pas te répondre mais c'est un important.
- Max va me tuer… murmura Hermione pour elle-même.
- Qu'est ce que Lewis a à voir dans tout ça ?
- Rien… rien du tout, répondit rapidement Hermione. C'est d'accord je veux bien te soigner un tout petit peu à condition que tu me promettes de te reposer.
- Entendue, fit Ayla en croisant ses doigts sous la couverture.
Hermione se mit au travail et mit plus d'une demie heure à s'appliquer pour faire des soins spécifiques à son amie. Ayla se leva, alla manger et fila dans la forêt sous la forme de Scylla en prétextant vouloir resté seule pour se reposer. Elle ne rentrait plus au château qu'aux repas pendant les deux jours qui suivirent. Quand arriva l'heure du rendez vous que lui avait fixé Drago, elle fit comme à ses habitudes et alla dans la forêt. Elle partie assez loin pour que les protections de Poudlard n'agissent plus et elle transplana.
A Falsarna, la nuit commençait à tombée sur le paisible village Crétois. Cependant à la lisière de la forêt bordant le village, une grande activité régnait. Des créatures s'agitaient de toute part. Ils s'agglutinaient en rang derrière un homme vêtu d'une cape noire dans le visage était caché derrière sa capuche. Quand le village fut baigné de la seule clarté de la lune, les ombres de la forêt entamèrent leur marche silencieusement. Arrivant à la lisière de la ville, l'homme s'arrêta en balayant des yeux le village.
- Tuez les habitants et brûlez leurs maisons, ordonna t'il froidement avant de continuer sa marche droit vers la place du village pendant les créatures foncèrent vers les habitations.
Quand les premiers cris retentirent un sourire aux lèvres se dessina sur son visage. Soudain il y eut deux hommes qui apparurent en transplanant, baguette tendue vers lui. Ils n'eurent même pas le temps de lancer leur sommation qu'ils furent éjectés à une centaine de mètres de hauteur comme une feuille prise dans une tempête.
- Pauvres idiots, murmura t'il alors qu'il entendit le craquement sinistre de leurs chutes.
Il entendit de nouveau des craquements sonores typique du transplanage un peu partout mais ne s'en préoccupa pas. Les créatures qu'il avaient emmenées avec lui avaient la force de résister aux Aurors voir d'avoir l'avantage sur eux. Il arriva en vue de la bibliothèque quand des sorts fusèrent de plusieurs ruelles et le frappèrent de plein fouet. Il continua à avancer comme s'il ne s'était rien passé puis tandis sa main vers une des maisons derrière laquelle s'abritaient des assaillants. Un rayon noir sortit de sa main et explosa violement au contact de la maison. Les deux Aurors cachés derrière eurent juste le temps de transplaner avant la déflagration mais les résidents, eux, n'eurent pas cette chance.
Un des Aurors réapparut à côté de l'assaillant pour le neutraliser « à la moldu » mais il avait à peine fait un mouvement qu'il se fit transpercer par une colonne de lumière au niveau de l'estomac et il tomba raide mort. Les autres Aurors firent pleuvoir les sorts sans aucun effet car le sorcier continuait à avancer vers son but. Arrivé à un mètre les Aurors décidèrent de s'attaquer à la bibliothèque, préférant détruire tout son contenu plutôt que le laisser à l'ennemi. Leurs sorts conjugués eurent finalement raison de la demeure et le sorcier disparut finalement en même temps que la demeure. C'est tout du moins ce qu'ils crurent car ils venaient de subir un sortilège d'illusion et leurs sorts furent déviés avant de toucher leur cible. Les Aurors pensant leur tâche accomplit, transplanèrent pour porter renfort à ceux qui combattaient les créatures.
- Trop facile, songea le sorcier avant de rentrer dans la bibliothèque.
Il mit une demie heure pour trouver ce qu'il cherchait, un vieux parchemin enroulait dans une boite noire pour le préserver. Il l'analysa un peu quand il entendit du bruit tout prêt de la bibliothèque. Il murmura un sortilège sur le parchemin qui émit une lumière rosée avant de murmurait « Mercuria » en le tapotant ce qui le transforma en une ombre d'oiseau qui prit son envol par la fenêtre. Il venait de réussir sa mission. Il s'apprêta à transplaner quand il sentit une présence derrière lui. Il se retourna lentement et vit une jeune fille brune qui le regardait avec tristesse en bloquant l'accès à l'escalier.
- On m'avait dit que tu ne serais plus le même, je t'aurais cru moins… influençable, dit elle en descendant les dernières marches.
- Il est dommage que l'illusion n'ait pas marché sur toi. Maintenant je vais devoir te tuer, tu comprends je ne veux pas de témoin gênant.
- Tu ne pourras pas me tuer car jamais tu ne pourras te le pardonner, même si tu es sous l'influence d'un quelconque sort de magie noire. Tu es plus fort que ça… Harry Potter.
- Je pensais que tu étais déjà folle quand tu t'es mise en travers de ma route mais là j'ai l'impression que mes derniers sorts que tu as reçu ont atteint ta clairvoyance. Potter est mort en se battant contre Voldemort, vous me l'avez dit vous-même.
- C'est ce que je pensais, sincèrement. J'avais même pratiquement fait mon deuil, jusqu'à ce que tu apparaisses Will Alwin. Techniquement tu ne vie que depuis cet été n'est ce pas ? Alors dis moi qui étais tu avant de te faire accueillir chez les Alwin.
- Ca n'a pas d'importance et ça ne m'intéresse pas, je vais en finir avec toi, je n'ai pas de temps à perdre, fit il en faisant apparaître une aura verte.
- Ecoutes moi, cria t'elle en mettant sa main pour le stopper. Ecoutes juste mon histoire, ensuite tu pourras me tuer si tu le souhaites. Je ne sais pas pourquoi tu as cette apparence, ni pourquoi tu as pu de mémoire mais tu es Harry Potter. Tu en veux la preuve, très bien. Première chose, tu as su comment s'appeler ma protectrice avant même qu'on te le dises. Second point, tu connais et maîtrise les techniques d'Harry sur le bout des doigts, tu as peut être une capacité d'assimilation extraordinaire mais c'est impossible de réussir ses techniques dans un délai si court. Tu sais aussi magnifiquement voler autre point comment avec Harry. Ton Animagus est un Fenrir, Hermione s'était trompé ce n'était pas un Skoll. Tu m'as sauvé la vie trois fois, alors que les autres champions m'auraient laissés mourir. Tu avais toi-même prouvé que tu étais prêt à tout pour gagner. Il y a aussi l'étrange symptôme de Hermione qui a faillie mourir quand elle s'apprêta à révéler des informations sur toi hors elle était sous un pacte de sorcier de non trahison avec Harry. Enfin il y a cette aura que j'ai sentie avant ta dernière attaque, il y avait autre chose que l'aura de Will Alwin et je suis certaine que c'était la tienne Harry.
- C'est… C'est bon tu as fini, je peux te tuer maintenant. Je t'ai dis que j'en avais rien à foutre de mon passé. Ca ne changera rien pour moi si tu avais raison. Je vais suivre le grand dessein de Voldemort et je tuerais quiconque s'oppose à moi.
- Je ne suis pas venu te voir qu'avec des mots Harry, ajouta t'elle en intensifiant son aura.
Il se mit en garde prêt à contre attaquer.
- Spiritua, murmura t'elle.
Une douce lumière mauve se mit à flotter autour d'elle et soudain Harry se sentit aspirer dans le corps d'Ayla et lui rentra dedans sans qu'il puisse riposter. Etrangement, il ne se cogna pas, il ouvrit les yeux et vit que tout autour de lui était blanc, du sol au plafond. Il regarda tout autour de lui sans trouver aucune faille à cette étendue immaculé.
- Maintenant Harry, il est temps de te souvenir, résonna la voix d'Ayla en apparaissant derrière lui.
- Eternia, cria t'il en la visant mais rien ne se passa.
- Tu n'as aucun pouvoir ici, c'est le seul endroit que j'ai trouvé pour te convaincre. Je n'étais pas de taille à t'affronter. Ton esprit et dans le mien, c'est comme ça qu'on peut communiquer. Nos corps sont toujours dans la bibliothèque mais seule ma volonté pourra nous y ramener.
- Ingénieux, mais je te signale que ce n'est qu'une question de temps avant que mes soldats ne débarquent. Ils ont pour consigne de me protéger.
- Tout comme moi, Harry, fit elle avec tendresse
- Ne m'appelle pas comme ça, cracha t'il hors de lui
- Pourquoi refuses de l'accepter ?
Il soupira puis s'allongea sur le sol en croisant ses mains derrière sa tête.
- Très bien, j'attendrais que tu meurs, dans ce cas, marmonna t'il en fermant les yeux.
Il sentit soudain une douce chaleur l'envahir et rouvrit les yeux. Il était à Poudlard, il était assis à une table et regardé des élèves mettre un chapeau bizarre sur leur tête. Il sentit un sentiment de familiarité dans tout ça. En regardant plus attentivement la scène, il vit un élève, beaucoup plus grand que les autres mettre le chapeau à son tour, puis rejoindre sa table. Il paraissait plutôt froid mais cette impression se dissipa rapidement. Il vit ensuite une scène de complicité entre Ayla et ce type, une attirance entre eux deux. Ils s'allumaient l'un l'autre en espérant gagnait leur petit duel de provocation. Il vit ensuite une scène avec une poule qui s'attaquait aux élèves d'une table et à un professeur. Il commença à voir et ressentir la complicité qu'il y avait entre Max, Ayla et ce type. C'était quelque chose qui lui réchauffait le cœur, comme une caresse. Il vit le manoir Potter, les protecteurs du domaine. Il se mit à sourire aux blagues que Harry avait fais à Square Grimmaurd.
Il se mit à ressentir un étrange sentiment lorsqu'il vit Harry embrassait Ayla et la scène plus érotique qui se passa dans la chambre de celle-ci après. Puis il vit Hermione se rapprochait d'eux mais la vision n'était plus très clair, c'était des flash brouillaient comme une télé mal réglée qui ne cessait de sauter. Il découvrit leur entraînement, la rupture avec Ayla où il ressentit toute la douleur de celle-ci. Les visions étaient de plus en plus flou, il ne voyait pratiquement plus rien, seuls des flashs d'images intermittentes lui permettait de mettre une scène sur les sentiments d'Ayla. Il observa la bataille contre Voldemort et la terrible douleur que ressentit Ayla quand Harry se sacrifia. Soudain toutes images, toutes sensations s'estompèrent et il se retrouva debout de nouveau entouré de blanc. Il balaya l'endroit du regard en cherchant Ayla et finit par la découvrir derrière lui au sol, couverte de blessures.
Il s'approcha d'elle et s'agenouilla devant elle pour mieux la regardait. Elle fit de même et son regard laissa voir toute la tendresse qu'elle pouvait ressentir pour lui. Elle mit sa main sur son visage et lui caressa la joue alors qu'un filet de sang couler de la sienne.
- Je suis contente d'avoir pu te montrer tout ça. Je peux partir tranquille maintenant, rejoindre mes parents sans avoir à baisser les yeux devant eux. S'il te plait Harry, réveille toi et fais que ma mort ait un sens. Reviens parmi ceux qui t'aiment. Je ne t'ais jamais dit à quel point j'étais heureuse de t'avoir rencontré. Tu es mon courage, ma force et mon cœur. Je serais toujours à tes côtés, quoi qu'il arrive je serais toujours là, à tes côtés car là est ma place, déclara t'elle en pleurant. Veille… sur… Caroline… ajouta t'elle dans un murmure avant de disparaître.
Harry sentit son esprit revenir dans la bibliothèque. Il regarda quatre hommes donner des coups de pieds dans le corps sans connaissance d'Ayla. Il se releva sous le regard rieur des Mangemorts. Mais lui n'avait pas du tout envie de rire. Une aura blanche s'éleva autour de lui et elle consuma peu à peu l'effet l'Evilia. Quand il eut récupérait tous ses esprits, il regarda de nouveau Ayla et sentit quelque chose se briser au fond de lui. Son aura prit une teinte bleue et devint de plus en plus puissante, sous les yeux effarés des Mangemorts. Il sentit une haine incommensurable envers les quatre hommes qui se trouvait devant lui mais également des sentiments si forts envers celle qui gisaient au sol qu'il se mit à verser des larmes.
Des rayures dorées commencèrent à se propager sur sa peau et craquelant son corps. Bientôt tout son corps en fut recouvert jusqu'à ce que, dans un bruit de verre brisait, une puissant flash lumineux bleuté jaillit dans toute la salle. Les livres se mirent à voler dans tous les sens et les Mangemorts furent projetés en arrière. Ils se relevèrent et furent hébétés par la vision qu'ils avaient devant eux. Harry Potter se trouvait devant eux. Il était en larmes et entouré de son aura bleue si puissante qu'elle faisait vibrer les particules d'air. Ses yeux fixés toujours Ayla quand il se dirigea vers elle. Il la prit dans ses bras en ayant la même expression de tendresse qu'il avait vu de ses yeux peu de temps avant.
Il se tourna enfin vers les Mangemorts et leur lançant un regard plein de haine.
- Jamais je ne vous pardonnerais à vous ce que vous avez osés faire. Disparaissez, hurla t'il alors que son aura émit un flash plus puissant et les quatre furent brûlés vif par l'assaut de lumière qu'ils prirent jusqu'à partir en cendre.
Cependant son attaque s'était trop entendue et il mit le feu à de nombreux ouvrages qui étaient éparpillés sur le sol. Malgré la chaleur Harry ne s'en préoccupa pas et reporta son attention sur Ayla.
- C'est à mon tour de te sauver la vie, je ne te laisserais pas mourir après ce que tu as fais pour moi. Tu ne m'as pas simplement éveillé, tu as donné ta vie pour rendre un sens à la mienne. Je te serais éternellement reconnaissant. Cette tendresse que j'ai ressenti, après tous ces combats, après toutes ses douleurs… tu es mon paradis dans cet enfer, lui murmura t'il.
Des ailes de flammes se formèrent avec son aura jusqu'à s'étendre dans quasiment toute la bibliothèque.
- Je n'en suis pas digne de vous demander ça mais par pitié sauvez la, prenez ma vie s'il vous en faut une mais épargnez la, tu dois vivre Ayla, Angelus Halo, fit il en serrant Ayla contre lui
Un éclair de lumière se répercuta dans tout le village et qui fit battre en retraite les créatures des ténèbres.
