Titre : Essences opposées
Disclamer : Les personnages sont de JKR
Rating : M
Paring : Drarry
Résumé : Post Poudlard. Il ne va pas bien et cherche un refuge. Il finit par le trouver. Mais qu'elle sera sa surprise en y trouvant autre chose. Bien plus qu'une simple échappatoire à sa vie sans sens.
Note : Présence de slash, donc homophobes s'abstenir.
Je ne tiens pas totalement compte du Tome 7, ne l'ayant pas encore lu (honte à moi --")
Chapitre 2 : Problèmes sableux
Une lueur diabolique traversa le regard émeraude, faisant trembler de peur la personne en face de lui. La femme d'un peu plus d'une cinquante d'année tendit la main, une fiole entre ses doigts. Son corps entier transpirait, chaque pore montrait sa peur. Ses longs cheveux blancs, devenus ternes avec le temps, cachaient à moitié son visage, et elle s'en félicitait. Au moins personne ne pouvait voir la crainte dans son regard, ni le petit sourire moqueur sur ses lèvres.
- Monsi … monsieur Po … Potter, bégaya-t-elle.
Harry attrapa le flacon et le fit tourner devant lui. Sa couleur onyx était d'une pureté envoûtante. Oh oui, il était complètement hypnotisé par l'Antagonis.
- Vous m'étonnerez toujours Rita, prononça-t-il d'une voix froide. L'argent est comme toujours au même endroit.
Elle le remercia tout en s'éloignant le plus rapidement possible. A chaque fois qu'elle lui amenait une potion, elle espérait au fond d'elle-même qu'Harry y reste pour toujours. Elle aurait ainsi eu sa vengeance, face à cet avorton qui avait tout ce qu'il voulait. Quoi de plus jouissant pour une femme oubliée, délaissée, méprisée. Et puis elle avait toujours peur qu'il lui lance une énième malédiction, voire même le sortilège de mort. Mais un client fortuné, restait un bon client
Elle tranplana dans une petite clairière, souleva une branche d'un vieil arbre, et une bourse tomba à ses pieds. L'argent pour lui fournir cette potion se trouvait dedans. Elle le pesa et sourit. Le compte y était.
Dans sa chambre, Harry s'était allongé sur son lit et détaillait la potion avec envie. Il se demanda qui pouvait bien la fabriquer … peut-être l'homme qu'il recherchait depuis hier. Et puis après tout, il s'en moquait, du moment que la potion faisait effet.
Avec son pouce, il retira le bouchon, et aussitôt, l'odeur de l'extase l'envahi. Ses narines frémirent d'impatience et il ne put résister plus longtemps à l'appel. Le liquide se mit à couler dans sa gorge, tellement vite que quelques gouttes s'échappèrent de ses lèvres, gouttant sur son t-shirt. Toujours ce goût acre, mais avec la promesse du bonheur.
Les battements de son cœur résonnèrent dans sa tête, une chaleur grandissant en lui. Cette fois il plongeait à une allure encore plus folle. Comme sur les toboggans des parcs aquatiques, se laisser aller, sans lutter, en attendant qu'une chose, l'arrivée finale. Et cette dernière arriva. Le soleil se leva devant lui, alors que dans sa chambre, les derniers rayons disparaissaient. Sa main se tendit vers l'astre jaune, flamboyant, brûlant même. Un calme religieux l'entourait … comme dans ses rêves inavoués. Il n'y avait que lui … simplement lui. Un lac s'étendait à ses pieds et il y vit le reflet de son corps d'autrefois. Musclé, beau, jeune. Tout l'inverse de l'actuel Harry. Ses doigts effleurèrent sa peau devenue douce et un sourire illumina son visage. De l'autre côté du lac, sa famille, les êtres qu'il aimait, l'attendaient. Son cœur fit un bond dans sa poitrine et il inspira une grande bouffée. Ses poings frottèrent ses yeux pour s'assurer de la réalité de ses visions. Et non, il ne rêvait pas. Ils étaient bien là … encore. Des perles salées se mirent à couler sur ses joues et sa lèvre inférieure tremblota. Le petit garçon qu'il était se sentait enfin comblé. Tout était parfait, merveilleux, avec un goût d'extase. Même l'air avait une odeur enfantine, comme dans un magasin de bonbons. Pas de barrière, pas de limite, pas d'impossible. Tout était réalisable, même l'impensable. Parce que sa vie n'avait été qu'un lourd fardeau, qu'elle ne se résumait qu'à être ce que les gens voulaient. Et tant pis pour ses désirs, tant pis pour son bonheur. Mais tout ça n'était plus ici.
Les étoiles avaient retrouvé leur place, dans ses yeux. Les dernières brides qui le retenaient à son ancienne vie se brisèrent et il tomba sans prévenir dans l'eau. Mais au lieu de finir sous l'eau, mouillé, il atterrit sur une masse fluide, qui épousait son corps. Il rebondit plusieurs fois, se retrouvant au centre de l'étendue d'eau, un peu ahuri. Rebondir pour avoir l'impression de voler, de toucher les nuages et d'en faire parti. Sans plus foi, ni loi … sans honte ou peine.
Harry se releva, riant aux éclats. Cela faisait tant d'années que ce rire n'avait pas résonner dans son cœur que son souffle se coupa, manquant de mourir. Il se mit à courir en direction de sa famille, des êtres chers à son cœur. Ses pieds frôlaient l'étendue d'eau, glissant avec allégresse. Le vent, doux et chaud, fouettait son visage, essuyant les traces de ses larmes, les effaçant pour toujours. A nouveau, des filaments verts et gris glissèrent autour de son corps, se fondant dans sa peau, répandant une chaleur incomparable. Les silhouettes au loin se précisaient, moins floues. Plus que quelques mètres et il pourrait à nouveau les serrer dans ses bras, les embrasser et vivre à tout jamais avec eux. Cette fois, il ne se laisserait pas avoir et prononcerait le mot délivreur. Mais avant, il devait être avec eux. Juste avec eux …
Plus vite, encore plus vite, toujours plus vite. Pas besoin de reprendre sa respiration, pas besoin de faire de grandes enjambées, seul le désir de les serrer dans ses bras, comptait.
Alors qu'il tendait ces derniers pour se jeter dans ceux de sa mère, un mur de sable s'étendit brusquement devant lui. Ses proches disparurent derrière et il eu beau crier leurs noms, personne ne lui répondit. Complètement abattu, il s'écroula à genoux devant cet obstacle. Pourquoi ça, pourquoi il ne pouvait pas être heureux ? Toute sa vie n'avait été que souffrances et douleurs, une arme et rien d'autre. Tout le monde connaissait Harry Potter, le Survivant, puis le Sauveur. Mais qui savait vraiment qui était Harry, simplement Harry, sans grand nom honorifique derrière ?
Normalement, ce devait être son paradis, non pas un enfer … mais l'Antagonis en avait décidé autrement. Barrière qui s'écoulait lentement devant ses yeux remplis de larmes, cascade jaune sans fin, ses mains s'activaient à creuser. Mais plus il enlevait de sable, et plus il en tombait. Ses poings tapaient de rage, ne faisant que projeter sur son visage des grains. Il en reçut dans l'œil et pesta contre sa malchance. Il se mit à frotter ses yeux pour chasser les intrus qui le piquaient, quand une voix s'éleva derrière lui.
- Potter ? Décidément le monde est rempli de surprises !
Ne s'attendant pas à trouver quelqu'un derrière lui, Harry se releva d'un geste vif et manqua de tomber. Il se retourna pour connaître l'identité de cette personne. Immédiatement, il croisa un visage familier, bien trop familier, et absolument pas amical.
- Malfoy ?
- En chair et en os Potter … enfin pas vraiment, mais ton cerveau atrophié ne comprendrait pas mes explications.
Harry se mit à tourner sur lui-même, comme si il cherchait quelque chose. Il ne comprenait pas la présence de son ennemi d'enfance. Et en plus, il avait quelque chose de trop réaliste.
- Toujours aussi pathétique, reprit Draco. Tu cherches quoi ?
- Co … comment … tu es arrivé tout seul ici, comment ?
- Mais de la même façon que toi.
- Non, non, paniqua Harry. Tu peux pas. Si tu bois de l'Antagonis, tu ne dois pas te retrouver dans mon monde. Comment tu as fait ? Comment tu connais cette potion ? Quel sort Malfoy ? Tu m'as jeté un sort de magie noire !
Draco soupira, un sourire moqueur sur ses lèvres. A côté de lui, un fauteuil noir apparu et il s'y installa confortablement. Harry l'amusait beaucoup à parler tout seul en faisant de grands gestes. Toujours aussi nerveux et impulsif. Lui-même avait été surpris de se retrouver ici, avec Harry en train de gratter dans le sable. D'ailleurs il avait profité de cette vision pittoresque un petit moment avant de manifester sa présence.
- Il n'y a pas de sort. Et si je connais cette potion, c'est parce que je suis un maître potionniste … et que je l'ai faite aussi.
- Gné ?
- Potter, sais-tu répondre, autre que par des grognements digne d'une bête ?
- La ferme Malfoy !
- Mais c'est qu'en plus il est vulgaire. Il est beau le grand Harry Potter.
Ce fut le mot de trop pour Harry. Lui aussi ne le voyait qu'en héro, comme tous les autres. Il se jeta sur Draco, le renversant, et le frappa en plein visage. Ses poings s'abattaient avec violence, meurtrissant le visage sous lui. Quand à Draco, il essayait bien de riposter, mais la rage d'Harry décuplait ses forces. Il ne lui restait plus qu'une dernière solution c'était traître, perfide, serpentard, mais vital. Il leva une de ses jambes et cogna l'entrejambe d'Harry avec son genou. La réaction fut immédiate. Le brun porta ses mains sur le point douloureux tout en grimaçant de douleur.
- Connard ! Cracha-t-il. Même pas les couilles de frapper honnêtement. Tu préfères les coups bas, comme toujours.
- Je te pris de laisser … mes couilles … où elles sont. C'était le seul moyen pour t'arrêter.
Harry se releva et lui lança un regard noir. Le mur de sable n'avait pas disparu, et sa famille n'était pas revenue. Si cela continuait ainsi, il allait quitter son monde sans être parvenu à prononcer le mot. Et il ne le ferait pas sans ses proches. Rien n'allait jamais comme il voulait. C'était même de pire en pire. Qu'allait-il lui arriver encore ? Il ne préférait même pas y penser.
- Tu t'es bien régalé, alors maintenant, vas-t-en, dit-il en lui tournant le dos.
- Je voudrais bien, mais je dois attendre que les effets de la potion disparaissent.
- T'avais besoin de la prendre ?
- Pourquoi, t'es pas content de me revoir après toutes ces années ? Je ne t'ai pas manqué ?
Le ton de Draco était cynique, il excellait. Harry préféra l'ignorer et se concentrer sur son problème sableux. Ils devaient être juste derrière, l'attendant. Il fallait qu'il trouve un moyen de briser ce mur. Son cerveau fonctionnait à cent à l'heure, mais aucune solution n'apparaissait. Il essaya bien de le supprimer par la pensée, une envie forte de voir tous ces grains disparaître, en vain.
- Je croyais que tu étais heureux.
Tout le monde le croit. Et personne ne voit la supercherie. Il est devenu maître dans l'art des faux-semblants.
- Tout le monde le croit, répondit-il.
- Et tu ne l'es pas.
Las de tout ça, ne pouvant pas mentir une fois de plus, Harry se laissa tomber sur le sol vert. L'herbe était douce et fraîche, agréable à caresser. Il baissa le tête, le regard perdu dans le vide.
- Potter, je sais que l'on est parti sur de mauvaises bases, mais je ne suis pas si inhumain et insensible que je le montre.
- Je sais. J'ai bien vu comment tu étais heureux de retrouver tes parents à la fin de la guerre, comment tu as été soulagé qu'aucune charge ne soit retenue contre ta famille.
Draco s'accroupit devant Harry, une envie d'être proche de lui naissante. Il posa ses mains sur les genoux du brun et pencha la tête sur le côté pour arriver à capter son regard.
- J'aime pas ma vie. Je déteste mon job, ma femme et mes enfants me tapent sur les nerfs, les regards admiratifs me répugnent de plus en plus, me donnant la gerbe tous les soirs. Je crois bien que je ne le suis pas. Et toi, pourquoi t'es là ?
- J'adore mon métier, je n'ai pas de regards admiratifs sur mon passage et je ne vomis pas tous les soirs. Par contre, ma femme et mon fils m'énervent un peu.
- Et c'est pour ça que t'as atterri ici ? Rigola Harry.
- Non.
Harry releva un peu la tête, croisant le regard gris de Draco. Si proche de lui … Il n'avait jamais fait attention à leur réelle couleur. Et il la trouvait magnifique. C'était la première fois qu'il avait une conversation civilisée avec lui, et cela ne lui déplaisait pas, au contraire même. Alors qu'il allait pour répondre, il sentit un picotement dans sa nuque. Brusquement, tout s'évapora autour de lui, lui laissant une désagréable impression de chute sans fin. Il cligna des yeux plusieurs fois, réalisant que son décor paradisiaque, ainsi que Draco avaient disparu. Il était de nouveau dans sa chambre, sur son lit, et seul.
Que s'était-il passé là-bas ?
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Draco s'assit brusquement dans son lit, le souffle court. La première chose qu'il fit, fut de vérifier que son corps était revenu dans son intégralité. Chose faite, il s'autorisa un long soupir. Son regard dériva sur la fiole contenant quelques heures auparavant l'Antagonis. Que lui était-il passé par la tête ? Et que s'était-il passé, tout simplement ?
Il se rappela avoir fabriqué la potion et y avoir ajouté un de ses cheveux. L'hésitation entre réaliser le sortilège ou vider le liquide noir dans le lavabo. Puis l'incantation, le choix du mot, et de nouveau l'hésitation, pour finalement boire le contenu de la fiole d'une traite et plonger dans un monde inconnu. Mais lorsqu'il y était arrivé, tout n'était pas parfait. Déjà, il y avait un lac, et il détestait l'eau. Ensuite, le soleil brûlait vraiment trop sa peau pâle. Et bien évidemment, il n'avait pas pris de crème solaire. Mais le plus étrange, était la personne qui grattait désespérément un mur de sable, et surtout … son identité.
Harry Potter … il s'était retrouvé avec Harry Potter, dans son monde plus précisément. Et il lui avait même parlé … d'une manière civilisée.
Il secoua la tête pour chasser ces souvenirs bien trop étranges pour sa santé. Aussitôt, son esprit se mit à la recherche d'une explication. Il retourna auprès de son chaudron et analysa la potion qui s'y trouvait encore. Tout était parfait. Il ne s'était nullement trompé dans sa réalisation. Quand au sort, il n'était pas si difficile que ça. Et puis, de toute façon, il ne ratait jamais rien. Alors pourquoi n'avait-il pas retrouvé son paradis, mais celui d'un autre ?
D'un geste nerveux, il envoya valser les livres qui se trouvaient sur une table. Il détestait ne pas comprendre quelque chose. Tout maîtrisé, voilà le maître mot depuis des années. Et si il n'y parvenait pas, c'était un échec. Fatigué, il s'assit dans son fauteuil et attrapa le parchemin de l'Antagonis. Il relut au moins vingt fois les différentes étapes, mais rien ne parlait d'une éventuelle alternative. Soit c'était réussi et la personne retrouvait un monde à elle, soit c'était raté, et rien ne se produisait. Il décida alors de chercher dans ses livres de potions. Tout ce qui se référait à l'Antagonis ou à un des ingrédients de sa composition, fut lu et relu, sans succès.
Un bruit de pas dans l'escalier le fit relever la tête d'un de ses livres. Il regarda l'heure et fut surpris de constater qu'il avait passé la nuit entière à chercher une chose qui n'avait aucune explication. La porte s'ouvrit sur sa femme. Elle portait une robe noire avec un magnifique décolleté. A son cou, ornait un collier de pierres précieuses, offert lors de son dernier anniversaire.
- Draco, il y a quelqu'un qui veut te voir.
- Tu sais très bien que je ne veux pas être dérangé lorsque je travaille. C'est pour une potion ?
- Eh bien … je ne pense pas … enfin il a dit que c'était personnel.
- Il ? Qui ?
Il reporta son attention sur le journal intime d'une vieille sorcière dont le mari avait passé sa vie entière à chercher le mystère de l'Antagonis.
- Harry Potter, répondit Astoria.
Ce simple nom le fit se tendre et se lever. Ce stupide journal de bonne femme n'avait aucun intérêt. Draco passa devant sa femme sans un mot ou un regard. Il devait trouver Harry et lui parler … le plus vite possible. Quand il arriva dans l'entrée, un jeune homme brun, maigre et au visage terne regardait les sculptures du plafond avec grand intérêt.
- Potter ! Que me vaut l'honneur de ta visite ?
Harry tourna la tête vers son interlocuteur. Leurs regards se croisèrent et un certain étonnement traversa leurs iris.
- Que me valait l'honneur de Ta visite, répondit simplement Harry.
- Allons dans mon bureau Potter.
Draco fit le chemin inverse, suivit par Harry. Dans un couloir, ils croisèrent Astoria qui portait Scorpius. Harry la salua d'un sourire, sous la surprise de la jeune mère, puis disparut au détour d'un couloir. Après plusieurs portes et corridors, Draco poussa une porte donnant dans un gigantesque bureau.
- Assied-toi, ordonna-t-il à Harry. Je te sers quelque chose ?
- Ce que tu as de plus fort.
Il s'exécuta et lui versa un verre de cognac. A peine Harry l'avait-il en main, qu'il le but cul sec, sous les yeux ahuris de Draco.
- Euh … Bon, je suppose que tu es là pour ce qui s'est passé … hier soir.
- Tu supposes bien Malfoy. En fait, j'ai passé toute la nuit à réfléchir … et je n'ai rien trouvé. Figure-toi que j'en ai eu une migraine.
- Dans quoi tu as cherché ?
- … Une grotte ?
- Pardon !? S'exclama Draco. Une grotte ? Et qui y a-t-il dans cette grotte ?
- Mon secret.
Draco, encore debout, se laissa lourdement tombé dans un fauteuil. Non seulement il se retrouvait face à son ennemi de toujours, mais en plus avec un cerveau moins évolué que celui d'un ogre. Ce n'était pas possible, il était tombé dans une réalité alternative.
- Et toi, tu as cherché quelque chose ou pas ? Demanda Harry.
- Tous mes livres, même les plus idiots y sont passés, et rien. Ce qui m'est arrivé reste un mystère. De toute façon, cela m'aurait grandement étonné de trouver une réponse à cette énigme, quand on sait que l'Antagonis n'est, à la base, qu'un mythe.
- On est donc pas plus avancé, soupira l'homme brun.
Un silence s'installa entre les deux hommes. Chacun était perdu dans ses pensées. Les minutes s'écoulèrent, puis Harry se leva et s'approcha de l'unique fenêtre. Cette dernière donnait sur une partie du jardin. L'herbe était d'un vert éblouissant et une gigantesque fontaine représentant un dragon prêt à s'envoler, rendait le tout surréaliste. Non loin de là, des paons blancs se reposaient paisiblement … enfin jusqu'à ce que le fils de Draco ne vienne les déranger en tirant sur leurs magnifiques plumes.
- J'ignorais que tu avais un fils. Il a quel âge ?
- Presque un an je crois.
- Tu crois ? S'étonna Harry en se retournant face à Draco.
- Je ne m'occupe pas de lui, c'est sa mère.
- Et tu ignores quand même son âge ?
Draco se mit à réfléchir à l'âge réel de son fils. Il lui semblait qu'une fête d'anniversaire avait eu lieu au manoir il y a peu. Sûrement pour les un an de son fils.
- Un an, un mois et vingt jours, ça te va.
- Toujours dans les extrêmes Malfoy.
- Bon, si tu as fini de venir m'importuner, j'ai une potion qui m'attend et je ne voudrais pas prendre de retard.
- C'est si gentiment dit. C'est bon, j'ai compris.
Harry se dirigea vers la porte, tandis que Draco se levait à son tour.
- Pas la peine de me raccompagner, je sais où se trouve la sortie. Je ne voudrais pas que tu prennes du retard à cause de moi.
- Bien.
La main posée sur la poignée, il hésita quelques secondes, puis fini par demander :
- Euh … dis-moi … tu pourrais … en refaire ?
- De l'Antagonis ?
- Oui, marmonna Harry.
- Tu es au courant que je n'aurais dû la réaliser qu'une seule fois, et non trois.
- Malfoy, j'en sais probablement plus que toi sur cette potion, alors tais-toi !
- Et pourquoi tu ne la fais pas toi-même ? Tu es Auror, tu dois savoir la réaliser.
Harry soupira et ouvrit la porte.
- Tu vois, j'en sais plus que toi. Si je la réalisais moi-même, ça ne marcherait pas. C'est pourquoi il me faut une tierce personne, experte en potions. Alors ?
- Dans un peu moins d'un mois, répondit Draco.
Le jeune homme brun fit volte-face, la panique s'emparant de lui.
- Si longtemps !?
- Je n'ai plus d'ingrédients Potter. Il me faut une bonne semaine pour tout trouver, une semaine pour que les graines de Déménase fleurissent et une autre pour la réalisation de la potion. Donc, trois semaines si tout se passe bien, un mois si j'ai des imprévus.
- D'a … d'accord, marmonna Harry en refermant la porte derrière lui.
Il allait devoir attendre trois semaines … trois semaines …
Et voilà leur première rencontre !! Comment vous avez trouvé ça ?
Alors, j'ai fait une sorte de RAR collective pour rattraper mon retard, et les reviewers anonymes n'ont pas eu de réponse, même si je lis toutes les reviews.
Mais je vais reprendre un bon rythme dès maintenant, ayant enfin internet
Prochain chapitre : L'enstase (une idée ?)
